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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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<item xml:lang="fr">
		<title>EDITORIAL</title>
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		<dc:date>2004-01-28T18:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le voil&#224; donc notre nouveau n&#233; annonc&#233; dans le pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro. Un format diff&#233;rent, une nouvelle jaquette De quoi satisfaire les modernistes et peut-&#234;tre d&#233;concerter les traditionalistes. Peut-on imaginer le dialogue entre deux repr&#233;sentants de ces tendances ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur Ronchon : &lt;br class='autobr' /&gt;
Et bien, je vous le dis franchement, c'&#233;tait mieux avant. On avait nos habitudes. J'avais class&#233; les vingt premiers num&#233;ros dans ma biblioth&#232;que. Comment vais-je faire avec celui-l&#224; qui n'a pas le m&#234;me format ? Il d&#233;passe (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;Revue N&#176;22&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le voil&#224; donc notre nouveau n&#233; annonc&#233; dans le pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro. Un format diff&#233;rent, une nouvelle jaquette De quoi satisfaire les modernistes et peut-&#234;tre d&#233;concerter les traditionalistes. Peut-on imaginer le dialogue entre deux repr&#233;sentants de ces tendances ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Ronchon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien, je vous le dis franchement, c'&#233;tait mieux avant. On avait nos &lt;br class='autobr' /&gt;
habitudes. J'avais class&#233; les vingt premiers num&#233;ros dans ma biblioth&#232;que. Comment vais-je faire avec celui-l&#224; qui n'a pas le m&#234;me format ? Il d&#233;passe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Positif :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais mon bon Monsieur, c'est l&#224; l'int&#233;r&#234;t. Vous n'avez pas vu que le texte est plus a&#233;r&#233;, les photos mieux ins&#233;r&#233;es. Et finis les petits caract&#232;res difficiles &#224; lire pour les abonn&#233;s qui ne sont pas tous de premi&#232;re jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Ronchon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, vous avez vu, il y a moins de pages. Toujours des &#233;conomies sur le dos des abonn&#233;s. Ils doivent avoir des probl&#232;mes d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Positif :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah non, Monsieur ronchon, l&#224; je ne suis pas d'accord, mais pas du tout d'accord. Chacun sait que l'association qui &#233;dite la revue a une tr&#233;sorerie prosp&#232;re. Vous n'avez qu'&#224; aller &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du vendredi 6 f&#233;vrier prochain, vous verrez qu'ils ne sont pas dans l'embarras. Et puis, j'ai calcul&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur Ronchon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des chiffres, encore des chiffres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Positif :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui Monsieur, et des chiffres irr&#233;futables. La superficie d'une page est augment&#233;e de 50%. Et m&#234;me s'il y a un peu moins de pages, on est gagnant. Plus de texte pour le m&#234;me prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Ronchon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vous qui le dites. Toujours est-il que je pr&#233;f&#233;rais l'ancienne formule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Positif :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On verra ce qu'en pensent les abonn&#233;s, car je crois que l'association va faire un sondage : l'invitation &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale vous permet de vous exprimer sur notre &#171; nouvelle revue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que nous lan&#231;ons cette nouvelle formule avec un peu d'appr&#233;hension. Nous sommes soud&#233;s pour relever le d&#233;fi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tiens, n'est-ce pas le moment de souligner la coh&#233;sion de notre &#233;quipe dans un temps o&#249; l'on parle beaucoup, &#224; juste titre, de la&#239;cit&#233; et de tol&#233;rance. Existe-t-il &#224; Sainte-M&#233;nehould une association aussi pluraliste que la n&#244;tre ? On a vu nos membres dans des joutes &#233;lectorales s'opposer fermement. Ce printemps, certains soutiendront dans les scrutins futurs des poulains diff&#233;rents. Nous avons en mati&#232;re d'histoire nos pr&#233;f&#233;rences. Nos interpr&#233;tations des &#233;v&#233;nements embl&#233;matiques qui se sont d&#233;roul&#233;s en terre d'Argonne divergent, mais nous nous effor&#231;ons de rester modestes, nuanc&#233;s, &#224; l'&#233;coute de l'autre qui a tant &#224; nous apprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous souhaitons que notre revue, stimul&#233;e par notre nouvelle formule, continue &#224; rencontrer votre int&#233;r&#234;t pour le patrimoine historique local, tout en cultivant inlassablement l'une des vertus de notre vieille r&#233;publique : la fraternit&#233;. Fraternit&#233; qui enveloppe aussi nos abonn&#233;s qui doivent se sentir membres &#224; part enti&#232;re d'une association qui esp&#232;re recevoir leur contribution &#224; la revue et appr&#233;cier leur pr&#233;sence &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'un des v&#339;ux que nous formulons en ce d&#233;but d'ann&#233;e. Il s'ajoute &#224; ceux plus traditionnels, mais non moins sinc&#232;res, que nous adressons pour vous et vos proches : que l'ann&#233;e 2004, dans un climat apais&#233;, apporte &#224; tous plus de joies que de peines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>UNE MONTGOLFIERE A SERVON EN 1785</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article269</link>
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		<dc:date>2004-01-27T15:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis Brouillon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Alors que les montgolfi&#232;res connaissent une vogue en faisant soit des objets de comp&#233;tition, soit des supports publicitaires spectaculaires, il semble int&#233;ressant d'&#233;voquer les d&#233;buts de cet engin volant, surtout que l'Argonne y a jou&#233;, bien malgr&#233; elle, un certain r&#244;le. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, nous reproduisons un texte paru dans l'annuaire Matot Braine en 1933. Il est d&#251; &#224; Louis BROUILLON, celui-l&#224; m&#234;me qui publia, en 1909, une histoire de Sainte-M&#233;nehould. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand, avec une remarquable t&#233;nacit&#233;, le professeur PICCARD (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;Revue N&#176;22&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Alors que les montgolfi&#232;res connaissent une vogue en faisant soit des objets de comp&#233;tition, soit des supports publicitaires spectaculaires, il semble int&#233;ressant d'&#233;voquer les d&#233;buts de cet engin volant, surtout que l'Argonne y a jou&#233;, bien malgr&#233; elle, un certain r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous reproduisons un texte paru dans l'annuaire Matot Braine en 1933. Il est d&#251; &#224; Louis BROUILLON, celui-l&#224; m&#234;me qui publia, en 1909, une histoire de Sainte-M&#233;nehould.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, avec une remarquable t&#233;nacit&#233;, le professeur PICCARD et son assistant COSYNS tent&#232;rent et r&#233;ussirent, le 18 ao&#251;t 1932, une deuxi&#232;me et &#233;mouvante ascension dans les r&#233;gions r&#233;put&#233;es inaccessibles de la stratosph&#232;re, ce fut, pour le ballon sph&#233;rique, depuis longtemps d&#233;laiss&#233; par l'engouement populaire, un regain d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas sans int&#233;r&#234;t de rappeler qu'une des toutes premi&#232;res et des plus encourageantes manifestations a&#233;ronautiques eut son d&#233;nouement aux environs de Sainte-M&#233;nehould.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 juin 1783 avait &#233;t&#233; lanc&#233;e, sur une place d'Annonay, la premi&#232;re montgolfi&#232;re non mont&#233;e. Le 21 novembre suivant, le marquis d'Arlandes et Pil&#226;tre de Rozier os&#232;rent confier leur vie &#224; une montgolfi&#232;re libre, c'est-&#224;-dire &#224; un ballon sph&#233;rique, &#224; peu pr&#232;s analogue dans son ensemble &#224; ceux qu'on voit encore de nos jours, mais gonfl&#233; &#224; l'air chaud au moyen d'un feu entretenu &#224; la partie inf&#233;rieure. Quand on activait le feu, le ballon montait. Quand on le diminuait, le ballon redescendait. L'a&#233;rostat de Pil&#226;tre de Rozier, parti du ch&#226;teau de la Muette, alla tomber, vingt-cinq minutes apr&#232;s, au moulin de Croulebarbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces &#233;tonnantes tentatives, qui soulevaient &#224; Paris un enthousiasme analogue &#224; celui que provoqu&#232;rent les premiers a&#233;roplanes et dont l'une, le 14 juin 1785, co&#251;ta la vie au malheureux Pil&#226;tre de Rozier, aucune n'&#233;tait connue en Champagne autrement que par ou&#239;-dire, quand le 26 ao&#251;t 1785, la situation se modifia du tout au tout. Ce jour l&#224;, &#224; dix heures du matin, deux hardis voyageurs, l'a&#233;ronaute Blanchard&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='BLANCHARD Jean-Pierre (1753-1809), a&#233;ronaute fran&#231;ais qui r&#233;ussit une (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le chevalier de l'Epinard, tent&#232;rent une ascension &#224; Lille en montgolfi&#232;re libre, gonfl&#233;e &#224; l'hydrog&#232;ne. Cette montgolfi&#232;re, de forme ovo&#239;de, &#233;tait orn&#233;e, suivant la mode du temps, de n&#339;uds, de rubans, de guirlandes et de lambrequins, faits d'&#233;toffes artistement drap&#233;es. Le majestueux appareil, pouss&#233; par un vent favorable, &#233;volua, non vers la capitale, que Blanchard, porteur d'un magnifique bouquet pour le roi, se proposait d'atteindre, mais dans la direction du sud-est, &#224; une vitesse qui, alors, paraissait surprenante et qui, en r&#233;alit&#233;, pouvait &#234;tre de quarante kilom&#232;tres &#224; l'heure, la vitesse moyenne d'une automobile il y a trente ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers les quatre heures de l'apr&#232;s-midi, le ballon passa aux environs de Reims, provoquant &#224; son passage un &#233;moi fort explicable. Puis ce fut la travers&#233;e de la lande champenoise, d'o&#249; les oiseaux de proie, effarouch&#233;s, s'enfuirent &#233;perdus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins de deux heures plus tard, les pr&#233;curseurs de Costes et Bellonte op&#233;raient, avec autant d'adresse que de succ&#232;s, leur descente &#224; Servon. En quelques minutes, le village entier fut sur pied, mais loin de recevoir &#224; coups de fourche les intr&#233;pides voyageurs, comme avaient fait pr&#233;c&#233;demment d'une montgolfi&#232;re des indig&#232;nes de Gonesse, les laboureurs d'Argonne s'empress&#232;rent de leur offrir leurs services, leur vinrent en aide et, sous leur direction, d&#233;mont&#232;rent et rang&#232;rent toiles, agr&#232;s et cordages. La nacelle fut conduite au presbyt&#232;re, o&#249; le cur&#233;, aussi intelligent que serviable, fit aux t&#233;m&#233;raires pilotes, le plus cordial accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur leur demande, il fit pr&#233;parer une voiture dans laquelle tous trois mont&#232;rent pour se rendre &#224; Grandpr&#233;, chez le marquis d'Ecquevilly, propri&#233;taire du ch&#226;teau qui dominait cette petite ville. L&#224; les attendait une somptueuse hospitalit&#233;. Les a&#233;ronautes pass&#232;rent la soir&#233;e au ch&#226;teau, o&#249; un d&#238;ner fut donn&#233; en leur honneur et o&#249; ils s&#233;journ&#232;rent jusqu'au lendemain matin. Le 27, le marquis mit ses &#233;quipages &#224; la disposition des voyageurs qui, en grande pompe, furent conduits &#224; Sainte-M&#233;nehould. Le maire, le conseil de ville et la compagnie de l'Arquebuse, pr&#233;venus d&#232;s la veille, les attendaient &#224; l'entr&#233;e de la ville. On leur offrit un vin d'honneur et, apr&#232;s la harangue oblig&#233;e, on leur pr&#233;senta des branches de laurier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entour&#233;s de toute la population, ils se rendirent &#224; l'h&#244;tel de ville o&#249;, dans la salle d&#233;corative o&#249; se r&#233;unit aujourd'hui le conseil municipal, un banquet avait &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; en leur honneur. Apr&#232;s le festin, un proc&#232;s-verbal fut dress&#233;, relatant les p&#233;rip&#233;ties de leur exp&#233;dition et celles de la r&#233;ception qui l'avait suivie. Les a&#233;ronautes, arriv&#233;s de Lille &#224; travers les nu&#233;es, repartirent plus bourgeoisement pour cette ville dans un cabriolet que leur pr&#234;ta obligeamment le marquis d'Ecquevilly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On fit, au sujet de cette brillante ascension, de jolis vers, dont voici les mieux r&#233;ussis :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C&#233;l&#232;bres voyageurs, de vos g&#233;n&#233;reux h&#244;tes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous exaltez l'accueil flatteur et gracieux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on vous ait, &#224; Grandpr&#233;, re&#231;u comme des Dieux,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intr&#233;pides a&#233;ronautes,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'en suis pas surpris : vous arrivez des cieux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ceux de nos contemporains qui seraient tent&#233;s de sourire d'un enthousiasme qui sans doute leur para&#238;t excessif, il n'est pas superflu de faire remarquer qu'eux-m&#234;mes, si exp&#233;riment&#233;s soient-ils, y regarderaient &#224; deux fois avant de confier leur vie &#224; un appareil aussi primitif qu'une montgolfi&#232;re. Pil&#226;tre de Rozier &#8220; et il en aurait &#233;t&#233; de m&#234;me de tout autre en semblable cas &#8220; paya de sa vie le mauvais fonctionnement d'une soupape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_472 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH597/ballon-cccbb.jpg?1773596216' width='450' height='597' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;BLANCHARD Jean-Pierre (1753-1809), a&#233;ronaute fran&#231;ais qui r&#233;ussit une ascension avec son ballon quelques mois apr&#232;s la premi&#232;re r&#233;alis&#233;e par Pil&#226;tre de Rozier (1784). Un an apr&#232;s, il effectue la premi&#232;re travers&#233;e de la Manche et en 1793, au cours d'une visite en Pensylvanie, la premi&#232;re ascension en ballon aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1955 - 1956 &#8220; SAINTE-MENEHOULD SUR L'AVANT SCENE</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Dans son livre passionnant &#171; m&#233;moires en images de Sainte-M&#233;nehould &#187;, John Jussy publie, en page 116, une photo des &#171; gars de l'Aiglonne &#187; sur la sc&#232;ne d'un th&#233;&#226;tre parisien, pr&#233;cisant qu'il s'agissait de l'enregistrement de l'&#233;mission &#171; la Reine d'un jour &#187;. Il a l&#224; contract&#233; en une seule soir&#233;e deux &#233;v&#233;nements diff&#233;rents. Cela m'a amen&#233; &#224; rencontrer les t&#233;moins de cette lointaine &#233;poque o&#249;, pendant deux ans, la ville a connu son heure de gloire, lors de trois &#233;v&#233;nements majeurs, la mettant sous les feux de la rampe. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;Revue N&#176;22&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans son livre passionnant &#171; m&#233;moires en images de Sainte-M&#233;nehould &#187;, John Jussy publie, en page 116, une photo des &#171; gars de l'Aiglonne &#187; sur la sc&#232;ne d'un th&#233;&#226;tre parisien, pr&#233;cisant qu'il s'agissait de l'enregistrement de l'&#233;mission &#171; la Reine d'un jour &#187;. Il a l&#224; contract&#233; en une seule soir&#233;e deux &#233;v&#233;nements diff&#233;rents. Cela m'a amen&#233; &#224; rencontrer les t&#233;moins de cette lointaine &#233;poque o&#249;, pendant deux ans, la ville a connu son heure de gloire, lors de trois &#233;v&#233;nements majeurs, la mettant sous les feux de la rampe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire commence en fin d'apr&#232;s-midi un jour de l'ann&#233;e 1955. Jean Nohain et son &#233;quipe prennent leur repas &#224; l'h&#244;tel restaurant Bazinet. Jean Nohain &#233;tait, &#224; l'&#233;poque, une immense vedette. Il s'&#233;tait fait conna&#238;tre, avant guerre, comme auteur de charmantes chansons parfois &#233;crites avec Mireille, dont certaines ont travers&#233; les d&#233;cennies et sont quelquefois reprises par les chanteurs contemporains (couch&#233;s dans le foin).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est surtout comme pr&#233;sentateur et r&#233;alisateur d'&#233;missions, d'abord &#224; la radio, puis &#224; la t&#233;l&#233;vision, qu'il va conna&#238;tre une notori&#233;t&#233; consid&#233;rable. &#171; Jaboune &#187; - tel &#233;tait son surnom &#8220; petit homme jovial, bavard, tenait hier une place dans les m&#233;diats que l'on peut comparer, si une comparaison entre deux &#233;poques si diff&#233;rentes a un sens, &#224; Jacques Martin hier et Michel Drucker aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faisait-il &#224; Menou ? Il &#233;tait venu animer l'&#233;mission &#171; la Reine d'un jour &#187;. De la table voisine, les trois dirigeants du syndicat d'initiative, les trois Jean (No&#235;l, Depors, P&#233;ridon) s'entretiennent avec Jean Nohain, homme simple d'abord ais&#233;. Il vient de d&#233;couvrir le pied de cochon &#224; la Sainte-M&#233;nehould. Il est charm&#233;. Et voil&#224; qu'au cours de la conversation, il apprend que &#171; l'inventeur du champagne &#187; est n&#233; ici. Mais cette ville est formidable, il faut faire quelque chose pour que la France enti&#232;re la connaisse ! Jean Nohain s'engage, promet il tiendra parole.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;ET TOUT D'ABORD, LA REINE D'UN JOUR&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait d'une &#233;mission radiophonique tr&#232;s &#233;cout&#233;e apr&#232;s guerre. Rappelons que dans les ann&#233;es cinquante, la t&#233;l&#233;vision &#233;tait balbutiante. La famille s'ouvrait au monde prioritairement en se r&#233;unissant autour du poste. On &#233;coutait les &#233;missions quotidiennes de divertissement (la famille Duraton &#8220; Sur le banc) les informations (on ne parlait pas quand le p&#232;re &#233;coutait les infos) et le soir, les grandes &#233;missions telle &#171; la Reine d'un jour &#187; construite dans la tradition de l'&#233;lection de la Rosi&#232;re qui se pratiquait au XIX&#232;me si&#232;cle dans de nombreuses villes. Chaque ann&#233;e, les notables choisissaient une jeune fille que l'on esp&#233;rait &#171; pure &#187;, que l'on savait m&#233;ritante et on lui d&#233;cernait le titre honorifique, accompagn&#233; de quelques subsides. Quant &#224; elle, elle se devait de planter un rosier, d'o&#249; le nom de rosi&#232;re, sur la tombe d'une personnalit&#233; bienfaitrice de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Nohain construit son projet sur ce mod&#232;le. Dans la ville visit&#233;e, les &#233;diles choisissent trois jeunes filles m&#233;ritantes. L'&#233;quipe de l'&#233;mission visite les firmes et les commer&#231;ants locaux afin d'obtenir des cadeaux qui seront remis aux candidates. Et un soir, en direct sur la T.S.F., on interroge les candidates, on soup&#232;se leurs m&#233;rites. Devant leur poste, les familles se passionnent, choisissent leur candidate pr&#233;f&#233;r&#233;e, s'apitoient sur le sort de ces pauvres jeunes filles que la vie n'a pas g&#226;t&#233;es, supputent leurs chances de porter la couronne. Le verdict tombe, les cadeaux affluent prioritairement &#224; la reine, mais les dauphines ne sont pas oubli&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bernadette se souvient&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ai rencontr&#233; Bernadette Zambaux, qui se souvient de l'&#233;mission m&#233;n&#233;hildienne &#224; laquelle elle a particip&#233;. Veuve de Monsieur Decaisne qui travailla &#224; la quincaillerie Pabst, elle vit aux Vertes-Voyes. A soixante-dix ans, c'est une grand-m&#232;re vive, dynamique, qui sait animer avec une joie d&#233;brid&#233;e les r&#233;unions des seniors. Qui pourrait s'imaginer qu'elle fut une enfant puis une jeune fille gravement malade, plus souvent dans les h&#244;pitaux que chez elle. Son &#233;tat de sant&#233; pr&#233;caire, son d&#233;vouement pour ses fr&#232;res (elle &#233;tait issue d'une famille de huit enfants) lui donn&#232;rent rapidement le statut d'enfant m&#233;ritant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_473 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH291/bernadette1-7b89a.jpg?1773441515' width='450' height='291' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son premier jour de gloire, si l'on peut dire, date de 1942. L'occupant allemand s'&#233;vertuait alors &#224; vivre en bonne intelligence avec la population locale. On chassait ensemble, des officiers donnaient des cours d'Allemand aux lyc&#233;ens, des jeunes filles acceptaient de danser avec l'occupant. Ce n'&#233;tait pas la grande liesse, mais les Allemands faisaient des efforts. On &#233;tait loin de la barbarie que l'on conna&#238;tra dans d'autres temps ou d'autres lieux. Ainsi, le commandant de la place eut l'id&#233;e d'inviter &#224; la Kommandantur situ&#233;e dans le b&#226;timent qui abrite &#171; l'&#233;quipement &#187; une jeune &#233;l&#232;ve m&#233;ritante. Le choix de l'institutrice, Madame Mangeot, tombe sur notre Bernadette. Et voici la fr&#234;le fillette de douze ans accueillie dans une salle qui lui para&#238;t somptueuse, o&#249; on lui sert un repas copieux. La voil&#224; seule &#224; cette grande table, servie comme une bourgeoise, avec au fond de la salle des officiers allemands qui parlent une langue &#233;trange aux accents redoutables. &#171; Rien ne passe &#187;. Et en plus, on mange &#224; l'allemande, sans pain. L'officier allemand croyait donner &#224; la population locale, &#224; travers cette fille, joie et honneur. Elle ne re&#231;ut qu'appr&#233;hension et malaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second jour de gloire se situe en 1951. Bernadette est une jeune fille et elle sera choisie pour recevoir un prix qui fera d'elle, en quelque sorte, la rosi&#232;re de la ville. Il faut rappeler qu'au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle, les bourgeois fortun&#233;s qui mouraient sans descendant direct laissaient, sous forme de legs, un soutien pour une action culturelle ou sociale. Ainsi, Bernadette fut-elle, cette ann&#233;e l&#224;, choisie pour recevoir une enveloppe avec une somme coquette et aller d&#233;poser un bouquet de fleurs sur la tombe du donateur au cimeti&#232;re du ch&#226;teau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_474 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH427/bernadette2-37569.jpg?1773441515' width='300' height='427' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;D&#233;cid&#233;ment, ce label &#171; jeune fille m&#233;ritante &#187; lui collait &#224; la peau. Aussi ne fut-elle pas &#233;tonn&#233;e qu'en 1955 elle fut choisie pour postuler au titre envi&#233; de &#171; Reine d'un jour &#187;. L'&#233;mission radiophonique fut enregistr&#233;e &#224; l'Isle Sainte-Marie. Trois jeunes filles sur la ligne de d&#233;part : Melle Canard, Melle Didier de la Neuville-au-Pont et notre Bernadette. Chacune r&#234;ve de machine &#224; laver, poste de radio, m&#233;nag&#232;re en argent, trousseau complet, tous ces lots distribu&#233;s lors des &#233;missions pr&#233;c&#233;dentes. Et Jean Nohain est l&#224;, en personne, qui m&#232;ne l'&#233;mission avec entrain. Bernadette ne sera pas couronn&#233;e, mais elle compte se consoler avec les beaux lots que l'on donne aux dauphines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, Sainte-M&#233;nehould n'est pas une tr&#232;s grande ville et peut-&#234;tre les commer&#231;ants y sont-ils moins g&#233;n&#233;reux qu'ailleurs. Madame Decaisne se souvient s'&#234;tre vue invit&#233;e au Cheval rouge, avoir utilis&#233; des bons d'achats pour se chausser chez Legay, se v&#234;tir chez Philbert-Bousselin, se faire tirer le portrait chez Carlier. Et puis elle put d&#233;guster des pieds de cochon de chez Bazinet, arros&#233;s par un vin offert par Charles-Janin.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;TRENTE SIX CHANDELLES&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_475 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH366/bernadette3-420b7.jpg?1773441515' width='450' height='366' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Aiglonne avec Jean Nohain et Madame Bazinet&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;	Sautons quelques mois et nous voici le 5 d&#233;cembre 1955 sur la sc&#232;ne d'un grand th&#233;&#226;tre de la capitale, &#171; la Ga&#238;t&#233; lyrique &#187;. On y filme en direct une &#233;mission t&#233;l&#233;vis&#233;e : &#171; trente six chandelles &#187; &#233;mission c&#233;l&#232;bre anim&#233;e par Jean Nohain. La t&#233;l&#233;vision est encore &#224; ses balbutiements. Elle n'est pas entr&#233;e dans les familles, mais on la regarde dans les caf&#233;s et &#171; trente six chandelles &#187; permet de voir les vedettes de l'&#233;poque autour d'un th&#232;me particulier. Ce jour l&#224;, l'&#233;mission &#233;tait consacr&#233;e &#224; Dom P&#233;rignon enfant de Sainte-M&#233;nehould. Des artistes et des animateurs de la radiodiffusion fran&#231;aise f&#234;taient l'inventeur du champagne et inauguraient par anticipation une statue de ce moine b&#233;n&#233;dictin. Certes, il &#233;tait repr&#233;sent&#233; sur sc&#232;ne, non pas par la statue qui se trouve sur le jard, mais par une autre plus modeste, originaire du vignoble. Parmi les vedettes qui se succ&#233;d&#232;rent, on notait Charles Tr&#233;net que l'on ne pr&#233;sente pas, Jeanne Sourza qui constitua avec Raymond Souplex, un couple d'humoristes c&#233;l&#232;bre, Robert Benzi, chef d'orchestre consid&#233;r&#233; comme un jeune prodige, l'animateur Zappy Max, le comique Fernand Reynaud. Le Charme &#233;tait repr&#233;sent&#233; par la toute jeune Claudia Cardinale, d'&#224; peine dix-huit ans, qui venait d'&#234;tre &#233;lue &#171; la plus belle Italienne &#187; de Tunis. Le chef de l'Aiglonne, Monsieur David, n'a jamais oubli&#233; le chaste baiser que lui avait donn&#233; ce jour cette future vedette. Et oui, l'Aiglonne &#233;tait l&#224; au grand complet : Claude Marty, Maurice Delaval, Fran&#231;ois Herbillon, J. Claude Jacquesson, Jean Thomas et bien d'autres en ont gard&#233; un souvenir vivace. Ce fut leur jour de gloire. De retour, lors d'une pause dans un caf&#233; au bord de la route, ils furent reconnus par les consommateurs qui avaient vu leur prestation &#224; la t&#233;l&#233;. Ils &#233;taient promus au rang de vedette. D&#233;j&#224;, &#224; la sortie du th&#233;&#226;tre, ils avaient constat&#233; qu'avec leur bel uniforme, ils ne laissaient pas les parisiennes indiff&#233;rentes. Mais l'abb&#233; Vander Maden veillait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pied de cochon &#233;tait aussi de la f&#234;te car sur la sc&#232;ne, on pouvait admirer une reconstitution de la l&#233;gendaire cuisine de Madame Bazinet, avec ses meubles patin&#233;s, ses assiettes, ses cuivres. Oui, ce fut une bien belle apr&#232;s-midi m&#233;n&#233;hildienne, en plein c&#339;ur de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;LE 13 MAI 1956&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 13 mai 1956, eut lieu l'inauguration de la statue de Dom P&#233;rignon, &#339;uvre de Nicolas Alba, dont vous avons parl&#233; dans le n&#176;20 de juillet 2003. Voil&#224; comment, un an apr&#232;s, Emile Baillon narrait cette f&#234;te dans sont histoire de la ville :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dom P&#233;rignon est repr&#233;sent&#233; serrant, dans son tablier relev&#233;, une provision de raisins, paraissant r&#233;fl&#233;chir &#224; l'emploi de ses fruits et &#224; la fabrication du vin mousseux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'arriver dans sa ville natale, Dom P&#233;rignon, plac&#233; sur un camion d&#233;cor&#233; de f&#251;ts et de Bouteilles, partit de Ch&#226;lons pour Paris o&#249;, au Cirque d'Hiver, eut lieu une soir&#233;e &#224; la gloire du champagne. La statue en repartit le 11 au matin pour suivre la &#171; route du champagne &#187; par Ch&#226;teau-Thierry, Dormans, Epernay, Hautvillers, Reims et Ch&#226;lons. Dans toutes ces villes, des manifestations eurent lieu en l'honneur de Dom P&#233;rignon : des jeunes filles et des jeunes gens en costumes champenois recevaient la statue &#224; l'entr&#233;e de la localit&#233; et lui faisaient escorte jusqu'&#224; la sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;c&#233;d&#233;e des fanfares de l'Aiglonne et de Givry-en-Argonne, la statue arrivait &#224; Sainte-M&#233;nehould le dimanche 13 dans la matin&#233;e. Mont&#233;e devant l'&#233;glise du Ch&#226;teau, elle &#233;tait b&#233;nite par Monseigneur Becq, &#233;v&#234;que de Ch&#226;lons et une messe &#233;tait c&#233;l&#233;br&#233;e, pendant laquelle Monsieur l'abb&#233; Signolle, cur&#233; d'Hautvillers, retra&#231;ait la vie du fameux &#171; cell&#233;rier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La statue &#233;tait ensuite descendue de la butte du Ch&#226;teau, pr&#233;c&#233;d&#233;e des officiels, de la municipalit&#233;, des membres de la Commanderie des Ceps de Vigne de Champagne, rev&#234;tus de leurs capes bordeaux &#224; revers champagne et amen&#233;e dans la cour de l'H&#244;tel de Ville. L&#224;, un autre bapt&#234;me avait lieu : Monsieur Jean No&#235;l, pr&#233;sident du syndicat d'initiative, arrosait la statue au champagne. Un vin d'honneur, offert par la municipalit&#233;, &#233;tait servi dans un salon de l'H&#244;tel de Ville. Monsieur Buache, Maire, remerciait les officiels et les organisateurs de cette manifestation. Jean No&#235;l exprimait en particulier sa reconnaissance &#224; tous ceux qui l'avaient aid&#233; &#224; r&#233;aliser cette journ&#233;e et monsieur Schneiter, ancien pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e Nationale, terminait la s&#233;rie des allocutions en disant que : &#171; la vie de Dom P&#233;rignon n'a &#233;t&#233; qu'un bel exemple et que celui-ci a assur&#233; la prosp&#233;rit&#233; d'un pays qui est le n&#244;tre. Imitons son exemple et que chacun accomplisse au mieux sa t&#226;che. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers midi, un d&#233;jeuner champ&#234;tre &#233;tait servi dans le grand parc de Monsieur Lecourtier par des jeunes filles en costumes champenois, tandis que Jean Nohain et Andr&#233; Leclerc, animateurs bien connus de Radio-Luxembourg, accompagn&#233;s de l'orchestre r&#233;put&#233; de Camille Sauvage, pr&#233;sentaient un spectacle de vari&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir, apr&#232;s un bal fort anim&#233; sur la place d'Austerlitz, un feu d'artifice tir&#233; dans la prairie de Planasse terminait cette journ&#233;e de f&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, les principales rues de la ville avaient &#233;t&#233; d&#233;cor&#233;es de guirlandes de lierre agr&#233;ment&#233;es de grappes de raisin et de feuilles de vigne. Une grande porte rue Florion pr&#232;s du Pont de Pierre &#233;tait surmont&#233;e d'une &#233;norme coupe dor&#233;e et les c&#244;t&#233;s d&#233;cor&#233;s de grandes bouteilles de champagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les commer&#231;ants avaient r&#233;alis&#233; des &#233;talages tr&#232;s originaux o&#249; &#233;taient expos&#233;s de nombreuses bouteilles de champagne de toutes marques, des coupes et des fl&#251;tes de valeur, des plants de vigne, des pressoirs en bois ou en chocolat, des tableaux et des statues de Dom P&#233;rignon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, cette statue fut transport&#233;e dans le milieu du square Pasteur et plac&#233;e d&#233;finitivement sur son socle, le 23 octobre &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; comment se terminaient ces deux ann&#233;es un peu folles. Bien s&#251;r, c'&#233;tait une autre &#233;poque, mais pourquoi ne pas r&#234;ver qu'un jour, dans le cadre d'une &#233;mission t&#233;l&#233;vis&#233;e &#224; l'audience nationale, genre, &#171; course au tr&#233;sor &#187; Sainte-M&#233;nehould se retrouve sur l'avant sc&#232;ne !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>LOUIS DE BIGAULT DU GRANRUT ET CHARLES DE GAULLE</title>
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		<dc:date>2004-01-24T15:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Delemotte</dc:creator>



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&lt;p&gt;La famille De Bigault du Grandrut peut s'enorgueillir de compter parmi ses membres le g&#233;n&#233;ral qui eut le privil&#232;ge de commander et noter Charles de Gaulle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Louis Paul Gaston De Bigault du Granrut naquit le 17 mai 1872 &#224; Ch&#226;lons-sur-Marne. Il fut promu g&#233;n&#233;ral de division en 1928 et de corps d'arm&#233;e en 1930. C'est &#224; cette p&#233;riode qu'il eut De Gaulle sous ses ordres, alors qu'il &#233;tait commandant sup&#233;rieur des troupes du Levant. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1929, &#224; l'issue de deux ans de commandement en Allemagne, Charles De Gaulle (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;Revue N&#176;22&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La famille De Bigault du Grandrut peut s'enorgueillir de compter parmi ses membres le g&#233;n&#233;ral qui eut le privil&#232;ge de commander et noter Charles de Gaulle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Paul Gaston De Bigault du Granrut naquit le 17 mai 1872 &#224; Ch&#226;lons-sur-Marne. Il fut promu g&#233;n&#233;ral de division en 1928 et de corps d'arm&#233;e en 1930. C'est &#224; cette p&#233;riode qu'il eut De Gaulle sous ses ordres, alors qu'il &#233;tait commandant sup&#233;rieur des troupes du Levant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1929, &#224; l'issue de deux ans de commandement en Allemagne, Charles De Gaulle r&#234;ve d'enseigner &#224; l'&#233;cole sup&#233;rieure de guerre. C'est le mar&#233;chal P&#233;tain qui lui conseille d'aller servir en Syrie, sous les ordres de Louis De Bigault du Granrut. Le conseil n'enthousiasme pas le futur chef des Forces Fran&#231;aises Libres. Jusqu'au dernier moment, il esp&#232;re devenir professeur. Toutefois, face &#224; la r&#233;action hostile des enseignants en place I&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='l est vrai qu'en 1925, il r&#233;dige &#171; Doctrine &#224; priori ou doctrine des (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'&#233;tat major affecte De Gaulle &#224; l'arm&#233;e du Levant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='A la fin de cette affectation, De Gaulle quitte Beyrouth, en octobre 1932, (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. D&#232;s son arriv&#233;e, &#224; l'automne 1929, le g&#233;n&#233;ral De Bigault du Granrut lui confie les responsabilit&#233;s des deuxi&#232;me et troisi&#232;me bureau (informations et op&#233;rations), signe de haute confiance. Pendant deux ans, De Gaulle sera un proche du g&#233;n&#233;ral. Il l'accompagne dans une incursion vers le nord en juillet 1930. A la fin de l'affectation, de Gaulle quitte Beyrouth. A cette occasion, De Bigault du Granrut r&#233;dige, le 20 octobre 1931, une note manuscrite &#233;logieuse dont voici la teneur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Du moment que le commandant De Gaulle est r&#233;glementairement proposable, je me consid&#232;re comme tenu de le pr&#233;senter en t&#234;te des candidats du Levant. Sur un TOE on n'en est pas &#224; trois mois pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans que je peux l'appr&#233;cier dans les fonctions de chef du 3&#232;me bureau de mon &#233;tat major, je n'ai cess&#233; d'&#233;prouver pour l'ensemble de qualit&#233;s intellectuelles et morales qu'il poss&#232;de, une estime m&#234;l&#233;e d'admiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sa valeur guerri&#232;re, je n'ai pas besoin d'appuyer, ses blessures, le texte de ses citations se passent de commentaires. J'insiste sur les m&#233;rites hors pair de ce soldat doubl&#233; d'un penseur, qui n'ignore pas ce qu'il vaut et d&#233;veloppe par un travail constant les qualit&#233;s qu'il a conscience de poss&#233;der. Il sait d'ailleurs les faire appr&#233;cier avec discr&#233;tion, gardant en toutes circonstances une attitude r&#233;serv&#233;e, empreinte d'une correction toute militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beau soldat, ce sera un beau chef, qu'il y a int&#233;r&#234;t, pour le bien de son arme et de toute l'arm&#233;e, &#224; pousser rapidement aux hautes situations o&#249; il donnera sa pleine mesure et ne d&#233;cevra pas . &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa biographie, Jean Lacouture commente la note ainsi : &#171; Qui dira que De Gaulle n'a jamais &#233;t&#233;, jusqu'en 1940, qu'un incompris et qu'il n'a eu affaire, dans son m&#233;tier, qu'&#224; des imb&#233;ciles ? &#187; Louis De Bigault du Granrut &#233;tait un militaire visionnaire non d&#233;nu&#233; d'intelligence. Il mourut le 14 mars 1953 &#224; Paris, &#224; l'&#226;ge de quatre-vingts ans et fut inhum&#233; au cimeti&#232;re de l'est de Ch&#226;lons-sur-Marne, o&#249; la noire pierre tombale couvre le caveau familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_471 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH529/note-f1a85.jpg?1773449327' width='450' height='529' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;l est vrai qu'en 1925, il r&#233;dige &#171; Doctrine &#224; priori ou doctrine des circonstances &#187;, v&#233;ritable r&#233;quisitoire contre la scl&#233;rose intellectuelle qui menace l'&#233;tat-major fran&#231;ais, article qui fera grincer des dents les ma&#238;tres de l'&#233;cole de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A la fin de cette affectation, De Gaulle quitte Beyrouth, en octobre 1932, pour &#234;tre nomm&#233; le mois suivant au secr&#233;tariat de la D&#233;fense Nationale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LE CHANVRE ET LES HUILERIES</title>
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		<dc:date>2004-01-23T15:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis Marquet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a &#224; peine cent vingt ans, &#224; Verri&#232;res, on cultivait encore le chanvre dans des champs qu'on appelait ch&#232;nevi&#232;res, ce mot venant de ch&#232;nevis, les graines du chanvre. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1811, la superficie des ch&#232;nevi&#232;res d&#233;passait 18 hectares. En 1816, pour prot&#233;ger les champs ensemenc&#233;s en chanvre contre les nombreux pigeons du village, le Maire prend l'arr&#234;t&#233; suivant : &#171; Les pigeonniers devront &#234;tre ferm&#233;s pendant la tenue ordinaire des semences et des r&#233;coltes. Ainsi, au cours de l'ann&#233;e, les pigeons devront &#234;tre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a &#224; peine cent vingt ans, &#224; Verri&#232;res, on cultivait encore le chanvre dans des champs qu'on appelait ch&#232;nevi&#232;res, ce mot venant de ch&#232;nevis, les graines du chanvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1811, la superficie des ch&#232;nevi&#232;res d&#233;passait 18 hectares. En 1816, pour prot&#233;ger les champs ensemenc&#233;s en chanvre contre les nombreux pigeons du village, le Maire prend l'arr&#234;t&#233; suivant : &#171; Les pigeonniers devront &#234;tre ferm&#233;s pendant la tenue ordinaire des semences et des r&#233;coltes. Ainsi, au cours de l'ann&#233;e, les pigeons devront &#234;tre enferm&#233;s &#224; quatre reprises : du 1er mars au 15 avril, la premi&#232;re quinzaine de mai, du 15 juillet au 15 septembre et du 1er octobre au 15 novembre. Durant ces p&#233;riodes, les pigeons seront consid&#233;r&#233;s comme du gibier et il sera verbalis&#233; contre les personnes qui tiendront leurs colombiers ouverts pour &#234;tre des d&#233;linquants traduits au tribunal de police &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chanvre arrach&#233; &#233;tait roui dans des foss&#233;s appel&#233;s roises, routoirs ou encore raizes. Le chanvre roui &#233;tait ensuite sillos&#233;, puis pass&#233; au rouet par les m&#233;nag&#232;res, &#224; la veill&#233;e et liss&#233; dans le village m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1836, on comptait dans le village dix-huit tisserands, dix-sept fileuses et deux chanvriers. En 1856, il y aura encore dix-huit tisserands et trois fileuses, mais en 1876 il ne restera que huit tisserands. En 1896, il n'y aura plus que quatre tisserands, tous de la Perri&#232;re, o&#249; certaines maisons sont encore appel&#233;es &#171; maisons des tisserands &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus du tissu fabriqu&#233; avec le chanvre, on produisit de l'huile avec le ch&#232;nevis. Les graines &#233;taient &#233;cras&#233;es par une meule plac&#233;e sur un pivot &#224; plate-forme situ&#233;e &#224; un m&#232;tre du sol et c'&#233;tait un cheval qui actionnait cette meule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_476 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH226/jarres-729eb.jpg?1773490731' width='450' height='226' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;Jarres et pots en gr&#232;s utilis&#233;s pour conserver l'huile ( photo de Denis MARQUET. )&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 1811, il y avait d&#233;j&#224; une huilerie dans le village. Elle se trouvait alors dans la Grand-Rue, &#224; l'emplacement actuel de la maison &#171; Villa Jeanne &#187; de M. Albert JACQUESSON. Cette huilerie a ferm&#233; en 1850. L'ann&#233;e suivante, s'ouvrent deux nouvelles huileries, l'une rue Montier (maison de M. Luc JACQUOT) et l'autre rue de la Louvi&#232;re (maison de M. Marcel HUSSENET). La premi&#232;re fermera en 1870 et la seconde en 1887.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles traces reste-t-il actuellement de ces huileries ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Marcel HUSSENET tient de son p&#232;re que son arri&#232;re grand-p&#232;re partait vendre dans le voisinage de l'huile qui &#233;tait contenue dans les &#171; buires &#187;. Dans son &#233;table, on peut encore voir sur une poutre du plafond de planches, une encoche o&#249; devait passer le pivot de la meule. Dans la cour, pr&#232;s de l'&#233;table, se trouve une grande pierre assez plate, plut&#244;t arrondie, avec au centre une petite plaque m&#233;tallique perc&#233;e d'un trou en son milieu. Cette plaque, affirme M. HUSSENET, se trouvait auparavant sur le sol de l'&#233;table, &#224; l'aplomb de l'encoche sur la poutre. Cette &#171; pierre &#187; faisait partie du moulin &#224; huile qui a fonctionn&#233; pendant trente six ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>CAMILLE MARGAINE ET LES QUESTIONS MILITAIRES</title>
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		<dc:date>2004-01-22T15:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Jamais la ville de Sainte-M&#233;nehould n'a eu d'homme politique aussi important que Camille MARGAINE. Ce r&#233;publicain sut, apr&#232;s le d&#233;sastre de la guerre de 1870, affirmer ses convictions dans une chambre &#224; majorit&#233; monarchiste. Nous avons publi&#233; dans notre n&#176; 6 le m&#233;moire que consacra Lucien DUBOIS &#224; notre illustre compatriote et &#224; son fils, Alfred MARGAINE. Nous avons retrouv&#233; le texte dont il s'est inspir&#233;. Sign&#233; Pierre et Paul il est paru dans la revue des hommes d'aujourd'hui, vers 1880. Camille MARGAINE (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jamais la ville de Sainte-M&#233;nehould n'a eu d'homme politique aussi important que Camille MARGAINE. Ce r&#233;publicain sut, apr&#232;s le d&#233;sastre de la guerre de 1870, affirmer ses convictions dans une chambre &#224; majorit&#233; monarchiste. Nous avons publi&#233; dans notre n&#176; 6 le m&#233;moire que consacra Lucien DUBOIS &#224; notre illustre compatriote et &#224; son fils, Alfred MARGAINE. Nous avons retrouv&#233; le texte dont il s'est inspir&#233;. Sign&#233; Pierre et Paul il est paru dans la revue des hommes d'aujourd'hui, vers 1880. Camille MARGAINE est alors d&#233;put&#233; de la Marne et questeur de l'assembl&#233;e, c'est &#224; dire charg&#233; de son administration. Il va s'int&#233;resser aux questions militaires et devenir le chantre d'une formation militaire int&#233;gr&#233;e &#224; l'&#233;ducation de base du citoyen. Il est en quelque sorte dans la lign&#233;e de ceux qui, &#224; la R&#233;volution, on voulu promouvoir une arm&#233;e &#233;manation de la nation. Ces propositions peuvent faire sourire, mais il faut les replacer dans leur contexte historique d'une France traumatis&#233;e par la d&#233;route de l'arm&#233;e de &#171; Napol&#233;on le Petit &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elu en 1876 d&#233;put&#233; par l'arrondissement de Sainte-M&#233;nehould, Camille MARGAINE a &#233;t&#233; r&#233;&#233;lu apr&#232;s la dissolution qui suivit le 16 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appel&#233; par la confiance de ses coll&#232;gues aux fonctions de questeur, il n'en prend pas moins part aux d&#233;bats et aux travaux de la Chambre, surtout en ce qui concerne les questions militaires. Il fit &#233;chouer le projet du G&#233;n&#233;ral de CISSEY, qui donnait deux capitaines &#224; la compagnie et supprimait les adjudants-majors en maintenant la fonction ; seulement, l'emploi &#233;tait rempli &#224; tour de r&#244;le par l'un des quatre capitaines en second, et comme la fonction de capitaine adjudant-major exige une monture, il y avait un cheval par bataillon pour ces quatre capitaines. &#171; Ce seront les quatre fils Aymon &#187; dit M. MARGAINE. Le mot tua l'id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des derni&#232;res discussions militaires, il insista pour que l'&#233;tat major f&#251;t un corps essentiellement ouvert et recrut&#233; parmi les officiers de m&#233;rite ayant quelques ann&#233;es de grade au lieu d'&#234;tre recrut&#233;s parmi les officiers &#224; peine sortis des &#233;coles. Le contr&#244;le ind&#233;pendant et fortement organis&#233; pour pouvoir &#234;tre local et pr&#233;ventif, devait s'&#233;tendre &#224; toutes les armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des modifications ayant &#233;t&#233; apport&#233;es &#224; son projet pendant la discussion, modifications qui en alt&#233;r&#232;rent la port&#233;e au point de vue des principes admis, il donna sa d&#233;mission de rapporteur, ne voulant pas soutenir comme tel des th&#233;ories contraires &#224; ses id&#233;es personnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est surtout en ce qui concerne le recrutement qu'il a des id&#233;es. Il croit qu'une &#233;ducation virile peut seule faire une forte g&#233;n&#233;ration et que la France doit faire tous les sacrifices possibles pour l'&#233;ducation militaire de la jeunesse. Par cette &#233;ducation seule on pourra arriver &#224; &#233;tablir l'&#233;galit&#233; de &#171; l'imp&#244;t du sang &#187; et supprimer la circonscription. A ses yeux, le service de paix doit &#234;tre d'autant plus court que le jeune Fran&#231;ais a re&#231;u une bonne instruction et une &#233;ducation primaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il adressait au directeur politique de la semaine r&#233;publicaine, son coll&#232;gue et ami, Monsieur GAGNEUR, la remarquable lettre qui suit, o&#249; il &#233;met une id&#233;e alors toute nouvelle, devenue depuis tr&#232;s populaire : l'introduction des exercices militaires dans les &#233;coles primaires et secondaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;posera d'ailleurs, d&#232;s la rentr&#233;e, de concert avec son coll&#232;gue, un projet de loi &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon cher Gagneur,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me consiste &#224; assurer le service obligatoire et donner une instruction suffisante aux jeunes soldats avant leur lib&#233;ration. A tenir constamment pr&#234;te &#224; r&#233;pondre &#224; l'appel de la patrie une arm&#233;e nombreuse, vaillante et bien dress&#233;e et cependant r&#233;duire autant que possible cet &#233;norme budget de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, &#224; tenir grandement compte de la situation des campagnes et du bien l&#233;gitime d&#233;sir des familles d'exon&#233;rer le plus possible les jeunes gens de ce service, en temps de paix, de cette vie de caserne ou des corps de garde qui n'est ni instructive, ni utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est d'autant plus urgent que la population des campagnes a &#233;t&#233; drain&#233;e de ses bras les plus jeunes et les plus robustes, par les guerres n&#233;fastes de l'Empire et par les travaux excessifs qu'il a provoqu&#233;s dans les grandes villes. A quoi bon, se disent les paysans, ces nombreuses familles d'autrefois, si la guerre ou la ville doit nous enlever nos enfants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rents termes du probl&#232;me qui paraissent inconciliables, je vais t&#226;cher de les concilier. Voici la solution telle que je la comprends.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'&#233;cole primaire des exercices et des marches assoupliront les enfants. Les chevaux de la ferme, en courant le long des routes, serviront aux exercices des futurs cavaliers. Il faudra &#234;tre soldat un jour, diront les instituteurs aux enfants ; mais si vous ne voulez pas l'&#234;tre longtemps en temps de paix, prouvez d'avance que vous pouvez l'&#234;tre en temps de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quatorze &#224; vingt ans, on ouvrirait, le dimanche et le jeudi, des &#233;coles de tir cantonales. D&#233;j&#224; ces &#233;coles se fondent, surtout dans les d&#233;partements limitrophes de la Suisse, o&#249; elles sont en grand honneur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Eh bien ! Les jeunes gens aiment le bruit et le mouvement ; ils aiment &#224; se regrouper, s'enr&#233;gimenter, jouer au soldat. Profitons donc de cette tendance de leur nature. A vingt ans, le jeune homme saurait tirer &#224; la cible, monter &#224; cheval et ex&#233;cuter la marche gymnastique. Le conseil de r&#233;vision ne prendrait que ceux qui, mal inspir&#233;s, n'auraient pas su acqu&#233;rir cette instruction militaire. Il y aurait toujours assez de ceux-ci pour le recrutement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ne pas exempter d'une mani&#232;re absolue du service de paix le jeune homme qui, &#224; vingt ans, prouve &#224; son conseil de r&#233;vision qu'il a l'instruction n&#233;cessaire aux besoins du service en temps de guerre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne lui faudrait plus que quelques mois pass&#233;s au corps pour compl&#233;ter son instruction et si court que soit ce temps, il suffirait pour donner aux jeunes gens les habitudes de propret&#233;, de discipline, une tournure martiale qu'ils conserveraient chez eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous ne pouvons r&#233;aliser d&#232;s aujourd'hui cette r&#233;forme, du moins faudrait-il se mettre &#224; l'&#339;uvre imm&#233;diatement ; car il faut le temps d'organiser cette &#233;ducation militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce principe accept&#233;, quelle &#233;mulation &#224; devenir soldat, au lieu de la tendance actuelle &#224; ne pas servir du tout ou &#224; servir le moins possible !&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme on le voit, je ne suis pas l'adversaire de la r&#233;duction du temps de service, puisque je suis, au contraire, partisan d'exempter le plus de monde possible et m&#234;me tout le monde. Cependant je ne voudrais pas voir cette question de la r&#233;duction du service soulev&#233;e avant qu'on ne r&#233;gl&#226;t celle de l'&#233;ducation des enfants. J'aurais peur qu'en ne s'occupant que de la diminution du service, on n'amoindrit en m&#234;me temps l'esprit militaire, sans chercher &#224; le remplacer par rien, pas m&#234;me par le patriotisme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. MARGAINE voudrait voir adopter ce syst&#232;me de l'&#233;ducation militaire et de l'exon&#233;ration du service de paix gradu&#233;e sur l'instruction militaire acquise ; il voudrait surtout qu'on renon&#231;&#226;t &#224; appliquer &#224; un syst&#232;me nouveau un outillage aussi peu appropri&#233; au service obligatoire que l'outillage des lois de 1832 faites pour une arm&#233;e restreinte et pour une arm&#233;e aliment&#233;e par la circonscription.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La circonscription ! Mot et chose que la R&#233;publique e&#251;t d&#251; faire dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de la circonscription, il faut une arm&#233;e nationale constitu&#233;e par toutes les forces vives du pays, forces qui auront re&#231;u l'instruction militaire apr&#232;s l'&#226;ge de vingt et un ans, si elles n'ont pas voulu l'acqu&#233;rir avant.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Pierre et Paul&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_477 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH708/margaine-ec567.jpg?1773436588' width='450' height='708' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TAINE, un philosophe et un critique Argonnais</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article274</link>
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		<dc:date>2004-01-21T16:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>c&#233;l&#232;bre</dc:subject>
		<dc:subject>personnage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'illustre TAINE est n&#233; &#224; Vouziers, dans l'Argonne ardennaise, le 21 avril 1828. Son p&#232;re, alors avou&#233;-plaidant, occupait le premier &#233;tage d'une maison sise au coin des rues d&#233;nomm&#233;es actuellement rue Chanzy et Rue Avetant. Sur la fa&#231;ade du num&#233;ro 30, on remarque une plaque en marbre noir portant en lettres dor&#233;es l'inscription suivante : Hippolyte-Adolphe TAINE de l'Acad&#233;mie Fran&#231;aise est n&#233; dans cette maison, le 21 avril 1828. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1834, Monsieur TAINE p&#232;re devint locataire de la maison du ma&#238;tre de pension (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;Revue N&#176;22&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;c&#233;l&#232;bre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;personnage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'illustre TAINE est n&#233; &#224; Vouziers, dans l'Argonne ardennaise, le 21 avril 1828. Son p&#232;re, alors avou&#233;-plaidant, occupait le premier &#233;tage d'une maison sise au coin des rues d&#233;nomm&#233;es actuellement rue Chanzy et Rue Avetant. Sur la fa&#231;ade du num&#233;ro 30, on remarque une plaque en marbre noir portant en lettres dor&#233;es l'inscription suivante : Hippolyte-Adolphe &lt;strong&gt;TAINE&lt;/strong&gt; de l'Acad&#233;mie Fran&#231;aise est n&#233; dans cette maison, le 21 avril 1828.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1834, Monsieur TAINE p&#232;re devint locataire de la maison du ma&#238;tre de pension Courboulis. C'est dans cet &#233;tablissement que le futur &#233;crivain apprit &#224; lire. Plus tard, Monsieur PIERSON, acqu&#233;reur de la pension, devint le second instituteur du philosophe d'avenir. De cette &#233;poque, les condisciples de l'ancien externe ont conserv&#233; du critique le souvenir d'un travailleur infatigable, d'un bon camarade au caract&#232;re &#233;gal et ouvert. Lorsque Monsieur TAINE p&#232;re mourut, son fils fut envoy&#233; &#224; Rethel, chez un vieux pr&#234;tre. Il ne s'y plut pas, revint &#224; la maison et y re&#231;ut les soins de ses deux tantes paternelles et les le&#231;ons de son oncle maternel, Monsieur BESANEON. Dans la suite, il entra comme &#233;l&#232;ve au lyc&#233;e Bonaparte, &#224; Paris et obtint, en 1847, le prix d'honneur de rh&#233;torique. En 1848, il est re&#231;u premier &#224; l'Ecole normale ; au cours des &#233;tudes qu'il y fit, la s&#251;ret&#233; de son jugement et la haute port&#233;e de son intelligence &#233;taient si universellement reconnues que ses camarades, s'inclinant devant sa sup&#233;riorit&#233;, ne l'appelaient que Monsieur TAINE et le prenaient pour juger lorsque s'&#233;levaient entre eux quelques contestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la sortie de l'Ecole normale, plac&#233; dans l'Universit&#233;, il est sujet &#224; des tracasseries nombreuses ; il donne sa d&#233;mission de professeur, quitte la province et revient &#224; Paris. Adepte du positivisme, partisan de la doctrine qui fait d&#233;pendre les sentiments de l'organisation et du syst&#232;me nerveux, il suit assid&#251;ment, durant trois ann&#233;es, les cours du Mus&#233;um et de l'Acad&#233;mie de M&#233;decine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre d'&#233;crivain, il d&#233;bute dans la &lt;i&gt;Revue de l'Instruction publique&lt;/i&gt; et ne tarde pas &#224; avoir sa place marqu&#233;e &#224; la &lt;i&gt;Revue des Deux-Mondes et au Journal des D&#233;bats&lt;/i&gt;. En 1854, para&#238;t son premier ouvrage de longue haleine : &lt;i&gt;Tite-Live&lt;/i&gt;, couronn&#233; par l'Acad&#233;mie fran&#231;aise. Puis c'est une suite ininterrompue de travaux, o&#249; les chefs-d'&#339;uvre succ&#232;dent aux chefs-d'&#339;uvre. Parmi ceux-ci, nous signalerons dans leur ordre chronologique : 1855 - &lt;i&gt;Voyage aux eaux des Pyr&#233;n&#233;es,&lt;/i&gt; o&#249; l'on d&#233;couvre le po&#232;te riche d'animation, l'habile peintre des paysages, le profond observateur et le conteur aimable et enjou&#233;. 1856 - Philosophes fran&#231;ais au XIX&#232;me si&#232;cle, o&#249; toutes les doctrines philosophiques r&#233;gnantes furent successivement immol&#233;es sur l'autel du bon sens avec l'arme du ridicule. 1857 - &lt;i&gt;Vie et Opinions de Thomas Graindorge&lt;/i&gt;, critique humoristique de la soci&#233;t&#233; parisienne. 1863 - &lt;i&gt;Ecrivains actuels de l'Angleterre&lt;/i&gt;, mod&#232;le de fine observation, d'&#233;rudition galante, soutenu par un rare m&#233;rite de style. En 1864, para&#238;t une &#339;uvre capitale : &lt;i&gt;l'Histoire de la Litt&#233;rature anglaise&lt;/i&gt;, vaste tr&#233;sor de connaissances solides et de jugements remarquables. L'ann&#233;e 1870 voit para&#238;tre l'&lt;i&gt;Intelligence&lt;/i&gt;, le livre de TAINE philosophe. Enfin, de 1871 &#224; 1873, il pr&#233;pare ses &lt;i&gt;Origines de la France contemporaine&lt;/i&gt;, travail colossal dans lequel il ne craint pas de juger s&#233;v&#232;rement le r&#233;gime jacobin ainsi que Napol&#233;on 1er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1878, TAINE entrait &#224; l'Acad&#233;mie fran&#231;aise. Il meurt en 1893, demande des fun&#233;railles protestantes et laisse le souvenir d'un &#233;crivain au style imag&#233;, vif, rapide et d'un penseur de premier ordre. On reproche &#224; TAINE d'avoir oubli&#233; Vouziers, sa ville natale. Par contre, celle-ci ne l'oublia pas, car en 1905, le 24 septembre, le buste du philosophe y fut solennellement inaugur&#233;, sous la pr&#233;sidence de Monsieur DUJARDIN-BEAUMETZ, alors sous-secr&#233;taire d'Etat aux Beaux-Arts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>GENDARMERIE DE SAINTE-MENEHOULD</title>
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		<description>
&lt;p&gt;En 1894, Monsieur Vigui&#233;, Pr&#233;fet de la Marne, prit la d&#233;cision de publier l'atlas des propri&#233;t&#233;s d&#233;partementales que son pr&#233;d&#233;cesseur Monsieur Delassalle avait fait dresser (d&#233;cision du conseil g&#233;n&#233;ral du 25 ao&#251;t 1881). La publication se fit sous la direction de monsieur Gillet, architecte du d&#233;partement, en 1895. Le plan ci-contre est accompagn&#233; de cette pr&#233;sentation. &lt;br class='autobr' /&gt;
La caserne de la gendarmerie de Sainte-M&#233;nehould a sa fa&#231;ade principale sur la rue Victor-Hugo (Route Nationale n&#176;3). Elle se compose (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1894, Monsieur Vigui&#233;, Pr&#233;fet de la Marne, prit la d&#233;cision de publier l'atlas des propri&#233;t&#233;s d&#233;partementales que son pr&#233;d&#233;cesseur Monsieur Delassalle avait fait dresser (d&#233;cision du conseil g&#233;n&#233;ral du 25 ao&#251;t 1881). La publication se fit sous la direction de monsieur Gillet, architecte du d&#233;partement, en 1895. Le plan ci-contre est accompagn&#233; de cette pr&#233;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La caserne de la gendarmerie de Sainte-M&#233;nehould a sa fa&#231;ade principale sur la rue Victor-Hugo (Route Nationale n&#176;3). Elle se compose d'un b&#226;timent principal avec en ailes, des d&#233;pendances. Le tout est isol&#233; sur trois faces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;timent principal comprend : appartement d'officier avec entr&#233;e sp&#233;ciale (ledit appartement compos&#233; de cuisine, salle &#224; manger, salon, trois chambres, chambre de bonne, grenier, cave, b&#251;cher) ; un bureau de service, dix logements de gendarmes (trois pi&#232;ces chacun), une &#233;curie pour six chevaux, une sellerie, des greniers &#224; fourrage et &#224; avoine, de vastes greniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ce b&#226;timent r&#232;gne une vaste cour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;pendances contiennent : aisances, buanderie, b&#251;chers, fosse &#224; fumier, puits et pompe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe un jardin sp&#233;cial pour l'officier et un autre jardin assez vaste pour les gendarmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette caserne est &#233;clair&#233;e au gaz. Elle est reli&#233;e au r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valeur de cette propri&#233;t&#233; est de 90.000 Francs ; les b&#226;timents entrent dans ce chiffre pour 75.000 Francs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XIX&#232;me si&#232;cle, la gendarmerie se trouvait dans la rue principale, au n&#176;51, immeuble situ&#233; pr&#232;s de l'ancien coll&#232;ge. C'est en 1866 qu'elle d&#233;m&#233;nage pour s'installer dans les vastes b&#226;timents du relais de poste, celui-l&#224; m&#234;me que dirigeait Jean-Baptiste Drouet. Comme &#224; cette &#233;poque la mar&#233;chauss&#233;e &#233;tait &#171; mont&#233;e &#187;, les locaux &#233;taient tout &#224; fait adapt&#233;s &#224; leur nouvelle mission. Ceux-ci &#233;taient d&#233;saffect&#233;s depuis 1860, date &#224; laquelle la ligne de chemin de fer Ch&#226;lons-Metz entra en service, desservant Sainte-M&#233;nehould.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1940, la gendarmerie fut fortement endommag&#233;e. La reconstruction ne commen&#231;a qu'en 1955. Depuis cette &#233;poque, de nombreux travaux ont fait de cet &#233;difice une gendarmerie bien adapt&#233;e &#224; ses missions et offrant au personnel des logements confortables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_478 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH646/gendarmerie-44d70.jpg?1773539035' width='450' height='646' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LA POUPEE MYSTERE</title>
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		<dc:date>2004-01-19T16:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Delemotte</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une curieuse aventure est advenue &#224; un anglais amateur de poup&#233;es anciennes. David BROWN habite Leeds. Il a fait l'acquisition d'une sc&#232;ne en papier m&#226;ch&#233; &#224; l'occasion d'une vente chez Christie's, c&#233;l&#232;bre soci&#233;t&#233; de commissaires-priseurs de Londres. Cette sc&#232;ne, conditionn&#233;e dans un coffret, repr&#233;sente Sainte Agn&#232;s dans un bocage. Elle appartenait &#224; Winneretta SINGER, de la famille SINGER des machines &#224; coudre, qui devait devenir la Princesse de Polignac. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le transport de Londres &#224; Leeds, la poup&#233;e est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;Revue N&#176;22&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une curieuse aventure est advenue &#224; un anglais amateur de poup&#233;es anciennes. David BROWN habite Leeds. Il a fait l'acquisition d'une sc&#232;ne en papier m&#226;ch&#233; &#224; l'occasion d'une vente chez Christie's, c&#233;l&#232;bre soci&#233;t&#233; de commissaires-priseurs de Londres. Cette sc&#232;ne, conditionn&#233;e dans un coffret, repr&#233;sente Sainte Agn&#232;s dans un bocage. Elle appartenait &#224; Winneretta SINGER, de la famille SINGER des machines &#224; coudre, qui devait devenir la Princesse de Polignac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le transport de Londres &#224; Leeds, la poup&#233;e est ab&#238;m&#233;e. David BROWN demande &#224; une amie, Joyce CARTER, de proc&#233;der &#224; la r&#233;paration de cette nouvelle acquisition. C'est alors que l'artiste d&#233;couvre, dans la t&#234;te de Sainte Agn&#232;s, une lettre dat&#233;e de 1769 et envoy&#233;e de Sainte-M&#233;nehould par M. DESSAND &#224; sa tante, Mme BALLARDELLE, religieuse au couvent des Dames de l'Annonciation &#224; Varennes. En voici le contenu :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;A Ste. Man&#233;hauld le 10 janvier 1769&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame ma chere Tante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettez qu'au renouvellement de cette ann&#233;e J'aye l'honneur de vous pr&#233;senter mes tr&#232;s humbles compliments ainsi que ceux de mes fr&#232;res avec l'assurance des V&#339;ux Sinc&#232;res que Je fais pour votre conservation et l'accomplissement de vos d&#233;sirs que je suis persuad&#233; ne tendent qu'&#224; ce qu'il y a de plus parfait. J'aye &#233;t&#233; sensiblement touch&#233; de la facheuse situation ou J'ay appris que vous &#233;tiez lors du passage de mon fr&#232;re Couloumier l'officier &#224; Varennes il a quelque mois, ce qui l'a priv&#233; de la satisfaction de vous voir comme il se l'&#233;tait promis. Je prie le Seigneur de vous accorder une meilleure sant&#233; et de vous favoriser de l'abondance de Ses consolations et benedictions &#224; proportion de vos peines et de vos souffrances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon fr&#232;re le prevost d'Attigny m'a fait passer une lettre de ma cousine Dor&#233; pour vous la faire parvenir avec neuf livres qu'elle vous prie de bien vouloir agreer, permettez que mes fr&#232;res et moi y joignent pareille somme ce qui fera dix-huit livres qui doivent vous etre remis par le porteur de la presente. Je vous prie de vouloir bien vous souvenir de nous dans vos prieres et de m'accorder une part dans votre amiti&#233; avec l'honneur de votre estime que Je pretends meriter par les sentiments de mon c&#339;ur et l'attachement respectueux avec lequel j'ay l'honneur d'etre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame ma chere Tante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre tres humble et tres obeissant serviteur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DESSAND&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son courrier, madame Joyce CARTER cherche &#224; savoir s'il existe une famille DESSAND en Argonne. Les premi&#232;res recherches, men&#233;es par Monsieur Raymond CHARLES, g&#233;n&#233;alogiste, sont pour l'instant rest&#233;es infructueuses. Qui &#233;tait donc ce Monsieur DESSAND, qui a pour fr&#232;res le pr&#233;vost d'Attigny et &#171; COULOUMIER l'officier &#187;. il a pour cousin une DORE. Comme le remarque Madame CARTER, il devait s'agir d'une famille occupant une position sociale confortable, puisque la somme de 18 livres envoy&#233;e &#224; la tante n&#233;cessiteuse est importante pour l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recherches se poursuivent, avec l'aide de nos lecteurs, &#224; qui nous lan&#231;ons un appel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>LA FORET DE L'ARGONNE</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article277</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>po&#232;te</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;me</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;sie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La for&#234;t d'Argonne est fort connue en Allemagne. Elle est consid&#233;r&#233;e comme un v&#233;ritable rempart que les troupes allemandes n'ont pas pu franchir lors de la guerre mondiale. L&#224;, elles durent s'enterrer, chaque jour apportant son lot de malheur. Po&#232;mes et chansons &#233;voqu&#232;rent cette funeste for&#234;t. Voici un premier texte avec sa traduction. &lt;br class='autobr' /&gt;
LA FORET DE L'ARGONNE &lt;br class='autobr' /&gt;
Connais-tu cette for&#234;t d&#233;chiquet&#233;e par les tirs, toute bruissante du bourdonnement des balles, ces bois sans oiseaux ni vie sauvage o&#249; tout autour de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;Revue N&#176;22&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;po&#232;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;po&#232;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;po&#232;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;La for&#234;t d'Argonne est fort connue en Allemagne. Elle est consid&#233;r&#233;e comme un v&#233;ritable rempart que les troupes allemandes n'ont pas pu franchir lors de la guerre mondiale. L&#224;, elles durent s'enterrer, chaque jour apportant son lot de malheur. Po&#232;mes et chansons &#233;voqu&#232;rent cette funeste for&#234;t. Voici un premier texte avec sa traduction.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_479 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L400xH447/foret-2939e.jpg?1773476438' width='400' height='447' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;LA FORET DE L'ARGONNE&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Connais-tu cette for&#234;t d&#233;chiquet&#233;e par les tirs, toute bruissante du bourdonnement des balles, ces bois sans oiseaux ni vie sauvage o&#249; tout autour de nous gronde le tonnerre assourdissant du canon ? Ce petit point sur la terre se nomme la For&#234;t de l'Argonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Connais-tu la tranch&#233;e qui s'&#233;tire ind&#233;finiment et s'enfonce profond&#233;ment dans le sol, elle est occup&#233;e par des combattants hardis. Devant moi se dressent des arbres d&#233;chiquet&#233;s et ils me regardent ; ils me demandent : que t'ai-je donc fait, brute guerri&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Connais-tu cette maison dont le toit repose sur des rondins et qui est enfouie &#224; trois m&#232;tres sous le sol ; son int&#233;rieur est sombre et noir comme un four, oh camarade, tends-moi la main et conduis-moi dans cet abri souterrain &#224; l'&#233;preuve des bombes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Connais-tu cette croix de bois grossier dress&#233;e au bord du chemin ? Lis-y ces mots : &#171; Ici reposent dans la paix du Seigneur des camarades tomb&#233;s pour la patrie ador&#233;e, loin du sol natal. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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