Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

HISTOIRE DE NOËL (suite)

dimanche 18 octobre 1998, par François Duboisy


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           René, le fils d’Adrien

           Homme discret, dévoué, né, comme son cousin Jean, en 1923, il pâtit de la disparition de son père, mort le jour de sa naissance. Aussi, dès quatorze ans, il est au travail dans le bâtiment. Menuisier, il entrera dans l’entreprise LANCELOT où lui seront confiées des responsabilités. Sa notoriété, il la doit certes à son activité d’élu comme nous le verrons, mais aussi et surtout à son engagement dans la vie sociale et associative, sous l’égide d’un catholicisme social. C’est au sein de l’Aiglonne, pendant trente ans, qu’il va se faire connaître, gravissant tous les échelons et en devenant Président.
On le retrouve au sein de l’association des familles, du bureau d’aide sociale, de l’union sociale, société qui rénove et gère l’Isle Sainte Marie, propriété liée à la paroisse. C’est avant tout un homme qui travaille, milite, se dévoue sans rechercher les premiers rôles.





          Robert, le fils de Marcel

           C’est le plus jeune des cousins. Né en 1925, il quitte le collège pour entrer dans l’entreprise de son oncle, en 1940 et qu’il abandonnera en 1945, sa formation de maçon bien établie. Il se spécialise à Saint Dizier (mosaïque, monuments funéraires), puis revient en 1947, pour fonder chez son oncle Emile, une unité de fabrication indépendante et s’installe en 1950 au 32, Rue Chanteraine.

           Son entreprise va se développer et se spécialiser dans la réparation des cimetières militaires français, tant en France qu’à l’étranger et aussi s’intéresser à d’autres travaux spéciaux (château d’eau, silo). En 1967, il crée une branche travaux publics ; en 1972, l’entreprise compte plus de cent personnes. C’est l’apogée. Mais les heures noires arrivent. Les mutations du bâtiment et la concurrence la frappent durement. L’activité et donc le nombre de personnel sont en continuelle régression. L’entreprise cesse son activité en 1986, suite à un dépôt de bilan.

           L’engagement de Robert dans la vie de la cité est principalement marqué par la vie associative dans une débauche de dynamisme et un éclectisme étonnant. Passons sur les responsabilités conventionnelles liées à la profession (Union patronale, A.N.P.E., Tribunal de Prud’homme, Chambre de Commerce), pour énumérer ces différents titres de Président : secouristes - Elan Argonnais - Accordéon Club, Vice-Président : l’Aiglonne - Association Départementale de la Protection Civile). Je crois qu’on retiendra surtout son rôle pour promouvoir l’Elan Argonnais, association qui gère des structures accueillant une population d’enfants, d’adolescents et d’adultes handicapés. Ces établissements, en constante progression, jouent dans la cité un rôle social mais aussi économique prépondérant, en créant des emplois, rénovant toute une partie de la rue Gaillot Aubert.

           Son action pour développer la section de secouristes a permis à de nombreux ménéhildiens, d’entrer dans une chaîne de solidarité essentielle.

           Des engagements électoraux aux résultats plus ou moins favorables
           Les quatre cousins étaient en droit de briguer un mandat électoral, car chacun à sa façon comptait dans la cité par son engagement économique ou social.

           Tous les quatre étaient des tenants de la droite (tout comme le père ou l’oncle Emile), mais il semble qu’ils vivaient cet engagement différemment et on y trouve pèle mêle catholicisme militant, fermeté, modération, gaullisme, enfin toutes les facettes de la droite de cette époque.

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