Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

Henri Paupette, poète en hommage aux Poilus

lundi 13 mars 2017


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On trouve des poésies d’Henri Paupette dans tous les domaines, ventant la gloire du pied de cochon, comme on l’a vu précédemment, mais aussi, beaucoup plus sérieusement, rendant hommage aux Poilus de la Grande Guerre.
Ce poème retranscrit dans le journal local a été lu lors de l’inauguration du monument aux morts. « Nous avons élevé ce monument glorieux pour avoir sous nos yeux le souvenir de ceux qui sont morts pour la France… » écrira le poète.
Aussitôt le poème lu, la musique du 106ème joua la Marseillaise.

Ah ! comme on les aimait nos fiers soldats de France
Dont la devise était : « Et courage et vaillance ! »
Toujours ils nous disaient : "Ils ne passeront pas
Nous pouvons le jurer, ne vous en faites pas !"

Ils ne sont point passés ! L’Argonne inébranlable
Fut pour le boche odieux l’obstacle infranchissable
Un jour, on le vit fuir, la baïonnette aux reins
Pour gagner à grands pas, l’autre côté du Rhin !

Nous avons élevé ce monument glorieux
Pour avoir à jamais, à jamais sous nos yeux
Le souvenir de ceux qui sont morts pour la France
Et pour la liberté et pour l’indépendance !

Devant ce monument, Français courbons le front
Et maintenant, battez tambours, sonnez clairons.

Henri Paupette



Henri Paupette a aussi écrit une grande poésie intitulée « Comment on meurt pour la France ». Cette poésie est retranscrite en sa presque totalité dans le livre d’histoire locale d’Emile Baillon. Les 8 derniers vers, dans lesquels une mère pleure son enfant mourant, sont très émouvants : « Maman tu m’as donné la vie, je la rends à la France ». C’était en 1916, de quoi redonner du courage aux Poilus.

Mais le petit sergent sur la terre agonise.
C’est alors qu’on peut voir sous la glaciale bise la mère
agenouillée aux pieds de son enfant
Qui d’une voix douce disait en l’embrassant :
"Ne pleure pas, Maman, car je meurs sous souffrance.
Tu m’as donné la vie, je la rends à la France.
Ne pleure pas, Maman, tu sais, on les aura"…

Puis un dernier baiser… et l’enfant expira.



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