Connaissance du Patrimoine Culturel Local
Le Petit Journal
de Sainte-Ménehould
et ses voisins d'Argonne
Edition régulière d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualité.

LE BOIS « DALY » ou du « CHAMP D’ASILE »

dimanche 21 mars 1999, par Pierre Béguin


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          Après l’armistice de 1918, ces abris furent d’abord visités par des errants, en quête de maraude, ou des « récupérateurs » de tous poils, puis complètement abandonnés au ruissellement des eaux et à la décomposition des restes ligneux par les champignons et les insectes phytophages. Après les effondrements, il ne resta plus, vers 1920-25, qu’un fossé irrégulier, orienté du Nord au Sud, servant de drainage pour les eaux superficielles. Ensuite, la végétation spontanée de plantes herbacées, puis ligneuses, réoccupa toutes les surfaces en égalisant le relief et en permettant à de jeunes arbres de s’y implanter progressivement.
          Après une coupe partielle, en 1921, d’arbres ayant reçu de la mitraille et des éclats d’obus, la croissance normale des arbres se remit en route jusqu’à la deuxième guerre mondiale où les arbres subirent des dommages comparables.

          En 1975, des attaques parasitaires et le vieillissement de la futaie obligèrent à envisager une « coupe à blanc » qui fut réalisée au printemps 1977 par l’entreprise forestière de l’Aigoual, malgré les dispositions du Plan d’Occupation des Sols. Après échanges de vues avec les administrations intéressées, le principe d’une replantation avant le 15.04.1978 fut retenu et accepté.

          Les pépinières d’Aubréville plantèrent, au printemps 1978, deux hectares dans la partie basse, en chêne pédonculé et la partie Nord du versant en « sapin de Douglas », provenant de graines originaires de Vancouver en Colombie britannique. Une entreprise spécialisée en travaux forestiers a assuré la protection et la croissance des jeunes plants pendant les années délicates de la reprise et la défense contre la végétation adventice, tout en permettant l’implantation des essences locales adaptées au sol et au climat.

          Après la vingtième année de pousse, la hauteur moyenne des cimes atteint une dizaine de mètres pour le chêne et une douzaine pour le douglas. Compte tenu de la densité de plantation, des dégagements vont devoir se réaliser pour faciliter la végétation des arbres d’avenir.

          Voici, en résumé, quelques souvenirs d’un petit bois des environs de Sainte-Ménehould ... Si des lecteurs du petit journal avaient souvenir d’événements s’y rapportant, qu’ils les signalent à la rédaction. A ceux qui auraient en tête des faits touchant des propriétés (forêts, jardins, étangs) des environs, qu’ils n’hésitent pas à reprendre leur bille pour faire découvrir et revivre cette belle région d’Argonne ... Qu’ils en soient remerciés à l’avance, pour rendre encore plus attrayante la lecture de cette revue.


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