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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Compte rendu de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale</title>
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		<dc:date>2005-04-25T17:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Hamm</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 4 mars 2005 s'est tenue l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de notre association. Luc Delemotte, Pr&#233;sident, accueillait Monsieur le Sous-Pr&#233;fet R. Le Deun, Monsieur le Maire B. Courot et une nombreuse assistance. Il a &#233;galement eu une pens&#233;e pour Messieurs Jean-Baptiste et Lefeuvre, d&#233;c&#233;d&#233;s dans l'ann&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt; Quatre num&#233;ros du &#171; Petit Journal &#187; sont parus dans l'ann&#233;e, le rythme semble bien &#233;tabli et le tirage est pass&#233; &#224; trois cent vingt-cinq exemplaires (deux cent dix abonn&#233;s auxquels s'ajoute la vente chez quatre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 4 mars 2005 s'est tenue l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de notre association. Luc Delemotte, Pr&#233;sident, accueillait Monsieur le Sous-Pr&#233;fet R. Le Deun, Monsieur le Maire B. Courot et une nombreuse assistance. Il a &#233;galement eu une pens&#233;e pour Messieurs Jean-Baptiste et Lefeuvre, d&#233;c&#233;d&#233;s dans l'ann&#233;e.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Quatre num&#233;ros du &#171; Petit Journal &#187; sont parus dans l'ann&#233;e, le rythme semble bien &#233;tabli et le tirage est pass&#233; &#224; trois cent vingt-cinq exemplaires (deux cent dix abonn&#233;s auxquels s'ajoute la vente chez quatre d&#233;positaires : l'Office de Tourisme de Sainte-M&#233;nehould, Vertes-Voyes Presse, la librairie du centre ville et le tabac presse des Islettes. Le r&#233;dacteur Fran&#231;ois Duboisy regrette que quelques erreurs, que nous nous devrons d'&#233;liminer, se glissent encore dans les textes. Nous essayons de publier des articles &#224; la port&#233;e de tous, innover sans copier sur d'illustres pr&#233;d&#233;cesseurs, avoir toujours les m&#234;mes rubriques. Une nouvelle rubrique va d'ailleurs appara&#238;tre : personnages connus de Sainte-M&#233;nehould ou de ses environs.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Trois points forts ont marqu&#233; l'ann&#233;e 2004 :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - La &#171; veill&#233;e de l'Histoire &#187; consacr&#233;e &#224; la Lib&#233;ration de Sainte-M&#233;nehould a permis d'accueillir cent cinquante personnes, dont de nombreux t&#233;moins de l'&#233;v&#233;nement, soir&#233;e anim&#233;e par Monsieur Herv&#233; Chabaud et Fran&#231;ois Duboisy. John Jussy l'a enregistr&#233;e, Raymond Charles et Marie-Christine Roubaud l'ont transcrite. Les fascicules sont donn&#233;s &#224; toute personne en faisant la demande.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - La brochure des &#171; Recettes Argonnaises &#187; de Madame Cappy, sortie pour la foire aux pommes de Moiremont, a connu un franc succ&#232;s. L'auteur a fourni un gros travail, aid&#233;e par Fran&#231;ois Duboisy et Marie-Christine Roubaud. L'ouvrage, &#233;dit&#233; &#224; mille exemplaires, a d&#233;j&#224; int&#233;gr&#233; neuf cents foyers.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - &#171; La Route de Varennes &#187; d'Alexandre Dumas a pu enfin &#234;tre r&#233;&#233;dit&#233;, avec le concours de Jean Maigret, Jacques Hussenet, Luc Delemotte et Claude Cappy. Edit&#233; &#224; trois cents exemplaires, il est en vente dans nos points habituels et aussi &#224; Ch&#226;lons-en-Champagne, Reims et Varennes. La vente se fait calmement. Un petit regret : les communes concern&#233;es par le r&#233;cit, que nous avons contact&#233;es, n'ont r&#233;pondu que fort timidement.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Notre association ne re&#231;oit pas de subvention. Elle est soutenue par neuf annonceurs : Shopi, qui assure les quatre pages de couverture, la bouquinerie de Hans, Crochet Fr&#232;res, le Cheval Rouge, Jean P&#233;ridon, le C.R.C.A, Guillaume G&#233;rard, Vertes-Voyes presse et la menuiserie Idenn.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les finances sont saines, m&#234;me exc&#233;dentaires et nous cherchons des projets pour les employer &#224; bon escient. Cette situation est le fruit du travail de nombreux b&#233;n&#233;voles et d'une gestion rigoureuse.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La r&#233;&#233;lection, &#224; l'unanimit&#233;, des trois sortants (R.Charles, F. Duboisy et J.Hamm n'a pas pos&#233; de probl&#232;me et un nouveau membre &#233;lu, Monsieur Jean-Claude L&#233;ger, vient grossir le rang du conseil d'administration.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En conclusion de cette assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, Monsieur le Sous-Pr&#233;fet remercie l'association de l'avoir invit&#233; et fait part de sa satisfaction d'avoir assist&#233; &#224; une r&#233;union de personnes qui s'investissent autant dans un groupe qui fonctionne sans demander de subvention. L'histoire locale int&#233;resse le public mais il s'interroge sur l'implication des jeunes dans cette recherche de m&#233;moire.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'AGONIE DU PLUS VIEUX MUR DE MENOU </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article225</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article225</guid>
		<dc:date>2005-04-24T13:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Delemotte</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La destruction du mur qui longeait la rue Aubry-Milet a laiss&#233; plus d'un m&#233;n&#233;hildien dubitatif. On s'&#233;tait habitu&#233;s &#224; ces m&#232;tres de parement de briques prot&#233;geant une cour d&#233;sert&#233;e. M&#234;me les plus vieux voisins n'avaient pas connu d'activit&#233; en ce lieu et la porte &#224; double battant qui s'ouvrait sur la rue Gaillot-Aubert semblait condamn&#233;e depuis des lustres. Une porte basse pos&#233;e &#224; quelques pas de la rue Chanzy entretenait son myst&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce paysage pittoresque a aujourd'hui disparu. Les anciens communs ont &#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Le d&#233;but de l'agonie &#8220; Photo CAPPY C ;&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La destruction du mur qui longeait la rue Aubry-Milet a laiss&#233; plus d'un m&#233;n&#233;hildien dubitatif. On s'&#233;tait habitu&#233;s &#224; ces m&#232;tres de parement de briques prot&#233;geant une cour d&#233;sert&#233;e. M&#234;me les plus vieux voisins n'avaient pas connu d'activit&#233; en ce lieu et la porte &#224; double battant qui s'ouvrait sur la rue Gaillot-Aubert semblait condamn&#233;e depuis des lustres. Une porte basse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir en page 1 de couverture.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pos&#233;e &#224; quelques pas de la rue Chanzy entretenait son myst&#232;re.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce paysage pittoresque a aujourd'hui disparu. Les anciens communs ont &#233;t&#233; mis &#224; bas pour laisser place &#224; un parking et la maison, connue sous le nom de maison CHEMERY, attend d'&#234;tre confi&#233;e aux d&#233;molisseurs. A cette place, le Foyer R&#233;mois devrait &#233;riger un immeuble de trois logements et des garages.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La disparition de ces b&#226;timents anciens a &#233;veill&#233; la curiosit&#233; des personnes sensibles &#224; l'histoire locale. Situ&#233; en plein centre, cet &#238;lot construit est dense et on trouve sur les cartes anciennes de Sainte-M&#233;nehould des traces de b&#226;ti.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_1159 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH332/agonie1-92d84.jpg?1773426691' width='300' height='332' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tout d'abord, sur le plan de la reconstitution de la ville avant l'incendie de 1719, plan &#233;dit&#233; dans le Buirette d'origine, on note la pr&#233;sence de b&#226;timents eccl&#233;siastiques : une &#233;glise occupe de sa longueur une partie de l'actuelle rue Chanzy, appel&#233;e alors rue de la Grande Auche. Parall&#232;le &#224; cette rue, on note que la rue Gaillot-Aubert s'appelait la rue des Capucins, car les moines y &#233;taient install&#233;s. Seule la rue Aubry-Milet (orthographi&#233;e alors Aubri-Milet) n'a pas chang&#233; de nom depuis. Aubry-Milet fut un bienfaiteur de la ville. La l&#233;gende du plan indique que ces b&#226;timents &#233;taient ceux des dames religieuses.
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une monographie a &#233;t&#233; consacr&#233;e aux s&#339;urs de la congr&#233;gation Notre-Dame de 1627 &#224; 1792. On y apprend qu'elles ach&#232;tent une maison rue de la Grande Auche en 1629.Le monast&#232;re est prosp&#232;re et se distingue par une bonne administration. Les religieuses ach&#232;tent les maisons voisines et font construire l'&#233;glise.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; B&#226;tie en pierre, elle est petite mais orn&#233;e avec go&#251;t, remarquable par sa grande r&#233;gularit&#233; int&#233;rieure Le ch&#339;ur est spacieux ; on y marche sur un pav&#233; de marbre noir et blanc ; les stalles et boiseries sont bien sculpt&#233;es, son plafond d&#233;cor&#233; de diff&#233;rentes peintures repr&#233;sentant des sujets de l'Ecriture Sainte. Une grille en fer artistement travaill&#233;e s&#233;pare ce ch&#339;ur de l'&#233;glise. En un mot, il est d'une beaut&#233; si remarquable que Monsieur de Tavanne, lorsqu'il vient faire sa premi&#232;re visite &#233;piscopale dit &#171; qu'il &#233;tait digne d'une abbesse ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Malheureusement, la banqueroute de Law et l'incendie de la ville ruinent les s&#339;urs en 1719-1720. Elles continuent toutefois &#224; se vouer &#224; leur mission premi&#232;re : l'&#233;ducation des jeunes filles. Buirette n'est pas tendre avec les religieuses de la congr&#233;gation Notre-Dame. Le Lieutenant g&#233;n&#233;ral du baillage, Fran&#231;ois Boileau et le greffier Bardeau ont dress&#233; la liste des b&#226;timents br&#251;l&#233;s pendant l'incendie de 1719 et d&#233;crivent la mis&#232;re des bourgeois ruin&#233;s par ce malheur. L'historien m&#233;n&#233;hildien conclut ce rapport par cette sentence : &lt;i&gt;&#171; On voit,, qu'elle furent la perte et la d&#233;tresse des habitants rest&#233;s sans asile et d&#233;pourvus de tout. Plusieurs avaient esp&#233;r&#233; trouver un refuge charitable dans les deux couvents, qui, plus heureux que l'h&#244;pital, avaient &#233;chapp&#233; &#224; l'incendie ; mais les dames religieuses refus&#232;rent, sous diff&#233;rents pr&#233;textes, d'ouvrir leur porte. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce manque de charit&#233; chr&#233;tienne bouleverse l'auteur. Le miracle qui marqua cette d&#233;sastreuse ann&#233;e ne se reproduisit pas. Pendant la p&#233;riode r&#233;volutionnaire, le couvent est d&#233;truit. Ce que le feu avait &#233;pargn&#233;, la main de l'homme l'a d&#233;moli.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Laissons le mot de la fin &#224; s&#339;ur Marie-Christine Hubie, qui a r&#233;dig&#233; cette monographie en octobre 2001 :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Que dire des b&#226;timents ? L'&#233;glise a &#233;t&#233; d&#233;molie ; on n'a pu sauvegarder que six grands tableaux qui ont &#233;t&#233; suspendus dans l'&#233;glise paroissiale. Sur une partie du couvent, un coll&#232;ge a &#233;t&#233; construit et une autre partie est devenue la caserne de la gendarmerie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ces informations sont vraisemblablement extraites du livre de Buirette, mais qu'en est-il exactement aujourd'hui ? O&#249; sont les tableaux mentionn&#233;s ?&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le b&#226;timent qui fut construit le long de la rue Aubry-Milet ressemble &#224; un entrep&#244;t. Des quais de d&#233;chargement attestent de l'existence d'une activit&#233; commerciale.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_1161 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH277/agonie3-54fdd.jpg?1773426691' width='500' height='277' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;Qui dira quelle &#233;tait cette activit&#233; commerciale ?&lt;br&gt; Photo MOURLET G.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Le d&#233;but de l'agonie &#8220; Photo CAPPY C ;&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir en page 1 de couverture.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>UN MANQUE DE MEMOIRE QUI FAIT DESORDRE </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article226</link>
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		<dc:date>2005-04-23T13:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude L&#233;ger</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le registre des audiences du tribunal civil et criminel de la haute, moyenne et basse justice de La Neuville-au-Pont, d&#233;pos&#233; aux Archives D&#233;partementales de la Marne, retrace la vie de la ruralit&#233; argonnaise, avec parfois des affaires bien cocasses. Jugez-en vous-m&#234;mes &#224; la lecture de ce compte-rendu d'audience. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Ce jourd'hui vingt quatre juillet mil sept cent quatre vingt trois l'audience tenue par nous Louis Nicolas Pellerin avocat en parlement exer&#231;ant la justice et police de La (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut1' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Ledit Jagin en jetant son chapeau sur terre dit audit (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le registre des audiences du tribunal civil et criminel de la haute, moyenne et basse justice de La Neuville-au-Pont, d&#233;pos&#233; aux Archives D&#233;partementales de la Marne, retrace la vie de la ruralit&#233; argonnaise, avec parfois des affaires bien cocasses. Jugez-en vous-m&#234;mes &#224; la lecture de ce compte-rendu d'audience.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_1163 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L375xH500/registre-b6f94.jpg?1773441717' width='375' height='500' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; Ce jourd'hui vingt quatre juillet mil sept cent quatre vingt trois l'audience tenue par nous Louis Nicolas Pellerin avocat en parlement exer&#231;ant la justice et police de La Neuville-au-Pont y &#233;tant au lieu accoutum&#233; de tenir l'audience assist&#233; de notre greffier ordinaire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En la cause d'entre le procureur fiscal en ladite justice et police demandeur et comparant en personne lequel nous a dit en vertu de notre jugement du dix-sept de ce mois, il a fait assigner par notre huissier ordinaire &#224; la baguette le jour d'hier les personnes de Charles Darny serrurier, Fran&#231;ois Godefroy vigneron, Claude Buache tourneur, Jean Nicolas Lamotte charron, Louis Letache bourrelier et Jean Louis Soudant tonnelier pour &#234;tre ou&#239;s en l'enqu&#234;te de police ordonn&#233;e par notre dit jugement et que par le m&#234;me sergent, il a fait &#233;galement assigner &#224; la baguette le nomm&#233; Jean Jagin manoeuvrier demeurant en ce lieu pour pouvoir pr&#234;ter serment auxdits t&#233;moins et fournir des reproches contre eux si il y a.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Contre ledit Jagin comparant en personne et attendu la comparution desdits t&#233;moins, ledit Darny &#226;g&#233; de quarante trois ans, ledit Godefroy &#226;g&#233; de quarante sept ans, ledit Buache &#226;g&#233; cinquante deux ans, ledit Letache soixante quatre ans, ledit Soudant trente huit ans, et le dit Jagin nous a d&#233;clar&#233; qu'il n'a aucun reproche &#224; fournir contre lesdits t&#233;moins les reconnaissant pour d'honn&#234;tes gens.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sur quoi attendu la comparution desdits t&#233;moins et la d&#233;claration dudit Jagin nous avons, en sa pr&#233;sence, pris et re&#231;u leurs serments lesquels ont d&#233;clar&#233; n'&#234;tre parents alli&#233;s ni serviteurs dudit Jagin. De ce en qui et en cons&#233;quence ordonnons qu'il sera tout pr&#233;sentement proc&#233;d&#233; &#224; l'enqu&#234;te et audition desdits t&#233;moins.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Lesdits Darny, Godefroy, Buache, Lamotte, et Soudant apr&#232;s serment tous pr&#233;sentement par eux, pr&#234;ts &#224; dire v&#233;rit&#233;, lesdits Darny, Godefroy, Lamotte et Soudant ont d&#233;pos&#233; unanimement que ledit Jagin est venu les rechercher le sept du pr&#233;sent mois de juillet vers les dix heures du matin pour les mener chez Ma&#238;tre Frerson pr&#234;tre cur&#233; de ce lieu pour &#234;tre pr&#233;sent aux discours qu'il allait tenir audit Sieur cur&#233; sur le mariage qu'il voulait contracter avec une femme qu'il habite et avec laquelle il disait n'&#234;tre point mari&#233;, qu'arrivait avec ledit Jagin avec la personne qu'il habite ; chez ledit sieur cur&#233; ledit Jagin a dit audit sieur cur&#233; qu'il n'&#233;tait point mari&#233; avec Marie Jeanne Pichtre qui demeurait avec lui depuis onze ans et qu'il voulait se marier avec elle dans la foi catholique que ledit sieur Frerson lui ayant r&#233;pondu que depuis longtemps il lui avait dit qu'il &#233;tait mari&#233; selon le Rite de l'Eglise, ce que ladite Pichtre a confirm&#233; ledit sieur Frerson lui ayant aussi observ&#233; qu'il ne pouvait les marier une seconde fois.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas1' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Ledit Jagin en jetant son chapeau sur terre dit audit (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Charles, Emmanuel SEDILLOT </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article227</link>
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		<dc:date>2005-04-22T13:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Stupp</dc:creator>


		<dc:subject>c&#233;l&#232;bre</dc:subject>
		<dc:subject>personnage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'encyclop&#233;die Larousse retient, parmi les grands hommes admis &#224; l'honneur d'y figurer, un certain Charles Emmanuel S&#233;dillot, n&#233; &#224; Paris en 1804 et mort le 29 janvier 1883 &#224; Sainte-M&#233;nehould. Ce m&#234;me ouvrage retient pour lui les titres de Professeur &#224; l'h&#244;pital militaire du Val de Gr&#226;ce, Professeur &#224; la facult&#233; de M&#233;decine de Strasbourg, M&#233;decin g&#233;n&#233;ral directeur de l'&#233;cole de M&#233;decine Militaire de cette ville. &lt;br class='autobr' /&gt; Un tel palmar&#232;s m&#233;rite de retenir l'attention et de faire le bilan de 78 ans d'une existence (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;c&#233;l&#232;bre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;personnage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'encyclop&#233;die Larousse retient, parmi les grands hommes admis &#224; l'honneur d'y figurer, un certain Charles Emmanuel S&#233;dillot, n&#233; &#224; Paris en 1804 et mort le 29 janvier 1883 &#224; Sainte-M&#233;nehould. Ce m&#234;me ouvrage retient pour lui les titres de Professeur &#224; l'h&#244;pital militaire du Val de Gr&#226;ce, Professeur &#224; la facult&#233; de M&#233;decine de Strasbourg, M&#233;decin g&#233;n&#233;ral directeur de l'&#233;cole de M&#233;decine Militaire de cette ville.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un tel palmar&#232;s m&#233;rite de retenir l'attention et de faire le bilan de 78 ans d'une existence consacr&#233;e &#224; la m&#233;decine, &#224; son enseignement &#224; la facult&#233;, comme &#224; sa pratique sur le champ de bataille ou au lit d'h&#244;pital.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;S&#233;dillot fut un chirurgien de tr&#232;s grand talent, de r&#233;putation europ&#233;enne, un op&#233;rateur d'une extr&#234;me habilet&#233;, remarquable par son coup d'&#339;il et la s&#251;ret&#233; de son diagnostic. Auteur d'un trait&#233; de m&#233;decine op&#233;ratoire devenu classique, il fut le cr&#233;ateur de la &#171; gastrostomie &#187;, voie artificielle qu'il eut l'id&#233;e de cr&#233;er chez les malades qu'un r&#233;tr&#233;cissement oesophagien condamnait &#224; mourir d'inanition.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un grand soldat, parti volontaire en 1830 dans les ambulances polonaises, dans les rangs d'un pays &#224; la reconqu&#234;te de sa libert&#233;. On le retrouve en 1837 participant &#224; la prise de Constantine. Volontaire encore, bien qu'en retraite, il rejoint Haguenau en 1870, pour op&#233;rer de nombreux bless&#233;s de l'arm&#233;e du Rhin.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un physiologiste distingu&#233;, mettant en pratique un des premiers l'anesth&#233;sie au chloroforme &#224; Strasbourg. Il consacre &#224; cette nouvelle technique tous ses soins et la d&#233;fend avec opini&#226;tret&#233; contre ses adversaires.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Son admission au concours d'agr&#233;gation de la facult&#233; de Strasbourg pour les chaires de clinique chirurgicale et de pathologie externe a donn&#233; lieu &#224; une pol&#233;mique violente orchestr&#233;e par ceux qui, d&#233;j&#224;, voulaient faire croire qu'il existe deux m&#233;decines et deux sortes de malades, selon ou non qu'ils portent l'uniforme. Aux attaques de ces &#171; racistes m&#233;dicaux &#187; c'est le simple talent qui r&#233;pondit. &#171; La solde du guerrier et le traitement du paisible professeur &#187; se rejoignirent alternativement dans la m&#234;me main, S&#233;dillot fut nomm&#233; professeur malgr&#233; ses d&#233;tracteurs, pour le plus grand bien des malades et des &#233;tudiants.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Car ses &#233;l&#232;ves furent des civils comme des militaires. La premi&#232;re &#233;cole du service sant&#233; militaire fut cr&#233;e &#224; Strasbourg en 1864. Install&#233;e d'abord &#224; l'h&#244;pital militaire, puis dans un b&#226;timent, place de la cath&#233;drale, son premier directeur officiel en fut encore S&#233;dillot, nomm&#233; m&#233;decin inspecteur depuis 1860, apr&#232;s avoir parcouru toute la hi&#233;rarchie de la m&#233;decine militaire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sur l'exemple du ma&#238;tre op&#233;rant les bless&#233;s &#224; Haguenau, les &#233;l&#232;ves se r&#233;pandront &#224; leur tour, pendant le si&#232;ge, dans toutes les ambulances de la ville, apportant &#224; la population leurs soins et leur d&#233;vouement.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La facult&#233; de Nancy recueillera S&#233;dillot apr&#232;s la guerre de 1870 comme elle fit pour toute l'&#233;lite intellectuelle strasbourgeoise qui refusa les honneurs de l'universit&#233; allemande.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Au terme d'une destin&#233;e si bien remplie, c'est le charme de notre cit&#233; qui a su retenir ce grand m&#233;decin, autant que l'&#233;gale proximit&#233; de la facult&#233; de Nancy o&#249; il &#233;tait professeur honoraire, et de Paris o&#249; r&#233;sidait sa famille.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Son acte de d&#233;c&#232;s est dat&#233; du 29 janvier 1883, en pr&#233;sence de Ferdinand Genissieu, sous-pr&#233;fet et de Victor Ernest Percebois, pr&#233;sident du tribunal civil. Ces m&#234;mes archives rec&#232;lent une lettre du maire de l'&#233;poque, se plaignant am&#232;rement au pr&#233;fet de Ch&#226;lons du manque de compr&#233;hension du chanoine de la ville, lequel avait refus&#233; l'usage du &#171; corbillard attel&#233; &#187; pour le transport du corps de la maison &#224; l'&#233;glise et de l'&#233;glise &#224; la gare, pour le reconduire &#224; Paris.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le cercueil r&#233;glementaire &#233;tant &#224; double enveloppe, en plomb et en bois, &#171; les malheureux porteurs pliant sous les fardeaux furent oblig&#233;s de s'arr&#234;ter nombre de fois et &#224; chaque station, c'&#233;tait entre eux un &#233;change de jurons et de grossi&#232;ret&#233;s qui choquaient les oreilles les plus endurcies &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Que ce d&#233;tail anecdotique ne nous fasse pas oublier cet homme qui sut, &#224; la fois &#234;tre un chirurgien passionn&#233; de son &#233;tat, un militaire passionn&#233; de son pays, servant en tous lieux l'un et l'autre avec talent et amour.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LE COCHON D'YVAN</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article228</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article228</guid>
		<dc:date>2005-04-20T13:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous avons &#233;voqu&#233;, dans notre pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, la disparition d'Yvan Desingly, personnage singulier qui a su faire parler de sa cit&#233; comme personne avant lui. Homme &#224; facettes avec un &#233;tonnant &#233;clectisme, il excellait dans bien des domaines, portant ainsi le nom de Sainte-M&#233;nehould dans toute la France et m&#234;me en dehors des fronti&#232;res. Journaux et revues relataient les exploits du sportif &#224; la barre de son p&#233;dalvoile, les secrets de l'inventeur du pied d'or, les souvenirs du camarade d'enfance de Jean (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut2' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Le cochon victime d'un attentat&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Nous avons &#233;voqu&#233;, dans notre pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro, la disparition d'Yvan Desingly, personnage singulier qui a su faire parler de sa cit&#233; comme personne avant lui. Homme &#224; facettes avec un &#233;tonnant &#233;clectisme, il excellait dans bien des domaines, portant ainsi le nom de Sainte-M&#233;nehould dans toute la France et m&#234;me en dehors des fronti&#232;res. Journaux et revues relataient les exploits du sportif &#224; la barre de son p&#233;dalvoile, les secrets de l'inventeur du pied d'or, les souvenirs du camarade d'enfance de Jean Dutourd, les fastes de la confr&#233;rie du Pied d'Or qu'il avait cr&#233;&#233;e. Combien de fois avons-nous entendu, lorsque nous disions &#234;tre de Menou, notre interlocuteur nous dire : &#171; Ah oui, la ville de Desingly ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il faut dire qu'en mati&#232;re de communication, il s'y connaissait, le bougre ! Il ach&#232;te une maison place du G&#233;n&#233;ral Leclerc. Il la baptise &#171; le Soleil d'Or &#187; bien que l'illustre h&#244;tel li&#233; &#224; la fuite de Louis XVI se trouve &#224; l'autre coin de la place. Alors que la recette du pied de cochon est plus que centenaire, il la r&#233;invente en enrobant le pied de p&#226;te. Il attire les journalistes, appara&#238;t fr&#233;quemment aussi bien dans le journal local que dans les revues nationales prestigieuses et dans l'&#233;trange lucarne. Cet autodidacte n'avait pas besoin des conseils des sp&#233;cialistes &#171; de la com. &#187; : il avait tout d&#233;couvert par lui-m&#234;me.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Apparition du cochon d'Yvan&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans son imagination fertile jamais fatigu&#233;e, il imagine un nouveau concept : &#171; le cochon Pied d'Or &#187; qui devient rapidement un &#233;norme objet. Un gros cochon tout rose, fix&#233; sur une remorque qu'il peut transporter en tous lieux, pour promouvoir ses pieds de cochon. Ainsi, l'animal en r&#233;sine participera aux chapitres o&#249; sa confr&#233;rie est invit&#233;e, &#224; diff&#233;rentes foires et rassemblements de la r&#233;gion.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La v&#233;rit&#233; oblige &#224; dire que l'animal ne faisait pas l'unanimit&#233;. Certains louaient l'id&#233;e de g&#233;nie, d'autres soulignaient le caract&#232;re disgracieux de l'&#233;norme porcin, pr&#233;textant qu'il ridiculisait la ville et ses habitants. Et il est vrai qu'il n'&#233;tait pas discret, l'animal de l'Yvan. Il stationnait sur la place de l'H&#244;tel de Ville ou devant la Poste et m&#234;me, son malin propri&#233;taire le pla&#231;ait judicieusement pour qu'il figure sur les photos de presse, lors des manifestations au monument au mort. Et cela encol&#233;rait le maire qui envoyait l'agent de ville pour le faire d&#233;placer.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Le cochon, prix Goncourt ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_1167 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L214xH320/cochon1-ecaf5.jpg?1773447287' width='214' height='320' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Un r&#233;mois fut nomm&#233;, en 1986, surveillant au coll&#232;ge de Sainte-M&#233;nehould. Rien d'&#233;tonnant &#224; cela, sauf que ce personnage se sentait une vocation d'&#233;crivain et, attention, pas d'&#233;crivain obscur, mais celle qui allait faire de lui le Gide ou le Proust de la fin du XX&#232;me si&#232;cle. A la fin de l'ann&#233;e scolaire, il partit pour d'autres cieux et se mit en t&#234;te de publier un roman o&#249; il relatait, entre autre et sans aucune indulgence, sa vie &#224; Sainte-M&#233;nehould. Il &#233;pinglait le fameux cochon : &lt;i&gt;&#171; Je d&#233;gustais une sp&#233;cialit&#233; locale en plaignant du regard l&#224;, devant moi, en arr&#234;t sur la place principale, mont&#233; sur une remorque basse, un &#233;norme cochon en plastique rose sur lequel une main inhumaine avait inscrit :&#171; J'veux pas aller &#224; Sainte-Menou ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le livre &#171; Feu mon histoire d'amour &#187; publi&#233; chez Grasset, b&#233;n&#233;ficia d'une critique dithyrambique du journal l'Union, r&#233;sum&#233;e ainsi : &lt;i&gt;&#171; Le style brillant et travaill&#233; jusqu'&#224; l'&#233;pure devrait ouvrir &#224; ce livre les portes du succ&#232;s et, qui sait, du Goncourt. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le cochon d'Yvan allait-il atteindre la notori&#233;t&#233; nationale ? Il n'en fut rien. Le r&#234;ve de Goncourt s'envola et le succ&#232;s ne fut pas au rendez-vous.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Le cochon dispara&#238;t&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Samedi 16 juillet 1994, au matin, Yvan constate la disparition de son cochon. La voiture est l&#224;, mais la remorque s'est volatilis&#233;e. C'est certainement l'affaire d'un mauvais plaisant. Le fac&#233;tieux Yvan pense avoir des nouvelles dans la journ&#233;e. Mais rien. Pas plus le lendemain ! Aussit&#244;t, l'inqui&#233;tude le gagnant, le propri&#233;taire envoie un courrier &#224; tous les maires du secteur, aux gendarmes, aux postiers, afin qu'ils l'aident dans les recherches.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D'autres, certainement convaincus de la perte d&#233;finitive du cochon et trouvant l&#224; mati&#232;re &#224; canular, ont annonc&#233; ses obs&#232;ques. Un faire-part fut distribu&#233; : &lt;i&gt;&#171; La soci&#233;t&#233; protectrice de l'ordre du pied de cochon a la douleur de vous faire part du d&#233;c&#232;s de monsieur cochon et de vous inviter aux obs&#232;ques qui auront lieu au cimeti&#232;re du Ch&#226;teau le samedi 23 juillet &#224; 15 heures. &#187;&lt;/i&gt; Yvan, qui n'a pas perdu son sens de l'humour, s'est dit touch&#233; par cette marque de sympathie et promet d'offrir un vin d'honneur.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Toujours rien. On passe alors &#224; l'&#233;tape sup&#233;rieure. Des affiches sont placard&#233;es dans toute la ville, promettant une r&#233;compense de 5.000 Francs pour tout renseignement. Puis la prime est port&#233;e &#224; 10.000 Francs. Aucun r&#233;sultat. C'est la conspiration du silence. Et les gendarmes, qu'est-ce qu'ils font ? Certains disent qu'ils sont plus amus&#233;s que motiv&#233;s avec cette histoire &#224; la clochemerle. Peu d'indices. L'enqu&#234;te pi&#233;tine.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas2' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Le cochon victime d'un attentat&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=27&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>QUAND ON DETRUISAIT LES USINES A PEINE CONSTRUITES</title>
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		<dc:date>2005-04-19T13:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Construire des usines a toujours &#233;t&#233; la volont&#233; des &#233;lus ; mais il est arriv&#233; que ces m&#234;mes &#233;lus ont ordonn&#233; la destruction des dites usines, pour des raisons pas trop raisonnables. C'&#233;tait en 1723 &lt;br class='autobr' /&gt; Sainte-M&#233;nehould &#233;tait en pleine reconstruction, apr&#232;s le terrible incendie de 1719 qui avait ravag&#233; presque enti&#232;rement la ville basse. Jean Vauthier, un riche marchand et propri&#233;taire d'une maison en ville, eut l'id&#233;e de faire construire un four &#224; verre. Le succ&#232;s des verreries de la vall&#233;e de la Biesme lui (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Construire des usines a toujours &#233;t&#233; la volont&#233; des &#233;lus ; mais il est arriv&#233; que ces m&#234;mes &#233;lus ont ordonn&#233; la destruction des dites usines, pour des raisons pas trop raisonnables. C'&#233;tait en 1723&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sainte-M&#233;nehould &#233;tait en pleine reconstruction, apr&#232;s le terrible incendie de 1719 qui avait ravag&#233; presque enti&#232;rement la ville basse. Jean Vauthier, un riche marchand et propri&#233;taire d'une maison en ville, eut l'id&#233;e de faire construire un four &#224; verre. Le succ&#232;s des verreries de la vall&#233;e de la Biesme lui avait certainement donn&#233; des id&#233;es. L'intendant de la province (d&#233;l&#233;gu&#233; qui exer&#231;ait l'inspection au nom du roi sur les divers services g&#233;n&#233;raux), apr&#232;s avoir demand&#233; l'avis de son subd&#233;l&#233;gu&#233;, d&#233;signa par ordonnance un terrain situ&#233; en un lieu appel&#233; &#171; B&#233;lair&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le lieu appel&#233; B&#233;lair se trouvait, comme il a &#233;t&#233; dit, &#224; l'extr&#233;mit&#233; du (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, &#224; l'extr&#233;mit&#233; du faubourg de Verri&#232;res, pour la construction de l'usine.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le four &#224; verre fut construit. Compos&#233; de quatre ouvreaux (ouvertures pratiqu&#233;es dans les fours pour y recueillir le verre en fusion), il occupait beaucoup d'ouvriers, lorsqu'un d&#233;nomm&#233; Arnould, un autre marchand de la ville, annon&#231;a que le terrain lui appartenait et voulut le r&#233;cup&#233;rer. Il dit aussi qu'aucune vente n'avait &#233;t&#233; faite.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tout aurait pu s'arranger si les gentilshommes verriers de la vall&#233;e de la Biesme ne s'&#233;taient m&#234;l&#233;s de l'affaire en d&#233;montrant que cette verrerie leur faisait concurrence et que leurs anc&#234;tres, depuis deux si&#232;cles, avaient construit des fours &#224; grands frais, avec des privil&#232;ges accord&#233;s par les souverains. De plus, et cela fut certainement le plus important, ils dirent que permettre l'installation d'un four &#224; verre dans un canton o&#249; il n'y avait pas, comme dans le Clermontois, des droits d'entr&#233;e &#224; payer (la Lorraine n'&#233;tait pas encore dans le royaume de France, ce qui se fera en 1766) c'&#233;tait an&#233;antir leur commerce et les ruiner&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le Prince de Cond&#233;, seigneur du Comt&#233; de Clermont, soutint les gentilshommes verriers et dit que l'intendant n'aurait pas d&#251; prendre une telle ordonnance, surtout sur simple avis de son subd&#233;l&#233;gu&#233;. Des lettres-patentes de sa majest&#233; auraient &#233;t&#233; indispensables.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et voil&#224; que l'histoire se transforma en affaire d'hommes. Le subd&#233;l&#233;gu&#233; &#233;tait en effet le beau-fr&#232;re de l'associ&#233; de Vauthier et, concernant ses relations avec le maire&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais cette usine, pr&#233;judiciable pour certains, &#233;tait bien entendu tr&#232;s utile pour la ville, pour l'emploi. Mais ce mot n'avait pas, au XVIII&#232;me si&#232;cle, la &#171; force &#187; qu'il a aujourd'hui. Et quelle position prit le maire, dira-t-on ? Eh bien, lui et ses &#233;chevins (conseillers) envoy&#232;rent au Prince de Cond&#233; un &#233;crit qui disait que cette usine &#233;tait nuisible pour le bien public.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Vauthier offrit d'indemniser le propri&#233;taire du terrain et le Prince de Cond&#233; &lt;i&gt;&#171; en lui payant le tiers au-del&#224; de ce que les verreries du Clermontois lui payaient &#187;&lt;/i&gt;, montra des lettres de n&#233;gociants et de seigneurs propri&#233;taires de vignes qui attestaient que les bouteilles de son usine &#233;taient de meilleure qualit&#233; que celles fabriqu&#233;es en Lorraine. En vain, par arr&#234;t&#233; du 15 mars 1724, Vautier fut condamn&#233; &#224; d&#233;molir sa verrerie et &#224; payer deux cents livres de dommages et int&#233;r&#234;ts &#224; Arnould. Interdiction fut faite de construire une autre verrerie sans la permission de sa majest&#233; (Louis XV).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La verrerie fut d&#233;truite et marqua certainement un coup dur pour le commerce local d&#233;j&#224; &#233;prouv&#233; par la fatale r&#233;vocation de l'&#233;dit de Nantes (1685) et le d&#233;part des Protestants de la ville qui s'&#233;taient expatri&#233;s en grand nombre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une histoire &#233;tonnante dont Buirette, qui en fit le r&#233;cit dans son livre d'histoire locale (1837) - &#233;crit environ cent ans apr&#232;s les &#233;v&#233;nements - nous en donne la cl&#233; : &lt;i&gt;&#171; le maire &#233;tait l'ennemi du subd&#233;l&#233;gu&#233; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le lieu appel&#233; B&#233;lair se trouvait, comme il a &#233;t&#233; dit, &#224; l'extr&#233;mit&#233; du faubourg de Verri&#232;res de cette &#233;poque, c'est-&#224;-dire &#224; peu pr&#232;s &#224; l'emplacement actuel du pont de chemin de fer. Le cadastre napol&#233;onien (1811) porte &#224; cet emplacement l'inscription &#171; Belle air &#187;, peut-&#234;tre parce que, &#224; cet endroit, l&#224; o&#249; une tranch&#233;e sera creus&#233;e pour le passage de la voie ferr&#233;e, &#233;tait expos&#233; aux vents&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>FANTAISIE GASTRONOMIQUE</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article235</link>
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		<dc:date>2005-04-18T13:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>H. Galoy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je veux,&#244; M&#233;nehould, fl&#233;trir en quelques rimes &lt;br class='autobr' /&gt;
L'imposture des Charcutiers &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui &#171; m&#233;n&#233;houldisant &#187; tant de pieds anonymes ous cachent les c&#233;lestes pieds. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sit&#244;t que de ces Pieds &#8220; j'entends les v&#233;ritables &#8220; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le go&#251;t m'e&#251;t &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;, &lt;br class='autobr' /&gt;
J'eus honte d'avoir support&#233; sur ma table &lt;br class='autobr' /&gt;
Leurs indignes fac-simil&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Suaves pieds, de cochon, peut-on bien vous confondre &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec ces cochons de pieds &lt;br class='autobr' /&gt;
Dont les stupides os ignorent l'art de fondre &lt;br class='autobr' /&gt;
Et dont la couenne est en papier ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis qu'&#244; Pieds exquis en vous tout est caresse, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;Je veux,&#244; M&#233;nehould, fl&#233;trir en quelques rimes&lt;br&gt;
L'imposture des Charcutiers&lt;br&gt;
Qui &#171; m&#233;n&#233;houldisant &#187; tant de pieds anonymes&lt;br class='autobr' /&gt;
ous cachent les c&#233;lestes pieds.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Sit&#244;t que de ces Pieds &#8220; j'entends les v&#233;ritables &#8220;&lt;br&gt;
Le go&#251;t m'e&#251;t &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;,&lt;br&gt;
J'eus honte d'avoir support&#233; sur ma table&lt;br&gt;
Leurs indignes fac-simil&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Suaves pieds, de cochon, peut-on bien vous confondre&lt;br&gt;
Avec ces cochons de pieds&lt;br&gt;
Dont les stupides os ignorent l'art de fondre&lt;br&gt;
Et dont la couenne est en papier !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Tandis qu'&#244; Pieds exquis en vous tout est caresse,&lt;br&gt;
En vous tout est profit aussi&lt;br&gt;
Et vous avez, &#244; pieds, un c&#339;ur plein de tendresse,&lt;br&gt;
Si j'ose m'exprimer ainsi !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Vos moindres osselets sont une friandise&lt;br&gt;
O&#249; la dent prend un long plaisir&lt;br&gt;
Quant &#224; votre gratin, faut-il que je le dise ?&lt;br&gt;
Et bien je m'en ferais mourir !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Puis vous &#234;tes le fruit, Pieds sept fois adorables,&lt;br&gt;
D'un appr&#234;t secret, sibyllin,&lt;br&gt;
Et vous cuisez avec les lenteurs v&#233;n&#233;rables&lt;br&gt;
Sous l'&#339;il d'un cuisinier &#8220; Merlin.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
O Pieds charmants, telle est, je crois, votre l&#233;gende :&lt;br&gt;
Saint Laurent vous pr&#234;ta son gril,&lt;br&gt;
Saint Antoine, son compagnon, et la friande&lt;br&gt;
M&#233;nehould, son palais subtil.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
A Monselet, du porc entonnant la louange,&lt;br&gt;
Que n'&#233;tiez-vous plus familiers ?&lt;br&gt;
Songeant &#224; vos attraits, il e&#251;t cri&#233; : &#171; Cher Ange !&lt;br&gt;
Mon c&#339;ur est &#224; tes divins pieds. &#187;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pour moi, des Lucullus commensal ordinaire,&lt;br&gt;
Avec quelle f&#233;licit&#233;&lt;br&gt;
Je vous vois sur la table, &#244; Pieds que je v&#233;n&#232;re,&lt;br&gt;
Surgir dans votre Majest&#233; !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Alors je me d&#233;pare de la sobre attitude&lt;br&gt;
F&#251;t-ce m&#234;me chez Monsieur Fould,&lt;br&gt;
Et vous dis plusieurs mots pleins de sollicitude,&lt;br&gt;
O Pieds de Sainte-M&#233;nehould !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Et tandis que mon h&#244;te observe, acari&#226;tre :&lt;br&gt;
&#171; Laissez-lui prendre un pied de chez vous &#187;&lt;br&gt;
Comme la fable dit, j'en ai bient&#244;t pris quatre,&lt;br&gt;
En d&#233;pit des regards jaloux.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Ce n'est pas que je sois tant port&#233; sur la bouche,&lt;br&gt;
Mais je suis port&#233; sur les pieds,&lt;br&gt;
Argonnais municipe et c'est pourquoi j'embouche&lt;br&gt;
Ces imposteurs de charcutiers,&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Qui pendant vingt ans &#8220; de quel sourire tra&#238;tre ? &#8220;&lt;br&gt;
Sous le nom de ces Pieds en Or,&lt;br&gt;
Servi Dieu sait quels pieds &#8220; h&#233;las, les leurs peut-&#234;tre ?&lt;br&gt; Agr&#233;ment&#233;s de plus d'un cor&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/fantaisie-gastronomique_a235.pdf" length="9510" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>SIMPLE ET EMOUVANTE HISTOIRE D'UN &#171; POILU &#187; D'ARGONNE</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article230</link>
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		<dc:date>2005-04-17T13:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'Abb&#233; Gandon</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 6 ao&#251;t 1914, le soldat L&#233;on S&#233;belin s'embarque &#224; la gare de l'Est pour rejoindre son corps, le 155&#232;me R&#233;giment d'Infanterie. Sa jeune femme et son bambin de sept ans sont venus l'accompagner jusqu'au train. &lt;br class='autobr' /&gt;
Affect&#233; &#224; la 8&#232;me Compagnie, il participera &#224; toutes les op&#233;rations du R&#233;giment, au Bois des Chevaliers, puis aux attaques allemandes dans le Bois de la Gruerie en Argonne. &lt;br class='autobr' /&gt;
De ce secteur il &#233;crit &#224; sa femme : &#171; Nous avons de la boue jusqu'aux genoux ; si tu nous voyais sortir, on dirait des tas de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;1914-1918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 6 ao&#251;t 1914, le soldat L&#233;on S&#233;belin s'embarque &#224; la gare de l'Est pour rejoindre son corps, le 155&#232;me R&#233;giment d'Infanterie. Sa jeune femme et son bambin de sept ans sont venus l'accompagner jusqu'au train.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affect&#233; &#224; la 8&#232;me Compagnie, il participera &#224; toutes les op&#233;rations du R&#233;giment, au Bois des Chevaliers, puis aux attaques allemandes dans le Bois de la Gruerie en Argonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce secteur il &#233;crit &#224; sa femme : &lt;i&gt;&#171; Nous avons de la boue jusqu'aux genoux ; si tu nous voyais sortir, on dirait des tas de boue gluante &#187;.&lt;/i&gt; Ce sont des combats et des bombardements incessants, les sapes, les mines les grenades : &lt;i&gt;&#171; le 6 f&#233;vrier 1915, il ne reste que huit cents ou neuf cents des trois mille du 155&#232;me. Il est question de nous envoyer au repos pour nous reformer. Nous avons perdu beaucoup d'hommes au cours de la derni&#232;re attaque du 29 janvier 1915. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;belin note un d&#233;tail : &lt;i&gt;&#171; Nous avons fait un prisonnier et quand nous lui avons donn&#233; du pain, il &#233;tait &#233;pat&#233; de voir qu'il &#233;tait blanc ; &#224; c&#244;t&#233; du leur, c'est du g&#226;teau. On leur a dit que nous crevions de faim. Eux aussi en ont assez de la guerre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 avril 1915, il &#233;crit, mais sans r&#233;crimination : &#171; Depuis mon d&#233;part de Paris, je ne me suis pas d&#233;shabill&#233; une seule fois pour dormir &#187;. Il ajoute une lueur d'espoir : &lt;i&gt;&#171; Je crois que cela va aller maintenant, car, avec l'Italie et son arm&#233;e toute fra&#238;che, les Austroboches ne pourront plus faire face. Ne vous faites pas de bile : avec mon service d'agent de liaison, je suis moins en danger &#187;&lt;/i&gt;. Pieux mensonge pour rassurer sa femme, car les agents de liaison sont souvent plus expos&#233;s que leurs camarades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur des demandes de d&#233;tail, il &#233;crit plus longuement &#224; sa femme le 25 juin 1915 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comme tu as pu voir dans les communiqu&#233;s, &#231;a a chauff&#233; entre &lt;i&gt;Vienne-le-Ch&#226;teau et Binarville. Nous venions d'&#234;tre remplac&#233;s par le 112&#232;me, aussi les Boches en ont profit&#233; pour attaquer, dimanche (20 juin). A dix heures, on nous donnait l'ordre de quitter Moiremont en Argonne alors que nous allions manger la soupe et &#224; trois heures, la 8&#232;me Cie part &#224; la contre-attaque que nous avons men&#233;e rigoureusement. Il a fallu sortir &#224; nouveau la ba&#239;onnette et nous avons repris presque tout le terrain perdu, sauf un petit bout de tranch&#233;e. Te dire comment je suis encore en vie, c'est un miracle. Heureusement que quelqu'un me prot&#232;ge l&#224;-haut. Nous sommes rest&#233;s plus de trente heures sans boire ni manger. Dans la nuit du lundi au mardi, nous avons &#233;t&#233; bombard&#233;s avec toutes sortes de calibres d'obus, mines, bombes et gaz asphyxiants. Nous avons &#233;t&#233; bien servis. J'ai beaucoup pens&#233; &#224; vous. Nous avons laiss&#233; cent vingt camarades, dont les deux lieutenants (il s'agit du lieutenant Baulin, tu&#233; et du sous-lieutenant Haquin, bless&#233;). La 8&#232;me Cie va &#234;tre cit&#233;e &#224; l'ordre du jour de l'Arm&#233;e, c'est le G&#233;n&#233;ral qui nous l'a dit en nous faisant ses compliments. Nous sommes maintenant des enfants g&#226;t&#233;s du Colonel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_396 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L299xH501/tranchee-2-56dd1.jpg?1773428252' width='299' height='501' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Quelques jours plus tard : &#171; &lt;i&gt; Nous venons d'&#234;tre relev&#233;s du Bois de Gruerie ; je ne sais comment j'en suis revenu, car nous avons recommenc&#233; le 30 juin et nous en avons encore laiss&#233; un grand nombre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le r&#233;giment n'est pas relev&#233;, comme le croit S&#233;belin. On se contente de lui donner un secteur plus &#224; droite, Saint-Hubert &#8220; Marie-Th&#233;r&#232;se. Le 2 ao&#251;t, S&#233;belin &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes toujours en premi&#232;re ligne, mais nous repoussons toutes les attaques. Excuses la bri&#232;vet&#233; de cette lettre &#187;&lt;/i&gt;. C'est sa derni&#232;re lettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne peut donner le moindre renseignement, ni le Colonel, ni le Capitaine, ni les camarades. Une s&#232;che mention officielle &#171; disparu au cours du combat de Marie-Th&#233;r&#232;se , pr&#233;sum&#233; prisonnier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;La tranch&#233;e de Marie-Th&#233;r&#232;se&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le 23 septembre 1915, par l'interm&#233;diaire du comit&#233; f&#233;minin national de Magdebourg, en Prusse, un officier allemand &#233;crivait du front pour informer Madame S&#233;belin du d&#233;c&#232;s de son mari. La lettre disait : &lt;i&gt;&#171; Le 2 ao&#251;t, cet officier vit un soldat fran&#231;ais gri&#232;vement bless&#233; qui mourut quelques instants apr&#232;s et lui demanda d'&#233;crire cette triste nouvelle &#224; sa femme, &#224; Paris. Ce soldat d&#233;c&#233;d&#233; s'appelait L&#233;on S&#233;belin et il est enseveli &#224; Fontaine-la-Mitte, pr&#232;s de Saint-Hubert &#187;&lt;/i&gt;. Le comit&#233; ajoutait : &lt;i&gt;&#171; Malgr&#233; que les Fran&#231;ais soient nos ennemis, nous comprenons, ici, en Allemagne, ce que c'est que d'&#234;tre sans nouvelles d'un &#234;tre que l'on ch&#233;rit. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le soldat S&#233;belin fut retrouv&#233; en 1922, apr&#232;s bien des recherches, l&#224; o&#249; les Allemands l'avaient inhum&#233;, pr&#232;s de la Haraz&#233;e. Telle est la simple et &#233;mouvante histoire d'un &#171; poilu &#187; de l'Argonne. Emouvant aussi le souci de cet officier allemand de tenir la promesse faite &#224; un soldat fran&#231;ais mourant dans ce secteur terrible, o&#249; les combattants n'avaient gu&#232;re le temps d'&#233;crire, m&#234;me &#224; leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Archives de Monsieur l'Abb&#233; GANDON&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>UN ARGONNAIS DANS LA TOURMENTE DE LA GRANDE GUERRE</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article231</link>
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		<dc:date>2005-04-16T13:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Raymond G&#233;rardot</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au moment o&#249; une quinzaine de poilus sont encore de ce monde, un devoir de m&#233;moire m'a fait relire puis r&#233;diger les lettres de mon p&#232;re Maurice, &#233;crites au front pendant la premi&#232;re guerre mondiale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi toutes ces lettres qui m'ont &#233;t&#233; confi&#233;es par la famille, j'ai choisi celles qui d&#233;crivent cette terrible guerre, celles qui montrent la douleur, mais aussi les valeurs du travail et du devoir accompli. &lt;br class='autobr' /&gt;
De juin 1917 jusqu'&#224; l'armistice, aucune lettre n'a &#233;t&#233; retrouv&#233;e ! M&#234;me si &#171; le Soldat &#187; para&#238;t (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Au moment o&#249; une quinzaine de poilus sont encore de ce monde, un devoir de m&#233;moire m'a fait relire puis r&#233;diger les lettres de mon p&#232;re Maurice, &#233;crites au front pendant la premi&#232;re guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi toutes ces lettres qui m'ont &#233;t&#233; confi&#233;es par la famille, j'ai choisi celles qui d&#233;crivent cette terrible guerre, celles qui montrent la douleur, mais aussi les valeurs du travail et du devoir accompli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De juin 1917 jusqu'&#224; l'armistice, aucune lettre n'a &#233;t&#233; retrouv&#233;e ! M&#234;me si &#171; le Soldat &#187; para&#238;t quelquefois r&#233;sign&#233;, quelquefois rebelle, il dit d'une fa&#231;on simple ce que chaque &#171; homme &#187; vivait au quotidien.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;5 ao&#251;t 1914&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes &#224; une dizaine de kilom&#232;tres de la fronti&#232;re. Vous voyez que l'on marche vite. Le r&#233;giment cantonne &#224; saint Beno&#238;t dans la Meuse pr&#234;t &#224; faire feu &#224; tout moment. On vient de toucher 230 cartouches chacun. Ne vous faites pas de bile, on boit du vin &#224; 0,40 F le litre. C'est la bonne vie mais on est pr&#234;t &#224; leur envoyer des pruneaux. Ma foi si on y reste tant pis ! Le bruit court ici que les Prussiens ont une peur terrible ! Au contraire chez nous la bonne humeur r&#232;gne partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est presque s&#251;r pour demain. Nous marcherons jusqu'au bout, mieux vaut y laisser sa peau que de les laisser entrer en France !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas moyen de toucher le mandat que vous m'avez envoy&#233; mais puisque on va en Allemagne on n'a pas besoin d'argent fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne vous faites pas de mauvais sang pour nous. Que voulez-vous, le sort est comme &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous quitte en vous embrassant bien fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vos fils.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice et Raymond&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;12 ao&#251;t 1914&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce moment, nous occupons une ferme dont les propri&#233;taires sont partis. Je vous assure qu'on ne manque de rien. On mange les lapins, les poules et les canards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre est un malheur ! Elle fera verser bien des larmes, j'en suis s&#251;r. Mais r&#233;signons-nous car il fallait la faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas les plus malheureux ici parce qu'il y a des r&#233;servistes qui ont femmes et enfants et qui sans doute ne reviendront jamais. Si la destin&#233;e veut que nous y laissions notre peau alors tant pis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment tout va bien et nous vous embrassons bien fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vos fils&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice et Raymond&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;5 d&#233;cembre 1914&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes maintenant devant Verdun en premi&#232;re ligne et je vous assure que &#231;a tape fort. Je trouve un moment d'accalmie pour vous &#233;crire. Nous avons de la neige, mais je n'ai pas froid. On a des couvre-pieds pour dormir dans les tranch&#233;es et celui qui sait s'arranger n'est pas mal du tout ! Il faut &#233;viter la boue quand on peut. Ce n'est pas toujours possible et c'est &#231;a le plus dur. Heureusement, on nous donne des cale&#231;ons et des chaussettes. Cette vie n'est pas bien gaie mais on s'habitue &#224; tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#231;a n'est rien aupr&#232;s des obus qui tombent et des balles qui sifflent pendant des journ&#233;es enti&#232;res. Vivement que la fin arrive ! On a &#224; manger et on nous donne du caf&#233;. J'ai re&#231;u votre colis. Les poires et le chocolat &#233;taient tr&#232;s bons. Il arrive des quantit&#233;s d'effets pour la compagnie et nous n'avons besoin de rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J'ai une mauvaise nouvelle &#224; vous annoncer. Raymond a re&#231;u des &#171; shrapnels &#187; dans le bras. Il a eu beaucoup de chance. Il n'est pas tr&#232;s gravement bless&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vous en mets pas plus long car on va reprendre le combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vos fils qui vous aiment.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice et Raymond.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;10 janvier 1915&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes au repos &#224; Rupt en Wo&#235;vre. Nous sommes en bonne sant&#233; mais les poux se sont propag&#233;s. Tout le monde en a et personne n'y fait plus attention. Quand on a un moment chacun tire sa liquette et fait la chasse, c'est une distraction comme une autre. Il a beaucoup plu la semaine derni&#232;re et nous &#233;tions dans la boue jusqu'au cou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, il g&#232;le et il ne faut pas penser qu'on a froid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On vient de passer cinq jours de combats souvent au corps &#224; corps au couteau et &#224; la ba&#239;onnette. C'est une arme terrible quand on sait s'en servir. Je me demande comment cela est possible mais, c'est lui ou moi, alors on n'a pas le choix ! S'entretuer de cette fa&#231;on. Voil&#224;, je m'en suis sorti encore cette fois-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur cent hommes, &#224; la compagnie, il y a quatre-vingts bless&#233;s. On a donc des chances de s'en tirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai re&#231;u une lettre de Lucienne avec un mandat de 10 F. Je vais lui r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vous embrassons bien fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vos fils qui vous aiment.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice et Raymond.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;10 mars 1915&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai une bien triste nouvelle &#224; vous annoncer : Raymond doit &#234;tre prisonnier avec toute sa section au cours d'une attaque de nuit &#224; la ba&#239;onnette. Je l'ai appris ce matin par un officier. Son secteur est loin du n&#244;tre et je n'en sais pas plus pour l'instant. Mieux vaut qu'il soit prisonnier car les combats &#233;taient terribles, les pertes des deux c&#244;t&#233;s sont &#233;normes. On ne peut pas faire un pas sans rencontrer un cadavre ! Les tranch&#233;es en sont remplies. Nos 75 ont fait merveille !... Les morts abandonn&#233;s par les allemands sont par tas de sept ou huit et nous les avons utilis&#233;s pour relever le parapet de nos tranch&#233;es. Vous voyez c'est terrible et il faut un sacr&#233; moral pour r&#233;sister &#224; de pareils carnages !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que voulez-vous le jour o&#249; notre heure sonnera, froussards ou courageux, il faudra qu'on y passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle mis&#232;re ! Que d'orphelins ! Derni&#232;rement, je marchais &#224; l'assaut &#224; c&#244;t&#233; d'un pauvre p&#232;re de quatre enfants qui tomba foudroy&#233; &#224; mes pieds. Ses derni&#232;res paroles ont &#233;t&#233; de savoir comment ses petits auraient du pain. Je l'ai encourag&#233; et il est mort dans mes bras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez travaill&#233; dur pour &#233;lever vos neuf enfants et je vous en sais gr&#233;. Ayons toujours espoir de nous revoir. Maintenant la mort ne m'effraie plus. Elle plane continuellement au-dessus de nos t&#234;tes et je saurai la regarder en face !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous souhaite beaucoup de courage. Ne vous inqui&#233;tez pas trop pour Raymond. Prisonnier, il a des chances de s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'embrasse toute la famille.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;18 mars 1915&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel terrible malheur frappe notre famille ! Raymond n'est pas prisonnier mais il a &#233;t&#233; tu&#233;. Son secteur &#233;tait tellement dangereux ! Vous d&#233;crire l'aspect du champ de bataille est une chose trop monstrueuse pour que je le fasse. Ce jour l&#224;, au cours des combats, un &#233;clat d'obus est entr&#233; par le c&#244;t&#233; et lui a travers&#233; les poumons. Il n'a pas souffert, m&#234;me pas prononc&#233; un seul mot. Un simple r&#226;le et la mort avait fait son &#339;uvre. Ce sont des camarades &#224; lui qui l'ont d&#233;pos&#233; dans sa derni&#232;re demeure. Moi, quoique courageux, je n'aurai pas pu accomplir cette t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne craignez rien, je connais l'endroit. Il est inaccessible de jour, continuellement battu par les balles et les obus. Mais la nuit, avec ses copains, je suis all&#233; tout de m&#234;me lui dire un dernier adieu. J'ai &#233;crit son nom sur une carte et je l'ai mise dans une petite bouteille blanche bien ferm&#233;e que nous avons plac&#233;e dans sa tombe. Il n'y aura aucun doute. J'esp&#232;re que nous aurons la consolation apr&#232;s cette terrible guerre de ramener sa glorieuse d&#233;pouille aupr&#232;s de notre famille. Vous ne pouvez pas savoir le coup fatal que j'ai ressenti. Lui qui avait travaill&#233; avec moi depuis notre enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande parfois ce qu'on vient faire sur cette terre. Travailler sans rel&#226;che et puis en quelques secondes tout s'envole comme dans un r&#234;ve. Si je tombe &#224; mon tour, vous pourrez &#234;tre fiers et marcher la t&#234;te haute, nous aurons fait notre devoir. Que le reste de la petite famille suive notre exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tu m'apprends que Pauline a mis au monde une seconde fille. Ils auraient voulu le souhait du roi mais pour ce qu'on fait des gar&#231;ons en ce moment, c'est inutile !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je termine en vous souhaitant beaucoup de courage et de r&#233;signation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Votre fils qui ne pense qu'&#224; vous et qui embrasse la famille de tout son c&#339;ur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;30 avril 1915&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez d&#251; voir dans les journaux les attaques r&#233;p&#233;t&#233;es sur la tranch&#233;e de Calonne et Saint R&#233;mi. Les allemands ont r&#233;ussi &#224; enfoncer nos lignes sur deux kilom&#232;tres mais ils ont battu en retraite car leurs pertes &#233;taient effroyables ! Nos 75 les fauchaient &#224; 200 m&#232;tres &#224; tir d&#233;bouch&#233; De plus, nos r&#233;giments ont des &#233;quipes d'&#233;gorgeurs arm&#233;s de grenades et d'un poignard. Ils ont pour mission de nettoyer les tranch&#233;es sit&#244;t l'attaque. Vous dire le carnage !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les officiers &#233;valuent leurs pertes &#224; 15.000 hommes. Les n&#244;tres aussi sont s&#233;rieuses. La 8&#232;me compagnie est revenue avec seulement 18 hommes. Les cadavres s'amoncellent partout sur un m&#232;tre de haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est indescriptible !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prisonniers que nous avons faits &#233;taient ivres et les m&#233;decins ont constat&#233; qu'ils &#233;taient piqu&#233;s &#224; la morphine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement nous avons devant nous des r&#233;giments avec beaucoup de jeunes allemands &#226;g&#233;s seulement de quinze ou seize ans ! C'est tout de m&#234;me malheureux de mourir &#224; cet &#226;ge !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quand donc la fin du supplice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'embrasse toute la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre fils&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;5 octobre 1915&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers tous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes aux Eparges. Encore une fois on a eu chaud ! Les tranch&#233;es allemandes ont &#233;t&#233; bombard&#233;es pendant trois jours. Tout est boulevers&#233;, pulv&#233;ris&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ce qui s'est pass&#233; pendant la derni&#232;re attaque. Toute notre compagnie est partie d'un bel &#233;lan, ba&#239;onnette au canon et au son du clairon. Pendant trois cents m&#232;tres nous chargeons en direction des tranch&#233;es allemandes sous une gr&#234;le de balles. A trente m&#232;tres, le r&#233;seau de barbel&#233;s que l'on croyait an&#233;anti est intact et chacun se terre en vitesse car &#231;a siffle de tous les c&#244;t&#233;s. Les bless&#233;s sont achev&#233;s par les allemands qui nous tirent dessus &#224; bout portant. Quatre copains sont tu&#233;s pr&#232;s de moi. Mon bouteillon et mon sac sont transperc&#233;s de plusieurs balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'ordre de repli est donn&#233;, notre compagnie est pratiquement an&#233;antie. Nous rentrons avec vingt-huit hommes et je suis de ceux-l&#224;. Mon Dieu quelle boucherie ! La fin au plus vite ! Ayons confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre fils qui vous aime.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;16 juin 1916&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis au repos pendant quatre jours dans les bois. Je pr&#233;f&#232;re cel&#224; aux granges pleines de poux ! Je vous joins un dipl&#244;me que le colonel a distribu&#233; &#224; tous les survivants qui ont pris part &#224; toutes les attaques aux Eparges et je vous assure qu'on n'est pas nombreux ! On se demande encore comment on a pu s'en sortir. Si on est encore l&#224;, c'est plut&#244;t de la chance qu'un honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans quelques jours nous devons relever le 132&#232;me en 1&#232;re ligne. C'est un peu plus calme qu'aux Eparges o&#249; nous &#233;tions &#224; 20 m&#232;tres des allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici il fait beau. La fenaison doit &#234;tre commenc&#233;e et vous devez avoir beaucoup de travail. Dire qu'il y a ici des bras pleins de vigueur qui ne demandent qu'&#224; travailler !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quand donc la fin du supplice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre fils&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;30 septembre 1916&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma compagnie est exactement &#224; droite de &#171; Bouchavenne &#187;. Je crois que personne ici ne demande &#224; retourner au combat !... C'est effrayant. Une pareille tuerie d'un c&#244;t&#233; comme de l'autre. Je me demande si je pourrai raconter un jour ce que j'ai v&#233;cu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus terrible, c'est cette nouvelle campagne d'hiver qui s'annonce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne croyez pas les journaux qui disent que les allemands n'ont plus d'hommes et qu'ils cr&#232;vent la faim. Ne croyez pas ces mensonges. Dans les tranch&#233;es de 1&#232;re ligne, tous les allemands avaient deux bidons pleins et pas d'eau comme nous s'il vous plait (vin, limonade, caf&#233;) et pour manger (p&#226;t&#233;, saucisson)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; nous jamais nous n'avons &#233;t&#233; si mal ! Heureusement que nous avons pris leurs 1&#232;res lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; quand donc la fin de ce supplice !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous embrasse. Votre fils pour la vie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;23 janvier 1917&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous &#233;cris aujourd'hui pour passer ma col&#232;re ! Ici, les officiers comme les simples soldats ont le moral au plus bas je vous l'assure. Maintenant on en a marre et plus que marre ! Apr&#232;s tout on s'en fiche, et peu importe les cons&#233;quences. On a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; mort quand on nous a envoy&#233; ici. Ils ne vont pas le faire une deuxi&#232;me fois !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on nous fiche LA PAIX !...qu'on nous renvoie chez nous, c'est tout ce que nous demandons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre fils qui vous aime.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;22 avril 1917&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis au repos quelques jours. Il para&#238;t que les permissions seraient suspendues. Je crois que c'est faux mais attendons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous venons de faire du bon travail ! Mon r&#233;giment a fait 800 prisonniers, pris 29 canons, des mitrailleuses et beaucoup de munitions. Pour ma part, j'ai fait quatre prisonniers et je vous assure qu'ils n'&#233;taient pas du tout rassur&#233;s les &#171; mecs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assur&#233;ment, la guerre entre dans une phase nouvelle mais il ne faut pas encore crier Victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les allemands sont encore solides et avant de succomber, ils essaieront de nous faire le plus de mal possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai re&#231;u la lettre de Lucienne et je suis heureux de vous savoir tous en bonne sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous quitte dans l'espoir de vous revoir bient&#244;t&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;28 mai 1917&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chers parents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous devez vous impatienter de ne pas recevoir de mes nouvelles. Nous sommes pour quelque temps en seconde ligne et jamais nous n'avons &#233;t&#233; si heureux ! On voudrait bien que &#231;a continue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a fait des abris en feuillage et par ce soleil on pique de bons &#171; roupillons &#187;. Nous sommes bien ravitaill&#233;s. Nous touchons un repas de b&#339;uf et un de mouton avec des patates, des haricots ou des nouilles. On a un quart de vin tous les jours et quelquefois deux. Il n'y a donc pas lieu de se plaindre mais on sait que &#231;a ne va pas durer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les allemands ont encore re&#231;u de bonnes &#171; p&#226;t&#233;es &#187;.Toutes les attaques qu'ils provoquent sont vite enray&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On esp&#232;re que la Victoire finale n'est pas loin gr&#226;ce &#224; nos nouveaux alli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous quitte en bonne sant&#233; et je vous esp&#232;re de m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous embrasse de grand c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre fils&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;Maurice&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;i&gt;11 novembre 1918&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;J'&#233;tais en permission depuis la veille. Le train me d&#233;posa au Bourget. Je revenais de me battre au mont d'Origny Un camion me prit en stop et me laissa aux portes de Paris. La capitale &#233;tait en d&#233;lire. J'entendais les cloches du Sacr&#233; C&#339;ur. Une mer humaine d&#233;ferlait dans les rues. On s'embrassait, on pleurait on chantait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;tions f&#234;t&#233;s, congratul&#233;sJ'ai vu, au perron de l'Op&#233;ra, la grande Marthe Chanal chanter la Marseillaise envelopp&#233;e dans un immense drapeau. Mes copains avaient tous les larmes aux yeux en reprenant le refrain. Les civils chantaient avec nousCe fut un moment inoubliable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens aussi d'un repas de fortune qu'on nous a offert dans un petit bistrot pr&#232;s de l'Op&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'aube de cette nuit l&#224;, je me suis endormi dans des draps blancs pour la premi&#232;re fois depuis bien longtemps !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;N&#233; le 25 mars 1891 &#224; Binarville, Maurice G&#233;rardot est le troisi&#232;me d'une famille de neuf enfants. Il a &#233;t&#233; mobilis&#233; au 106&#232;me r&#233;giment d'infanterie, 9&#232;me compagnie, &#224; Ch&#226;lons-sur- Marne le 2 ao&#251;t 1914.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_397 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH377/gerardot-175a6.jpg?1773447219' width='250' height='377' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Il a fait toute la guerre contre l'Allemagne et l'Autriche Hongrie : les Eparges, Verdun, le Chemin des Dames, la Somme, jusqu'au 9 novembre 1918. Le 11 novembre 1918, il &#233;tait en permission et se trouvait &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois citations &#224; l'ordre de la division et du r&#233;giment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Croix de guerre une &#233;toile de bronze, une &#233;toile d'argent, une &#233;toile d'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;daille militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;daille interalli&#233;e dite de la Victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice G&#233;rardot est devenu agriculteur &#224; Villers en Argonne. Il s'&#233;tait promis de ne jamais avoir d'enfant, ne voulant pas &#171; donner de la chair aux canons. Et puis il s'est mari&#233; et a eu quand m&#234;me un fils. Pendant le conflit 1939-1945, il s'est encore mis au service de la France en entrant dans la R&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croix de guerre avec &#233;toile d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est &#233;teint &#224; Villers en Argonne le 14 mai 1971 &#224; l'&#226;ge de 80 ans.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&#176;
&lt;p&gt;&#176; &#176;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>MARS EN ARGONNE</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article232</link>
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		<dc:date>2005-04-15T13:23:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>po&#232;te</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;me</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;sie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il tombe encore des gr&#234;lons &lt;br class='autobr' /&gt;
De Voilemont jusqu'au Claon &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais on sait bien que c'est pour rire &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis St Jean jusqu'&#224; Florent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand les nuages se d&#233;chirent, &lt;br class='autobr' /&gt;
De Gizaucourt jusqu'au Neufour &lt;br class='autobr' /&gt;
Le ciel &#233;cume de rayons &lt;br class='autobr' /&gt;
De Court&#233;mont &#224; Varimont. Le vent caresse les bourgeons &lt;br class='autobr' /&gt;
De Herpont jusqu'&#224; Clermont &lt;br class='autobr' /&gt;
Si longuement qu'il les fait luire &lt;br class='autobr' /&gt;
De Hans &#224; Passavant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il tombe encore des gr&#234;lons, &lt;br class='autobr' /&gt;
De Voilemont jusqu'au Claon &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais on sait bien que c'est pour rire &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis St Jean jusqu'&#224; Florent. Les fauvettes et (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;Revue N&#176;27&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;po&#232;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;po&#232;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;po&#232;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il tombe encore des gr&#234;lons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Voilemont jusqu'au Claon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on sait bien que c'est pour rire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis St Jean jusqu'&#224; Florent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les nuages se d&#233;chirent,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gizaucourt jusqu'au Neufour&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ciel &#233;cume de rayons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Court&#233;mont &#224; Varimont.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Le vent caresse les bourgeons
&lt;p&gt;De Herpont jusqu'&#224; Clermont&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si longuement qu'il les fait luire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Hans &#224; Passavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il tombe encore des gr&#234;lons,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Voilemont jusqu'au Claon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on sait bien que c'est pour rire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis St Jean jusqu'&#224; Florent.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Les fauvettes et les pinsons
&lt;p&gt;Les Charmontois &#224; la Grange-aux-Bois&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ont tant de choses &#224; se dire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Noirlieu jusqu'&#224; Beaulieu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Valmy jusqu'&#224; Givry&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On oublie les premiers bourdons&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Vienne-le-Ch&#226;teau &#224; Futeau.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Il tombe encore des gr&#234;lons
&lt;p&gt;De Voilemont jusqu'au Claon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Maurice CAREME,
&lt;p&gt;Revu par des &#233;l&#232;ves de CM2&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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