Nos deux précédentes questions étant restées sans réponse, on vous propose cette fois-ci, un texte fort connu, décrivant la route de Ste Ménehould aux Islettes.
Quel en est l’auteur ?
En cumulant les récompenses non attribuées précédemment, ce sont trois abonnements que nous tirerons au sort.
“ De Ste Ménehould à Clermont, la route est ravissante, un verger continuel ; des deux côtés de la route, un chaos d’arbres fruitiers dont le beau vert fait fête au soleil et qui répandent sur le chemin leur ombre découpée en chicorée. Les villages ont quelque chose de suisse et d’allemand : maisons de pierres blanches à demi revêtues de planches avec de grands toits de tuiles creuses qui débordent le mur de deux ou trois pieds, presque des chalets ; on sent le voisinage des montagnes ; les Ardennes en effet sont là.
Avant d’arriver au gros bourg de Clermont, on parcourt une admirable vallée où se rencontrent les frontières de la Marne et de la Meuse ; la descente dans cette vallée est magique, la route plonge entre deux collines et l’on ne voit d’abord au dessous de soi qu’un groupe de feuillages, puis le chemin tourne et toute la vallée apparaît.
Un vaste cirque, au milieu un beau village presqu’italien (les Islettes), tous les toits sont plats ; à droite et à gauche, plusieurs autres villages sur des croupes boisées, des clochers dans la brume qui révèlent d’autres hameaux cachés dans les plis de la vallée comme dans une robe de velours vert ; d’immenses prairies où paissent de grands troupeaux de bœufs et, à travers tout cela, une folle rivière vive qui passe joyeusement.

Les Islettes “ Photo F. STUPP