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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>La ferme de Beaus&#233;jour, 1825-1914. </title>
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		<dc:date>2018-05-20T14:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric Marchal</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si la grande guerre a profond&#233;ment marqu&#233; l'histoire de notre nation, elle a particuli&#232;rement touch&#233; la terre champenoise. Ainsi elle a englouti, sur un espace de 14 000 hectares, cinq villages et deux fermes, d&#233;finitivement &#171; ray&#233;s de la carte &#187;, l&#224; o&#249; s'est install&#233; le camp militaire de Suippes. Seules subsistent quelques traces. Mais le souvenir des 5 villages disparus est maintenu car ils furent, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; administr&#233;s par l'&#233;tat, associ&#233;s en 1950 &#224; 5 villages rescap&#233;s, Tahure &#224; Sommepy, Ripont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Revue N&#176;39&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Les r&#233;giments qui montaient en ligne dans le secteur, (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-3' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 3&#160;: &#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=3-3' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-3' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Si la grande guerre a profond&#233;ment marqu&#233; l'histoire de notre nation, elle a particuli&#232;rement touch&#233; la terre champenoise. Ainsi elle a englouti, sur un espace de 14 000 hectares, cinq villages et deux fermes, d&#233;finitivement &#171; ray&#233;s de la carte &#187;, l&#224; o&#249; s'est install&#233; le camp militaire de Suippes. Seules subsistent quelques traces. Mais le souvenir des 5 villages disparus est maintenu car ils furent, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; administr&#233;s par l'&#233;tat, associ&#233;s en 1950 &#224; 5 villages rescap&#233;s, Tahure &#224; Sommepy, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_334 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH311/carte-2-87fc2.jpg?1773417492' width='300' height='311' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Ripont &#224; Rouvroy, Perthes-les-Hurlus &#224; Souain, Hurlus &#224; Wargemoulin et Le Mesnil-les Hurlus &#224; Minaucourt.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Par contre, la ferme de Beaus&#233;jour, situ&#233;e &#224; quelques kilom&#232;tres du restaurant &#171; Le Pont de Marson &#187;, rattach&#233;e &#224; la Commune de Minaucourt n'a pas vu son nom p&#233;rennis&#233;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Avant la guerre, Beaus&#233;jour &#233;tait &#224; une simple ferme construite en 1825 le long du chemin reliant Minaucourt au	Mesnil-les-Hurlus, par Fran&#231;ois &#201;tienne BRACHET, originaire de ce village. Elle &#233;tait bien nomm&#233;e car elle se situait en un lieu accueillant et paisible, abrit&#233; du vent du nord par la croupe vallonn&#233;e qui descend de la &#171; butte du Mesnil &#187; et qui domine le ruisseau de Marson, aux eaux vives et claires. Le domaine s'&#233;tendait sur 600 hectares, implant&#233;s sur les communes de Minaucourt et de Mesnil-les-Hurlus. C'&#233;tait une ferme moderne comportant bergerie, &#233;curies, dot&#233; du mat&#233;riel agricole r&#233;cent. On y cultivait les c&#233;r&#233;ales et les terres en jach&#232;re nourrissaient les nombreux moutons. A cela s'ajoutaient un potager et deux grands vergers, l'un derri&#232;re la ferme, et l'autre au-del&#224; du ruisseau. Et puis on y recevait beaucoup, des citadins curieux et aussi des amoureux de la chasse.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En 1860, l'empereur Napol&#233;on III d&#233;cernait une m&#233;daille d'or pour r&#233;compenser le caract&#232;re exemplaire de cette nouvelle implantation.&lt;br class='autobr' /&gt;
La vie s'&#233;coulait paisiblement &#224; Beaus&#233;jour et plusieurs familles avaient rejoint le site qui comptait &#224; l'entr&#233;e en guerre cinq b&#226;timents lui conf&#233;rant la d&#233;nomination de hameau.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et c'est la guerre 12 ao&#251;t 1914, mobilisation g&#233;n&#233;rale, 3 ao&#251;t, d&#233;claration de la guerre ... 2 septembre 1914, il faut &#233;vacuer, car les &#233;chos de la bataille qui se rapprochent annoncent que les Uhlans arrivent. C'est l'invasion et c'est l'exode. La ferme est d&#233;sert&#233;e.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais la retraite de la Marne est arr&#234;t&#233;e le 14 septembre 1914, et les Allemands campent sur la ligne Souain, Perthes, Le Messin, Hurlus, Beau-S&#233;jour, Massiges. Les combats reprennent, aux premi&#232;res lueurs du jour, le 7&#232;me r&#233;giment d'infanterie, en liaison &#224; droite avec le Corps Colonial engag&#233; sur Massiges, essayait &#224; nouveau d'aborder le Marson. Mais la r&#233;sistance ennemie s'&#233;tait organis&#233;e. La cr&#234;te du &#171; Mont de Marson &#187; &#224; peine franchie, les sections de t&#234;te du 7&#232;me RI &#233;taient accueillies par une forte fusillade.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Compagnie par compagnie, les troupes fran&#231;aises, alors qu'elles approchaient du ruisseau, fondaient sous le feu des mitrailleuses et des tirailleurs ennemis abrit&#233;s dans les tranch&#233;es am&#233;nag&#233;es sur la croupe nord de Beaus&#233;jour. Les pertes devenaient s&#233;v&#232;res, l'attaque &#233;tait arr&#234;t&#233;e. Elle reprenait, de nuit, &#224; 22 heures. Les &#233;l&#233;ments de quatre r&#233;giments y participaient. A nouveau pris sous le feu ennemi, les soldats fran&#231;ais ne pouvaient franchir le Marson. Ils commen&#231;aient, &#224; leur tour, &#224; creuser le sol sur la rive sud du ruisseau. Ils &#233;taient certainement loin de penser que les combats dans ce secteur de Beaus&#233;jour allaient durer quatre longues ann&#233;es.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La ferme sera reprise par les coloniaux, lors de violentes attaques le 26 septembre 1914. Des centaines de &#171; marsouins &#187; seront tu&#233;s dans les affrontements. Le champ de bataille se r&#233;tablira &#224; quelques m&#232;tres au-dessus de Beaus&#233;jour, face au nord.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une nouvelle attaque d&#233;bute le 20 d&#233;cembre 1914, ex&#233;cut&#233;e par des bataillons des 7&#232;me, 22&#232;me et 33&#232;me R.I.C. La ligne de front progressera au fil des mois par actions de &#171; grignotage &#187;, mais les Allemands avaient organis&#233; et fortifi&#233; un lacis de tranch&#233;es sur la hauteur, &#224; 1500 m&#232;tres au nord de cette ferme.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cette position, formidablement prot&#233;g&#233;e, &#224; laquelle se heurteront les marsouins et fantassins le premier trimestre 1915 sera baptis&#233;e &lt;strong&gt;&#171; Fortin de Beaus&#233;jour &#187;&lt;/strong&gt;. Ce bastion sera pris et repris 7 fois entre mi-f&#233;vrier et mi-mars 1915. Il y r&#232;gne une incessante guerre des mines souterraines, ainsi que plusieurs assauts &#224; la ba&#239;onnette, clairon en t&#234;te, particuli&#232;rement meurtriers.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les Allemands reculeront de cette position lors de l'offensive fran&#231;aise du 25 septembre 1915.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Durant les premi&#232;res attaques de septembre-d&#233;cembre 1914, les &lt;span class='spip_document_327 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L167xH189/pancarte-18b8f.jpg?1773417492' width='167' height='189' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;maisons et b&#226;timents du hameau seront mitraill&#233;s et bombard&#233;s quotidiennement. Seuls quelques pans de mur r&#233;sisteront. Les violents bombardements du premier trimestre 1915 ach&#232;veront la destruction du paisible &lt;strong&gt;&#171; Hameau de Beaus&#233;jour &#187;&lt;/strong&gt;. Il faudra attendre la grande offensive fran&#231;aise de Champagne du 25 septembre 1915 pour que le secteur et la position du &#171; Fortin de Beaus&#233;jour &#187; soient enfin d&#233;gag&#233;s.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D&#232;s le d&#233;but de l'ann&#233;e 1915, le long de cette route, sur ce terrain &#233;tabli en contre-pente par rapport aux arriv&#233;es d'obus et de mitrailles ennemies na&#238;tront toutes sortes d'abris souterrains, de &#171; cagnas &#187;, de postes de secours, de d&#233;p&#244;ts de mat&#233;riel, de munitions, de cuisines, de postes de commandement et des cimeti&#232;res. Un v&#233;ritable village, perc&#233; de souterrains, qui s'&#233;tendra sur deux kilom&#232;tres le long du ruisseau Marson.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Les r&#233;giments qui montaient en ligne dans le secteur, (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-3' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 3&#160;: &#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=3-3' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-3' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
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		<title>For&#234;t, &#212; ma for&#234;t !</title>
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		<dc:date>2008-05-26T17:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'Argonne est d'abord une for&#234;t, la derni&#232;re ch&#234;naie continentale. Une roche end&#233;mique, la gaize, a fa&#231;onn&#233; une c&#244;te du Bassin Parisien avec un model&#233; rude, fait de gorges, de ravins, d'escarpements. Et l&#224;, sur cette barri&#232;re, cro&#238;t la plus belle for&#234;t de la r&#233;gion. Obstacle sur la route qui m&#232;ne &#224; l'Est, la for&#234;t va devenir zone fronti&#232;re entre le royaume de France, le Saint-Empire germanique, les Thermopyles de la France. Ainsi, elle va &#234;tre propuls&#233;e dans l'histoire, fera de Sainte M&#233;nehould ville royale, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'Argonne est d'abord une for&#234;t, la derni&#232;re ch&#234;naie continentale. Une roche end&#233;mique, la gaize, a fa&#231;onn&#233; une c&#244;te du Bassin Parisien avec un model&#233; rude, fait de gorges, de ravins, d'escarpements. Et l&#224;, sur cette barri&#232;re, cro&#238;t la plus belle for&#234;t de la r&#233;gion. Obstacle sur la route qui m&#232;ne &#224; l'Est, la for&#234;t va devenir zone fronti&#232;re entre le royaume de France, le Saint-Empire germanique, les Thermopyles de la France. Ainsi, elle va &#234;tre propuls&#233;e dans l'histoire, fera de Sainte M&#233;nehould ville royale, s'opposera au passage des envahisseurs. Les Allemands ne nomment-ils pas notre r&#233;gion &#171; Argonnerwald &#187; et n'y ont-ils pas consacr&#233; des chansons ? La for&#234;t d'Argonne est un sanctuaire. Y attenter est blasph&#233;matoire.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais c'est aussi un paysage enchanteur que tant d'&#233;crivains modestes ou c&#233;l&#232;bres ont c&#233;l&#233;br&#233; ! On pense &#224; Andr&#233; Theuriet : &#171; Xavier s'&#233;tait mis &#224; courir les boisun attrait le retenait dans les gorges de l'Argonne. Il &#233;tait devenu amoureux de la for&#234;t. Les arbres aux attitudes majestueuses, les terrains mouvement&#233;s, la riche coloration des bruy&#232;res roses ou des foug&#232;res dor&#233;es par l'automne, le monde toujours bruissant, gazouillant des insectes, des oiseaux et des fauves, tout cela le charmait, le passionnait. La f&#233;e des bois l'avait touch&#233; de sa baguette magique. &#187;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La for&#234;t d'Argonne est un joyau. Le ternir est une faute. Et pourtant, dans la t&#234;te de certains, a germ&#233; une id&#233;e funeste. Ajouter &#224; cette impressionnante masse verte que l'on d&#233;couvre du moulin de Valmy, de la c&#244;te de la Lune, une signature bien visible, une plaie b&#233;ante, gris&#226;tre, envelopp&#233;e de poussi&#232;re et d'arbres malades : une carri&#232;re. Pourquoi cette initiative ? Pour l'argent mon bon Monsieur, vous savez, ce nouveau seigneur (je devrais &#233;crire saigneur) qui brade nos richesses naturelles pour en tirer profit.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Quant &#224; l'avenir, quant &#224; l'h&#233;ritage que nous laisserons aux g&#233;n&#233;rations futures, qui s'en soucie se fait taxer d'archa&#239;sme.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Je souhaite que la f&#233;e des for&#234;ts approche sa baguette de coudrier de nos d&#233;cideurs, qu'ils retrouvent l'amour de notre patrimoine, et que la for&#234;t communale de Sainte M&#233;nehould garde ses atours et ses charmes tant appr&#233;ci&#233;s. N'est-il pas permis de r&#234;ver ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;P.S. : Comme tout texte de cette revue, cet &#233;ditorial n'engage que son auteur.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La prison de Sainte M&#233;nehould apr&#232;s la r&#233;volution. </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article113</link>
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		<dc:date>2008-05-25T17:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude L&#233;ger</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Jean Kuecht dit Vallet avait &#233;t&#233; nomm&#233;, depuis le 1er Mars 1784, concierge des prisons Royales du Baillage de Sainte M&#233;nehould, homme s&#233;rieux il a toujours rempli la fonction &#224; la satisfaction des officiers charg&#233;s de la surveillance des prisons. Il intervient au d&#233;but du mois de janvier 1792 pour expliquer &#224; la municipalit&#233; ses difficult&#233;s financi&#232;res. Il a des obligations mais aussi des charges &#224; savoir : de fournir les registres d'&#233;crous, d'avoir des fers et des menottes. La r&#233;volte, la mauvaise (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Revue N&#176;39&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut1' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Le 11 d&#233;cembre 1791 on fait un &#233;tat des am&#233;nagements (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Jean Kuecht dit Vallet avait &#233;t&#233; nomm&#233;, depuis le 1er Mars 1784, concierge des prisons Royales du Baillage de Sainte M&#233;nehould, homme s&#233;rieux il a toujours rempli la fonction &#224; la satisfaction des officiers charg&#233;s de la surveillance des prisons. Il intervient au d&#233;but du mois de janvier 1792 pour expliquer &#224; la municipalit&#233; ses difficult&#233;s financi&#232;res. Il a des obligations mais aussi des charges &#224; savoir : de fournir les registres d'&#233;crous, d'avoir des fers et des menottes. La r&#233;volte, la mauvaise conduite m&#233;ritaient la punition des prisonniers, ces ferrages &#233;taient n&#233;cessaires. Le concierge devait &#233;galement la fourniture de la paille, conform&#233;ment aux r&#232;glements.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Au cours de l'Ancien R&#233;gime le traitement pour Jean Kuecht &#233;tait d'une part 100 livres vers&#233;es sous forme de gage sur l'&#233;tat du Roi des domaines &#224; Ch&#226;lons, d'un sol par jour et par prisonnier pour la fourniture de la paille que le boulanger adjudicataire du pain &#233;tait tenu de lui payer. Un autre revenu &#233;tait la chambre appel&#233;e la pistole, elle &#233;tait garnie par le concierge de lits pour coucher les prisonniers civils. La pistole en France &#233;tait une monnaie de compte qui valait dix livres, &#234;tre cousu de pistoles &#233;tait synonyme d'&#234;tre tr&#232;s riche, famili&#232;rement on parlait d'&#234;tre &#224; la pistole ce qui signifiait d'avoir une chambre particuli&#232;re dans une prison. La perception de ces revenus permettait au gardien de pouvoir vivre et d'assurer les d&#233;penses et la surveillance des prisonniers. Jean Kuecht s'&#233;tait affranchi d'un guichetier, mais poss&#233;dait deux chiens qu'il devait nourrir. A cette &#233;poque le baillage royal &#233;tait tr&#232;s &#233;tendu, la juridiction de la pr&#233;v&#244;t&#233; comprenait les brigades de la mar&#233;chauss&#233;e de Grandpr&#233;, Montfaucon, Auve, Possesse, Vitry, Saint- Dizier et Sainte M&#233;nehould, les juridictions des greniers &#224; sel, des traites foraines et les ma&#238;trises des eaux et for&#234;ts. Ces nombreuses juridictions donnaient lieu &#224; de fr&#233;quents emprisonnements. Les prisonniers civils, les criminels, les mendiants, les vagabonds, les soldats d&#233;serteurs et autres formaient une population variant journellement de 20 &#224; 30 prisonniers, il en r&#233;sultait un produit tr&#232;s appr&#233;ci&#233; pour conforter les ressources du concierge.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le dernier semestre de 1790 verra passer dans la prison que des d&#233;serteurs de nombreux r&#233;giments comme Cond&#233; dragons, Picardie, Auvergne, Bourbonnais, Vivarais, Royal Roussillon et autres, seulement trois d&#233;serteurs de l'&#233;tranger. Au total il sera vers&#233; au concierge la somme de 16 livres et 18 sols au titre de 330 journ&#233;es de paille g&#238;te et ge&#244;lage pour 11 d&#233;tenus. Au cours du premier semestre de 1791, le nombre des journ&#233;es passe &#224; 1149 pour 11 d&#233;tenus, les s&#233;jours en attente de jugement augmentent, ils sont tous prisonniers militaires, on notera l'emprisonnement de Jean Claude Minette Colonel G&#233;n&#233;ral du 3 mars au 24 avril.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le gardien de prison est totalement d&#233;pit&#233; par la nouvelle division du royaume en d&#233;partements et districts, la R&#233;volution va mettre en p&#233;ril ses ressources. Les lois concernant le code p&#233;nal, la police de s&#251;ret&#233;, la police correctionnelle, vont r&#233;duire des trois quarts la juridiction de Sainte Menehould pour une m&#234;me charge le concierge va se trouver sans moyens de subsistance. L'&#233;tat du Roi a &#233;t&#233; supprim&#233; il y a un an, le 1er janvier 1791, alors les 100 livres de gage seront-elles encore vers&#233;es ? Des interrogations sont encore soulev&#233;es, le sol par prisonnier pour la fourniture de la paille vient d'&#234;tre mis en adjudication par la municipalit&#233;, c'est le boulanger qui sera charg&#233; de cette fourniture et enfin la chambre de pistole va &#234;tre supprim&#233;e. Il faut encore pr&#233;ciser qu'&#224; cette &#233;poque le concierge devait fournir les fers et les menottes, les lits et le linge de la chambre de pistole, ces fournitures lui ont co&#251;t&#233; pas moins de sept cents livres, comment va-t-il pouvoir &#234;tre rembours&#233; de ces frais ? Il esp&#232;re que le d&#233;cret du 16 septembre, 1791 qui concerne d'une part la cr&#233;ation de la Gendarmerie nationale nouvelle institution h&#233;riti&#232;re des anciennes mar&#233;chauss&#233;es et d'autre part les corps administratifs, va r&#233;gler le sort des concierges des prisons, maisons d'arr&#234;ts et maisons de correction. Il souhaite et ose esp&#233;rer que son traitement pourra lui permettre de vivre honn&#234;tement et de fournir aux charges ins&#233;parables de sa place. Il est &#233;vidant que l'importance de sa r&#233;tribution doit &#234;tre d&#233;termin&#233;e par les soins, la surveillance et la nouvelle discipline qui doit r&#233;gner dans les prisons, ce qui vient d'&#234;tre &#233;dict&#233;e par le nouveau r&#233;gime de d&#233;tention et non plus par le nombre de prisonniers. Jean Kuecht dit Vallet croit devoir demander que son traitement soit de 1200 livres pour vivre honn&#234;tement et pour les soins, peines et responsabilit&#233;s de sa place. Le Directoire de Sainte Menehould, apr&#232;s avoir pris connaissance de la revendication, a r&#233;pondu le 9 f&#233;vrier 1792 d'une fa&#231;on circonspecte : qu'il y avait lieu de surseoir &#224; cette demande en attendant que le mode des salaires soit d&#233;termin&#233;.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La maison qui servait de prison pour le baillage de Sainte Menehould est adjacente &#224; l'h&#244;tel de Ville, le logement est suffisant pour devenir une maison d'arr&#234;t demand&#233;e. Jusqu'en 1789 les tribunaux ne prononcent pas de condamnation &#224; la prison, les peines pr&#233;vues sont la mort, les gal&#232;res, l'amende honorable, le bannissement, le pilori, l'exposition, la marque. La Constituante revoit l'&#233;chelle des peines, il ne s'agit pas de moins punir, mais de mieux punir. L'enfermement des &lt;span class='spip_document_304 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH226/prison1-ec4b3.jpg?1773422615' width='300' height='226' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;d&#233;linquants soumis &#224; la r&#233;&#233;ducation d'une discipline stricte, d'une surveillance constante et d'un travail assidu, para&#238;t &#224; beaucoup l'indispensable solution d'o&#249; la cr&#233;ation des maisons d'arr&#234;ts.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La prison, est construite en pierres et briques, sa solidit&#233; se pr&#233;sente satisfaisante (photographie ci-contre : il subsiste de la prison ce mur). Faisons le tour de la demeure, nous d&#233;couvrons au rez-de-chauss&#233;e trois chambres r&#233;serv&#233;es au logement du concierge, une grande chambre servant de chaufferie et de r&#233;union aux prisonniers, plus loin trois cachots ensuite la chapelle et deux tr&#232;s beaux celliers, la cour de promenade est assez vaste. Le premier &#233;tage est compos&#233; de six belles chambres pour le coucher des prisonniers, les chambres, au-dessus des chambres du ge&#244;lier, sont destin&#233;es aux hommes, &#233;galement les chambres situ&#233;es du c&#244;t&#233; de la chapelle. Les femmes sont log&#233;es au-dessus des celliers.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas1' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Le 11 d&#233;cembre 1791 on fait un &#233;tat des am&#233;nagements (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un gamin dans la tourmente de la guerre (suite). </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Raymond G&#233;rardot</dc:creator>


		<dc:subject>1939-1945</dc:subject>

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&lt;p&gt;D&#232;s la fin de la guerre, il fallait de la main-d'&#339;uvre et un grand nombre de prisonniers allemands ont &#233;t&#233; mis &#224; la disposition des fermes. Un matin, je suis all&#233; avec mon p&#232;re au quartier Valmy &#224; Sainte M&#233;nehould o&#249; ils &#233;taient log&#233;s. Quelle mis&#232;re que de les voir tous aligni&#233;s dans la cour de la caserne avec ce &#171; P.G. &#187; (Prisonnier de guerre) peint dans le dos ! Quelle humiliation d'&#234;tre choisi tel du b&#233;tail ! Bien s&#251;r, ils avaient perdu la guerre. Mais l'avaient-ils voulue ? Pour la plupart je ne crois (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Revue N&#176;39&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;1939-1945&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut2' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Au moulin, nous n'avons jamais souffert ni du froid ni (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_317 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L200xH308/raymond-709ed.jpg?1773426054' width='200' height='308' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D&#232;s la fin de la guerre, il fallait de la main-d'&#339;uvre et un grand nombre de prisonniers allemands ont &#233;t&#233; mis &#224; la disposition des fermes. Un matin, je suis all&#233; avec mon p&#232;re au quartier Valmy &#224; Sainte M&#233;nehould o&#249; ils &#233;taient log&#233;s. Quelle mis&#232;re que de les voir tous aligni&#233;s dans la cour de la caserne avec ce &#171; P.G. &#187; (Prisonnier de guerre)&lt;br class='autobr' /&gt;
peint dans le dos ! Quelle humiliation d'&#234;tre choisi tel du b&#233;tail ! Bien s&#251;r, ils avaient perdu la guerre. Mais l'avaient-ils voulue ? Pour la plupart je ne crois pas. S'arr&#234;tant devant un homme d'un &#226;ge certain, mon p&#232;re lui demanda par gestes s'il savait traire les vaches, &#224; la main bien s&#251;r' &#171; Ya ! Ya ! &#187; r&#233;pondit-il, trop heureux qu'il &#233;tait de se retrouver dans une ferme. C'&#233;tait un bon p&#232;re de famille qui s'appelait Karl et qui avait des enfants de mon &#226;ge. Evidemment, il ne savait pas traire...&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La communication n'&#233;tait pas facile mais on arrivait quand m&#234;me &#224; se comprendre. Il disait souvent : &#171; Ah ! Hitler, gross filou ! &#187;. Nous ne l'avons jamais oblig&#233; &#224; porter ce d&#233;gradant P.G. J'allais souvent le voir dans sa chambre. Il m'a appris &#224; jouer de la fl&#251;te &#224; bec et nous &#233;changions quelques phrases dans notre langue. Il esp&#233;rait vite repartir chez lui et revoir sa famille. Comme il &#233;tait de sant&#233; fragile, il n'est pas rest&#233; tr&#232;s longtemps et a &#233;t&#233; rapatri&#233; sanitaire.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un second prisonnier est arriv&#233; mais j'en ai peu de souvenirs. Il &#233;tait plus jeune et tr&#232;s cultiv&#233;. Il fredonnait des airs d'op&#233;ra et nous montrait comment se tenir dans le grand monde ce qui faisait bien rire mes parents. En attendant. lui disait mon p&#232;re, allons donc traire et soigner les vaches !...&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Je me souviens d'un d&#233;tail particuli&#232;rement savoureux, Il &#233;tait pratiquement impossible d'avoir l'heure exacte au moulin. Mon p&#232;re vivait avec le soleil. Lev&#233; de bon matin, il se couchait t&#244;t. Quand il s'est agi, d&#232;s 1941, d'avancer les pendules d'une heure, c'est &#224; dire de vivre &#224; l'heure allemande. il s'y est totalement oppos&#233;. &#171; Personne ne fera avancer le soleil plus vite &#187;, disait-il. Le r&#233;veil qui tr&#244;nait sur la chemin&#233;e donnait donc la vieille heure comme on disait alors. Exc&#233;d&#233;e, ma m&#232;re mit un jour un second r&#233;veil, imaginez le casse-t&#234;te quand l'un et l'autre avan&#231;ait ou retardait !...&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Laissez-moi vous raconter aussi cette anecdote amusante. Pr&#232;s de la ferme, sur la route de Ch&#226;trices, vivait alors un vieil ermite : le &#171; Victor Cher &#187;. Tous les gamins en avaient peur et personne n'osait trop l'approcher car il n'&#233;tait pas facile. Il faut dire qu'il avait un petit penchant pour la dive bouteille. Mon p&#232;re allait de temps en temps lui rendre visite. Un jour que je l'accompagnai, nous constat&#226;mes que son poulailler &#233;tait en effervescence. Mais quelle ne fut pas notre stupeur en voyant un coq, bien vivant. courant et caquetant comme un perdu... plum&#233; sur toute une moiti&#233; !... Le Victor nous expliqua que c'&#233;tait pour le punir car il en avait assez d'&#234;tre r&#233;veill&#233; aux aurores !... Cette histoire et bien d'autres alimentaient les soir&#233;es d'hiver.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Toutes ces ann&#233;es de guerre, d'occupation, de malheurs parfois furent &#233;galement mes premi&#232;res ann&#233;es d'&#233;cole. L&#224; aussi c'&#233;tait &#171; dur &#187;. A Villers il y avait deux classes et les ma&#238;tres n'&#233;taient pas tendres. Les retenues, les devoirs suppl&#233;mentaires, m&#234;me le pain sec et les punitions corporelles n'&#233;taient pas rares. Il &#233;tait inutile de se plaindre aupr&#232;s des parents qui abondaient toujours dans le sens des instituteurs. Je me souviens qu'au d&#233;but de l'&#233;t&#233; nous allions ramasser les doryphores dans les champs de pommes de terre. Nous les mettions dans de grandes bo&#238;tes et le ma&#238;tre les faisait br&#251;ler dans le po&#234;le &#224; bois.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A la fin de ma scolarit&#233; &#233;l&#233;mentaire, gr&#226;ce &#224; l'instituteur, j'ai eu la chance d'&#234;tre envoy&#233; au coll&#232;ge de Sainte-M&#233;nehould. Ce n'&#233;tait pas le sort de tous les &#233;l&#232;ves. La plupart d'entre eux sont all&#233;s tout de suite dans le inonde du travail.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans ma tendre enfance, j'&#233;tais de sant&#233; fragile. Je crois avoir attrap&#233; toutes les maladies infantiles possibles. Je me souviens plus particuli&#232;rement de la scarlatine. Je suis rest&#233; quarante jours sans aller &#224; l'&#233;cole. Les m&#233;decins avaient alors peu de m&#233;dicaments &#224; leur disposition. On m'a soign&#233; avec des citrons que mes parents avaient r&#233;ussi &#224; acheter &#224; Sainte-M&#233;nehould. C'est ce qui m'a sauv&#233;. D&#232;s les premiers froids, ma m&#232;re m'enveloppait dans de nombreux pulls. Pour aller &#224; l'&#233;cole, elle m'avait tricot&#233; de grandes chaussettes qui arrivaient bien au-dessus des genoux. Je m'empressais de les redescendre d&#232;s que j'avais franchi le sommet de la c&#244;te afin de ne pas ressembler aux filles. Comme les autres enfants, je portais des &#171; galoches &#187;. C'&#233;taient des chaussures &#224; semelles de bois Les r&#233;parations &#233;taient fr&#233;quentes.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_318 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L350xH409/Jeunes-cc94a.jpg?1773426054' width='350' height='409' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Je jouais peu avec les enfants du village. Mes parents ne me laissaient pas monter la c&#244;te. Je me sauvais bien de temps en temps mais au retour je recevais quelques baffes bien ajust&#233;es. Avec les copains qui venaient plut&#244;t &#224; la maison, nous descendions la c&#244;te avec des &#171; guindes &#187;. C'&#233;taient de petits chariots &#224; quatre roues que l'on dirigeait avec les pieds. Quelles courses nous avons faites, mais quelles chutes aussi !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pendant les vacances, nous avions la visite des cousins de Dijon qui venaient passer deux ou trois semaines avec nous. Jean avait mon &#226;ge, Fran&#231;ois &#233;tait un peu plus jeune. L'oncle Pierre &#233;tait un p&#234;cheur acharn&#233; et nous le suivions partout mais il ne donnait ses secrets qu'avec parcimonie. Il &#233;tait aussi un peu apiculteur et nous l'aidions &#224; la r&#233;colte du miel. Les cousins &#233;gayaient ma solitude et leur d&#233;part &#233;tait toujours un cr&#232;ve-c&#339;ur.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas2' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Au moulin, nous n'avons jamais souffert ni du froid ni (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un Drouet peut en cacher un autre. </title>
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		<dc:date>2008-05-23T18:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;J'ai re&#231;u derni&#232;rement un nouvel habitant de Sainte M&#233;nehould qui s'int&#233;ressait &#224; la vie de Jean Baptiste Drouet. Il me fit remarquer que certaines confusions pouvaient peut-&#234;tre alt&#233;rer son histoire, puisqu'il avait un homonyme. Aussi il pensait que c'&#233;tait cet homonyme qui avait particip&#233; &#224; la conjuration des &#233;gaux de Baboeuf et non notre gloire locale. J'ai d&#251; alors le convaincre qu'il n'y avait pas m&#233;prise. J'ai alors repens&#233; &#224; une &#233;nigme pos&#233;e par le livre de Jean-Pierre Perrin &#171; La machination &#187;, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Revue N&#176;39&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;J'ai re&#231;u derni&#232;rement un nouvel habitant de Sainte M&#233;nehould qui s'int&#233;ressait &#224; la vie de Jean Baptiste Drouet. Il me fit remarquer que certaines confusions pouvaient peut-&#234;tre alt&#233;rer son histoire, puisqu'il avait un homonyme. Aussi il pensait que c'&#233;tait cet homonyme qui avait particip&#233; &#224; la conjuration des &#233;gaux de Baboeuf et non notre gloire locale. J'ai d&#251; alors le convaincre qu'il n'y avait pas m&#233;prise. J'ai alors repens&#233; &#224; une &#233;nigme pos&#233;e par le livre de Jean-Pierre Perrin &#171; La machination &#187;, malheureusement toujours en vente. Si nous avions pu d&#233;montrer qu'il &#233;tait &#233;maill&#233; d'erreurs et ne valait pas &#171; un coup de cidre &#187;, une phrase m'avait interrog&#233; : &lt;i&gt;&#171; Drouet s'engage &#224; 16 ans aux Dragons de Cond&#233;. Peu fait pour la discipline militaire, il est licenci&#233; pour mauvaise conduite apr&#232;s quatre ann&#233;es de service. &#187;&lt;/i&gt; Cette perplexit&#233; &#233;tait partag&#233;e par Jacques Hussenet, &#233;minent sp&#233;cialiste de Drouet.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_321 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH264/drouet-2-7de3d.jpg?1773444766' width='250' height='264' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et si c'&#233;tait de l'autre Drouet dont il s'agit. Le second Drouet, c'est DROUET D'ERLON, G&#233;n&#233;ral Comte d'Empire, Jean-Baptiste de son pr&#233;nom, tr&#232;s honor&#233; &#224; Reims qui lui consacre une place et surtout une statue imposante. Descendant d'une lign&#233;e de charpentiers r&#233;mois, il fit une brillante carri&#232;re militaire qui se termina &#224; Waterloo o&#249; son action fut fort contest&#233;e. M&#234;me nom, m&#234;me pr&#233;nom. m&#234;me origine g&#233;ographique, m&#234;me &#226;ge &#224; deux ans pr&#232;s... voil&#224; beaucoup d'&#233;l&#233;ments qui alimenterons des confusions. Et elles ne datent pas d'aujourd'hui.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Drouet d'Erlon s'explique sur cette homonymie dans une lettre du 3 juin 1836 au r&#233;dacteur d'un journal nantais qui &#233;carte toute ambigu&#239;t&#233;, dont voici des extraits&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#034;Monsieur le R&#233;dacteur,&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Comme il m'importe de r&#233;futer une erreur commise par M. Touchard Lafosse, dans le 2&#232;` volume, page 18, de son ouvrage intitul&#233; Souvenirs d'un demi-si&#232;cle, o&#249; il est dit que je suis le fils de Drouet de Varennes, je vous prie, Monsieur le R&#233;dacteur, d'annoncer que je ne suis en aucune mani&#232;re son alli&#233; ou parent et encore moins son ils : il est n&#233; en 1763 et moi en 1765 &#224; Reims !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les fr&#232;res Baudoin avaient fait la m&#234;me erreur dans la 16&#232;livraison de la collection des M&#233;moires relatifs &#224; la R&#233;volution fran&#231;aise (M&#233;moire de Fr&#233;ron sur Ici r&#233;action dit midi), je trouve dans le discours pr&#233;liminaire, en bas de la page 15, une note qui fait mention de Drouet, lequel arr&#234;ta le Roi Louis seize &#224; Varennes. Cette note est ainsi con&#231;ue : &#171; Drouet vit encore, il est membre de la l&#233;gion d'honneur, a pour fils le comte Drouet d Erlon &#187; &#8221; note des &#233;diteurs.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Avant de faire cette derni&#232;re assertion, vous eussiez d&#251; vous assurer de l'exactitude de ce que vous annonciez, comme les assertions les plus mensong&#232;res et les plus absurdes finissent par devenir des v&#233;rit&#233;s historiques, quand elles ne sont pas d&#233;menties.&#034;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et bien, c'est ainsi que fonctionne Jean-Pierre Perrin. Car &#224; la lecture de la biographie du Comte Drouet d'Erlon (DROUET D'Erlon, Pierre Germain, &#233;diteur Fran&#231;ois Sorlot) on lit : &#171; A l'&#226;ge de 17 ans, Jean-Baptiste Drou&#235;t prit la d&#233;cision d'abandonner son apprentissage et, c&#233;dant &#224; l'offre des sergents recruteurs, accepta le 21 octobre 1782, de s'engager comme soldat dans le r&#233;giment de Beaujolais. Volontairement...il rompit son engagement en 1787 et le 14 septembre, fut cong&#233;di&#233; par gr&#226;ce. &#187;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Voil&#224;, tout est clair. Il ne s'agissait qu'une des multiples fantaisies de l'auteur de &#171; La machination &#187; qui a attribu&#233; cette d&#233;fection du r&#233;mois au m&#233;n&#233;hildien.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le 6 novembre 1918 dans les Ardennes. </title>
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		<dc:date>2008-05-22T18:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233;e Lecl&#232;re, &#233;pouse Rivet, Michel Lesjean</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait le 6 novembre, entre 3 et 4 heures, j'&#233;tais sur le pas de la porte avec Jeanne, nous apercevons 13 a&#233;roplanes fran&#231;ais ; alors tout le monde sort pour les voir. Jamais ils n'&#233;taient venus bombarder le jour, nous nous &#233;tonnions de cela. Aussit&#244;t je vois se d&#233;tacher plusieurs choses noires de l'a&#233;roplane ; je dis &#171; Vite, des papiers &#187; ; toutes nous voulions courir pour tacher, sans &#234;tre vues des boches, d'avoir de ces papiers : mais aussit&#244;t je reconnais mon erreur et crie : &#171; Oh !, ce sont des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut3' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Aussi nous ne nous sommes plus occup&#233;es des coups de (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'&#233;tait le 6 novembre, entre 3 et 4 heures, j'&#233;tais sur le pas de la porte avec Jeanne, nous apercevons 13 a&#233;roplanes fran&#231;ais ; alors tout le monde sort pour les voir. Jamais ils n'&#233;taient venus bombarder le jour, nous nous &#233;tonnions de cela. Aussit&#244;t je vois se d&#233;tacher plusieurs choses noires de l'a&#233;roplane ; je dis &#171; Vite, des papiers &#187; ; toutes nous voulions courir pour tacher, sans &#234;tre vues des boches, d'avoir de ces papiers : mais aussit&#244;t je reconnais mon erreur et crie : &#171; Oh !, ce sont des bombes ! &#187; Je n'avais pas plut&#244;t fini de parler qu'un fracas &#233;pouvantable se produit et nous voyons une fum&#233;e &#233;paisse s'&#233;lever &#224; 500 m&#232;tres de nous au bout Lie la rue. Faissault&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans les Ardennes, proche de Novion-Porcien.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;tait le premier pays o&#249; les boches avaient laiss&#233; des civils ; nous avions vu passer les habitants de Saulces-Monclin, alors nous comptions toujours partir d'une minute &#224; l'autre. Pour avertir que le pays &#233;tait encore occup&#233;, les boches avaient simplement mis, &#224; vingt m&#232;tres du pays un &#233;criteau : &#171; Attention, il y a encore des civils au pays &#187;, comme si les avions et les canons pouvaient voir une planche de 1 m&#232;tre de longueur sur 30 centim&#232;tres de large ! Ce sont les premiers fran&#231;ais passant dans le village qui nous ont dit qu'ils venaient de lire cet avertissement.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_323 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L270xH373/torpilles-db28b.jpg?1773425198' width='270' height='373' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Notre parti a &#233;t&#233; vite pris. Pendant que les autres descendaient &#224; la cave, nous &#233;tions toutes les quatre d'accord pour penser que les fran&#231;ais ne savaient pas que le pays n'&#233;tait pas &#233;vacu&#233; et, co&#251;te que co&#251;te, il fallait leur faire voir. Nous avons vivement pris, l'une une chemise, l'autre un torchon,enfin n'importe quoi, ce qui nous tombait sous la main et, dans le milieu de la rue, nous faisions des gestes d&#233;sesp&#233;r&#233;s. Par trois fois, &#224; peu pr&#232;s &#224; dix minutes d'intervalle, ils sont revenus. Quelle angoisse quand nous nous croyions sauv&#233;es, on en apercevait une autre bande qui revenait et nous &#233;tions toujours &#224; faire des signaux dans la rue. Bien des fois nous avons dit &#034;Quel malheur !. ils ne nous voient pas et les bombes tombaient toujours...&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On comptait huit bombes &#224; la fois,on les voyait descendre en deux rang&#233;es de quatre chacune, nous paraissant avec un &#233;cart de 30 centim&#232;tres.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A la deuxi&#232;me fois, je dis &#224; maman : &#171; Regarde, je crois qu'en voil&#224; un qui se penche. &#187; La troisi&#232;me fois a &#233;t&#233; la plus terrible, car c'&#233;tait juste au-dessus de nous. Nous avons m&#234;me &#233;t&#233; oblig&#233;es de fermer la porte car nous aurions &#233;t&#233; incommod&#233;es par la fum&#233;e. A ce moment l&#224;, tous les carreaux descendaient et c'&#233;tait une gr&#234;le tout partout : nous avons compt&#233;, le lendemain, une quinzaine de bombes tomb&#233;es autour de la maison. Aussit&#244;t termin&#233;, nous sommes sorties et toujours &#224; agiter nos loques blanches, quand j'aper&#231;ois se d&#233;tacher de l'a&#233;roplane, juste au-dessus de nous, des boules de feu. Je dis : &#171; Vite ! rentrez &#187; et Mlle Charlotte, les bras en l'air, oh ! mon Dieu, je la verrais toujours ! &#171; Des bombes incendiaires, nous sommes perdues ! &#187;. Je ne puis d&#233;crire la minute que nous avons pass&#233;e, toutes les quatre nous &#233;tions enlac&#233;es en attendant le moment supr&#234;me : une seconde, deux secondes... rien, tout de suite Jeanne nous dit : &#171; C'&#233;tait peut-&#234;tre un signal ! &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Comme nous &#233;tions &#224; peine &#224; deux m&#232;tres de la porte, vite, nous sortons et nous voyons notre a&#233;roplane faire, au-dessus de nous, trois tours, et les aviateurs nous faire signe avec leurs bras. Quelle joie pour nous, nous avions &#233;t&#233; comprises. Mais notre joie n'a pas &#233;t&#233; longue. Au m&#234;me moment, au loin, nous voyons arriver 21 a&#233;roplanes en ligne, serr&#233;s les uns contre les autres, il nous semblait que leurs ailes se touchaient. Cette fois maman dit &#171; C'est fini ! s'ils ne peuvent correspondre en l'air, nous sommes perdues ! &#187;. Tout en agitant nos drapeaux, nous ne perdions pas de vue notre a&#233;roplane qui nous avait fait signe, il s'envole au devant des 21 et revient &#224; leur t&#234;te. Les a&#233;ros passent au-dessus de nous, vous pensez quelle &#233;motion, et font le tour du pays sans rien nous envoyer cette fois, tandis que, je ne sais pas si c'est le m&#234;me &#233;quipage ou un autre, est encore venu, cette fois tr&#232;s bas, faire encore trois tours au-dessus de nous en nous faisant de grands signes avec leurs bras.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Vous dire la joie dans laquelle nous &#233;tions. Nous aurions toutes voulu pouvoir nous envoler et embrasser nos deux aviateurs. Les avions partis, nous ne nous reconnaissions plus, nous avions des figures d&#233;compos&#233;es.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il n'y avait plus beaucoup de boches au pays et quand, entre chaque bombardement, ils se montraient dans la rue, nous les disputions pour qu'ils se cachent, et eux-m&#234;mes voulaient nous faire rentrer.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Nous avons appris par les Fran&#231;ais, le lendemain, que nous avions bien fait de nous montrer, car 240 avions &#233;taient dirig&#233;s sur Faissault. o&#249; un &#233;tat-major allemand &#233;tait signal&#233;, et toute la nuit l'artillerie devait bombarder le pays.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'artillerie fran&#231;aise et boche ont bien donn&#233; une partie de la nuit, et surtout encore loin ?&#171; . Ils ont hauss&#233; les &#233;paules et ne nous ont pas r&#233;pondu, cela nous a fait bien plaisir car, pour ne pas r&#233;pondre, ils savaient que les fran&#231;ais n'&#233;taient pas tr&#232;s loin. En effet, peut-&#234;tre dix minutes apr&#232;s, nous apercevons, au bout de la rue, des soldats. Tout de suite, nous nous demandons &#187;Qu'est-ce que c'est, ils n'ont pas l'air de boches, si seulement c'&#233;taient nos soldats !&#034;. En effet c'&#233;taient bien eux !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas3' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Aussi nous ne nous sommes plus occup&#233;es des coups de (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=20&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans les Ardennes, proche de Novion-Porcien.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Amiti&#233; franco-am&#233;ricaine en 14-18.</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Berdold</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'ancien h&#244;pital, 12 rue Florion, rec&#232;le, dans sa cour int&#233;rieure, des t&#233;moins du pass&#233; dont cette plaque comm&#233;moratives, datant de la seconde guerre mondiale. On y lit, dans les deux langues, fran&#231;ais et anglais, le texte suivant : &lt;br class='autobr' /&gt;
1917 1918 &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour comm&#233;morer &lt;br class='autobr' /&gt;
Les jours h&#233;ro&#239;ques de la Grande Guerre &lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; les fils de France &lt;br class='autobr' /&gt;
Et les fils d'Am&#233;rique &lt;br class='autobr' /&gt;
C&#244;te &#224; c&#244;te ont donn&#233; leur vie &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la libert&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette plaque a &#233;t&#233; appos&#233;e par &lt;br class='autobr' /&gt;
THE YOUNG MEN'S &lt;br class='autobr' /&gt;
Christian Association des Etats-Unis &lt;br class='autobr' /&gt;
Ici se trouvait un des 1600 (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Revue N&#176;39&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'ancien h&#244;pital, 12 rue Florion, rec&#232;le, dans sa cour int&#233;rieure, des t&#233;moins du pass&#233; dont &lt;span class='spip_document_311 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L245xH327/plaque-a79f6.jpg?1773433564' width='245' height='327' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;cette plaque comm&#233;moratives, datant de la seconde guerre mondiale. On y lit, dans les deux langues, fran&#231;ais et anglais, le texte suivant :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;1917&lt;span style='margin-left:100px;'&gt; &lt;/span&gt;1918&lt;br&gt;
Pour comm&#233;morer&lt;br&gt;
Les jours h&#233;ro&#239;ques de la Grande Guerre&lt;br&gt;
O&#249; les fils de France&lt;br&gt;
Et les fils d'Am&#233;rique&lt;br&gt;
C&#244;te &#224; c&#244;te ont donn&#233; leur vie&lt;br&gt;
Pour la libert&#233;&lt;br&gt;
Cette plaque a &#233;t&#233; appos&#233;e par&lt;br&gt;
THE YOUNG MEN'S&lt;br&gt;
Christian Association des Etats-Unis&lt;br&gt;
Ici se trouvait un des 1600 foyers du soldat &lt;br&gt;
de l'Union Franco-Am&#233;ricaine&lt;br&gt;
Cr&#233;es gr&#226;ce &#224; la collaboration de l'Y.M.C.A.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les initiales &lt;strong&gt;Y.M.C.A&lt;/strong&gt;. (Young Men's Christian Association) signifient &#171; Association chr&#233;tienne de Jeunes Gens &#187;. L'Y.M.C.A. veut &#234;tre l&#224; quand le soldat am&#233;ricain d&#233;barque, l&#224; o&#249; il est en d&#233;p&#244;t, l&#224; o&#249; il vient en repos, aussi pr&#232;s que possible du front. Le cadre typique de l'Y.M.C.A. est le local auquel a &#233;t&#233; donn&#233; le nom &#233;tonnant de &#171; hutte &#187;. Cette hutte peut prendre diff&#233;rentes formes, &#224; commencer par l'abri improvis&#233;, dans une maison r&#233;quisitionn&#233;e, dans un h&#244;pital pr&#232;s du front, comme ici &#224; Sainte M&#233;nehould.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le soldat y trouve le mobilier de base d'un foyer (bancs, tables, livres, magazines, jeux). Il peut y &#233;crire ses lettres et acheter &#224; prix co&#251;tant divers produits (tabac, chocolat, petits g&#226;teaux, conserves, objets de toilette, montres) Le financement des &#339;uvres de cette association est assur&#233; par des dons et des souscriptions organis&#233;es dans les grandes villes am&#233;ricaines.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;2008 sera l'ann&#233;e de la comm&#233;moration de la lib&#233;ration de l'Argonne par les troupes franco-am&#233;ricaines. Une c&#233;r&#233;monie &#171; souvenir &#187; sera organis&#233;e le &lt;strong&gt;7 octobre 2008&lt;/strong&gt; &#224; Binarville, pr&#232;s de l'&#233;tang de &lt;strong&gt;Charlevaux.&lt;/strong&gt; Une date &#224; retenir.&lt;br&gt; &lt;span class='spip_document_312 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L338xH189/affiche-0757d.jpg?1773433564' width='338' height='189' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le pont de Minaucourt. </title>
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		<dc:date>2008-05-19T19:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233; Mazurel</dc:creator>


		<dc:subject>hier</dc:subject>
		<dc:subject>Chanson</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans cette &#226;pre et longue bataille de Beau-S&#233;jour, un poilu, Andr&#233; MAZUREL, garde le moral. Il compose une chansonnette qui &#233;voque les sentiments que l'on cultivait dans les tranch&#233;es. Il fut tu&#233; quelques jours plus tard. &lt;br class='autobr' /&gt;
(Sur l'air de &#171; Sous les ponts de Paris &#187;) 1- En avant d'un village &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'on nomme Minaucourt &lt;br class='autobr' /&gt;
Un pont donne passage &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux soldats nuit et jour &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#232;s des tranch&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
Blottis, cach&#233;s, &lt;br class='autobr' /&gt;
Se trouvent les abris de nos troupes &lt;br class='autobr' /&gt;
Et, des troupiers, &lt;br class='autobr' /&gt;
Les cuisiniers &lt;br class='autobr' /&gt;
Tranquillement y font la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Chanson&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans cette &#226;pre et longue bataille de Beau-S&#233;jour, un poilu, Andr&#233; MAZUREL, garde le moral. Il compose une chansonnette qui &#233;voque les sentiments que l'on cultivait dans les tranch&#233;es. Il fut tu&#233; quelques jours plus tard.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;-----------------------&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;(Sur l'air de &#171; Sous les ponts de Paris &#187;)&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;table width=&#034;550&#034;&gt; &lt;tr&gt;
&lt;td width=&#034;266&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;1- En avant d'un village&lt;br&gt;
Qu'on nomme Minaucourt&lt;br&gt;
Un pont donne passage&lt;br&gt;
Aux soldats nuit et jour&lt;br&gt;
Pr&#232;s des tranch&#233;es&lt;br&gt;
Blottis, cach&#233;s,&lt;br&gt;
Se trouvent les abris de nos troupes&lt;br&gt;
Et, des troupiers,&lt;br&gt;
Les cuisiniers&lt;br&gt;
Tranquillement y font la soupe.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Refrain : Au pont de Minaucourt&lt;br&gt;
Nous sommes nuit et jour&lt;br&gt;
Depuis de mois c'est l&#224; notre demeure&lt;br&gt;
Les uns y vivent, les autres y meurent&lt;br&gt;
Mais qu'importe la mort&lt;br&gt;
Si nous sommes les plus forts&lt;br&gt;
N'avons-nous pas nos 155 court&lt;br&gt;
Au pont de Minaucourt.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
2- Ce n'est pas par d&#233;bine&lt;br&gt;
Que je dis en ce jour&lt;br&gt;
Qu'on fait bonne cuisine&lt;br&gt;
Au pont de Minaucourt&lt;br&gt;
Riz du Japon&lt;br&gt;
Et saucisson&lt;br&gt;
De l'Australie ou d'Am&#233;rique
Quart de tacot&lt;br&gt;
De &#231;a, pas trop&lt;br&gt;
Ca pourrait donner la colique.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Refrain : Au pont de Minaucourt&lt;br&gt;
On y mange nuit et jour&lt;br&gt;
Y en a m&#234;me qui s'emplissent la panse&lt;br&gt;
Avec ce qu'ils ont achet&#233; &#224; Hans&lt;br&gt;
Si on veut du camembert&lt;br&gt;
Et si on le paie cher&lt;br&gt;
C'est qu'il s'en vient tout seul par le plus court&lt;br&gt;
Au pont de Minaucourt.&lt;/div&gt;
&lt;/td&gt; &lt;td width=&#034;1&#034; bgcolor=&#034;#000000&#034;&gt; &lt;/td&gt;
&lt;td width=&#034;267&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;3- Ce n'est pas un petit Nice&lt;br&gt;
Le pont de Minaucourt&lt;br&gt;
Ici pas de caprice&lt;br&gt;
De plaisir ou d'amour.&lt;br&gt;
De f&#233;minin&lt;br&gt;
Nous n'avons rien&lt;br&gt;
A part Rosalie ba&#239;onnette&lt;br&gt;
Mais aux abris&lt;br&gt;
Dans notre nid&lt;br&gt;
Elle repose la coquette.&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Refrain : Au pont de Minaucourt&lt;br&gt;
On n'y fait pas l'amour&lt;br&gt;
Mais on y cultive la graine&lt;br&gt;
De cette fleur qu'on nomme la haine&lt;br&gt;
Et quand le printemps reviendra&lt;br&gt;
Et qu'on avancera&lt;br&gt;
Combien de Boches resteront pour toujours&lt;br&gt;
Au pont de Minaucourt.&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;4- Quand finira la guerre&lt;br&gt;
Et que nous rentrerons&lt;br&gt;
Chez nous la mine fi&#232;re&lt;br&gt;
Alors nous conterons&lt;br&gt;
A nos parents&lt;br&gt;
A nos enfants&lt;br&gt;
Nos campagnes et nos victoires&lt;br&gt;
Oh&#233; les gars&lt;br&gt;
N'oubliez pas&lt;br&gt;
De leur raconter l'histoire&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Refrain : Du pont de Minaucourt&lt;br&gt;
O&#249; pendant bien des jours&lt;br&gt;
Durant la grande lutte&lt;br&gt;
De l'Allemand pr&#233;cipitant la chute&lt;br&gt;
Vous avez souffert et lutt&#233;&lt;br&gt;
C'est pour la libert&#233;&lt;br&gt;
Souvenez-vous, amis, et pour toujours&lt;br&gt;
Du pont de Minaucourt.&lt;/div&gt;
&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le lapin. </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article120</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article120</guid>
		<dc:date>2008-05-18T19:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Mouton, Luc Delemotte (dessin)</dc:creator>


		<dc:subject>sourire</dc:subject>
		<dc:subject>humour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but de la Deuxi&#232;me Guerre Mondiale, des restrictions rigoureuses furent impos&#233;es par l'occupant. En Argonne, comme ailleurs, les cartes d'alimentation firent leur apparition et il fallut se serrer la ceinture, une situation qui perdura encore plusieurs mois apr&#232;s la fin du conflit. Si, dans les campagnes o&#249; les gens vivaient en quasi-autarcie depuis toujours, la situation &#233;tait supportable, car chaque foyer &#233;levait son cochon, ses poulets, ses lapins et cultivait un grand jardin. il n'en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot18" rel="tag"&gt;humour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D&#232;s le d&#233;but de la Deuxi&#232;me Guerre Mondiale, des restrictions rigoureuses furent impos&#233;es par l'occupant. En Argonne, comme ailleurs, les cartes d'alimentation firent leur apparition et il fallut se serrer la ceinture, une situation qui perdura encore plusieurs mois apr&#232;s la fin du conflit. Si, dans les campagnes o&#249; les gens vivaient en quasi-autarcie depuis toujours, la situation &#233;tait supportable, car chaque foyer &#233;levait son cochon, ses poulets, ses lapins et cultivait un grand jardin. il n'en &#233;tait pas de m&#234;me pour les villes, m&#234;me petite comme Menou. o&#249; toutes ces possibilit&#233;s n'existaient pas. Alors il fallait faire appel au bon vieux syst&#232;me D pour pallier la disette !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Comme les Allemands avaient confisqu&#233; toutes les armes et interdit la chasse, le gibier avait prolif&#233;r&#233;. Emile, profitant de cette aubaine, se mit &#224; braconner pour faire bouillir la marmite familiale.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un jour o&#249; il se promenait avec son tout jeune neveu Jean-Claude, &#226;g&#233; d'un peu plus de 2 ans, il aper&#231;ut en passant devant une carri&#232;re de sable, un lapin de garenne qui rentrait dans son terrier. Comme celui-ci n'&#233;tait pas tr&#232;s profond et le sable assez meuble, il ne lui fallut pas longtemps pour capturer la pauvre bestiole et l'occire d'un coup de poing derri&#232;re les oreilles.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Emile portait un vieux paletot de velours &#224; manches longues, une cachette id&#233;ale o&#249; le lapin fut engouffr&#233; et la promenade continua comme si de rien n'&#233;tait.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un peu plus loin, les deux promeneurs rencontr&#232;rent un garde qui faisait sa tourn&#233;e. Court &#233;change de banalit&#233;s, et c'est alors que le petit Jean-Claude, rest&#233; muet jusqu'alors, se manifesta : &#171; Veux voir le lapin ! &#187;. Heureusement, le garde &#233;tait un peu dur d'oreille, l'&#233;locution du gamin encore un peu h&#233;sitante et surtout, son oncle avait des r&#233;flexes vifs : &#171; Mais oui, tu as faim ! C'est l'heure de go&#251;ter. On va vite rentrer &#224; la maison ! &#187; &#171; Mon petit-fils a le m&#234;me &#226;ge. Ils savent ce qu'ils veulent, mais ils sont tellement mignons ! &#187; Un avis que ne partageait pas vraiment Emile &#224; ce moment-l&#224;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D'autant plus que le lapin, mal assomm&#233; commen&#231;ait &#224; reprendre vie dans sa manche gauche et qu'un petit bout d'oreille commen&#231;ait m&#234;me &#224; pointer &#224; hauteur de son poignet, l'obligeant &#224; des contorsions bizarres, pour masquer l'objet du d&#233;lit ! Le garde n'ayant rien remarqu&#233;, Jean-Claude et son oncle purent reprendre sans encombre leur chemin.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le retour &#224; la maison fut rapide. Quant au lapin qui avait &#233;t&#233; &#224; l'origine d'une belle sueur froide, il fut d&#233;licieux et appr&#233;ci&#233;.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_320 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH519/lapin-c4e15.jpg?1773430237' width='450' height='519' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pierre Vauch&#233; : directeur d'&#233;cole.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article122</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article122</guid>
		<dc:date>2008-05-16T19:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>m&#233;n&#233;hildien</dc:subject>
		<dc:subject>hier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pierre Vauch&#233; voit le jour en 1910 dans un petit village proche de Bar le Duc, les Marats. Quatre ans plus tard il est orphelin, son p&#232;re &#233;tant d&#233;c&#233;d&#233; sur le front. Sa m&#232;re retourne dans son village d'origine, Couvonges. Il rentre &#224; l'&#233;cole normale de Ch&#226;lons sur Marne et il en sort en 1930 pour &#234;tre nomm&#233; &#224; Ambri&#232;res, aux confins du d&#233;partement, pr&#232;s de Saint Dizier. Deux ans plus tard il sera &#224; l'&#233;cole Jean Mac&#233; de Vitry le Fran&#231;ois. En 1934, il &#233;pouse une institutrice, Odette Bonnamy, qui, sortant de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique20" rel="directory"&gt;Revue N&#176;39&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;m&#233;n&#233;hildien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;hier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_335 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH343/vaucherA-953ec.jpg?1773444766' width='250' height='343' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pierre Vauch&#233; voit le jour en 1910 dans un petit village proche de Bar le Duc, les Marats. Quatre ans plus tard il est orphelin, son p&#232;re &#233;tant d&#233;c&#233;d&#233; sur le front. Sa m&#232;re retourne dans son village d'origine, Couvonges. Il rentre &#224; l'&#233;cole normale de Ch&#226;lons sur Marne et il en sort en 1930 pour &#234;tre nomm&#233; &#224; Ambri&#232;res, aux confins du d&#233;partement, pr&#232;s de Saint Dizier. Deux ans plus tard il sera &#224; l'&#233;cole Jean Mac&#233; de Vitry le Fran&#231;ois. En 1934, il &#233;pouse une institutrice, Odette Bonnamy, qui, sortant de l'&#233;cole normale de Bar le Duc, est nomm&#233;e &#224; Rivi&#232;re en Ruelle. Il faut donc trouver un poste double pour que cessent les voyages entre les deux &#233;coles. Le couple s'installe &#224; la Neuville au Pont en 1935. Il y restera 15 ans.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En 1940, Pierre Vauch&#233; est fait prisonnier. Ce sera un s&#233;jour de 5 ans &#224; Dantzig, avec des conditions de vie difficiles, une nourriture insuffisante. Il retrouve son pays, sa femme, son poste, tr&#232;s affaibli. Et c'est en 1950 que le directeur d'&#233;cole de La Neuville au Pont s'installe comme directeur de l'&#233;cole de gar&#231;ons, rue Camille Margaine &#224; Sainte M&#233;nehould, son &#233;pouse &#233;tant son adjointe. Il succ&#232;de &#224; Mr Cossu. Il aura comme coll&#232;gue, entre autres, Mrs Malglaive, Sauviat. Tallaron, Potage, Cordelette.... En 1965, l'heure de la retraite aura sonn&#233;. Il termine sa carri&#232;re, toute enti&#232;re vou&#233;e &#224; l'enseignement public avec tous les honneurs : ancien combattant, prisonnier de guerre, m&#233;daille de bronze de l'enseignement public, (elle sera suivie de celle d'argent en 1968), officier dans l'ordre des palmes acad&#233;miques.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Voyant la retraite arriver, Pierre Vauch&#233; s'investit dans la gestion de la ville. Il se pr&#233;sente aux &#233;lections municipales en 1959, sur la liste men&#233;e par le socialiste Henri Steffen. Il est &#233;lu au second tour avec 619 voix. Le voil&#224; donc dans l'&#233;quipe municipale que dirige Robert Lancelot. Progressivement il deviendra un opposant au maire dont il n'appr&#233;cie pas les options politiques. Si bien qu'aux &#233;lections suivantes on le retrouve &#224; la t&#234;te d'une liste d'opposition avec Andr&#233; Perrin et Georges Lavall&#233;e. Mais la vague Lancelot remporte tous les si&#232;ges et Pierre Vauch&#233; n'aura que la satisfaction de faire le meilleur score de sa liste (750 voix). On le retrouve en 1971 dans la liste de gauche qui n'aura qu'un &#233;lu (Louis Kuntz) o&#249; il arrive, par son score, en seconde position (960 voix). La maladie va le terrasser en 1976. Il sera enterr&#233; civilement dans l'intimit&#233; au cimeti&#232;re de Couvonges.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cet homme de gauche au caract&#232;re bien tremp&#233; et au franc parler n'&#233;tait-il pas de ceux que l'on appelait &#171; les hussards noirs de la r&#233;publique &#187; : les instituteurs en blouse grise, forg&#233;s dans les &#233;coles normales qui, au travers des le&#231;ons de morale et surtout leur d&#233;vouement, insufflaient aux jeunes g&#233;n&#233;rations des vertus r&#233;publicaines qui sont parfois aujourd'hui n&#233;glig&#233;es !&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_336 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L200xH208/vaucheB-1315b.jpg?1773444766' width='200' height='208' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;De son mariage, Pierre eu deux enfants Pierre n&#233; en 1935, aujourd'hui d&#233;c&#233;d&#233;, et Jocelyne n&#233;e en 1950. Quant &#224; son &#233;pouse et coll&#232;gue, elle r&#233;side toujours &#224; Sainte M&#233;nehould et malgr&#233; ses 95 ans reste tr&#232;s alerte.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Le joyeux d&#233;part &#224; la retraite de Mr Peter, instituteur &#224; Florent en Argonne, flanqu&#233; des &#233;poux Vauch&#233;. Qui peut pr&#233;ciser la nature de son collier ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Jean Pierre Vuillaume se souvient...&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;J'ai connu Mr Vauch&#233; en tant que Directeur de l'&#233;cole de gar&#231;ons. situ&#233;e &#224; cette &#233;poque rue Camille Margaine Pour ceux qui comme moi s'en souviennent, celui-ci aura marqu&#233; plus d'un m&#233;n&#233;hildien par son caract&#232;re, ses fa&#231;ons de faire, sa voix forte tr&#232;s particuli&#232;re, faisaient que nous &#233;prouvions toujours du respect pour lui et une certaine crainte. Pourtant, dire qu'il &#233;tait s&#233;v&#232;re serait sans doute exag&#233;r&#233;, mais certainement tr&#232;s strict et rigoureux, ce qui le faisait quelquefois s'emporter devant des devoirs mal faits ou b&#226;cl&#233;s.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Aussi, &#234;tre dans sa classe &#233;tait pour nous synonyme de travail et de discipline et si, aujourd'hui, nous sommes ce que nous sommes, nous pouvons lui dire merci.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;R&#233;ponse &#224; la photo myst&#232;re du N&#176; 38&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_337 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH295/vaucherC-fdad6.jpg?1773444766' width='450' height='295' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ms Schernitzauer, Potage, RenardJussy, Cordelette, Vauch&#233; et Madame, Talaron.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;/div&gt;
		
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