Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.


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Hier et maintenant, les familles agricoles

   par Jean-Louis Pierre dit Méry



Les enfants du même âge se retrouvaient souvent dans les bâtiments agricoles : avec les tas de paille ou de foin, les différentes granges et remises, tout se prêtait fort bien aux jeux des enfants. Au temps de la vaine pâture, les jeunes ados se regroupaient autour des troupeaux, dans les prairies, allumaient des feux de camp, où nous faisions cuire des pommes de terre ou des pommes vertes, confectionnons pipeaux, arcs et flèches, organisions des jeux de piste, jusqu’à parfois oublier les troupeaux qui se dispersaient dans les jardins voisins... temps de liberté pour tous...

Et maintenant : Si nous comparons aujourd’hui l’état des lieux. Nous constatons sur le plan professionnel et familial d’énormes changements : les chevaux ont disparu, remplacés par des tracteurs de plus en plus puissants. Les troupeaux laitiers sont moins nombreux, mais regroupent plus d’animaux. Ils sont rassemblés dans des élevages spécialisés, les salles de traites et les stabulations libres ont fait suite aux étables. La mécanisation a pris la place de beaucoup de bras : la fenaison se réalise en gros ballots manipulés par des fourches élévatrices, la moissonneuse-batteuse a suppléé à la mise en gerbes, le grain est directement récolté et livré au silo de la coopérative ou vanné, séché et stocké à la ferme, en attendant une période plus favorable pour le commercialiser. C’est la machine qui arrache betteraves ou pommes de terre... L’agriculteur, sans bétail est souvent seul travailleur sur son exploitation. Les salariés, à présent sont peu nombreux, plus spécialisés, ils ont souvent suivi une formation spécifique (mécanique, élevage...) Par contre beaucoup de gros matériel, très cher est acheté en commun par plusieurs exploitants et utilisé dans le cadre d’une entraide organisée en banque de travail ou en CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel en Commun)... Se sont créés aussi des structures fusionnant deux ou plusieurs fermes : ce sont les GAEC : (Groupements Agricoles d’Exploitation en Commun)

La famille est beaucoup moins impliquée dans l’exploitation. La fermière, si elle participe avec son mari à la mise en valeur des terres, devient partenaire, cotisante à la MSA, elle se prépare une retraite ou, elle-même est chef d’exploitation voire, très souvent, elle peut exercer une autre profession. Les enfants poursuivent des études. S’ils prévoient de devenir agriculteurs eux-mêmes, ils suivent obligatoirement une formation spécialisée en école d’agriculture ou en maison familiale, avec stages en d’autres exploitations que celles de leurs parents. Un diplôme attestant la réussite de leur formation est exigé pour devenir exploitant agréé... La profession agricole a aujourd’hui beaucoup d’exigences à l’égard de ceux qui la pratiquent... Obligation de tenir une comptabilité-gestion, de suivre les directives françaises et européennes quant à la répartition des différentes soles de cultures... l’utilisation des engrais, des phytosanitaires, des périodes d’épandage du fumier... du respect de l’environnement... du suivi sanitaire des troupeaux... De toutes façons, beaucoup de documents à remplir...


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