Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.


Enregistrer au format PDF :Version Pdf


Version imprimable de cet article Version imprimable **




Du temps où les marchands passaient à la maison.

   par Bénédicte Mainsant-Franc



Depuis que je lis attentivement les articles de la revue …, des souvenirs précis de mon enfance me reviennent. Dans le n° 101 ; il est question de « PHILBERT et BOUSSELIN ». Cela me fait penser aux commerçants de Sainte- Ménehould qui circulaient de village en village pour vendre leurs marchandises.
Je ne suis pas née à Sainte-Ménehould, mais à Suippes. Mes parents avaient une ferme dans un village de la Tourbe. Dans les années 50, les familles étaient nombreuses. Chez nous, il y avait six enfants à nourrir, habiller, chausser … et les familles de huit enfants n’étaient pas rares. Pour aller à Sainte-Ménehould, peu de gens avaient une voiture. Pour faire des courses ou répondre à des obligations administratives, un car passait de village en village tous les mercredis. Il partait de Sainte-Ménehould et effectuait un circuit qui nous amenait en ville pour l’après-midi. Il faisait le trajet retour le soir. On l’attendait en buvant un verre chez Yvan DESINGLY. C’était bien pratique, mais pas suffisant.
Certains commerçants venaient donc dans les villages. Je me souviens de trois d’entre eux en particulier :
M. THIERRY avait un magasin de chaussures en face du square là où se trouve aujourd’hui un coiffeur. Il rentrait à la maison, notait les pointures de tous les enfants et disparaissait. Quand il redescendait de son camion, il portait dans ses bras une montagne de boîtes de chaussures.

Le magasin Thierry était le premier sur la photo, avec le store, ensuite le Café de Paris, le Grand Bazar et au fond l’Auberge.


J’ai encore dans la tête l’image de ce monsieur et des chaussures qu’il vendait. Il était gentil avec tout le monde. Avec le nombre d’enfants dans chaque famille, il devait gagner sa vie, mais c’était aussi un grand service pour les parents.
La boutique PHILBERT et BOUSSELIN habillait tout le secteur. Le commercial venait aussi dans les villages. Avec mes sœurs, nous ne le trouvions pas très aimable, mais un jour … Nous habitions le long d’une rue plutôt pentue. Le vendeur rentre chez nous et tout à coup, par la fenêtre, on voit la camionnette qui commence à avancer toute seule !!! Le vendeur s’est précipité dehors pour aller serrer le frein à main ! Il a réussi, mais il était tout penaud, et nous, on a bien ri.
M. HUNET vendait surtout des vêtements de travail : vestes, pantalons pour les hommes, et blouses pour les femmes. J’ai le souvenir d’un homme très calme et particulièrement gentil.
Je suppose que dans les villages autour de Sainte-Ménehould, beaucoup de personnes se souviennent encore de ces marchands qui venaient à domicile.
Bénédicte MAINSANT-FRANC


Livraison de sacs de farine

Répondre à cet article


-Nombre de fois où cet article a été vu -
- -
Sainte-Ménehould et ses voisins d'Argonne
Association déclarée le 06 février 1998
Siège social : Hôtel de ville
B.P. 97- 51801 Sainte-Ménehould