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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>C'est la rentr&#233;e</title>
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		<dc:date>2004-10-25T17:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est la rentr&#233;e pour nos enfants, nos petits enfants et aussi pour tous ces adultes qui se sont ressourc&#233;s cet &#233;t&#233;, soit en fl&#226;nant sur nos sentiers d'Argonne, soit en d&#233;couvrant d'autres lieux tout aussi inspir&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; A la v&#233;rit&#233;, on doit avouer que l'&#233;quipe qui a en main les destin&#233;es de notre petit journal est form&#233;e en majorit&#233; de retrait&#233;s - on peut le regretter - qui peuvent choisir le temps o&#249; ils s'&#233;vadent. Mais, qu'ils soient retrait&#233;s ou actifs, les membres de notre conseil d'administration sont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Revue N&#176;25&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est la rentr&#233;e pour nos enfants, nos petits enfants et aussi pour tous ces adultes qui se sont ressourc&#233;s cet &#233;t&#233;, soit en fl&#226;nant sur nos sentiers d'Argonne, soit en d&#233;couvrant d'autres lieux tout aussi inspir&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la v&#233;rit&#233;, on doit avouer que l'&#233;quipe qui a en main les destin&#233;es de notre petit journal est form&#233;e en majorit&#233; de retrait&#233;s - on peut le regretter - qui peuvent choisir le temps o&#249; ils s'&#233;vadent. Mais, qu'ils soient retrait&#233;s ou actifs, les membres de notre conseil d'administration sont rest&#233;s sur la br&#232;che cet &#233;t&#233;, car le travail ne manquait pas. Il fallait organiser la soir&#233;e du 30 septembre pour c&#233;l&#233;brer la lib&#233;ration de Sainte-M&#233;nehould (vous en trouverez le compte-rendu dans ce num&#233;ro), travailler &#224; la r&#233;alisation du livre de recettes argonnaises concoct&#233; par Jeannine CAPPY et sorti &#224; l'occasion de la foire aux pommes le 10 octobre 2004. Saluons le travail de notre collaboratrice qui a men&#233; &#224; bien une entreprise ambitieuse, pour nous offrir un livre de r&#233;f&#233;rences bien ancr&#233;es dans notre terroir. Elle a su le rendre, par le regard particulier qu'elle porte sur la cuisine d'hier, &#224; la fois original, instructif et agr&#233;able&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, parall&#232;lement, il fallait enfin faire aboutir un ambitieux projet : la r&#233;&#233;dition de &#171; La Route de Varennes &#187; d'Alexandre DUMAS. Bien des vicissitudes ont entrav&#233; notre travail depuis un an : d&#233;faillance de l'&#233;diteur initialement pressenti, difficult&#233;s pour rassembler les apports de tous ceux qui ont particip&#233; &#224; cette entreprise, h&#233;sitations devant les choix qu'il faut faire (illustrations, qualit&#233; du papier, prix diffusion). Mais &#231;a y est, le train est en marche et ne peut s'arr&#234;ter. Sortie du livre en d&#233;cembre c'est une certitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette rentr&#233;e a &#233;t&#233;, pour nous, porteuse de quelques satisfactions : la r&#233;ussite de la comm&#233;moration de la lib&#233;ration avec la prestation unanimement appr&#233;ci&#233;e d'Herv&#233; CHABAUD, et aussi la progression de nos ventes en librairie, qui va nous amener &#224; porter notre tirage &#224; 325 exemplaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, comme toujours, on aborde cette nouvelle ann&#233;e scolaire, qui doit nous porter jusqu'au num&#233;ro 28, avec d&#233;termination et volont&#233; de vous int&#233;resser aux facettes de notre patrimoine et de notre histoire locale que nous allons d&#233;couvrir ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous comptons sur votre soutien, votre fid&#233;lit&#233; et surtout sur votre participation, car, n'oubliez pas, nos colonnes vous sont ouvertes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>VEILLEE DE L'HISTOIRE </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article199</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article199</guid>
		<dc:date>2004-10-24T17:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Delemotte</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Peut-on mesurer le succ&#232;s d'une manifestation &#224; l'affluence du public ? Si on se limite &#224; ce seul crit&#232;re, on peut affirmer que la veill&#233;e de l'Histoire organis&#233;e &#224; l'occasion du soixanti&#232;me anniversaire de la Lib&#233;ration de Sainte-M&#233;nehould fut une r&#233;ussite. Le salon de l'H&#244;tel de Ville s'est av&#233;r&#233; trop petit. Il a fallu, au tout dernier moment, ajouter des si&#232;ges pour les personnes venues t&#233;moigner des &#233;v&#233;nements d'ao&#251;t 1944 et &#233;couter les explications d'Herv&#233; CHABAUD. Le degr&#233; de satisfaction constitue le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Revue N&#176;25&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_356 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH486/Assemblee-083ca.jpg?1773459057' width='300' height='486' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Peut-on mesurer le succ&#232;s d'une manifestation &#224; l'affluence du public ? Si on se limite &#224; ce seul crit&#232;re, on peut affirmer que la veill&#233;e de l'Histoire organis&#233;e &#224; l'occasion du soixanti&#232;me anniversaire de la Lib&#233;ration de Sainte-M&#233;nehould fut une r&#233;ussite. Le salon de l'H&#244;tel de Ville s'est av&#233;r&#233; trop petit. Il a fallu, au tout dernier moment, ajouter des si&#232;ges pour les personnes venues t&#233;moigner des &#233;v&#233;nements d'ao&#251;t 1944 et &#233;couter les explications d'Herv&#233; CHABAUD. Le degr&#233; de satisfaction constitue le deuxi&#232;me crit&#232;re de mesure du succ&#232;s. Les commentaires &#233;taient positifs, chacun reconnaissait le talent de l'orateur, la pertinence et la justesse de ses interventions. Jamais l'int&#233;r&#234;t n'a fl&#233;chi. Les t&#233;moignages se sont succ&#233;d&#233;s, parfois contradictoires, mais n'est-ce pas l&#224; le but de telles rencontres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut particuli&#232;rement int&#233;ressant d'entendre des personnes qui s'&#233;taient jusqu'alors peu exprim&#233;es sur le sujet. Leurs propos ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s et seront l'objet d'une publication. Un des moments le plus &#233;mouvant reste l'hommage qui fut rendu &#224; Henry JEAN-BAPTISTE. Ce r&#233;sistant devait intervenir ce soir l&#224; et on attendant les propos de ce t&#233;moin lucide et pr&#233;cis. Henry nous a quitt&#233; la veille de cette r&#233;union. Il &#233;tait porteur de m&#233;moire et restera dans nos souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_357 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH262/assenblee2-5a37f.jpg?1773459057' width='450' height='262' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;L'assembl&#233;e en 2004 &#8220; Photo C. CAPPY&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;span class='spip_document_358 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH288/assemblee3-20e00.jpg?1773459057' width='250' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;i&gt;Les m&#234;mes, peut-&#234;tre,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; soixante ans plus t&#244;t&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LA LIBERATION DE MENOU </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article200</link>
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		<dc:date>2004-10-23T17:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ren&#233; Chem&#233;ry, Robert Schandeler</dc:creator>


		<dc:subject>1939-1945</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les deux textes qui suivent ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s par Monsieur CHEMERY, &#224; la sortie de la guerre. Monsieur CHEMERY est agriculteur &#224; la ferme de la Hocarderie. Nous avons pr&#233;sent&#233; son grand-p&#232;re dans un num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier r&#233;cit nous montre que les Allemands, qui s'&#233;taient montr&#233;s fort courtois durant l'occupation, deviennent f&#233;briles et mena&#231;ants apr&#232;s de d&#233;barquement alli&#233; (une semaine plus t&#244;t, ils avaient &#171; rafl&#233; &#187; tous les hommes de Clermont-en-Argonne). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le second contient des erreurs et des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;1939-1945&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les deux textes qui suivent ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s par Monsieur CHEMERY, &#224; la sortie de la guerre. Monsieur CHEMERY est agriculteur &#224; la ferme de la Hocarderie. Nous avons pr&#233;sent&#233; son grand-p&#232;re dans un num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier r&#233;cit nous montre que les Allemands, qui s'&#233;taient montr&#233;s fort courtois durant l'occupation, deviennent f&#233;briles et mena&#231;ants apr&#232;s de d&#233;barquement alli&#233; (une semaine plus t&#244;t, ils avaient &#171; rafl&#233; &#187; tous les hommes de Clermont-en-Argonne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second contient des erreurs et des approximations. Mais il montre que la haine de l'occupant &#233;tait bien ancr&#233;e. L'heure de la r&#233;conciliation n'avait pas sonn&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;7 ao&#251;t 1944 &#8220; &#171; JOURNEE D'ANGOISSE &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;	Je situe le cadre : une ferme isol&#233;e de l'Argonne, &#224; l'or&#233;e du bois : la Hocarderie, &#224; deux kilom&#232;tres cinq cents de la petite ville de Sainte-M&#233;nehould.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon lever, cinq heures, le temps est clair et annonce une belle journ&#233;e ; on pourra donc moissonner au ralenti, car si les bras sont nombreux et vaillants, les moyens sont limit&#233;s : depuis quinze jours que les r&#233;coltes sont m&#251;res, la ficelle nous est d&#233;livr&#233;e au compte-gouttes et on pi&#233;tine litt&#233;ralement alors que le travail nous pousse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers sept heures, un v&#233;hicule d&#233;bouche &#224; l'entr&#233;e de la ferme : deux camarades bien connus de la R&#233;sistance me font signe de la main. Je m'approche. Br&#232;ve poign&#233;e de mains. De suite une question : peux-tu planquer un ami ? Je comprends de suite et leur donne mon accord. Un ami venant du maquis de la Meuse a failli &#234;tre intercept&#233; et il faut absolument le soustraire &#224; la curiosit&#233; de ces messieurs. Sans h&#233;siter, je vais vers lui et apr&#232;s quelques paroles, nous faisons connaissance et je le fais entrer &#224; la maison. Consignes de discr&#233;tion &#224; tous. La matin&#233;e se passe bien, on va &#224; la moisson et &#224; midi, tout le monde prend le repas en parlant de choses et d'autres. A une heure, &#171; la rattel&#233;e &#187; comme on dit en Argonne. Je retourne avec hommes et chevaux sur la grand-route o&#249; le travail nous attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est une heure trente et je mets la machine en route lorsque tout &#224; coup un d&#233;fil&#233; de camions &#171; chleus &#187; se dirige vers Florent-en-Argonne &#224; tr&#232;s vive allure. Et cinq minutes apr&#232;s, restant sur le qui vive, j'entends une fusillade nourrie en direction de la ferme. J'en suis &#224; un kilom&#232;tre deux cents et, sans h&#233;siter, pressentant un drame, je me pr&#233;cipite vers la maison. Le petit vallon qui me s&#233;pare de l&#224; n'interrompt pas ma course. Peu apr&#232;s, je suis &#224; trois cents m&#232;tres et r&#233;alise de suite : on doit m'attendre car un groupe de feldgrau m'arr&#234;te, ba&#239;onnette au canon (heureusement, on en a vu d'autres !) et, d&#233;contract&#233;, je leur dis : &lt;i&gt;&#171; c'est moi le patron de la ferme - Komm, Komm (air connu) &#187;&lt;/i&gt; J'embo&#238;te le pas &#224; ces messieurs et nous rentrons dans la cour. La mise en sc&#232;ne classique : les membres de ma famille sont align&#233;s contre un mur, mais je suis surpris de n'y pas voir Daniel, mon visiteur du matin. En revanche, avec une f&#233;brile activit&#233;, les Hitl&#233;riens sont en pleine enqu&#234;te : &#233;curies, granges, greniers, caves et tout et tout, on fouille, on pique les tas de foin &#224; la ba&#239;onnette, le tout accompagn&#233; de vocif&#233;rations, de cris de d&#233;sappointement. Je demande &#224; voir l'officier responsable et le Monsieur se pr&#233;sente : il croit m'influencer en me disant &lt;i&gt;&#171; ici, terroristes, vous les aidez ! vous les cachez ! vous les ravitaillez ! etc &#187;&lt;/i&gt; Je lui dis froidement ma surprise de l'entendre et lui affirme qu'il n'y a rien de suspect chez moi. Haussement d'&#233;paules. Il grommelle : &lt;i&gt;&#171; tous les m&#234;mes ! &#187;&lt;/i&gt; Et de suite il en vient au point sensible : &lt;i&gt;&#171; Quels sont les deux hommes d&#233;couverts &#224; la ferme ? &#187;&lt;/i&gt; L'un d'eux est un prisonnier Russe &#233;vad&#233;, mongol de plus, et que j'ai recueilli mourant de faim voici deux mois. Je d&#233;clare &#224; l'officier qu'il s'agit d'un Polonais en qu&#234;te de travail et occup&#233; &#224; la ferme. &lt;i&gt;&#171; Et l'autre ? &#187;&lt;/i&gt; me lance l'officier. L'autre, c'est Daniel, r&#233;sistant dans la Meuse et qui ce matin, a cru trouver chez moi un refuge s&#233;rieux. Je r&#233;ponds nettement au chleu : &lt;i&gt;&#171; ce cousin de Paris vient passer ses vacances chez moi car il a si peu de ressources l&#224;-bas qu'il doit refaire sa sant&#233; &#224; la campagne &#187;.&lt;/i&gt; Il a heureusement une carte d'identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment la raison est valable, mais pour le prouver ce serait un peu difficile. Enfin, l'officier, apr&#232;s bien des h&#233;sitations, accepte ma parole. Mais en me mena&#231;ant, il d&#233;clare : &#171; si vous avez menti, demain on vous emm&#232;ne aussi &#187; car mes deux pensionnaires sont d&#233;j&#224; embarqu&#233;s dans un camion. Et apr&#232;s une nouvelle fouille des diff&#233;rentes d&#233;pendances de la ferme, je vois enfin ces messieurs prendre le d&#233;part. Alors seulement je r&#233;alise l'ampleur du danger que nous venons de courir, les miens et moi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, &#224; l'arriv&#233;e du d&#233;tachement boche, les participants ont saut&#233; des camions en vitesse, entourant la ferme, et se sont mis &#224; tirer en l'air et en toutes directions pour affoler les soit disant terroristes abrit&#233;s dans les b&#226;timents. A ce moment, mon &#233;pouse &#233;tait au premier &#233;tage de la maison avec ses deux derni&#232;res filles de 9 et 10 ans. La seconde, Genevi&#232;ve, entendant les coups de feu fut affol&#233;e et bondissant en bas, d'une chambre elle enjamba la fen&#234;tre pour se r&#233;fugier au jardin. Alors qu'elle courait au fond de celui-ci, elle entendit un coup de feu tir&#233; sur elle par un de ces sauvages embusqu&#233; face au couloir m&#233;dian de la maison. Heureusement la balle n'atteignit pas l'enfant mais la peur lui avait coup&#233; le souffle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la soir&#233;e qui suivit, la brillante &#233;quipe des soudards continua &#224; semer la terreur dans plusieurs fermes argonnaises, emmenant &#224; l'une d'elles le fermier qui devait mourir de mauvais traitements en camp de concentration (Lemaire &#8220; La Renarde).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Daniel ? Et bien il &#233;tait comme nous, d&#233;cid&#233; &#224; s'en sortir. Les semaines suivantes, alors qu'aucune perquisition ne fut plus effectu&#233;e, les troupes allemandes repassaient sans arr&#234;t vers l'Est. Et enfin, le jour tant attendu arriva : le 30 ao&#251;t, vers quinze heures, les premiers blind&#233;s am&#233;ricains passaient pr&#232;s de la ferme et le soir m&#234;me, le gros de l'arm&#233;e suivait et nous d&#233;livrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le surlendemain, 1er ou 2 septembre, me trouvant seul dans la ville, quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer Daniel sorti de prison de Ch&#226;lons et tout heureux de me raconter la fin de son cauchemar lui aussi n'oubliera jamais le 7 ao&#251;t 1944.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;span class='spip_document_359 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L200xH172/liberation-36a8e.jpg?1773418840' width='200' height='172' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;i&gt;Le 30 ao&#251;t,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; les lib&#233;rateurs sont l&#224;&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des journ&#233;es dramatiques pr&#233;c&#233;d&#232;rent les heures d'all&#233;gresse de la Lib&#233;ration&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s de communication n'ont pas permis que nous rapportions plus t&#244;t ce que furent les heures historiques de la Lib&#233;ration de Sainte-M&#233;nehould. Voici les d&#233;tails que nous a transmis notre correspondant particulier :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 29-30 et 31 ao&#251;t sont des dates qui resteront grav&#233;es dans la m&#233;moire des M&#233;n&#233;hildiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le mardi 29 ao&#251;t, alors que la retraite des troupes allemandes semblait termin&#233;e, que l'ordre de gagner les abris organis&#233;s par la d&#233;fense passive &#233;tait donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s, des incendies furent allum&#233;s, route de Chaudefontaine, &#224; la Sucrerie, rue des Remparts, Rue Philippe de la Force, rue Drouet, &#224; l'H&#244;tel Moderne et &#224; la gare (grande vitesse).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mat&#233;riel abandonn&#233; dans les immeubles occup&#233;s par les Allemands flambait. Le pont de la route de Vitry sautait. Le pont rouge &#233;tait menac&#233;. A noter que les mines pos&#233;es sur le pont de pierre furent enlev&#233;es et mises &#224; la rivi&#232;re par un groupe de patriotes de Sainte-M&#233;nehould.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les boches aux abois : &#224; un certain moment, les patrouilles boches circulant dans la ville d&#233;sert&#233;e arrivent aux abris de la route de Chaudefontaine et font sortir les habitants qu'ils encadrent et am&#232;nent sur la route o&#249; doivent d&#233;boucher d'un moment &#224; l'autre les Am&#233;ricains. On s&#233;pare les hommes des femmes et des enfants. Moment dramatique. Quelle est l'intention des Allemands ? Se servir de ces civils comme couverture devant l'arriv&#233;e imminente des chars ou bien une ex&#233;cution en masse devant les mitrailleuses en position ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, apr&#232;s des moments d'angoisse, la troupe de civils est emmen&#233;e &#224; la sortie de la ville, route de Verri&#232;res et dirig&#233;e vers Elise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les victimes de la fureur teutonne : quelques habitants &#233;taient d&#233;j&#224; tomb&#233;s sous les balles allemandes : M. MILLET Albert, 63 ans, au sortir de l'abri. CLAUDE Jules, 62 ans, Avenue Kellermann, BARBELET Lucien, 49 ans, place de l'H&#244;tel de Ville, COLLIN Roger, 21 ans, LEGER Robert, 22 ans, GOZE Simon, 27 ans, ces trois derniers, fusill&#233;s dans la cour de l'H&#244;pital, malgr&#233; les supplications d'une religieuse implorant &#224; genoux. Trois jeunes de Somme-Tourbe : LALOUA Roger, 21 ans, DIDA Serge, 19 ans, GOBILLARD Marcel, 21 ans, et un F.F.I. de Verdun : COLSON Henri, 21 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les autres abris qui n'avaient pas &#233;t&#233; d&#233;couverts, on attendait, anxieux, les &#233;v&#233;nements. La situation &#233;tait tendue. Toute la ville, disait-on, devait &#234;tre incendi&#233;e. La providence voulut que l'officier S.S. charg&#233; d'ex&#233;cuter ces ordres barbares fut abattu. Des &#233;l&#233;ments F.F.I. entraient en action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heures d'all&#233;gresse : Enfin, vers 20h30 la formidable th&#233;orie des chars blind&#233;s am&#233;ricains faisait son apparition en haut de la ville. Une puissante rafale d'artillerie an&#233;antissait, en une demi-heure, les &#233;l&#233;ments de d&#233;fense qui barraient la rue Florion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et alors &#171; suave, mari magno &#187; Du fond des abris, dans une all&#233;gresse inexprimable, les M&#233;n&#233;hildiens entendirent d&#233;ferler, interminable, le flot des chars puissants propuls&#233;s farouchement vers l'Est, balayant tout sur leur passage, purifiant l'air empest&#233; par le boche et lib&#233;rant la veille apr&#232;s quatre ann&#233;es d'une existence au ralenti sous la botte allemande.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Ren&#233; CHEMERY&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La retraite des Allemands en ao&#251;t 1944
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lundi 28 ao&#251;t 1944 &#8220; Dernier passage en Marne de la retraite allemande. La nuit est presque calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 29 ao&#251;t 1944 &#8220; Calme absolu au matin. Vers 10h00, le pont Royon saute. Importants d&#233;g&#226;ts aux alentours imm&#233;diats et m&#234;me plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas grand monde en ville, tous aux abris en vertu du soi-disant plan de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un important d&#233;p&#244;t de munitions saute, route de Chaudefontaine, incendiant quatre immeubles et d&#233;pendances. Vers 12h30, trois Allemands sortant de l'abri Nordemann me mettent bras en l'air et me fouillent. Ils ne trouvent que des cigarettes qu'ils me laissent. On croit toujours que le pont de Pierre sur l'Aisne va sauter. Heureusement, par la suite, des patriotes sont l&#224; pour faire dispara&#238;tre les mines en les jetant &#224; l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 13h30 passe une charrette de culture charg&#233;e de dix Allemands. Un cr&#233;pitement semblable &#224; la mitraille. C'est un autre d&#233;p&#244;t de munitions qui saute dans la prairie. Les dix Allemands mettent pied &#224; terre, croyant &#224; une attaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sucrerie flambe dans le m&#234;me moment, du mat&#233;riel au quartier Valmy, l'H&#244;tel Moderne, le Hall de la Grande Vitesse et tout le p&#226;t&#233; de maison faisant angle des rues Philippe de la Force et de l'Arbre Sec. Pour &#233;viter que les pompiers ne viennent &#233;teindre ces incendies, des mitrailleuses ou autres armes encerclent les sinistres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une balle me siffle aux oreilles rue Gaillot Aubert. Une autre, rue Chanzy en rentrant chez moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cole des filles et la prison, situ&#233;es dans le noyau de l'H&#244;tel de Ville sont &#233;galement tr&#232;s menac&#233;es, mais il n'en est rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 14h00, les F.F.I. commencent &#224; entrer en action en ville, s'embusquent &#224; l'angle de la rue Camille Margaine et de la place d'Austerlitz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois cyclistes Allemands passent et se dirigent place de l'H&#244;tel de Ville. Des coups de feu. Deux seulement repassent. L'un file vers Chaudefontaine, pendant que le second d&#233;pose son v&#233;lo en face de chez moi, prend sa mitraillette et part &#224; pied vers la place d'Austerlitz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une moto mont&#233;e par deux Allemands passe et se dirige vers le haut de la ville. Ils passent sous le feu de mitraillettes place d'Austerlitz, sont manqu&#233;s, mais sont descendus en haut de la rue Florion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 15h10 arrivent quatre ou cinq (je ne sais plus) autos blind&#233;es des Croix de Lorraine. Elles viennent de Ch&#226;lons et se dirigent vers la Grange-aux-Bois. Les drapeaux sortent mais il faut les retirer rapidement, car quelques moments apr&#232;s, deux colonnes allemandes apparaissent. L'une vient de la direction de Vitry, l'autre de Chaudefontaine. On les prend pour des blind&#233;s pass&#233;s pr&#233;c&#233;demment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ea tiraille un peu partout. Les Allemands semblent ma&#238;tres de la ville, &#233;tant bien sup&#233;rieurs en nombre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un Allemand est post&#233; sur le seuil de ma porte (ferm&#233;e &#224; double tour), un autre en face du seuil de l'escalier du Ch&#226;teau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Am&#233;ricains, signal&#233;s &#224; Auve, n'arrivent pas. Le temps passe. Toujours des coups de feu. Sept Allemands brisent la vitrine de la bijouterie Barth&#233;l&#233;my, p&#233;n&#232;trent &#224; l'int&#233;rieur, et pillent &#224; loisir. Ils ressortent essaient de briser l'autre vitrine, se retirent place d'Austerlitz, p&#233;n&#232;trent au bazar Foucault et au caf&#233; de Paris. D'autres se dirigent vers un caf&#233;, pour eux aussi, se d&#233;salt&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_360 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH381/liberation2-35ca4.jpg?1773418840' width='250' height='381' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;La nuit approche. Que va-t-on devenir ? Nous voyons tout cela de notre fen&#234;tre du 1er &#233;tage ou du seuil de la porte quand cela se peut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brusquement, entre 20h00 et 20h30, d'infernals coups de canon venant du haut de la ville &#233;parpillent les Allemands de la place d'Austerlitz et font voler la pi&#232;ce d'artillerie en &#233;clats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la colonne am&#233;ricaine traverse la ville, faisant feu de toutes pi&#232;ces. Vacarme assourdissant. Les maisons tremblent. Les balles sifflent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre incendie a &#233;t&#233; allum&#233; pr&#232;s de la deuxi&#232;me maison en venant de Ch&#226;lons. Dernier crime des Allemands avant de partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_361 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH371/liberation3-83f23.jpg?1773418840' width='250' height='371' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;C'est la Lib&#233;ration ! Il fait presque nuit ! Il &#233;tait temps !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les drapeaux, &#224; nouveau, flottent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pass&#233; la nuit du 29 au 30 ao&#251;t 1944 &#224; ma fen&#234;tre, au premier &#233;tage, pour observer, &#224; la faveur d'un beau clair de lune, ces moments importants.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Robert SCHANDELER&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>LA NECROPOLE DE LA FORET D'HAULZY</title>
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		<dc:date>2004-10-22T17:06:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans un pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, nous avons pr&#233;sent&#233; le site de d&#233;fense de la for&#234;t d'Haulzy. Je ne sais pas si vous f&#251;tes nombreux &#224; vous rendre sur les lieux pour vous rendre compte, de visu, du travail colossal que nos anc&#234;tres pr&#233;historiques ont r&#233;alis&#233; pour assurer leur d&#233;fense sur un site privil&#233;gi&#233;. C'est vrai, rien ne presse. Tout est l&#224; depuis des si&#232;cles et ne risque pas de dispara&#238;tre demain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les tumulus que nous &#233;voquons aujourd'hui ne vous procureront pas les m&#234;mes sensations, le m&#234;me &#233;tonnement. Depuis (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Revue N&#176;25&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, nous avons pr&#233;sent&#233; le site de d&#233;fense de la for&#234;t d'Haulzy. Je ne sais pas si vous f&#251;tes nombreux &#224; vous rendre sur les lieux pour vous rendre compte, de visu, du travail colossal que nos anc&#234;tres pr&#233;historiques ont r&#233;alis&#233; pour assurer leur d&#233;fense sur un site privil&#233;gi&#233;. C'est vrai, rien ne presse. Tout est l&#224; depuis des si&#232;cles et ne risque pas de dispara&#238;tre demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tumulus que nous &#233;voquons aujourd'hui ne vous procureront pas les m&#234;mes sensations, le m&#234;me &#233;tonnement. Depuis le d&#233;but du XIX&#232;me si&#232;cle, &#233;poque o&#249; GOURY les r&#233;pertoria et fouilla, la for&#234;t a &#233;t&#233; consid&#233;rablement transform&#233;e. Les plantations de r&#233;sineux, les chemins d'exploitation et surtout les tranch&#233;es de la premi&#232;re guerre mondiale ont boulevers&#233; le terrain. Je suis parti &#224; leur recherche, accompagn&#233; de notre photographe Claude CAPPY, avec comme guide Pierre de GRANDRUT, maire de Servon-Melzicourt. Et on vous assure, nous en avons trouv&#233; une bonne dizaine en une demi-heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment s'y rendre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laissez votre v&#233;hicule &#224; Melzicourt, continuer sur le chemin qui m&#232;ne au camp retranch&#233;, poursuivez tout droit en laissant le camp sur votre gauche. Apr&#232;s cinq cents m&#232;tres, vous sortez de la for&#234;t et vous apercevez une maison au lointain, &#171; reste &#187; de la ferme de S&#233;bastopol. Prenez alors &#224; droite une vaste all&#233;e foresti&#232;re et l&#224;, &#224; gauche, au bord de l'all&#233;e parfois ou &#224; cent ou deux cents m&#232;tres, vous devez en trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais au fait, qu'est-ce qu'un tumulus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un monticule de terre ou de pierres recouvrant une ou plusieurs s&#233;pultures, &#233;lev&#233; principalement sous le n&#233;olithique ou &#226;ge de bronze (3.000 ans av. J.C.). Certains peuvent comprendre une ou plusieurs chambres fun&#233;raires. Les membres d'une famille peuvent &#234;tre enterr&#233;s l&#224; ensemble. Ce mode d'inhumation &#233;tait fr&#233;quent dans les &#238;les britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe, vers 2.000 ans av. J.C., ces longs tumulus sont abandonn&#233;s et remplac&#233;s par des tumulus circulaires qui r&#233;pondent &#224; des fun&#233;railles individuelles par cr&#233;mation du corps (le corps &#233;tait br&#251;l&#233; dans un cercueil en bois) puis mise en terre du r&#233;cipient contenant les cendres. On peut trouver, associ&#233;s &#224; cette urne, divers objets indiquant le statut social du d&#233;funt, bijou, arme et aussi d'autres objets rituels ou des r&#233;ceptacles de nourriture. Ces tumulus ne sont jamais isol&#233;s. Ils sont rattach&#233;s &#224; des groupes humains vivant &#224; proximit&#233; et forment des cimeti&#232;res qui peuvent &#234;tre tr&#232;s &#233;tendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pratique a perdur&#233; pendant le premier &#226;ge du fer (Hallstatt). Celui d'Haulzy serait relativement r&#233;cent : 500 &#224; 200 ans av. J.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se pr&#233;sentent aujourd'hui les tumulus d'Haulzy ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bouleversements dont nous avons parl&#233; plus haut et aussi &#233;rosion, renards, blaireaux et fouilles de Monsieur GOURY ont r&#233;duit ces monticules &#224; peu de chose.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;La n&#233;cropole d'Haulzy&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_362 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH809/tumulus1-0f0b7.jpg?1773467686' width='500' height='809' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, leur altitude ne d&#233;passe pas un m&#232;tre. C'est leur forme circulaire, fort r&#233;guli&#232;re, qui permet de les diff&#233;rencier d'amas plus r&#233;cents. On remarque souvent une tranch&#233;e partant du centre et suivant un rayon correspondant &#224; la fouille de GOURY. Il faut donc avoir un &#339;il attentif, un peu d'imagination et la r&#233;colte peut &#234;tre int&#233;ressante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En son temps, Monsieur GOURY en a d&#233;nombr&#233; soixante dix-huit et il les a tous fouill&#233;s m&#233;ticuleusement, avec l'aide d'ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les d&#233;couvertes de Georges GOURY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va d&#233;couvrir dans chaque tumulus, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, une urne souvent en bon &#233;tat, parfois bris&#233;e soit par une racine ou un renard. L'urne est plac&#233;e au niveau du sol. Celui-ci n'est pas calcin&#233;, ce qui laisse penser que la cr&#233;mation ne s'est pas d&#233;roul&#233;e &#224; cet endroit, mais &#224; proximit&#233;. On trouve d'ailleurs, pas loin, des restes de cendre laissant supposer la place du b&#251;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urne contient les d&#233;bris des os incompl&#232;tement br&#251;l&#233;s, parfois deux ou trois poign&#233;es, parfois de quoi remplir presque une urne de grande dimension. Ces fragments d'os atteignent au maximum six centim&#232;tres. On note l'absence compl&#232;te de dents (la flamme du b&#251;cher a d&#251; faire &#233;clater l'&#233;mail). L'urne se trouve g&#233;n&#233;ralement plac&#233;e au centre de la cendre du b&#251;cher qui la recouvre. L'obturation &#233;tait assur&#233;e parfois par des v&#233;g&#233;taux retrouv&#233;s dans les oxydes m&#233;talliques provenant du mobilier fun&#233;raire dont nous parlerons plus loin. GOURY a trouv&#233; des urnes ferm&#233;es l'une par une &#233;cuelle renvers&#233;e, l'autre par une seconde urne, elle aussi renvers&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cendres ont &#233;t&#233; accumul&#233;es au-dessus de l'urne pour former un premier tumulus. Puis la terre sableuse de la for&#234;t, prise aux alentours, a recouvert le tout pour former la butte ext&#233;rieure. Parfois, &#224; une dizaine de centim&#232;tres au-dessus de l'urne, on trouve un caillou blanc en quartz. La pr&#233;sence de cet &#233;l&#233;ment &#233;tranger au sol semble bien intentionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mobilier fun&#233;raire est le plus souvent fort alt&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les bijoux en bronze pass&#233;s sous le b&#251;cher forment des masses ind&#233;terminables de m&#233;tal fondu.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pointes de lances en fer
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ep&#233;es bris&#233;es intentionnellement en trois, poignards, objets en silex (le silex avait rendu trop de services pour qu'on le d&#233;daigne, le m&#233;tal &#233;tait un objet de luxe).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Coupelles
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Objets de toilette (rasoir)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Collier de guerrier appel&#233; torque, consid&#233;r&#233; comme l'embl&#232;me national du peuple gaulois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut s'&#233;tonner de la diversit&#233; des objets rencontr&#233;s. Ils semblent r&#233;pondre &#224; trois vocations :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Parer le d&#233;funt de ses bijoux
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'accompagner des signes soulignant sa bravoure
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lui permettre de bien voyager dans l'au-del&#224; : coupelles, terrines, vase contenant peut-&#234;tre, &#224; l'origine, des aliments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_363 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH588/tumulus2-61c99.jpg?1773467686' width='450' height='588' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Quelques d&#233;couvertes de Georges Goury&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compte-rendu de la fouille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour chaque tumulus, GOURY donne avec pr&#233;cision la description du r&#233;sultat de sa fouille. Voici, par exemple, le compte-rendu concernant le tumulus 70 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;TUMULUS LXX &#8220; diam&#232;tre : 20 m&#232;tres &#8220; hauteur 1m25 &#8220; Dans l'amas de cendre assez consid&#233;rable, &#233;taient d&#233;pos&#233;s, l'un dans l'autre, avec du charbon tout autour : une fibule, au centre d'un bracelet, plac&#233; lui-m&#234;me dans un torque. Ces objets sont nettement marniens. Le torque (diam&#232;tre : 151mm et 142mm) se compose d'une tige unie termin&#233;e par deux gros tampons creux (diam&#232;tre 30mm) ; la transition de la gracilit&#233; de la tige &#224; la largeur du tampon est m&#233;nag&#233;e par une perle de m&#233;tal enserr&#233;e entre deux anneaux cordel&#233;s. Le bracelet (diam&#232;tre : 67mm) porte quatre petits renflements sym&#233;triques, les intervalles sont orn&#233;s de douze traits produisant &#224; leur tour de l&#233;gers renflements ; il y a une fente pour l'introduction au bras. La fibule, &#224; fort ressort et &#224; corps renfl&#233;, a son appendice relev&#233; sur le corps et termin&#233; par une boule orn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urne fun&#233;raire se trouvait en contrebas du sol naturel, dans une fosse orient&#233;e Est-Ouest, profonde de 0m60, large de 0m75 et longue de deux m&#232;tres.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis il fait une &#233;tude critique de la n&#233;cropole bien longue et bien savante, r&#233;serv&#233;e aux initi&#233;s et qui permet de dater pr&#233;cis&#233;ment la n&#233;cropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail consid&#233;rable de M. GOURY men&#233; en for&#234;t d'Haulzy vers 1950 a permis de donner un nouvel &#233;clairage fort pr&#233;cis sur les pratiques fun&#233;raires des &#171; premiers gaulois &#187;. Ses d&#233;couvertes ont &#233;t&#233; consign&#233;es et analys&#233;es dans un fascicule : &#171; L'enceinte d'Haulzy et sa n&#233;cropole &#187; &#233;dit&#233;, semble-t-il, &#224; compte d'auteur et que nous a gentiment pr&#234;t&#233; Monsieur P. de GRANRUT. Nous nous en sommes largement inspir&#233;s. Le mobilier a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; au mus&#233;e Lorrain de Nancy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui s'y rendra pour v&#233;rifier qu'il s'y trouve encore ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_364 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH318/tumulus3-94b20.jpg?1773467686' width='450' height='318' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_365 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH318/tumulus4-01d05.jpg?1773467686' width='450' height='318' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;A la recherche des tumulus &#8220; Photos C. CAPPY&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/la-necropole-de-la-foret-d-haulzy_a202.pdf" length="149724" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'HISTOIRE DU CASINO (suite) - &#224; un nouveau concept, un nouveau nom</title>
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		<dc:date>2004-10-21T17:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Delemotte</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Casino perd son nom en 1983. Le 18 mars, s'ouvre la &#171; bo&#238;te &#224; tubes &#187;. Apr&#232;s trois ans de l&#233;thargie, les travaux ont &#233;t&#233; entrepris par Monsieur Claude JEANTEAU, qui propose un nouveau concept. La salle devient un cin&#233;ma qui se transforme en bo&#238;te de nuit. Au rez-de-chauss&#233;e, un snack propose une restauration moderne aux clients. L'affiche est all&#233;chante et les projets ambitieux. On parle m&#234;me d'y installer une radio libre nantie de toutes les autorisations n&#233;cessaires : Radio Champagne Argonne. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Revue N&#176;25&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Casino perd son nom en 1983. Le 18 mars, s'ouvre la &#171; bo&#238;te &#224; tubes &#187;. Apr&#232;s trois ans de l&#233;thargie, les travaux ont &#233;t&#233; entrepris par Monsieur Claude JEANTEAU, qui propose un nouveau concept. La salle devient un cin&#233;ma qui se transforme en bo&#238;te de nuit. Au rez-de-chauss&#233;e, un snack propose une restauration moderne aux clients. L'affiche est all&#233;chante et les projets ambitieux. On parle m&#234;me d'y installer une radio libre nantie de toutes les autorisations n&#233;cessaires : Radio Champagne Argonne. L'entreprise fait figure d'exemple, mais d&#232;s le d&#233;but de l'ann&#233;e 1985, l'entrepreneur conna&#238;t des difficult&#233;s financi&#232;res (il a investi 3,6 millions de Francs dans l'affaire). Un comit&#233; de soutien se forme &#171; charg&#233; d'&#233;tudier les possibilit&#233;s afin d'&#233;viter la fermeture de l'&#233;tablissement &#187;. Ce comit&#233; n'aura gu&#232;re le temps d'entreprendre une r&#233;elle action. Le 1er d&#233;cembre 1985, un incendie d&#233;truisait les installations de la bo&#238;te &#224; tubes. Beaucoup de temps sera n&#233;cessaire pour que le cin&#233;ma renaisse de ses cendres. Dans un article de l'Union, Isabelle DUBOIS, la journaliste, explique : &lt;i&gt;&#171; L'enqu&#234;te a r&#233;v&#233;l&#233; que l'incendie &#233;tait d'origine criminelle, mais le dossier n'est toujours pas class&#233; et risque de tra&#238;ner &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 1989, Jean-Luc HANNEQUIN, promoteur de la soci&#233;t&#233; Excalibur, promet l'ouverture d'un cin&#233;ma du m&#234;me nom et d'un restaurant-bar &#171; Le Napol&#233;on &#187;. Mais le dossier n'aboutit pas. On croit m&#234;me un moment que le nom &#171; Le Casino &#187; pourrait refleurir le fronton de l'&#233;tablissement, quand Monsieur Domingo CARDOSO se montre int&#233;ress&#233; par la reprise. La salle ouvre en octobre et cent deux spectateurs assistent &#224; la projection d'Indiana Jones. Quelques jours plus tard, la bo&#238;te ouvre ses portes &#224; un public ravi. Fin juillet, quatorze mille huit cent cin&#233;philes ont appr&#233;ci&#233; la nouvelle structure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las, d&#232;s janvier 1992, on annonce le redressement judiciaire de la soci&#233;t&#233;. En septembre, un repreneur se manifeste. Monsieur S&#233;bastien SANCHEZ annonce l'ouverture du &#171; JUMP &#187;, g&#233;r&#233; par Corinne et Xavier. Mais les probl&#232;mes restent les m&#234;mes et Robert GAUTIER, le maire, n'est pas satisfait. La salle n'est toujours pas rentable. Pourtant, des efforts sont faits : les locaux sont r&#233;nov&#233;s. Un nouveau g&#233;rant, Eric LENGRAND, participe &#224; plusieurs &#233;ditions de la f&#234;te du cin&#233;ma, lance un programme arts et essais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La temp&#234;te de d&#233;cembre 1999 n'&#233;pargne pas la toiture qui est d&#233;truite en grande partie. L'obstination d'Eric LENGRAND permet la r&#233;ouverture d&#232;s le 1er avril 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, en septembre, ce dernier passe la main &#224; Monsieur BENDER, jusqu'alors patron de la &#171; Cervoise &#187;, qui baptise le lieu &#171; Le Kapittell &#187;, du nom d'une bi&#232;re belge. Le nom change mais le concept reste le m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fa&#231;ade centenaire va subir une cure de jouvence en 2001&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le programme de r&#233;novation est lanc&#233; par la municipalit&#233;. La pierre est (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . On se penche alors sur l'histoire du b&#226;timent pour que les tailleurs de pierre puissent lui redonner son caract&#232;re authentique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_366 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH421/casino-0b6a7.jpg?1773427896' width='250' height='421' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Diff&#233;rentes hypoth&#232;ses ont &#233;t&#233; &#233;mises concernant des trous mutilant la fa&#231;ade : mitraillage &#224; l'occasion de la lib&#233;ration de la ville le 30 ao&#251;t 1944 ? Balles tir&#233;es par des avions italiens en juin 1940 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers ont pass&#233; trois semaines du mois de mars 2001 pour r&#233;parer les outrages. La verri&#232;re, con&#231;ue en 1903 par l'architecte PICQUART pour &#233;clairer la salle a &#233;t&#233;, elle aussi, r&#233;nov&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie du cin&#233;ma continue aujourd'hui, dirig&#233;e par Monsieur Bernard LANFROY, qui programme des films &#224; succ&#232;s, une fa&#231;on de limiter les risques d'une telle entreprise et de p&#233;renniser ainsi l'existence d'un &#233;l&#233;ment de la vie culturelle locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction de la salle des f&#234;tes du quartier Valmy et l'annonce de l'installation d'un syst&#232;me de retransmission par satellite sur &#233;cran g&#233;ant (VTHR) ont fait craindre une d&#233;saffection du cin&#233;ma en centre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le projet VTHR n'a jamais vu le jour et la salle des f&#234;tes remplit d'autres fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salle du &#171; Casino &#187; reste donc promise &#224; de nombreuses projections, m&#234;me si l'existence d'une salle de cin&#233;ma &#224; Sainte-M&#233;nehould semble &#234;tre promise &#224; une remise en cause perp&#233;tuelle. La fa&#231;ade de l'&#233;difice, tant d&#233;cri&#233;e par BAILLON (Sainte-M&#233;nehould et ses environs) fait partie aujourd'hui du patrimoine local inali&#233;nable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Documentation :&lt;/strong&gt; J. HAMM
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt; Archives &#8220; Journal l'Union &#8220; Bulletin Municipal &#8220; BAILLON (Sainte-M&#233;nehould et ses environs).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le programme de r&#233;novation est lanc&#233; par la municipalit&#233;. La pierre est ab&#238;m&#233;e, la verri&#232;re a &#233;t&#233; en partie obstru&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>EN 1769, LAVOISIER CONTROLE LE MAGASIN DES TABACS DE SAINTE-MENEHOULD </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article204</link>
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		<dc:date>2004-10-20T17:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Delemotte</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Antoine Laurent LAVOISIER est connu pour ses travaux en chimie. Il fut le premier &#224; faire l'analyse de l'air, &#224; identifier l'oxyg&#232;ne et l'azote et &#224; donner la composition du gaz carbonique. En plein si&#232;cle des lumi&#232;res, ce chercheur travaille sur la m&#233;thode de nomenclature chimique et publie en 1789 le trait&#233; &#233;l&#233;mentaire de chimie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant rien ne semblait pr&#233;disposer LAVOISIER &#224; embrasser une carri&#232;re de savant. Il suit des &#233;tudes de droit &#224; la facult&#233;, avant d'entamer, en 1764, une carri&#232;re au Barreau (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Revue N&#176;25&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Antoine Laurent LAVOISIER est connu pour ses travaux en chimie. Il fut le premier &#224; faire l'analyse de l'air, &#224; identifier l'oxyg&#232;ne et l'azote et &#224; donner la composition du gaz carbonique. En plein si&#232;cle des lumi&#232;res, ce chercheur travaille sur la m&#233;thode de nomenclature chimique et publie en 1789 le trait&#233; &#233;l&#233;mentaire de chimie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant rien ne semblait pr&#233;disposer LAVOISIER &#224; embrasser une carri&#232;re de savant. Il suit des &#233;tudes de droit &#224; la facult&#233;, avant d'entamer, en 1764, une carri&#232;re au Barreau de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pourtant ni le chimiste, ni l'avocat, qui visitera Sainte-M&#233;nehould le 22 septembre 1769. En effet, Antoine Laurent LAVOISIER est &#224; l'&#233;poque inspecteur r&#233;gional de la Ferme, sous les ordres du directeur de la commission du tabac, Jacques PAULZE. LAVOISIER entre dans la Ferme g&#233;n&#233;rale en qualit&#233; d'adjoint du vieux fermier g&#233;n&#233;ral Fran&#231;ois BAUDON. La compagnie des fermiers g&#233;n&#233;raux &#233;tait une soci&#233;t&#233; priv&#233;e de soixante membres. Tous les six ans, elle n&#233;gociait un bail (d'o&#249; le nom de fermier) avec le Tr&#233;sor Royal. La Ferme percevait les taxes, notamment la gabelle et les douanes int&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anc&#234;tre de notre fisc &#233;tait impopulaire. C'est donc en tant qu'inspecteur des imp&#244;ts que LAVOISIER rend un rapport &#224; Jacques PAULZE o&#249; il soup&#231;onne le responsable du magasin des tabacs de dissimuler une partie des ventes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pr&#233;voit m&#234;me une visite surprise &#224; la fin du mois de septembre, pour d&#233;couvrir le pot aux roses. Non content de v&#233;rifier la bonne marche du commerce du tabac, il propose de surprendre les officiers du grenier &#224; sel qui semblent avoir oubli&#233; leurs devoirs. On n'a pas trace d'un courrier exposant les conclusions de l'inspecteur LAVOISIER. Ses rumeurs &#233;taient-elles infond&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On garde &#224; Sainte-M&#233;nehould l'emplacement du grenier &#224; sel, construit entre la rue Gaillot Aubert et le bras de l'Aisne. O&#249; pouvait &#234;tre situ&#233; l'entrep&#244;t des tabacs ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;CORRESPONDANCE DE LAVOISIER
&lt;p&gt;N&#176;99&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LAVOISIER A PAULZE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 septembre 1769&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Archives de Chabrol, O.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Timbre de la poste : Ch&#226;lons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la main d'un secr&#233;taire. Signature seule de Lavoisier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; Monsieur PAULZE,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;fermier g&#233;n&#233;ral du Roy &#224; l'H&#244;tel des fermes &#224; Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ch&#226;lons S.M. le 22 septembre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 1769&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une de mes occupations, Monsieur, en passant il y a six semaines &#224; Sainte-M&#233;nehould, a &#233;t&#233; de me transporter &#224; l'entrep&#244;t pour examiner l'&#233;tat des tabacs. Le magasin est situ&#233; au rez-de-chauss&#233;e dans une petite chambre qui a &#233;t&#233; construite expr&#232;s dans la cour. Ce magasin m'a paru tr&#232;s sec et les tabacs en tr&#232;s bon &#233;tat. Je suis persuad&#233;, m&#234;me, qu'ils doivent en &#233;prouver quelque d&#233;chet. J'&#233;tois fort tranquille apr&#232;s cela sur l'&#233;tat de cet entrep&#244;t lorsque j'ai appris il y a quelques jours qu'ind&#233;pendamment de ce magasin, l'entreposeur avoit un petit caveau dans lequel il faisoit passer alternativement les tabacs qu'il livroit au public. Comme je n'ai confi&#233; &#224; personne le projet que j'ai d'aller &#224; Sainte-M&#233;nehould &#224; la fin du mois, j'esp&#232;re que je serai en &#233;tat d'&#233;claircir le fait. Et je vous en rendrai compte. Je ferai en m&#234;me temps en sorte d'arriver &#224; Sainte-M&#233;nehould un jour de distribution du Sel, afin de voir si les officiers du grenier assistent aux ventes et de r&#233;tablir le bon ordre dont on paroit s'&#234;tre &#233;cart&#233; dans ce grenier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai l'honneur d'&#234;tre avec un tr&#232;s sinc&#232;re attachement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre tr&#232;s humble et tr&#232;s ob&#233;issant serviteur&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;LAVOISIER&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 1793, la Convention d&#233;cide l'arrestation de tous les fermiers g&#233;n&#233;raux. LAVOISIER se constitue prisonnier. Il est envoy&#233; devant le Tribunal R&#233;volutionnaire. Il est condamn&#233; &#224; mort et guillotin&#233; le 8 mai 1794.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source :&lt;/strong&gt; Acad&#233;mie des Sciences Archives et Patrimoine historique, 23 quai de Conti, 75006 PARIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/en-1769-lavoisier-controle-le-magasin-des-tabacs-de-sainte_a204-2.pdf" length="11313" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TRISTE HISTOIRE DE LA GRANDE GUERRE EN ARGONNE</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article205</link>
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		<dc:date>2004-10-18T17:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Labric</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fouillot a rassembl&#233; ses gamelles et pris une demi-douzaine de bidons en bandouli&#232;re. &#171; Allez, Fouassier, t'es pr&#234;t. T'as les bafouilles ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a un barrage formidable avant d'arriver aux tranch&#233;es, mais Fouillot a jur&#233; de monter la soupe quand m&#234;me en ligne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Fouassier avance timidement : &#171; On pourrait peut-&#234;tre attendre encore un peu ; &#231;a n'avance &#224; rien. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le cuistot s'indigne, braillard et cramoisi : &#171; Tu viens, que je te dis, eh, lavette. Derri&#232;re Massiges, toutes les roulantes sont en action (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;1914-1918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_369 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH240/soupe1-2-c5e71.jpg?1773435448' width='300' height='240' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fouillot a rassembl&#233; ses gamelles et pris une demi-douzaine de bidons en bandouli&#232;re.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Allez, Fouassier, t'es pr&#234;t. T'as les bafouilles ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un barrage formidable avant d'arriver aux tranch&#233;es, mais Fouillot a jur&#233; de monter la soupe quand m&#234;me en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fouassier avance timidement :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; On pourrait peut-&#234;tre attendre encore un peu ; &#231;a n'avance &#224; rien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le cuistot s'indigne, braillard et cramoisi :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Tu viens, que je te dis, eh, lavette. Derri&#232;re Massiges, toutes les roulantes sont en action et les corv&#233;es de ravitaillement remplissent les seaux de toile et les bouteillons. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fourrier de la 5&#232;me hausse les &#233;paules :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; J'en connais qui sont &#171; dingues &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'injure atteint Fouillot qui riposte dans son langage imag&#233; :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Tu t'en fous, toi, gras &#224; lard, t'as becquet&#233; ton compte, mais eux l&#224;-haut, ils n'ont rien dans le buffet depuis hier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, suivi de Fouassier, charg&#233;s tous deux comme des mulets, les voil&#224; partis par la sente des Territoriaux. Il y a du riz au gras dans les bouteillons, de la gnole dans les bidons, du vin dans les seaux de toile et les lettres dans une musette. Seulement, comme les seaux de pinard sont pleins jusqu'au bord et qu'en marchant, on risque d'en renverser un peu, une fois parvenu au d&#233;tour du boyau, Fouillot s'arr&#234;te et invite son second :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; T'as ton quart, grosse nouille ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, &#224; la surface du seau, il enl&#232;ve le trop-plein : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Bois un coup et pas un mot &#224; la reine-m&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A son tour, il vide un plein quart. Ses petits yeux fouinards scintillent, et, tandis qu'il s'essuie les l&#232;vres du revers de sa manche, il proclame :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Ca fait quand m&#234;me du bien par o&#249; &#231;a passe. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et soudain, pris de remord :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Les potes n'y perdent rien ; vaut mieux qu'on le boive, nous, plut&#244;t que &#231;a se foute par terre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes de soupe ont environ six kilom&#232;tres &#224; faire pour gagner la premi&#232;re ligne et si Fouillot a tenu d'y aller de jour, c'est pour que les gars de l'escouade aient la soupe chaude et leur ravitaillement de bonne heure. Il se r&#233;jouit &#224; l'avance de la satisfaction que vont &#233;prouver les copains et dit &#224; son second :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Tu parles s'ils vont &#234;tre &#233;pat&#233;s &#224; la cinqui&#232;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fouassier ne r&#233;pond rien, il se contente de suivre le cuistot comme son ombre. Avant d'arriver aux tranch&#233;es de soutien o&#249; sont blotties, dans les abris &#233;troits, des sections toutes fra&#238;ches et toutes neuves, les deux cuistots sont contraints de s'arr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant, un v&#233;ritable rideau de fusants et de percutants leur barre la route. Personne n'avance, &#224; l'exception des agents de liaison et des t&#233;l&#233;phonistes, les uns bondissant d'un P.C. &#224; l'autre, les autres raccrochant &#224; des ba&#239;onnettes fich&#233;es dans les sacs &#224; terre, les fils coup&#233;s sous le marmitage.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Je t'avais bien dit, g&#233;mit Fouassier, qu'on ne pourrait pas passer. &#187;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Ta g fait Fouillot cramoisi, les autres passent bien, il n'y a pas de raison pour qu'on ne passe pas ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des abris de c&#244;t&#233;, bourr&#233;s d'hommes en armes, montent des conseils de prudence.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Planquez-vous donc les gars, il y en a au moins pour une heure. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais Fouillot ne veut rien entendre. Il a d&#233;cid&#233; d'apporter la soupe chaude aux copains et il ira jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un sergent du g&#233;nie qui tue ses poux &#224; l'entr&#233;e d'un gourbi, lui lance au passage :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Eh, cuistot, tu ferais mieux de nous refiler ton pinard plut&#244;t que d'aller te faire bousiller. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fouillot ne daigne pas r&#233;pondre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il se retourne seulement de temps &#224; autre pour voir si Fouassier est toujours l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre geint et tra&#238;ne la jambe :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Si c'est pas malheureux d'aller au-devant pour se faire descendre. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fouillot r&#233;plique :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Magne-toi que j'te dis, eh paquet d'os. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour d'eux, le bombardement s'accentue et la pluie d'obus s'acharne &#224; tort et &#224; travers, d&#233;molissant les abris les plus solides et enfouissant les hommes qui sont dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va falloir maintenant franchir le barrage. Le marmitage a fait le vide dans le boyau, on ne voit seulement que des pieds qui d&#233;passent et des yeux atterr&#233;s qui luisent dans l'ombre des abris. Fouillot fonce toujours de l'avant, avec ses bidons qui brinqueballent sur son dos, ses gamelles au bout de son b&#226;ton et son seau de pinard qu'il porte aussi d&#233;votement que si c'&#233;tait le Saint-Sacrement. Mais Fouassier ne veut plus suivre. Il s'arr&#234;te, pose tout son chargement par terre et dit au cuistot :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Vas-y si tu veux, moi je marche pas pour me faire casser la gueule. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fouillot s'est retourn&#233; d'un seul coup, furieux et bl&#234;me. Ses l&#232;vres ont un rictus de m&#233;pris et laissent &#233;chapper :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Sang de navet. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis il repart tout seul, h&#233;ro&#239;que, sublime, bravant, avec toute sa boustifaille sur le dos, l'ouragan furieux des artilleries d&#233;cha&#238;n&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fusant, un percutant, &#231;a se suit comme dans la plupart des tirs de barrage. Le bombardement d&#233;ferle en &#233;ventail sur environ deux kilom&#232;tres et la pluie de fer d&#233;chiquette tout autour de nous. Toutefois, je calcule que j'aurai le temps de passer, d'autant que les boyaux ne sont pas encombr&#233;s. Je viens d'aller &#224; l'artillerie et il me faut revenir en vitesse au P.C. du colonel o&#249; l'on attend d'urgence la r&#233;ponse. Une fois encore, le t&#233;l&#233;phone est coup&#233; de partout. La ligne est arrach&#233;e dans tout le secteur par le bombardement et les hommes de liaison n'arr&#234;tent pas de courir dans la fum&#233;e des &#233;clatements. De temps &#224; autre, quand &#231;a tombe trop pr&#232;s, je me tapis en me jetant &#224; plat ventre dans le boyau, car il est impossible de trouver la moindre place dans les abris qui sont archi-bond&#233;s. Et, &#224; chaque coup, je m'attends au massacre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, en travers du boyau, j'aper&#231;ois un homme &#224; demi agenouill&#233; et qui semble immobile. J'ai reconnu de suite la silhouette de Fouillot. Il a encore tous ses bidons sur le dos et son bras gauche tendu maintient en &#233;quilibre le seau de pinard. Mais les bouteillons ont roul&#233; par terre, o&#249; leur contenu s'&#233;tale lamentablement avec du sang qui macule le riz. En deux bonds, je suis pr&#232;s du cuistot et le secoue :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Fouillot, es-tu bless&#233; ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne r&#233;pond pas. Il est appuy&#233; sur son genou gauche, l'autre jambe l&#233;g&#232;rement ploy&#233;e en avant et sa main droite est rest&#233;e crisp&#233;e &#224; son b&#226;ton. Il a d&#251; &#234;tre surpris au moment pr&#233;cis o&#249; il se relevait pour faire un nouveau bond sous le barrage. Ses yeux sont grands ouverts, mais son visage a d&#233;j&#224; la teinte cireuse de celui des morts. J'appelle encore, car on esp&#232;re toujours un peu :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#171; Fouillot, allons Fouillot, ne reste pas l&#224;, je vais t'aider. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peine perdue, le cuistot de la 5&#232;me est mort. Un shrapnell lui a tranch&#233; tout net la carotide et du sang lui d&#233;gouline en abondance dans le cou. Derri&#232;re nous, le bombardement diminue d'intensit&#233;, pour faire place comme toujours au calme le plus complet. Alors les hommes sortent des abris et s'&#233;brouent joyeusement. On se lance des blagues. Au-dessus de nos t&#234;tes, dans le ciel tr&#232;s pur, un avion scintillant ronronne &#233;perdument. Les derniers rayons du soleil font miroiter son h&#233;lice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'en bas, les canons, sans doute fatigu&#233;s, ne tirent m&#234;me pas sur lui. Le soir est tr&#232;s doux et, comme apr&#232;s chaque marmitage terrible, &lt;span class='spip_document_368 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH193/soupe2-1cb3f.jpg?1773435448' width='300' height='193' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;chacun &#233;prouve une sorte de joie farouche : celle de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf Fouillot Isidore, cuistot de la 5&#232;me compagnie, h&#233;ros anonyme comme tant d'autres, tomb&#233; au champ d'honneur de la roulante pour avoir voulu, co&#251;te que co&#251;te, porter la soupe aux copains&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/triste-histoire-de-la-grande-guerre-en-argonne_a205.pdf" length="77757" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'YVAN NOUS A QUITTE</title>
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		<dc:date>2004-10-17T17:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Desingly</dc:creator>


		<dc:subject>m&#233;n&#233;hildien</dc:subject>
		<dc:subject>c&#233;l&#232;bre</dc:subject>
		<dc:subject>hier</dc:subject>
		<dc:subject>personnage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous &#233;voquons aujourd'hui un de nos concitoyens, qui a marqu&#233; d'une fa&#231;on originale la vie de la cit&#233; et qui n'est que depuis quelques semaines &#224; classer dans les m&#233;n&#233;hildiens d'hier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour retracer la vie mouvement&#233;e d'Yvan DESINGLY, donnons la parole &#224; notre vice-pr&#233;sident, qui pronon&#231;a en l'&#233;glise Saint-Charles de Sainte-M&#233;nehould, son &#233;loge fun&#232;bre. Dans le prochain num&#233;ro, nous reviendrons sur certains aspects, les plus originaux, de la vie de cet argonnais hors du commun. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Argonnais, Yvan est n&#233; le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Revue N&#176;25&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;m&#233;n&#233;hildien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;c&#233;l&#232;bre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;hier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;personnage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nous &#233;voquons aujourd'hui un de nos concitoyens, qui a marqu&#233; d'une fa&#231;on originale la vie de la cit&#233; et qui n'est que depuis quelques semaines &#224; classer dans les m&#233;n&#233;hildiens d'hier.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour retracer la vie mouvement&#233;e d'Yvan DESINGLY, donnons la parole &#224; notre vice-pr&#233;sident, qui pronon&#231;a en l'&#233;glise Saint-Charles de Sainte-M&#233;nehould, son &#233;loge fun&#232;bre. Dans le prochain num&#233;ro, nous reviendrons sur certains aspects, les plus originaux, de la vie de cet argonnais hors du commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Argonnais, Yvan est n&#233; le 14.09.1918 &#224; Ch&#226;tillon-sur-Sa&#244;ne, du fait de l'&#233;vacuation. Il v&#233;cut une enfance simple et heureuse dans une famille passionn&#233;e de sport. La vie de ses parents lui apprit tr&#232;s t&#244;t que le travail m&#232;ne &#224; l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan a grandi en Argonne, au milieu de la nature, jusqu'&#224; son entr&#233;e &#224; Reims dans un lyc&#233;e professionnel. Puis il effectue son service militaire dans les transmissions et fait donc partie, aujourd'hui, des anciens combattants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la seconde guerre mondiale, il d&#233;croche ses dipl&#244;mes de moniteur d'&#233;ducation physique, de ma&#238;tre nageur sauveteur, au fort d'Antibes. Professeur d'&#233;ducation physique itin&#233;rant dans les &#233;coles primaires, il se marie, en 1943 &#224; Reims. De cette union naquirent deux enfants : Jo&#235;l et Fran&#231;oise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des hostilit&#233;s, il enseigne la gymnastique au lyc&#233;e Chanzy. Jusqu'en 1958, son exceptionnelle constitution physique, une sant&#233; &#224; toutes &#233;preuves, lui permettent de cumuler diverses activit&#233;s. Avant l'heure, il devient un commer&#231;ant multicartes (armurier, poissonnier, r&#233;parateur de solex, de t&#233;l&#233;). Il a le sens des affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eclectique, il sait rebondir. Il aime relever les d&#233;fis et le sport reste et restera toujours son violon d'Ingres. En 1960, il s'investit dans le tir &#224; l'arc, pour devenir champion de France de tir &#224; l'oiseau. D&#233;sormais, les exploits sportifs ne le quitteront plus :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; travers&#233;e de la Manche avec son p&#233;dale voile (1983)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; tour de France en p&#233;dalo
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; descente du Rhin sur plus de mille kilom&#232;tres
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; raid des canaux en r&#233;gion Nord - Pas de Calais
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; championnat du monde de p&#233;dalo en Suisse
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; championnat du monde de l'endurance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste est longue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1963, il ouvre un restaurant &#171; le Soleil d'Or &#187; &#224; l'emplacement de la banque d'Alsace Lorraine et s'engage &#224; porter haut la gastronomie locale. Il cr&#233;e une confr&#233;rie du pied de cochon et s'associe, en tant que membre, &#224; plus de cent autres confr&#233;ries nationales et europ&#233;ennes. Le folkloriste est n&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;pose, en 1967, au concours L&#233;pine, son fameux &#171; pied d'or &#187;. Il cr&#233;e le concours europ&#233;en du pied de cochon. Son activit&#233; &#233;tait inlassable. Elle se manifestait dans tous les domaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;nergie &#233;tait le trait essentiel de son caract&#232;re. Entreprenant, il s'engageait toujours &#224; fond. Il a suivi, je crois, la voie que sa conscience lui a dict&#233;e, sans se soucier des reproches, ni des compliments.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_370 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH477/yvan-b9658.jpg?1773442754' width='300' height='477' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il avait l'esprit vif et ing&#233;nieux. Aussi, c'est sans doute dans son travail et dans ses d&#233;fis qu'il se procurait les joies les plus pures. C'&#233;tait un homme libre, sans moule et comme il aimait le dire, sans pr&#233;tention : &lt;i&gt;&#171; pour faire des choses, il faut vivre comme si on ne devait jamais mourir &#187;.&lt;/i&gt; D'un naturel sociable, il se pr&#234;tait volontiers &#224; toutes les exigences de l'amiti&#233;, voire aux railleries. Il comptait de nombreux amis dans l'hexagone d'hier ou d'aujourd'hui : Achille Zavatta, Jean Richard, Henri Guybet, Pierre Bonte, Dutour, Cabu et chez lui, l'amiti&#233; n'&#233;tait pas un vain mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assidu des plateaux de t&#233;l&#233;, de radio, il a &#233;t&#233; sans aucun doute un des meilleurs ambassadeurs de l'Argonne &#224; travers la France, l'Europe, voire le monde. Des milliers de cartes postales ont franchi les fronti&#232;res avec sa flamme d'oblit&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; plus de quatre-vingts ans, faisant bien souvent la une des quotidiens, Yvan a su mettre en avant la fantaisie, l'audace, la curiosit&#233;. Il a &#233;t&#233; en quelque sorte une jeunesse continu&#233;e parce que sa vieillesse a &#233;t&#233; l'h&#233;ritage de sa jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Yvan nous quitte. L'Argonne perd avec lui une figure embl&#233;matique, m&#234;me si quelquefois son exub&#233;rance a &#233;t&#233; d&#233;cri&#233;e, que sa forte personnalit&#233; d&#233;rangeait, je reste convaincu que la chaleur de sa sympathie, son rire franc, son action, feront na&#238;tre des regrets unanimes &#224; tous ceux qui l'ont approch&#233; ou connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan, de tes multiples facettes, j'avais oubli&#233; le grand farceur. Aussi, peut-&#234;tre as-tu d&#233;cid&#233;, le 9 juin vers 11h00, sans rien dire &#224; personne, comme un peu &#224; ton habitude, d'accrocher &#224; ton actif un nouveau record d'endurance : en levant les yeux vers le ciel, partir p&#233;daler pour l'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, pour conclure, j'emprunterai le titre du dernier livre de S&#339;ur Emmanuelle &lt;i&gt;&#171; Vivre, &#224; quoi &#231;a sert ? &#187;&lt;/i&gt; La r&#233;ponse est peut-&#234;tre dans tout ce que tu as fait. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LE BASKET... A L'AIGLONNE</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Pierre dit M&#233;ry</dc:creator>



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&lt;p&gt;Il a d&#233;but&#233; en 1935, sous l'impulsion de Guy SAUVAGEOT. Originaire de Wassy (Haute-Marne), ce jeune, nouveau M&#233;n&#233;hildien, travaillait &#224; la banque Varin-Bernier. Il rentrait du service militaire et venait d'&#234;tre affect&#233; &#224; l'agence de Sainte-M&#233;nehould. Passionn&#233; de th&#233;&#226;tre et de basket, qu'il avait d&#233;couvert &#224; l'arm&#233;e, il a de suite adh&#233;r&#233; &#224; l'Aiglonne, comme gymnaste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aussit&#244;t, il insista aupr&#232;s des responsables pour cr&#233;er une section basket et aupr&#232;s des autres jeunes pour qu'ils s'engagent avec lui. Convaincus, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Revue N&#176;25&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a d&#233;but&#233; en 1935, sous l'impulsion de Guy SAUVAGEOT. Originaire de Wassy (Haute-Marne), ce jeune, nouveau M&#233;n&#233;hildien, travaillait &#224; la banque Varin-Bernier. Il rentrait du service militaire et venait d'&#234;tre affect&#233; &#224; l'agence de Sainte-M&#233;nehould. Passionn&#233; de th&#233;&#226;tre et de basket, qu'il avait d&#233;couvert &#224; l'arm&#233;e, il a de suite adh&#233;r&#233; &#224; l'Aiglonne, comme gymnaste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussit&#244;t, il insista aupr&#232;s des responsables pour cr&#233;er une section basket et aupr&#232;s des autres jeunes pour qu'ils s'engagent avec lui. Convaincus, dirigeants et jeunes am&#233;nag&#232;rent sommairement un terrain &#224; &#171; Mon id&#233;e &#187;, l&#224; o&#249; l'Union Sociale poss&#233;dait un terrain de jeux pour les patronages (futur stade Abb&#233; Huot, aujourd'hui lotissement des Jardins de Mon Id&#233;e). Le sol fut &#233;galis&#233;, tass&#233;, sabl&#233;, mat&#233;rialis&#233;, des poteaux portant les panneaux furent plant&#233;s, une baraque, en guise de vestiaire, &#233;difi&#233;e. Rapidement, deux &#233;quipes furent constitu&#233;es. Avec Guy SAUVAGEOT se retrouvaient : Jean JUPIN, Andr&#233; SAUNIER, Roger ZAMBAUX, Georges JACQUEMENT, Pierre BELLOC, Aristide BARTECHESKI, BIGORGNE, DESPRES, SARRAZIN, JACQUINOT et quelques autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, le basket commen&#231;ait &#224; se populariser. Les championnats n'&#233;taient pas encore organis&#233;s pour tous les niveaux. Les rencontres avec d'autres soci&#233;t&#233;s se faisaient surtout sous forme de tournois, de coupes entre &#233;quipes de m&#234;me niveau, dans un rayon assez restreint. Plusieurs &#233;quipes rurales existaient dans le secteur : Court&#233;mont, Dommartin-sous-Hans, Sommepy, Saint-Mard-sur-le-Mont, Saint-Hilaire-le-Grand. Plus loin, c'&#233;tait Ch&#226;lons, Recy, Plivot, Vitry Il y eut ainsi une coupe de l'Aiglonne, remise en jeu chaque ann&#233;e. Les basketteurs rejoignaient les lieux de comp&#233;tition dans les voitures particuli&#232;res des parents et amis, et parfois en v&#233;lo !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre a suspendu pour un temps les activit&#233;s sportives timidement reprises en 1942-43 au terrain de Mon Id&#233;e, r&#233;quisitionn&#233; &#224; ce moment l&#224; pour le d&#233;veloppement du sport dans toutes les &#233;coles de la ville. Le terrain fut remis en &#233;tat et un vestiaire plus s&#233;rieux am&#233;nag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Lib&#233;ration, l'Isle Sainte-Marie, plus proche du centre ville, venait d'&#234;tre acquise par l'Union Sociale. L&#224;, sur d'anciens courts de tennis, avec l'aide d'une entreprise locale et des Aiglons b&#233;n&#233;voles, un terrain de basket fut am&#233;nag&#233;. C'est la place qu'occupe aujourd'hui la salle Emile No&#235;l. Certains anciens avaient quitt&#233; Menou, une nouvelle g&#233;n&#233;ration de basketteurs s'investit, sous la direction d'Yvan DESINGLY, dipl&#244;m&#233; sportif. Les entra&#238;nement reprirent avec Ren&#233; NOEL, Maurice OUDIN, Henri CARVALHOSA, Serge et Denis RADIX, Claude et Daniel HERBILLON, Jean et Ren&#233; JUPIN, Roger et Pierre ZAMBAUX, Bernard LELIEVRE, Jean et Paul JACQUEMET, Pierre ROBIN, . PIERRE GRANTOT, dont j'ai oubli&#233; les pr&#233;noms, et quelques autres. Deux &#233;quipes engag&#233;es dans les championnats d&#233;partementaux obtinrent d'honorables succ&#232;s. Durant plusieurs saisons, les matchs de championnat, pour donner une certaine notori&#233;t&#233; au basket, eurent lieu sur la place d'Austerlitz, &#224; l'angle nord-est. Ces dimanches, une voiture &#224; chevaux transportait les panneaux de basket amovibles stock&#233;s &#224; l'Isle Sainte-Marie, avec, pour &#233;quilibrer, des contrepoids constitu&#233;s par des traverses de chemin de fer. Des Aiglons travaillant &#224; l'entreprise DUBOIS avaient confectionn&#233; ces panneaux et mat&#233;rialis&#233; une aire de jeu sur la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 1950, plusieurs basketteurs quitt&#232;rent Menou sans que s'investisse une nouvelle g&#233;n&#233;ration de jeunes. Le terrain d'entra&#238;nement de l'Isle Sainte-Marie fut destin&#233; &#224; la construction d'une salle de spectacle et le basket disparut pendant plus de vingt ans de l'Aiglonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est lorsque fut construit le gymnase aux Vertes-Voyes, apr&#232;s 1970, que d'anciens Aiglons, mordus de basket, reconstitu&#232;rent avec tous les jeunes poussins puis benjamins, les premiers &#233;l&#233;ments du renouveau du basket &#224; l'Aiglonne. Jean JUPIN et Maurice OUDIN en furent les premiers organisateurs et les entra&#238;neurs. Ils engag&#232;rent, suivant les saisons, une, puis deux &#233;quipes benjamins puis cadets, qui, &#224; deux reprises furent championnes de la Marne honneur F.F.B.B. Les cadets deviennent juniors puis seniors ; aussi, depuis la saison 1999-2000, c'est une &#233;quipe senior qui d&#233;fend les couleurs de Menou. Elle aussi fut championne honneur en 2001, avec en prime, la mont&#233;e en cat&#233;gorie sup&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le renouvellement tarde &#224; se faire. Jean JUPIN (83 ans) toujours sur la br&#232;che pour les relations et d'administration du basket, recherche, inquiet, entra&#238;neurs et jeunes qui accepteraient de s'investir et de poursuivre l'aventure du basket &#224; Sainte-M&#233;nehould.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_371 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH308/basket1-8dfa1.jpg?1773445187' width='450' height='308' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Juste apr&#232;s guerre &#8220; Il faut tenir les panneaux ?&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_372 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH311/equipe-5f7ae.jpg?1773445187' width='450' height='311' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;L'&#233;quipe &#224; la Lib&#233;ration
&lt;p&gt;Premier rang : Bernard LELIEVRE &#8220; Maurice OUDIN &#8220; GRANTOT &#8220; PIERRE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me rang : Claude HERBILLON &#8220; Denis RADIX &#8220; Ren&#233; JUPIN &#8220; Serge RADIX&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>ELLES SONT SI BELLES</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Elles sont si belles qu'on se doit de les publier. C'est toujours le 13 mai 1956. Les musiciens de l'Aiglonne entourent Miss El&#233;gance (photo du haut). Pour identifier les joyeux drilles de l'Aiglonne, se reporter au num&#233;ro 23. Zappy Max, pr&#233;sentateur vedette de l'&#233;poque (photo du bas), se livre &#224; une s&#233;ance de d&#233;dicaces.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Revue N&#176;25&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elles sont si belles qu'on se doit de les publier. C'est toujours le 13 mai 1956. Les musiciens de l'Aiglonne entourent Miss El&#233;gance (photo du haut). Pour identifier les joyeux drilles de l'Aiglonne, se reporter au num&#233;ro 23. Zappy Max, pr&#233;sentateur vedette de l'&#233;poque (photo du bas), se livre &#224; une s&#233;ance de d&#233;dicaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_374 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH296/belles2-f93a8.jpg?1773484754' width='450' height='296' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_373 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH290/belles1-8e83c.jpg?1773484754' width='450' height='290' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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