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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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<item xml:lang="fr">
		<title>EDITORIAL</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article237</link>
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		<dc:date>2003-10-28T18:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En lisant ce titre, certains s'&#233;tonneront. D'autres, nos amis, seront attrist&#233;s. L'aventure n'aura donc dur&#233; que cinq ans, de l'&#233;t&#233; 1998 &#8220; &#224; l'&#233;t&#233; 2003. Les grincheux diront que le projet &#233;tait trop ambitieux, les chicaniers que l'&#233;quipe r&#233;dactionnelle n'&#233;tait pas homog&#232;ne, les pessimistes que rien ne tient bien longtemps &#224; Sainte-M&#233;nehould. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais non, mais non ! Il ne s'agit pas de cela ! Notre petit journal n'agonise pas. C'est la formule actuelle qui est remise en cause. Ainsi, vous recevrez le num&#233;ro 22 en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;Revue N&#176;21&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En lisant ce titre, certains s'&#233;tonneront. D'autres, nos amis, seront attrist&#233;s. L'aventure n'aura donc dur&#233; que cinq ans, de l'&#233;t&#233; 1998 &#8220; &#224; l'&#233;t&#233; 2003. Les grincheux diront que le projet &#233;tait trop ambitieux, les chicaniers que l'&#233;quipe r&#233;dactionnelle n'&#233;tait pas homog&#232;ne, les pessimistes que rien ne tient bien longtemps &#224; Sainte-M&#233;nehould.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non, mais non ! Il ne s'agit pas de cela ! Notre petit journal n'agonise pas. C'est la formule actuelle qui est remise en cause. Ainsi, vous recevrez le num&#233;ro 22 en janvier 2004 et nous entrerons dans la nouvelle ann&#233;e avec un nouveau bulletin plus grand et plus beau bien s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et plus cher r&#233;pondent en &#233;cho les grincheux ! Et il est vrai que tous les tarifs flambent durant la p&#233;riode estivale. Mais comme nous n'avons pas pour objectif d'accumuler des b&#233;n&#233;fices, l'augmentation, si augmentation il y a, sera minime. D'autant plus qu'&#224; notre grande satisfaction, Monsieur TANDARD, propri&#233;taire du magasin SHOPI, nous a renouvel&#233; son soutien financier indispensable &#224; l'&#233;quilibre de notre budget. Ainsi, nous continuerons &#224; ne pas demander de subventions aux collectivit&#233;s locales. C'est un peu notre fiert&#233; de ne pas faire payer deux fois nos lecteurs, une fois comme acheteur, une fois comme contribuable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais pourquoi ce changement ? Pourquoi modifier une formule qui donne satisfaction ? Nous avons cru utile, apr&#232;s ces premi&#232;res ann&#233;es d'activit&#233;, de faire le point et d'envisager des am&#233;liorations. Une institution qui n'&#233;volue pas se scl&#233;rose. Nous aussi, nous voulons &#234;tre dans le vent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous retrouverez nos rubriques habituelles, notre int&#233;r&#234;t pour les deux guerres mondiales en Argonne, pour la R&#233;volution, pour l'histoire en g&#233;n&#233;ral, notre souci de publier des souvenirs du si&#232;cle pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, o&#249; sont ces changements ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons passer dans un format sup&#233;rieur (17,5 cm x 24,5 cm) qui doit faciliter la mise en page : meilleure lisibilit&#233;, car nous b&#233;n&#233;ficierons d'une surface sup&#233;rieure et meilleure insertion des illustrations dans le texte. La jaquette (la couverture, si vous pr&#233;f&#233;rez) sera d&#233;poussi&#233;r&#233;e. Notre Pr&#233;sident, dont chacun conna&#238;t la fibre artistique, est charg&#233; d'y r&#233;fl&#233;chir, d'y mettre un grain d'originalit&#233; et peut-&#234;tre plus de couleurs. Tout cela est &#224; l'&#233;tude. On ne peut tout d&#233;voiler ce jour. Gardons un peu de myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, vous l'avez constat&#233;, rien d'une r&#233;volution, simplement une &#233;volution que l'on veut fructueuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rendez-vous l'an prochain pour juger de tout cela.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LA FANFARE HARMONIE A SAINTE-MENEHOULD de 1930 &#224; nos jours</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article259</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article259</guid>
		<dc:date>2003-10-27T19:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Delemotte</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es vingt, la municipalit&#233;, dirig&#233;e par Monsieur POUGNANT, Maire, s'&#233;meut de ne pas pouvoir compter sur une soci&#233;t&#233; musicale locale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 24 mai 1929, le Conseil Municipal envisage, &#224; l'unanimit&#233;, de fonder une &#171; Musique Municipale &#187;. Le 10 juin de la m&#234;me ann&#233;e, la Commission Sp&#233;ciale de la Musique se r&#233;unit, sous la pr&#233;sidence de Monsieur HECQUET Roland, assureur, adjoint au Maire. Elle est compos&#233;e de Monsieur Emile NOEL, entrepreneur, vice-pr&#233;sident, Monsieur DUVAL, assureur, rapporteur, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;Revue N&#176;21&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es vingt, la municipalit&#233;, dirig&#233;e par Monsieur POUGNANT, Maire, s'&#233;meut de ne pas pouvoir compter sur une soci&#233;t&#233; musicale locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 mai 1929, le Conseil Municipal envisage, &#224; l'unanimit&#233;, de fonder une &#171; Musique Municipale &#187;. Le 10 juin de la m&#234;me ann&#233;e, la Commission Sp&#233;ciale de la Musique se r&#233;unit, sous la pr&#233;sidence de Monsieur HECQUET Roland, assureur, adjoint au Maire. Elle est compos&#233;e de Monsieur Emile NOEL, entrepreneur, vice-pr&#233;sident, Monsieur DUVAL, assureur, rapporteur, Monsieur AUTERBE, retrait&#233;, Monsieur GIRARDOT, Monsieur LECOURTIER Edmond, marchand de bestiaux, Monsieur MARCIPONT, fondeur, Monsieur MOOG, Monsieur Henri STEFFEN. On estime alors &#224; 20.000 Francs la somme n&#233;cessaire &#224; l'achat indispensable de mat&#233;riel et d'instruments. La commission demande les cr&#233;dits au Conseil Municipal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_426 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH284/construction-70986.jpg?1773439024' width='450' height='284' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;1954 &#8220; Construction de la salle de r&#233;p&#233;tition de l'Aiglonne &#224; c&#244;t&#233; de la b&#233;tonni&#232;re, on peut reconna&#238;tre de gauche &#224; droite : Maurice DELAVAL, Marcel NOEL, Ren&#233; ZABEL, Bernard LELIEVRE, Jean JUPIN, Roger ZAMBAUX, Ren&#233; JUPIN, M. PITZ.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 21 novembre, Monsieur HECQUET pr&#233;sente aux membres de la commission Monsieur BARRAULT, candidat au poste de chef de la &#171; Musique Municipale &#187;. Le registre de r&#233;union pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; M. BARRAULT qui habite actuellement Montr&#233;sor (Indre-et-Loire) viendrait volontiers habiter Sainte-M&#233;nehould avec sa famille, s'il &#233;tait certain de pouvoir y trouver une situation lui permettant de gagner sa vie et celle des siens. Apr&#232;s un &#233;change de vues entre M. BARRAULT et les membres de la commission, ces derniers offrent &#224; M. BARRAULT de proposer au Conseil Municipal qu'il lui soit allou&#233; 500 Francs d'appointements fixes par mois comme chef de musique &#187;&lt;/i&gt;. D'autre part, M. NOEL offre un emploi compl&#233;mentaire que l'int&#233;ress&#233; accepte&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='En fait, il fit son compl&#233;ment de service comme agent de ville.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . On prend rendez-vous pour un voyage &#224; Paris o&#249; seront achet&#233;s les instruments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but d'ann&#233;e 1930, les premi&#232;res r&#233;p&#233;titions peuvent commencer. Le 7 janvier, la commission estime qu'il y a lieu d'approuver le march&#233; s'&#233;levant &#224; 16.268 Francs pass&#233; entre la municipalit&#233; et Monsieur LESCHIERA, France-Musique, 82, Rue de Compans &#224; Paris, pour l'acquisition des instruments de musique, partitions et gibernes. Cela correspond &#224; environ cinquante instruments, de la contrebasse au triangle, du cornet &#224; piston universel aux cymbales. On note que l'intention est bien de jouer en harmonie puisqu'on compte cuivres, bois, percussions et cordes. On lance des annonces dans les journaux locaux et une &#171; annonce par le tambour &#187; pour recruter des musiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les statuts sont lus le 8 ao&#251;t au Conseil Municipal. Les deux premiers articles sont r&#233;dig&#233;s ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Art.1 &#8220; Il est cr&#233;&#233; &#224; Sainte-M&#233;nehould une Soci&#233;t&#233; Musicale, sous la d&#233;nomination de &#171; Musique Municipale &#187;.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Art.2 &#8220; Elle a pour but le d&#233;veloppement de la musique, l'&#233;tude et l'ex&#233;cution de la musique instrumentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil approuve &#224; l'unanimit&#233; ces statuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe se forme : les musiciens d&#233;signent Messieurs LELIEVRE Julien, limonadier glacier et GOYEUX Charles, horticulteur, pour les repr&#233;senter au sein du conseil d'administration. en outre, M. GOYEUX est nomm&#233; sous-chef de musique par ses camarades, membres ex&#233;cutants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 novembre 1930, les membres du conseil d'administration se r&#233;unissent officiellement. Sont &#233;lus &#224; main lev&#233;e et &#224; l'unanimit&#233;, deux vice-pr&#233;sidents, Messieurs NOEL Emile et VATIER Gaston, marchand de vin, un secr&#233;taire, Monsieur HECQUET et un tr&#233;sorier, Monsieur QUINTIN, cafetier. La pr&#233;sidence revient au maire, Monsieur POUGNANT, professeur &#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On &#233;labore le r&#232;glement int&#233;rieur : on fixe &#224; 100 Francs le concours de la &#171; Musique Municipale &#187; pour les f&#234;tes des quartiers et aux soci&#233;t&#233;s locales. Elle pourra pr&#234;ter son concours aux f&#234;tes nationales et patronales, &#224; l'exclusion de toutes c&#233;r&#233;monies religieuses ou politiques, &#224; l'exception de la Sainte C&#233;cile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, en vertu de ce r&#232;glement, les administrateurs refusent, le 28 janvier 1931, de participer &#224; la comm&#233;moration du 1er anniversaire de la Fondation de la Soci&#233;t&#233; des P&#234;cheurs &#224; la ligne &#171; la Rossette &#187; fix&#233;e au 25 f&#233;vrier. Par contre, en 1932, des concerts sont donn&#233;s au cours de la saison cour de l'H&#244;tel de Ville, Square Pasteur, Rond-Point de la Gare, au Ch&#226;teau et &#224; l'H&#244;pital, &#171; faisant plaisir aux malades et aux membres honoraires, que la soci&#233;t&#233; &#8220; pour ces derniers &#8220; compte un peu dans tous les quartiers de la ville &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;pertoire s'&#233;toffe et la Musique Municipale est de plus en plus sollicit&#233;e. A l'&#233;poque, les quartiers organisent des f&#234;tes et la sortie de l'harmonie est un &#233;v&#233;nement, un moment de distraction et de rencontre important.&lt;br class='autobr' /&gt;
A la veille de la guerre, en 1937, le calendrier est charg&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 4 avril &#8220; Concert &#224; l'H&#244;tel de Ville
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 18avril &#8220; Examen municipal
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 6 mai &#8220; Concert &#224; la f&#234;te de la gare
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 9 mai &#8220; F&#234;te &#224; la Grange-aux-Bois
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 30 mai &#8220; Concert sur le Jard
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 13 juin &#8220; Concert &#224; la f&#234;te de Guise
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 27 juin &#8220; Concert sur le Jard
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 13 juillet &#8220; Retraite aux flambeaux
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 14 juillet &#8220; Revue et concert sur le Jard
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 21 juillet &#8220; Concert &#224; la f&#234;te du Ch&#226;teau
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1er ao&#251;t &#8220; Concert pour le concours de p&#234;che
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 18 ao&#251;t &#8220; Concert sur le Jard
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 26 septembre &#8220; Concert &#224; Valmy
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1er novembre &#8220; D&#233;fil&#233; visite aux cimeti&#232;res militaires
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 11 novembre &#8220; Revue avec le 120e
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 21 novembre &#8220; F&#234;te de la Sainte C&#233;cile
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 24 novembre &#8220; Bal (r&#233;serv&#233; aux membres et anim&#233; par les musiciens)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres occasions exceptionnelles provoquent des sorties des musiciens : retraite &#224; l'occasion du Congr&#232;s des Pompiers le 16 mai 1936. On refuse par contre d'honorer les f&#234;tes du jubil&#233; de l'&#233;v&#234;que de Ch&#226;lons qui doivent se d&#233;rouler le 26 mai 1938 &#224; l'&#233;glise du Ch&#226;teau &#171; le programme d'un caract&#232;re religieux &#233;tant contraire aux statuts &#187;. Le 28 juillet 1938, un concert est donn&#233; &#224; l'occasion du passage du Tour de France, le caract&#232;re sportif ne contrariant pas le r&#232;glement. Plus gravement, la Musique Municipale assiste, comme les statuts le demandent, aux obs&#232;ques des conseillers municipaux et membres honoraires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_427 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH260/fanfare-4f9e7.jpg?1773439024' width='450' height='260' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;11 novembre 1962 &#8220; Concert dans la cour de l'H&#244;tel de Ville&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En novembre, la Sainte C&#233;cile est un moment important de la vie de la soci&#233;t&#233;. A cette occasion, un banquet est organis&#233;. Il est ouvert aux ex&#233;cutants et &#224; quelques invit&#233;s (municipalit&#233;, pompiers, commandant d'armes) et en particulier &#224; Madame BAZINET, professeur de piano. Chaque ann&#233;e on change de restaurant, ce qui doit permettre de m&#233;nager la susceptibilit&#233; des restaurateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_428 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH715/societe-5e85a.jpg?1773439024' width='450' height='715' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier compte-rendu de r&#233;union est dat&#233; du 20 avril 1939.&lt;br class='autobr' /&gt;
Suit une p&#233;riode obscurcie par l'Occupation pendant laquelle il est interdit de r&#233;unir la soci&#233;t&#233; et de donner des concerts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Lib&#233;ration, la situation est catastrophique : les instruments ont disparu, les musiciens sont dispers&#233;s. La volont&#233; et la t&#233;nacit&#233; d'un r&#233;fugi&#233; belge, Monsieur BERTRAND, vont permettre de remonter l'Harmonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_429 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH388/defile-a51cc.jpg?1773439024' width='250' height='388' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Le 25 mars 1945, le comit&#233; approuve les statuts modifi&#233;s &#171; dont l'essentiel est de faire ressortir que la pr&#233;sente soci&#233;t&#233; n'est que la continuation de celle fond&#233;e en 1930. Les nouveaux statuts pr&#233;voient la cr&#233;ation d'une section dramatique &#187;. On dresse les besoins : &#171; &#224; la suite de la destruction ou pillage par faits de guerre (une grande partie des instruments ayant &#233;t&#233; enlev&#233;e par les autorit&#233;s occupantes), il y a lieu de pr&#233;voir, pour remonter la fanfare et doter les &#233;l&#232;ves actuels qui suivent r&#233;guli&#232;rement les cours de solf&#232;ge et d'instruments, l'achat d'instruments indispensables. Le devis est fix&#233; &#224; 346.610 Francs, comprenant un piano d'occasion de la marque Schillio pour la section philharmonique. En effet, la pr&#233;sence de violons, violoncelles, oriente le r&#233;pertoire vers le classique. Monsieur BARRAULT tient toujours la baguette de chef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation &#233;voluera jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es cinquante, date &#224; laquelle le chef remet sa d&#233;mission : il est d&#233;&#231;u et fatigu&#233; par le manque de motivation et de travail des participants. Le 20 d&#233;cembre 1952, le Maire r&#233;unit la commission pour &#233;tudier les causes du malaise. Une enqu&#234;te est men&#233;e : &#171; un tiers des musiciens sont d'accord pour conserver Monsieur BARRAULT comme chef, &#224; l'encontre des deux tiers restant qui n'h&#233;sitent pas &#224; dire que le chef n'a pas en main les ex&#233;cutants au point de vue discipline. C'est un parfait musicien, mais il ne sait pas commander et s'assurer le concours d&#233;vou&#233; des gens qu'il a autour de lui &#187;. Le jugement est s&#233;v&#232;re et la sentence tombe : les r&#233;p&#233;titions ayant cess&#233; depuis le 1er mai, le paiement du traitement de Monsieur BARRAULT est suspendu depuis le 1er juillet. Du recrutement sera demand&#233; aupr&#232;s du Colonel du quartier Valmy et aupr&#232;s des directeurs d'&#233;cole et du coll&#232;ge. Mais la d&#233;marche ne donne que de faibles fruits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se tourne alors vers l'Aiglonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1936, cette association a d&#233;velopp&#233; aupr&#232;s de la section de gymnastique une fanfare qui accompagne les sportifs dans ses d&#233;placements. Le 27 juillet 1953, la commission municipale rencontre Monsieur VERGNE Louis, commer&#231;ant en bois et charbon et pr&#233;sident de l'Aiglonne, qui propose un rapprochement avec la musique des Islettes et la clique de son association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette batterie-fanfare prend le relais et assure les sonneries des manifestations patriotiques et les d&#233;fil&#233;s. Claude MARTY, agriculteur aujourd'hui retrait&#233; et Henri TARON, employ&#233; des ponts et chauss&#233;es, se partageront les postes de responsabilit&#233;. Les r&#233;p&#233;titions ont lieu dans le local de l'Isle Sainte-Marie. La formation comptera jusqu'&#224; soixante membres et, &#224; ses heures de gloire, participera &#224; de nombreux concours et prestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se souvient encore de la participation &#224; la populaire &#233;mission &#171; trente-six chandelles &#187; anim&#233;e par Jean NOHAIN, enregistr&#233;e &#224; Paris &#224; la Gaiet&#233; Lyrique, en 1958. L'Aiglonne organise &#224; l'&#233;poque des festivals qui comptent des centaines de sportifs et musiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1968, Jean-Pierre EGARD, agent de police municipale, est charg&#233; de remonter l'Harmonie. Le 14 juin 1969, il signe cette lettre envoy&#233;e &#224; la soci&#233;t&#233; COUESNON de Paris-Ch&#226;teau-Thierry, manufacture g&#233;n&#233;rale d'instruments de musique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La ville de Sainte-M&#233;nehould a l'intention de recr&#233;er une harmonie municipale. Des instruments, qui datent de plusieurs ann&#233;es (trente ans environ) sont &#224; votre disposition, ceux-ci ayant servi pour la derni&#232;re fois en 1951, date &#224; laquelle l'Harmonie et la Philharmonie ont &#233;t&#233; dissoutes. Ces instruments auraient besoin d'&#234;tre r&#233;vis&#233;s et certains m&#234;me r&#233;par&#233;s &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre EGARD occupera la fonction de chef de musique jusqu'en juin 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_430 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH294/fanfare2-21390.jpg?1773439024' width='450' height='294' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;Concert donn&#233; &#224; l'occasion de la F&#234;te des Vertes-Voyes, en 1986&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un compositeur de Verdun, Monsieur CARPENTIER, &#233;crit &#171; la marche de l'Aiglonne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la petite histoire, on se souvient que les casquettes ont pu &#234;tre achet&#233;es gr&#226;ce &#224; l'intervention de Madame An&#233;mone GISCARD-d'ESTAING, &#233;pouse du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, qui avait &#233;t&#233; sollicit&#233;e &#224; l'occasion d'une visite au ch&#226;teau de Braux-Sainte-Cohi&#232;re. La demande avait abouti sur le bureau de son mari qui avait fait parvenir un ch&#232;que cons&#233;quent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur MARTY laisse plus tard la direction &#224; Monsieur Guy VALLET, employ&#233; de banque, &#224; la fin des ann&#233;es quatre-vingt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 1997, l'Aiglonne assure trente huit prestations dans l'ann&#233;e. Elle travaille avec la chorale d'Arts et Loisirs et compte &#224; l'&#233;poque quarante huit musiciens, dont cinq au solf&#232;ge et six en formation instruments. L'article de l'Union du 23 novembre 1997 se termine par &#171; de nouvelles structures viennent d'appara&#238;tre dans le paysage musical m&#233;n&#233;hildien et argonnais. Souhaitons que le grand b&#233;n&#233;ficiaire en soit la musique &#187;, allusion &#224; la r&#233;cente cr&#233;ation d'Argon'notes qui vient d'ouvrir l'&#233;cole de musique de la rue Camille Margaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e l&#224;, on ouvre une nouvelle section &#171; trompe de chasse &#187; sous la direction de Jean-Pierre BERRODIER, garde de l'O.N.F. r&#233;sidant &#224; Ch&#226;trices. On y compte cinq sonneurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, &#224; l'occasion de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Aiglonne en mars 1999, en pr&#233;sence du Pr&#233;sident Monsieur Jean-Louis PIERRE dit MERY, Guy VALLET dresse un constat pessimiste : &#171; nous avons le regret de voir notre tout nouveau chef, S&#233;bastien HERBILLON, partir pour raisons professionnelles () Malgr&#233; mes demandes et alertes adress&#233;es &#224; la ville, aucun rempla&#231;ant n'est connu et cela appara&#238;t tr&#232;s tr&#232;s grave pour notre musique (L'Union du 17 mars 1999).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un partenariat na&#238;t en fin d'ann&#233;e entre l'Aiglonne, la municipalit&#233; et l'&#233;cole de musique Argon'notes. Le dispositif est complexe mais n&#233;cessaire : la ville soutient financi&#232;rement Argon'notes qui emploie S&#233;bastien OLIVIER. Ce dernier devient chef de musique de l'Aiglonne et la p&#233;rennit&#233; d'une formation musicale passera par le rapprochement des musiciens de l'Aiglonne avec ceux de la nouvelle &#233;cole de musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame Nicole MAHUET, premier Adjoint au Maire, explique dans l'Union du 29 octobre 1999 : &#171; la ville ne pouvant prendre en charge le salaire d'un membre d'association et l'Aiglonne n'ayant pas les structures administratives lui permettant de g&#233;rer un salari&#233;, c'est donc &#224; Argon'notes, rompu &#224; ce type d'exercice qu'il appartiendra de le faire ! &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Argon'notes assure depuis 1997 des cours de musique et de danse. Un nouveau b&#226;timent est construit quai de l'Herbette o&#249; se passent les r&#233;p&#233;titions. S&#233;bastien OLIVIER, dumiste, a &#233;t&#233; recrut&#233; pour intervenir dans les &#233;coles, donner des cours de solf&#232;ge, d'&#233;veil musical et remonter l'Harmonie-Fanfare. Il s'y emploie avec l'aide du directeur de l'&#233;cole, Monsieur Jean-S&#233;bastien MARTIN et du Pr&#233;sident, Monsieur Jean-Jacques FRANCOIS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2002, la fusion est totale et Argon'notes signe avec la municipalit&#233; un contrat de partenariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Harmonie-Fanfare d&#233;veloppe depuis un r&#233;pertoire couvrant un large &#233;ventail de r&#233;f&#233;rences tant classiques que modernes. Elle compte trente musiciens qui se produisent une dizaine de fois dans l'ann&#233;e. Le dernier temps fort de cette formation a &#233;t&#233; la participation de musiciens au spectacle de Fran&#231;ois MOREL donn&#233; en 2003 &#224; la salle des f&#234;tes du Quartier Valmy &#224; Sainte-M&#233;nehould. Petit clin d'&#339;il de l'histoire locale : ce jour l&#224;, pour les besoins de la mise en sc&#232;ne, les musiciens portent le costume de l'Aiglonne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour leurs t&#233;moignages, mise &#224; disposition d'archives et de documents, aide et commentaires, remerciements &#224; M. Ren&#233; DELAVAL, M. Jean-Pierre EGARD, M. Jean-Jacques FRANCOIS, M. Roger HUNET, M. Guy VALLET.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LEXIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fanfare&lt;/strong&gt; : orchestre uniquement compos&#233; de cuivres : orchestre d'harmonie jouant des fanfares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Batterie&lt;/strong&gt; : ensemble de tambours et clairons d'un r&#233;giment command&#233;s par le tambour-major.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clique&lt;/strong&gt; : ensemble des tambours et des clairons d'une musique militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Harmonie&lt;/strong&gt; : orchestre form&#233; essentiellement d'instruments &#224; vent (cuivres et bois), de percussions et, quelquefois, de contre-basses &#224; cordes.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Grand Larousse Universel&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En fait, il fit son compl&#233;ment de service comme agent de ville.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/la-fanfare-harmonie-a-sainte-menehould-de-1930-a-nos-jours_a259-2.pdf" length="164488" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>GARDONS L'ACCENT</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article260</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article260</guid>
		<dc:date>2003-10-26T19:56:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Etant encore Principal du coll&#232;ge de Sainte-M&#233;nehould, j'ai, il y a quelques ann&#233;es, re&#231;u un &#233;tudiant berlinois qui m'a rendu rouge de confusion. Ce jeune allemand observateur, perspicace et certainement homme de rigueur, me dit sa perplexit&#233; devant les diff&#233;rentes orthographes de notre ville. Journaux, panneaux indicateurs, papiers officiels, documents divers coiffent le nom de la cit&#233; d'accents dont le nombre varie de z&#233;ro &#224; deux. Pour &#234;tre plus pr&#233;cis, on peut trouver quatre orthographes diff&#233;rentes (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;Revue N&#176;21&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Etant encore Principal du coll&#232;ge de Sainte-M&#233;nehould, j'ai, il y a quelques ann&#233;es, re&#231;u un &#233;tudiant berlinois qui m'a rendu rouge de confusion. Ce jeune allemand observateur, perspicace et certainement homme de rigueur, me dit sa perplexit&#233; devant les diff&#233;rentes orthographes de notre ville. Journaux, panneaux indicateurs, papiers officiels, documents divers coiffent le nom de la cit&#233; d'accents dont le nombre varie de z&#233;ro &#224; deux. Pour &#234;tre plus pr&#233;cis, on peut trouver quatre orthographes diff&#233;rentes qu'il nous faut citer :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Sainte-Menehould&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Sainte-M&#233;n&#233;hould&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Sainte-Men&#233;hould&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Sainte-M&#233;nehould&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, la r&#233;ponse &#233;tait et reste sans &#233;quivoque : c'est la derni&#232;re qui est correcte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, je r&#233;digeais un article que je voulais percutant et convainquant dans le suppl&#233;ment du bulletin municipal, croyant ainsi clore la question et surtout amener chacun &#224; &#234;tre plus attentif et scrupuleux lorsqu'il aurait &#224; &#233;crire le nom de la ville. Vanit&#233; Vanit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que de M&#233;n&#233;hildiens ont encore faut&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es ! Alors reprenons l'histoire de ce nom qui intrigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de fois devons nous l'&#233;peler lorsque nous quittons l'abri de nos futaies argonnaises, devant des interlocuteurs &#233;bahis, recopiant le mot lettre par lettre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun sait que la cit&#233; porte le nom de la derni&#232;re fille d'un Comte du Perthois du nom de SIGNARUS. Ses grandes s&#339;urs s'appelaient Yma, Hoyldis, Lutrudis, Prusinna, Francula. On peut imaginer que si la gr&#226;ce divine &#233;tait tomb&#233;e sur l'une d'elles, la ville aurait eu un nom tout aussi original. Mais c'est MANECHILDIS ou MANEHILDIS qui sera, au V&#232;me si&#232;cle, associ&#233; &#224; la bourgade. Tr&#232;s vite, l'orthographe se codifie en MANEHOULD et il en sera ainsi jusqu'&#224; la fin du XVIII&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au d&#233;but, c'est Sainte Manehould&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_431 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH330/proprietes-1ff7c.jpg?1773418882' width='450' height='330' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;En haut, &#233;tat des propri&#233;t&#233;s de l'h&#244;pital (17 ). Dessous, titre concernant les reliques de la sainte (1379)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Puis le &#171; a &#187; se transforme en &#171; &#233; &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la R&#233;volution que progressivement le &#171; a &#187; qui donnait au nom une consonance quelque peu gutturale, rappelant ses origines germaniques, va se transformer en &#171; &#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, on trouve encore l'ancienne orthographe dans le contrat de mariage de Jean-Baptiste DROUET, le 17 janvier 1789 et sur le cahier de dol&#233;ances du baillage de Sainte-M&#233;nehould, le 14 mars 1789.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, le fameux extrait du registre municipal relatant le passage du roi, dat&#233; du 25 juin 1791, porte la nouvelle orthographe. Il en est de m&#234;me pour le courrier qu'envoie DROUET en tant que Sous-Pr&#233;fet, document dont nous reproduisons ci-apr&#232;s l'ent&#234;te :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_432 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH314/municipalite-f3c0f.jpg?1773418882' width='450' height='314' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La nouvelle orthographe s'impose&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les documents du XIX&#232;me si&#232;cle que nous avons pu consulter, cette nouvelle orthographe est quasiment adopt&#233;e par tous. &lt;br class='autobr' /&gt;
BUIRETTE, dans son Histoire de la ville de Sainte-M&#233;nehould et de ses environs, en 1837, la rend en quelque sorte officielle, tant il est clair que son ouvrage est une r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, on peut trouver d&#233;j&#224; quelques variantes. Ainsi, de sa main, en 1831, le Maire, Claude-Apollon ROBINET, assist&#233; de M. FLORION, dans l'acte de nomination de Louis BOURNIZET au grade de Brigadier, met de sa main un accent sur chaque &#171; e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_433 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH158/bataillon-addc8.jpg?1773418882' width='450' height='158' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_434 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH559/ville-0eeaf.jpg?1773418882' width='450' height='559' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XIX&#232;me si&#232;cle, tous les papiers officiels portaient la m&#234;me orthographe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ouverture du coll&#232;ge - 1805
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ouverture de l'&#233;cole secondaire (m&#234;me date, 1805)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; papier &#224; ent&#234;te de la ville en 1817&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au XX&#232;me si&#232;cle, tout se complique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, en 1905, dans son histoire de la ville, Louis BROUILLON affirme que la forme actuelle &#171; se prononce Menou et ne comporte pas d'accent aigu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, vient l'&#233;poque de la vulgarisation des dictionnaires et particuli&#232;rement du Petit Larousse, qui opte pour le nom sans accent et nomme les habitants M&#233;n&#233;houldiens, alors que chacun sait que l'on a toujours dit M&#233;n&#233;hildiens. Trop souvent le lecteur fait une confiance aveugle aux dictionnaires et aux encyclop&#233;dies et il a bien tort. Larousse fait de DROUET le fils du ma&#238;tre de poste et Encarta place l'Argonne entre la vall&#233;e de l'Aire et de la Meuse ! Les historiens r&#233;sistent &#224; cette version quasi officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'abb&#233; LALLEMENT, ancien cur&#233; de Moiremont, auteur de divers livres de grande qualit&#233; sur les m&#339;urs et coutumes de l'Argonne publi&#233;s au d&#233;but du si&#232;cle, Jean LAURENT dans la th&#232;se parue en 1951 &#171; L'Argonne et ses bordures &#187; et dans toutes ses publications qui suivront, Eug&#232;ne BAILLON dans son histoire &#171; Sainte-M&#233;nehould et ses environs &#187; parue en 1957 restent fid&#232;les &#224; l'orthographe que je consid&#232;re comme correcte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, &#224; la fin de ce si&#232;cle, Jacques HUSSENET adopte tant dans &#171; Argonne 1630-1980 &#187; que dans tous ses &#233;crits l'orthographe &#171; Larousse &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand d&#233;sordre va s'instaurer &#224; la fin de ce si&#232;cle et l'on voit tant dans les publications, les panneaux au bord des routes, les journaux, l'accentuation simple, le petit attribut flottant soit se d&#233;placer, soit se d&#233;doubler, soit s'&#233;vaporer. On peut avancer des explications &#224; cette diversit&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les g&#233;n&#233;reux qui doublent l'accent, on peut penser qu'ils s'inspirent du nom des habitants qui s'&#233;crit bien M&#233;n&#233;hildiens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les avares, ils peuvent &#234;tre influenc&#233;s par le diminutif de la ville, &#171; Menou &#187; ou par la f&#226;cheuse habitude qui s'est instaur&#233;e depuis quelques d&#233;cennies d'&#233;crire le nom des villes en majuscule, alors qu'une majuscule &#224; la premi&#232;re lettre suffirait. Et comme en France, contrairement aux Slaves, on ne sait pas mettre d'accent sur les majuscules, s'imprime dans nos t&#234;tes un nom sans accent.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'euphonie a d&#251; aussi jouer son r&#244;le, tant il est vrai qu'il est peut-&#234;tre plus facile de prononcer M&#233;n&#233; que les autres formes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que faire maintenant ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je doute que cet article puisse, &#224; lui seul, &#233;radiquer les mauvaises pratiques, rares il est vrai, qui d&#233;robent un accent contribuant tant au charme de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_435 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH642/menou-256d5.jpg?1773418882' width='450' height='642' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;C'est vraiment n'importe quoi &#8220; Photos C. CAPPY&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et puis pensons &#224; toutes ces jeunes filles ou dames qui portent ce joli pr&#233;nom et qu'on laisse dans l'expectative lorsqu'elles se doivent de l'&#233;crire. Et John JUSSY, Pr&#233;sident de l'Office de Tourisme, qui s'efforce de les recenser, en d&#233;couvre p&#233;riodiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je propose au Conseil Municipal de prendre une d&#233;lib&#233;ration fixant d&#233;finitivement l'orthographe de la ville et le nom de ses habitants qui serait dans un second temps envoy&#233; &#224; tous les &#233;diteurs de dictionnaires et d'encyclop&#233;dies, &#224; toutes les administrations. Quant &#224; la prononciation, il ne sert &#224; rien de l&#233;gif&#233;rer ; tout le monde continuera &#224; faire comme bon lui semble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque j'entendais, lors du passage de la grande boucle en Argonne, le commentateur lisant sa fiche, affirmant qu'il faut prononcer Sainte-Menou, j'ai un peu sursaut&#233;. Je crois qu'il y a l&#224; une confusion avec le diminutif de la ville &#171; Menou &#187;. A ma connaissance, le citoyen de la cit&#233;, s'il dit bien qu'il habite &#224; Menou lorsqu'il est sur ses terres, prononce par contre le nom comme il l'&#233;crit lorsqu'il est loin de son domicile ou quand il s'adresse &#224; une administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et peut-&#234;tre pense-t-il que ce n'est pas de tout repos d'habiter une ville au nom si singulier !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>NOUS AUTRES, A VAUQUOIS</title>
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		<dc:date>2003-10-25T19:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Henry Boet</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notre camarade Henri BOET, journaliste chevronn&#233;, s'&#233;tait engag&#233; &#224; l'&#226;ge de dix-sept ans. Il a &#233;crit et publi&#233; ses souvenirs de 1914-1918. Nous en extrayons le r&#233;cit qu'il a consacr&#233; &#224; son bapt&#234;me du feu qui eut lieu &#224; Vauquois. Les combats pour la conqu&#234;te de la Butte de Vauquois sont entr&#233;s dans la l&#233;gende h&#233;ro&#239;que. Andr&#233; PEZARD, fantassin comme BOET, en a d&#233;crit l'horreur et les acharnements dans son livre, &#171; nous autres &#224; Vauquois &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Formez la carapace ! &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#171; nouveau &#187;, mont&#233; en renfort dans un sale (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre camarade Henri BOET, journaliste chevronn&#233;, s'&#233;tait engag&#233; &#224; l'&#226;ge de dix-sept ans. Il a &#233;crit et publi&#233; ses souvenirs de 1914-1918. Nous en extrayons le r&#233;cit qu'il a consacr&#233; &#224; son bapt&#234;me du feu qui eut lieu &#224; Vauquois. Les combats pour la conqu&#234;te de la Butte de Vauquois sont entr&#233;s dans la l&#233;gende h&#233;ro&#239;que. Andr&#233; PEZARD, fantassin comme BOET, en a d&#233;crit l'horreur et les acharnements dans son livre, &#171; nous autres &#224; Vauquois &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Formez la carapace ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; nouveau &#187;, mont&#233; en renfort dans un sale village d'arri&#232;re-front de la Meuse, en plein hiver, &#233;voque instinctivement les exercices rebutants de la caserne. Au dessus du bois, les shrapnells &#233;clatent. Peut-il deviner, lui, que plus tard, beaucoup plus tard, l'une de ces billes, qu'ils projettent en gerbe aujourd'hui, lui trouera la poitrine ? C'est, ce soir-l&#224;, son bapt&#234;me du feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marche reprend, &#224; la file indienne d&#232;s lors. On monte &#224; Vauquois, conquis quelques jours auparavant au prix d'une h&#233;catombe. Les courroies des cartouchi&#232;res et du sac, le bidon, la musette vous cisaillent tout le torse. L'on avance &#224; l'aveuglette, non sans choir, parfois, dans un trou d'obus, &#233;vitant &#224; grand peine l'enlisement sournois. Enfin, un boyau vous happe. Il faut grimper, toujours, en se cognant aux parois de glaise, glisser sur le sol boueux, tr&#233;bucher, les pieds meurtris, tomber aussi, s'arr&#234;ter souvent aux cris &#233;touff&#233;s de &#171; &#231;&#224; ne suit pas &#187;, repartir encore avec ce mouvement d'&#233;paules qui r&#233;ajuste l'&#233;quipement et remet en place la bretelle du fusil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au bout de plusieurs heures, endoloris, harass&#233;s, les hommes parviennent en premi&#232;re ligne. La rel&#232;ve s'accomplit entre grad&#233;s. D&#233;j&#224;, les anciens occupants descendent, sans mot dire, le plus vite possible, fuient presque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le froid de la nuit vous glace. Au petit jour, livide, l'horizon restreint d&#233;voile lentement son myst&#232;re d'&#233;pouvante. Il est tiss&#233; de cadavres. L'un d'eux, le cou ouvert, sans t&#234;te, fait penser &#224; quelque &#233;ventaire de boucher. Un autre g&#238;t, non loin, &#233;ventr&#233;, les entrailles d&#233;j&#224; vertes dehors. Des parapets sont &#233;tay&#233;s de chair morte. Une odeur putride &#233;mane de tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une tranch&#233;e &#224; l'autre, les coups de feu claquent sec, d&#233;chirant l'air. Imprudents ou mal prot&#233;g&#233;s, des compagnons tombent, g&#233;n&#233;ralement touch&#233;s &#224; la t&#234;te, et se mettent &#224; r&#226;ler. Des bless&#233;s, qu'on ne peut secourir pendant le jour, &#233;gr&#232;nent en de pitoyables chapelets leurs plaintes d&#233;sesp&#233;r&#233;es. Certains passages, notamment celui conduisant aux &#171; feuill&#233;es &#187; simple trou, sont mortels ; on ne peut s'y couler qu'en rampant dans la boue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un mur de l'&#233;glise ou du pied d'un arbre squelettique, hach&#233; par la mitraille, aux moignons d&#233;chiquet&#233;s &#8220; les derniers vestiges restant debout du village &#8220; &#171; ils &#187; tirent sur nous. Entre les deux talus de terre, s&#233;par&#233;s de vingt-cinq m&#232;tres au maximum, des corps sont accroch&#233;s aux fils de fer, en travers des chevaux de frise, membres ballants, la t&#234;te face au ciel dans un dernier regard ou bien plong&#233;e vers la terre, tels de macabres pantins disloqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La garde dure quarante-huit heures, ainsi. Apr&#232;s, la section passe en soutien, le long des boyaux adjacents, dans de fr&#234;les abris infest&#233;s par la vermine et recouverts d'une t&#244;le ondul&#233;e ou plus souvent de toiles de tente. Il pleut interminablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;riodiquement, la s&#233;ance de crapouillots fait rage. Les projectiles, &#224; la fin de leur course au z&#233;nith, tombent verticalement. Chacun croit que c'est sur lui et cherche &#224; s'en garer, mais vainement car la tranch&#233;e est pleine de monde. Il n'y a qu'&#224; attendre, frissonnant, tremblant, l'angoisse au c&#339;ur. Des torpilles bourr&#233;es de poudre sont aussi projet&#233;es avec un bruit sourd et elles &#233;clatent violemment, tuant &#8220; &#231;a c'est vu &#8220; une douzaine d'hommes &#224; la fois. Des camarades sont enfouis vivants dans la terre qui s'entrouvre sous l'explosion des gros &#171; noirs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certain jour, &#224; l'instant m&#234;me du second bombardement quotidien, un orage grondait sur la butte sinistre, d&#233;j&#224; r&#233;duite en cendres, l'environnant d'&#233;clairs. le feu du ciel et celui de la terre fa&#231;onnaient sur les t&#234;tes une vision d'Apocalypse. D'un c&#244;t&#233; et de l'autre, &#233;perdus, tous les hommes avaient fui, vers le bas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;giment ne devait plus jamais &#233;prouver une telle impression d'horreur, m&#234;me &#224; Bouchavesnes, au moment crucial de l'offensive de la Somme ; l&#224; o&#249;, en l'espace d'une seule journ&#233;e, des dizaines de milliers d'obus martel&#232;rent, sans discontinuer, ses positions d'attaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la tomb&#233;e de la nuit, le ravitaillement montait : aliments froids, mauvais et mal pr&#233;par&#233;s, &#224; peu pr&#232;s immangeables. Il fallait se rabattre sur les vivres de r&#233;serve et les provisions des colis ; &#224; d&#233;faut, sur la demi-boule de pain dur. Le quart de pinard, la goutte de gnole, le caf&#233;, lorsqu'on pouvait le r&#233;chauffer tant soit peu, recevaient meilleur accueil. La faim et la soif vous tenaillaient pourtant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois, en plein repas, des coups r&#233;p&#233;t&#233;s au sol alert&#232;rent les guetteurs. Des sapeurs du g&#233;nie accoururent aussit&#244;t, qui confirm&#232;rent leurs craintes. Une galerie de mine cheminait sous la &#171; guitoune &#187;. Le fourneau ne devait exploser que plus tard et provoquer une f&#233;roce bataille, aux cr&#234;tes de l'entonnoir. Une semaine passa La rel&#232;ve &#233;tait annonc&#233;e pour le lendemain. Soudain, en pleine nuit, des cris s'&#233;l&#232;vent. Un rideau de feu enveloppe les cr&#233;neaux. Le commandant hurle ; sous son apostrophe, un lieutenant bondit par dessus le parapet et tombe mort. Les Allemands venaient de lancer leur premi&#232;re attaque au moyen de liquides enflamm&#233;s. Ils prenaient pied imm&#233;diatement dans la tranch&#233;e et s'infiltraient plus avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A coups de fusil, de grenades, il fallut, durant toute la matin&#233;e, derri&#232;re des barricades de sacs de sable, leur couper le chemin. En fin d'apr&#232;s-midi, apr&#232;s une assez courte, mais violente pr&#233;paration d'artillerie, la compagnie s'&#233;lan&#231;ait &#224; l'assaut, ba&#239;onnette au canon, et chassait l'ennemi d&#233;cim&#233; par l'avalanche de fer, abasourdi, moralement an&#233;anti ; capturait aussi de pauvres h&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les survivants, enfin, se regroup&#232;rent. Ecras&#233;s de sommeil, ils attendirent la rel&#232;ve. Longtemps, celle-ci tarda. Finalement, certains bruits &#233;touff&#233;s, devin&#233;s plut&#244;t qu'entendus, l'annonc&#232;rent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup des rescap&#233;s escalad&#232;rent une paroi du boyau pour s'&#233;vader plus vite, trottant aussit&#244;t sous la charge &#224; perdre haleine. D'autres, &#233;clop&#233;s, souffrants ou bien plus fatigu&#233;s, simplement, tra&#238;naient leur peine le long des chemins creux, des sentiers ravin&#233;s, dans l'obscurit&#233; tra&#238;tresse. L'on croisait, en route, des brancardiers transportant les bless&#233;s aux postes de secours, des couples d'hommes tirant les morts en leurs toiles de tente &#8220; ce linceul &#8220; jusqu'au cimeti&#232;re du bas piqu&#233; de croix de bois, les corv&#233;es meurtri&#232;res de la seconde ligne ravitaillant en munitions ou mat&#233;riel ceux des tranch&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On &#233;tait sauv&#233;, cette fois encore. Il fallait cependant aller tr&#232;s loin : loin des rafales de mitrailleuses, loin du pi&#232;ge aveuglant des fus&#233;es &#233;clairantes, loin de l'obus aveugle, pour se sentir hors de danger. Puis, la mort possible, imm&#233;diate, ne desserrait son &#233;treinte que provisoirement, afin de mieux vous reprendre plus tard, bient&#244;t&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gangue de la guerre, sa vraie gloire faite d'opprobres et de souffrance, emprisonnait &#224; jamais le fantassin.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Henri BOET&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Extrait de l'Almanach du Combattant&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LETTRE DU COMTE DE DAMPIERRE</title>
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		<dc:date>2003-10-24T16:34:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Monsieur G&#233;rard LELORAIN communique la copie d'un manuscrit qu'il d&#233;tient. Cette lettre a &#233;t&#233; &#233;crite le 10 mai 1786, par le Comte de Dampierre de Hans, qui conn&#251;t une fin tragique, lors du retour du Roi, de Varennes &#224; Paris, le 22 juin 1791. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette lettre porte la marque postale SMENEH (Sainte-M&#233;nehould). La taxe &#224; payer par le destinataire &#233;tait de 15 sols. L'auteur indique bien &#171; &#224; Han, pr&#232;s Sainte-Menehould en Champagne, &#224; Sainte-Menehould. Il n'y avait pas de poste rurale &#224; cette &#233;poque et il fallait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;Revue N&#176;21&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Monsieur G&#233;rard LELORAIN communique la copie d'un manuscrit qu'il d&#233;tient. Cette lettre a &#233;t&#233; &#233;crite le 10 mai 1786, par le Comte de Dampierre de Hans, qui conn&#251;t une fin tragique, lors du retour du Roi, de Varennes &#224; Paris, le 22 juin 1791.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette lettre porte la marque postale SMENEH (Sainte-M&#233;nehould). La taxe &#224; payer par le destinataire &#233;tait de 15 sols. L'auteur indique bien &#171; &#224; Han, pr&#232;s Sainte-Menehould en Champagne, &#224; Sainte-Menehould. Il n'y avait pas de poste rurale &#224; cette &#233;poque et il fallait envoyer quelqu'un au bureau de poste m&#233;n&#233;hildien pour y prendre le courrier. Le Comte de Dampierre, m&#233;fiant et sans doute pr&#233;venu par d'ant&#233;rieures exp&#233;riences malheureuses, sp&#233;cifie bien d'indiquer pr&#233;cis&#233;ment l'adresse pour que les missives ne s'&#233;garent pas &#224; Ham, en Picardie : le destinataire, Madame de CORDUANT, habitait &#224; Bournois, pr&#232;s de Lille, sur le Doubs, aujourd'hui Isle-sur-le-Doubs (code postal 25250).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contenu proprement dit donne peu d'indications historiques, mais on remarquera le style et l'&#233;criture peu norm&#233;e de l'&#233;poque. Monsieur Raymond CHARLES, qui en a fait la transcription, a respect&#233; les conjugaisons, ponctuations et l'orthographe fantaisistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tiquette imposait une forme tourment&#233;e. Le Comte de Dampierre, dans sa demande &#224; Mme de CORDUANT, emprunte les chemins d&#233;tourn&#233;s de la politesse excessive.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En maddressant madame a monsieur de chatillon, ou plut&#244;t au quartier maitre du r&#233;giment de cond&#233;, que je croiois &#234;tre monsieur de sennac, et c'est monsieur de chatillon qui ma r&#233;pondu, j'ai appris v&#244;tre addresse, et ai l'honneur de vous &#233;crire pour vous prier de me donner des nouvelles de monsieur l abb&#233; de jevignai, je lui suis infiniment attach&#233;, et voudrois pour toute chose scavoir comment il se porte, et ou il habite ; je vous demande en grace madame, de vouloir bien avoir la bont&#233; de m'en instruire, et de me faire l'honneur de me r&#233;pondre ; je n'ai pas mand&#233; &#224; monsieur de chatillon que c'&#233;toit pour cette raison, que je lui demandois l'addresse de madame de corduant, je lui ai dit que c'&#233;toit quelqu'un qui devoit &#224; monsieur de corduant, un officier du corps dans lequel je suis et qui &#233;toit bien aise de scavoir madame votre addresse pour nous faire passer (rature) d&#251; ; je vous prie quand il vous en parlera de lui dire la m&#234;me chose ; je vous demande mille pardons madame, de mon importunit&#233; ; et vous demande pour grace d'avoir la bont&#233; de m envoier l'addresse de monsieur de jevignai en me donnant des nouvelles de sa sant&#233; ; mon fr&#232;re qui avait l'honneur d'&#234;tre le camarade de monsieur de corduant me donne des droits &#224; vos bont&#233;s et l'amiti&#233; que monsieur votre fr&#232;re m a toujours marqu&#233; men donne aussi ; ces deux titres me font esp&#232;rer que j obtiendrai de vous madame, la grace que j'ai l'honneur de vous demander j'ai celui d'&#234;tre avec respect v&#244;tre tr&#232;s humble et tr&#232;s ob&#233;issant serviteur le cte de Dampierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a han pr&#232;s Ste menehould en champagne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a Ste menehould ce 10 mai 1786 ; si vous me faites l'honneur de me r&#233;pondre je vous prie madame de vouloir bien mettre ainsi l addresse parce que sans cela la lettre irait &#224; ham en picardie ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franche comt&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame de corduant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A bournois par lille sur le doubs en franche comt&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lille sur le Doubs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_437 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L248xH491/comte-2-5fe61.jpg?1773485680' width='248' height='491' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; A la sortie de Sainte-M&#233;nehould, sur la route nationale 3 en direction de Ch&#226;lons-en-Champagne, une st&#232;le comm&#233;more le meurtre du Comte de Dampierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;v&#233;nement fut interpr&#233;t&#233; de fa&#231;on controvers&#233;e dans les ann&#233;es qui suivirent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains y virent le sacrifice d'un noble rest&#233; fid&#232;le &#224; son roi, tu&#233; par la &#171; racaille r&#233;volutionnaire &#187;. On ajouta alors aux circonstances d&#233;j&#224; p&#233;nibles, des d&#233;tails sanguinolents invent&#233;s de toute pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres laissaient entendre que le Comte, peu estim&#233; dans la r&#233;gion, avait r&#233;colt&#233; l&#224; ce que son arrogance, son obstination et son refus de respecter les consignes donn&#233;es par les gardes nationaux avaient sem&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de ces interpr&#233;tations partisanes, Jacques HUSSENET a fait le point sur ce meurtre dans le tome de l'ann&#233;e 1991 des m&#233;moires de la soci&#233;t&#233; d'agriculture commerce sciences et arts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la minutie, la r&#233;flexion et l'ind&#233;pendance d'esprit qui le caract&#233;rise, notre historien &#171; local &#187; a r&#233;dig&#233; l&#224; le texte de r&#233;f&#233;rence sur cette p&#233;rip&#233;tie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>HISTOIRE DE PONTS : LE PONT DES MAURES</title>
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		<dc:date>2003-10-23T16:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tout au bout de la Rue des Pr&#233;s, un pont enjambe le deuxi&#232;me bras de l'Aisne, une rivi&#232;re de faible dimension qui, faisant le tour de Planasse, vient se heurter &#224; la C&#244;te Leroy : c'est le Pont des Maures, que le langage populaire nomme, par d&#233;formation, le Pont des Morts. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Histoire rapporte que le premier pont en bois ne fut construit qu'en 1823. Le plan qui accompagne le livre de BUIRETTE et qui d&#233;crit la ville en 1719 (avant l'incendie) ne montre pas de route filant au nord, sur Moiremont ; la Rue (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;Revue N&#176;21&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout au bout de la Rue des Pr&#233;s, un pont enjambe le deuxi&#232;me bras de l'Aisne, une rivi&#232;re de faible dimension qui, faisant le tour de Planasse, vient se heurter &#224; la C&#244;te Leroy : c'est le Pont des Maures, que le langage populaire nomme, par d&#233;formation, le Pont des Morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Histoire rapporte que le premier pont en bois ne fut construit qu'en 1823. Le plan qui accompagne le livre de BUIRETTE et qui d&#233;crit la ville en 1719 (avant l'incendie) ne montre pas de route filant au nord, sur Moiremont ; la Rue des Pr&#233;s menait alors uniquement aux pr&#233;s, en sortant par la porte justement nomm&#233;e Porte des Pr&#233;s. La prairie de Planasse devait &#234;tre encore plus mar&#233;cageuse qu'aujourd'hui o&#249; les inondations y sont fr&#233;quentes, sept fois l'an dit la tradition. Un gu&#233; devait simplement faciliter le passage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pont fut donc construit en 1823, sous le r&#232;gne de Louis XVIII, avec un c&#233;r&#233;monial dont on retrouvera les traces moins d'un si&#232;cle plus tard. La charpente en bois fut restaur&#233;e en 1851.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1904 : d&#233;cision fut prise de remplacer le vieux pont de bois par un pont m&#233;tallique. BAILLON, historien local, relate qu'au cours des travaux, les ouvriers de l'entreprise m&#233;n&#233;hildienne &#171; DUBOIS &#187; trouv&#232;rent, &lt;i&gt;&#171; au fond de la cul&#233;e sud, &#224; l'angle amont, une pi&#232;ce de 2 F &#224; l'effigie de Louis XVII, du mill&#233;sime de 1823, encastr&#233;e dans une plaquette de plomb, portant l'inscription suivante : JB BUACHE, Procureur du Roi, 1823. &#187;&lt;/i&gt; Dans la cul&#233;e nord, les ouvrier trouv&#232;rent une autre plaquette portant une inscription en latin qui disait : &lt;i&gt;&#171; L'an du seigneur 1823, sous le r&#232;gne de Louis XVIII, la ville &#233;difia ce pont ; &#233;taient : pr&#233;sident de la municipalit&#233; Apollon Robinet et &#233;diles Lapommeraye, Garnaux, Florion et Delapoix. &#187;&lt;/i&gt; L'autre face de la plaquette disait : &lt;i&gt;&#171; Barth&#233;l&#233;my, Jean Laidebeur et Nicolas Barr&#233; entreprirent le travail. &#187;&lt;/i&gt; Plaquettes et m&#233;dailles furent remises &#224; la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le beau pont m&#233;tallique n'avait que vingt-cinq ans &#224; vivre. En juin 1940, le pont sera envoy&#233; au fond de la rivi&#232;re, ne laissant d&#233;passer des flots que le parapet. Une passerelle en bois pos&#233;e sur des piliers en ciment, construite en juillet de la m&#234;me ann&#233;e, permit le passage pendant douze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29 ao&#251;t 1944 : les soldats allemands de g&#233;nie se dirigent vers les ponts de l'Aisne ; route de Vitry, Pont de Pierre, Rue du Moulin et Pont des Maures, pour y d&#233;poser des mines. Sur ce dernier pont, (la passerelle en bois), &#233;taient en plus amoncel&#233;es des bottes de paille arros&#233;es d'essence le feu qui commen&#231;ait fut arr&#234;t&#233; par le capitaine des pompiers Maurice JAUNET (aid&#233; d'Henri CHAMPION), dont les t&#233;moignages sont pr&#233;cieux pour la m&#233;moire de cette dramatique page d'histoire m&#233;n&#233;hildienne. Une voiture &#224; gazog&#232;ne arriva de Moirement et fut arr&#234;t&#233;e avant de traverser le pont ; trois personnes l'occupaient : des r&#233;sistants FFI, dont l'un &#233;tait le colonel d'AUBUSSON, chef r&#233;gional de la R&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville devait &#234;tre lib&#233;r&#233;e le lendemain. Dans sa d&#233;lib&#233;ration du 3 f&#233;vrier 1945, le conseil municipal d&#233;cidait de donner le nom &#171; Rue de la Lib&#233;ration &#187; &#224; ce qui &#233;tait avant &#171; Faubourg des Pr&#233;s &#187;. Le pont ne sera reconstruit qu'en 1952.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Morts, maures ou moore ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pont fut donc reconstruit apr&#232;s la guerre, tout en gardant sa d&#233;nomination &#233;nigmatique. D'apr&#232;s BUIRETTE, l'auberge, qui deviendra caf&#233; de l'abattoir, avait une enseigne qui repr&#233;sentait trois maures, l'exotisme &#233;tait de mode &#224; cette &#233;poque Mais L. MAUGET pense que ce qualificatif viendrait du mot en vieux Fran&#231;ais, &#171; moore &#187; ou &#171; moose &#187;, qui d&#233;signerait un lieu mar&#233;cageux, synonyme de marais ou tourbi&#232;re explication qui peut para&#238;tre vraisemblable quand on sait que ce pont est situ&#233; dans une des parties les plus basses de la ville.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_438 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH380/Ponts-fd2d6.jpg?1773485680' width='500' height='380' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>IDYLLE MENEHILDIENNE</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article264</link>
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		<dc:date>2003-10-22T16:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>DEDCOQ</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait la mode, en cette p&#233;riode d'avant guerre (la seconde) de trousser des vers en y dissimulant le nom des gloires locales bien souvent, nationales parfois. L'exercice engendrait un texte souvent lourd, parfois grivois o&#249; l'on essayait, en respectant longueur des vers et les rimes, de dissimuler le maximum de noms propres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici la copie rendue par un d&#233;nomm&#233; DEDCOQ, concernant notabilit&#233;s et commer&#231;ants des ann&#233;es vingt. A vous de les d&#233;couvrir. On vous a un peu aid&#233;, tout d'abord en faisant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'&#233;tait la mode, en cette p&#233;riode d'avant guerre (la seconde) de trousser des vers en y dissimulant le nom des gloires locales bien souvent, nationales parfois. L'exercice engendrait un texte souvent lourd, parfois grivois o&#249; l'on essayait, en respectant longueur des vers et les rimes, de dissimuler le maximum de noms propres.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Voici la copie rendue par un d&#233;nomm&#233; DEDCOQ, concernant notabilit&#233;s et commer&#231;ants des ann&#233;es vingt. A vous de les d&#233;couvrir. On vous a un peu aid&#233;, tout d'abord en faisant ressortir les noms par une calligraphie particuli&#232;re et puis en vous donnant l'identit&#233; de dix-sept citoyens dissimul&#233;s. A vous de trouver les autres. Un abonnement gratuit &#224; celui qui en trouvera le plus grand nombre. En vous reportant &#224; des articles parus dans les num&#233;ros 12 et 19, ce devrait &#234;tre chose ais&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon &lt;i&gt;Gentil&lt;/i&gt; p&#232;r', c'est fait, j'ai rompu le mariage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que j't'avais annonc&#233; il y a quelques temps,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma belle &#233;tait &lt;i&gt;Jolye&lt;/i&gt;, mais h&#233;las son grand &#226;ge&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avait un peu fan&#233;e, &lt;i&gt;Soutif&lt;/i&gt; &#233;taient &lt;i&gt;Toublan&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon pauvr' c&#339;ur est &lt;i&gt;S&#233;ret &lt;/i&gt;quand je pens' tout en fi&#232;vre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que c'est au bois d'&lt;i&gt;Verri&#232;re&lt;/i&gt;, &#224; l'&#233;poqu' des &lt;i&gt;Moisson&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que je vis mon &lt;i&gt;Ang&#232;le&lt;/i&gt;, agile comm' &lt;i&gt;Leli&#232;vre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nez un peu &lt;i&gt;Pointud&lt;/i&gt;, mais aux beaux seins &lt;i&gt;Touron&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marchand&lt;/i&gt; &#224; c&#244;t&#233; d'ell', je luis dis : Mad'moiselle,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez l'air &lt;i&gt;Destrait&lt;/i&gt;e ; &lt;i&gt;Henry&lt;/i&gt; ant ell' m' r&#233;pond :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je &lt;i&gt;Toussaint&lt;/i&gt; peu, j'voudrais des pastill's &lt;i&gt;G&#233;raudel&lt;/i&gt;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jaunet &lt;/i&gt;pu en ach'ter, n'ayant pas de &lt;i&gt;Pougnon&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, j'suis dans la &lt;i&gt;G&#233;n in&lt;/i&gt; peu, cela est moche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pabst&lt;/i&gt;, fis-je, ma charmant', faut pas vous d&#233;soler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'poss&#232;d' de &lt;i&gt;Laur ent&lt;/i&gt; tas et lui montrant mes poches&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour bien la persuader, fortement je &lt;i&gt;Lescouet&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Pour un peu de &lt;i&gt;Billon&lt;/i&gt;, nous allons ma jolie,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;jeuner, voulez-vous, y a du &lt;i&gt;Lar chet&lt;/i&gt; l'bistro&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et du &lt;i&gt;Colin&lt;/i&gt; superbe, un &lt;i&gt;Beau-Jard&lt;/i&gt; quelle envie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comm'dessert, un fromage &lt;i&gt;Aubry&lt;/i&gt; un bon morceau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mangin&lt;/i&gt; peu, il le faut, &#231;a met le c&#339;ur en f&#234;te&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je fus vit' gris&#233; par l'bon vin du &lt;i&gt;Vigneron&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Legay&lt;/i&gt; soleil d'&#233;t&#233; me fit perdre la t&#234;te&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Hecquet&lt;/i&gt; qu'tu veux mon p&#232;r', j'n'avais plus &lt;i&gt;Malraison&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Je lui pris un baiser, assis au pied &lt;i&gt;Delarbre&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Gar-in&lt;/i&gt; peu qu'ell' me dit, il faut bien &lt;i&gt;Mauchauff&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Aumignon&lt;/i&gt;, j'vous pr&#233;viens, je suis comme le marbre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fruit d&#233;fendu, &lt;i&gt;G&#233;rard&lt;/i&gt; rement abus&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'la conduisis chez moi et montant dans &lt;i&gt;Lachambre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme &#224; la queue &lt;i&gt;Leleux&lt;/i&gt; par derri&#232;r' j'la suivis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ell' &lt;i&gt;Levet&lt;/i&gt; son jupon et je vis couleur d'ambre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses &lt;i&gt;Baquet&lt;/i&gt; l'avait mis faisaient beaucoup de &lt;i&gt;Ply&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Puis je pris dans mes bras &lt;i&gt;Leblanc&lt;/i&gt; corps de ma belle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&lt;i&gt;Lendormi&lt;/i&gt; sur mon c&#339;ur, ell' se mit &#224; s'p&#226;mer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V'l&#224; qu'ell' &lt;i&gt;Person&lt;/i&gt; sang-froid, alors sur la &lt;i&gt;Donzelle&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&lt;i&gt;Lancelot&lt;/i&gt; qu'&#233;tait pr&#232;s d'moi, vite ell' fut &lt;i&gt;Reveill&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aurais pu &#234;tre heureux, &lt;i&gt;Mainon&lt;/i&gt; la s'main' derni&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&lt;i&gt;Hucher &lt;/i&gt;de ma d&#233;tresse, quand un &lt;i&gt;Martin &lt;/i&gt;je vis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu' &lt;i&gt;Jave lot&lt;/i&gt; mal partout, h&#233;las quelle mis&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ross' m'avait foutu la danse &lt;i&gt;Desingly.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&#176;
&lt;p&gt;&#176;&#176;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;BAQUET, caf&#233; rue Chanzy&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;LESCOUET, charcutier&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;BILLON, propri&#233;taire de la maison close&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;MARCHAND, notaire&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;COLIN, responsable usine des eaux&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;MAUCHAUFFE, garagiste&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;DESINGLY, v&#233;los et bric &#224; brac&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;PERSON, correspondant SNCF&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;HECQUET, assureur&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;POUGNAN, maire&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;JAVELOT, boulanger&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;REVEILLE, caf&#233; avenue Victor Hugo&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;LANCELOT, plombier&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;SERET, commer&#231;ant rue Chanzy&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;LEGAY, marchand de chaussures&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;TOURON, location de cal&#232;ches&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;LENDORMI, vendeuse petit bazar&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>UN PHILANTHROPE ARGONNAIS : GERAUDEL</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article265</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>c&#233;l&#232;bre</dc:subject>
		<dc:subject>personnage</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans cette rubrique, nous aurions &#233;t&#233; fautifs si nous avions omis de pr&#233;senter Auguste-Arthur GERAUDEL, un Argonnais et ils ne sont pas nombreux, les Argonnais ayant connu une renomm&#233;e nationale. Notre concitoyen, durant ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, a souvent &#233;t&#233; &#224; l'honneur. Son buste, sculpt&#233; dans la pierre par Michel SCHILLINGER a &#233;t&#233; &#233;rig&#233; dans l'espace vert jouxtant la maison de retraite du quartier Valmy. Il s'agissait d'&#233;voquer le buste qui tr&#244;nait dans le parc de l'Alleval, aujourd'hui bois G&#233;raudel (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;c&#233;l&#232;bre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;personnage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans cette rubrique, nous aurions &#233;t&#233; fautifs si nous avions omis de pr&#233;senter Auguste-Arthur GERAUDEL, un Argonnais et ils ne sont pas nombreux, les Argonnais ayant connu une renomm&#233;e nationale. Notre concitoyen, durant ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, a souvent &#233;t&#233; &#224; l'honneur. Son buste, sculpt&#233; dans la pierre par Michel SCHILLINGER a &#233;t&#233; &#233;rig&#233; dans l'espace vert jouxtant la maison de retraite du quartier Valmy. Il s'agissait d'&#233;voquer le buste qui tr&#244;nait dans le parc de l'Alleval, aujourd'hui bois G&#233;raudel et dont on croyait les deux exemplaires, l'un en bronze, l'autre en pl&#226;tre, &#224; jamais disparus. Or, la statue en pl&#226;tre a &#233;t&#233; retrouv&#233;e derni&#232;rement et l'on peut la voir dans la salle du Conseil Municipal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois M&#233;n&#233;hildiens, dont notre collaborateur Roger BERDOLD ont r&#233;alis&#233; un fascicule encore en vente &#224; l'Office de Tourisme de Sainte-M&#233;nehould (prix : 6 ) qui vous dira tout sur cet illustre pharmacien qui a laiss&#233; &#224; notre ville une importante b&#226;tisse situ&#233;e &#224; l'arri&#232;re de l'H&#244;tel de Ville. Aujourd'hui, nous publions un texte &#233;crit par un de ses contemporains quelques ann&#233;es apr&#232;s sa mort.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auguste-Arthur GERAUDEL, ancien pharmacien &#224; Sainte-M&#233;nehould, est un exemple frappant de ce que peut donner la pers&#233;v&#233;rance dans le travail. N&#233; au centre m&#234;me de la for&#234;t d'Argonne, en 1841, au charmant hameau de Bellefontaine, &#233;cart de la commune de Futeau, il fr&#233;quenta, jusque douze ans, l'&#233;cole du chef-lieu, faisant all&#232;grement chaque jour, par un &#233;troit chemin bois&#233;, les huit kilom&#232;tres qui s&#233;paraient l'&#233;cole de la maison paternelle. Ensuite, il entra au coll&#232;ge de Sainte-M&#233;nehould, dont il fut un excellent &#233;l&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De famille peu fortun&#233;e, il dut terminer ses &#233;tudes deux ans apr&#232;s et il entra comme gar&#231;on de laboratoire, chez un pharmacien de la ville. Vers l'&#226;ge de dix-huit ans, il quitta Sainte-M&#233;nehould pour Metz et l&#224;, ses laborieuses journ&#233;es finies, il compl&#233;tait peu &#224; peu, par un travail acharn&#233;, son instruction rudimentaire, ce qui lui permit de subir avec succ&#232;s son examen de grammaire. En 1863, la capitale l'attire et on le voit &#224; Paris comme premier &#233;l&#232;ve du savant Duroy. L'ann&#233;e suivante, il se fait recevoir interne des h&#244;pitaux et passe quatre ans tant &#224; la Salp&#234;tri&#232;re qu'&#224; Saint-Antoine. Durant cet internat, il re&#231;oit de Monsieur Duruy, alors ministre de l'Instruction publique, une lettre de f&#233;licitations, pour son admirable d&#233;vouement pendant l'&#233;pid&#233;mie de chol&#233;ra qui s&#233;vit jusqu'en 1865.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de conqu&#233;rir le grade de pharmacien de 1&#232;re classe, le baccalaur&#233;at est n&#233;cessaire &#224; GERAUDEL. Il se livre &#224; de nouvelles et patientes &#233;tudes qui sont couronn&#233;es de succ&#232;s en 1869 par l'obtention du parchemin et du titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_440 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH599/pastilles-bf34e.jpg?1773419911' width='450' height='599' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne tarda pas &#224; revenir &#224; Sainte-M&#233;nehould reprendre l'officine de son premier patron. Arriv&#233; l&#224;, il dut &#224; son amour filial la d&#233;couverte importante qui l'a rendu c&#233;l&#232;bre dans le monde entier. Depuis longtemps, sa m&#232;re, qui avait exerc&#233; la dure et d&#233;vou&#233;e profession de sage-femme rurale &#224; Bellefontaine, souffrait d'un cathare des bronches avec asthme humide. Le goudron &#233;tait alors le meilleur rem&#232;de connu pour cette affection. Malheureusement la malade avait une r&#233;pugnance invincible pour cette m&#233;dication. GERAUDEL rechercha les moyens d'enlever au goudron les principes qui le rendaient nuisible et les moyens de le faire entrer sans d&#233;go&#251;t dans les voies respiratoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune homme finit par d&#233;couvrir ce qu'il cherchait et pr&#233;para les pastilles qui depuis lors ont port&#233; son nom et l'ont rendu si populaire. GERAUDEL &#233;tait r&#233;compens&#233;, outre la satisfaction intime d'avoir gu&#233;ri sa m&#232;re, il acquit en m&#234;me temps r&#233;putation et fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;barrass&#233; des soucis mat&#233;riels de l'existence, GERAUDEL voulut ensuite agir en philanthrope. Tout d'abord il dota la ville de Sainte-M&#233;nehould d'une industrie nouvelle en faisant construire l'usine mod&#232;le qui occupe actuellement une cinquantaine d'ouvriers et d'ouvri&#232;res dont l'existence est assur&#233;e dans une localit&#233; o&#249; les emplois bien r&#233;mun&#233;r&#233;s sont rares. Ensuite, il apporta un concours incessant &#224; toutes sortes d'&#339;uvres humanitaires et instructives : Soci&#233;t&#233;s de secours mutuels, Bureau de bienfaisance, Croix Rouge, Commission des logements, Biblioth&#232;que locale, D&#233;l&#233;gation cantonale, dont il fut toujours un protecteur g&#233;n&#233;reux et un conseiller &#233;cout&#233; et respect&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il eut empli une si belle carri&#232;re, il voulut passer ses derni&#232;res ann&#233;es au milieu des paysages verdoyants des vallons argonnais. A cet effet, il am&#233;nagea et embellit, &#224; proximit&#233; de Sainte-M&#233;nehould, le magnifique parc de l'All&#233;val. Ce bois, ouvert &#224; tous, faisait les d&#233;lices de ceux qui s'y rendaient pour respirer l'air pur de la for&#234;t. GERAUDEL est mort en 1906 ; mais dans ses derni&#232;res volont&#233;s, d'ailleurs fid&#232;lement ex&#233;cut&#233;es, il n'a pas voulu priver ses compatriotes d'un endroit o&#249; l'art ne le c&#232;de pas au confort et dans lequel, en se promenant &#224; l'ombre des futaies, l'on redira toujours, en parlant du donateur : &#171; C'&#233;tait un homme de bien et un grand c&#339;ur, doubl&#233; d'un savant et d'un philanthrope&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce bois d'agr&#233;ment a &#233;t&#233; vendu par les h&#233;ritiers et exploit&#233; en for&#234;t. La ville (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_439 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH575/geraudel-e841c.jpg?1773419911' width='450' height='575' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;Le buste de Auguste-Arthur GERAUDEL&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;Photo C. CAPPY&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ce bois d'agr&#233;ment a &#233;t&#233; vendu par les h&#233;ritiers et exploit&#233; en for&#234;t. La ville de Ste-M&#233;nehould, qui en est propri&#233;taire, avait envisag&#233;, il y a quelques ann&#233;es, de lui redonner sa vocation de parc de loisirs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>HEURS ET MALHEURS DU VIGNOBLE ARGONNAIS</title>
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		<dc:date>2003-10-19T17:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jeannine Cappy</dc:creator>


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		<dc:subject>Cappy</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;tier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un r&#233;cent article de presse [1] &#233;voquait le vignoble Argonnais du temps pass&#233;, en m&#234;me temps que l'espoir de le faire revivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant plusieurs si&#232;cles, en effet, l'Argonne pouvait se targuer d'&#234;tre une r&#233;gion viticole. A son apog&#233;e, vers 1807-1808, le vignoble Argonnais couvrait 2344 ha (1048 dans les Ardennes, 440 dans la Marne et 856 dans la Meuse [2]). Le vin produit &#233;tait destin&#233; uniquement &#224; la consommation locale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les moines furent &#224; l'origine de cette mise en valeur des terres, provoquant en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;Revue N&#176;21&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;rubrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;Cappy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot22" rel="tag"&gt;m&#233;tier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_448 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH110/Rubriquecappy2-2-c46e0.jpg?1773485680' width='450' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un r&#233;cent article de presse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'Union &#8220; 25.06.2003 &#8220; Du champagne en Argonne ?' id='nh5-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;voquait le vignoble Argonnais du temps pass&#233;, en m&#234;me temps que l'espoir de le faire revivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant plusieurs si&#232;cles, en effet, l'Argonne pouvait se targuer d'&#234;tre une r&#233;gion viticole. A son apog&#233;e, vers 1807-1808, le vignoble Argonnais couvrait 2344 ha (1048 dans les Ardennes, 440 dans la Marne et 856 dans la Meuse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Jacques HUSSENET : Argonne 1630-1980.' id='nh5-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;). Le vin produit &#233;tait destin&#233; uniquement &#224; la consommation locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moines furent &#224; l'origine de cette mise en valeur des terres, provoquant en m&#234;me temps le d&#233;veloppement de l'artisanat : fabrication de tonneaux, de cuveaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Cuveau : petite cuve, baquet en bois.' id='nh5-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, d'&#233;chalats, de hottes, de paniers. La for&#234;t toute proche fournissait le bois n&#233;cessaire, le Vouzinois l'osier, les nombreuses verreries locales les bouteilles et les verres. On construisit aussi des pressoirs. Le plus prestigieux t&#233;moin de cette &#233;poque monastique est sans conteste celui de Beaulieu. Il servait non seulement &#224; l'abbaye, mais aussi aux villages voisins. Encore intact apr&#232;s huit cents ans, sa taille exceptionnelle montre la qualit&#233; du travail des artisans du XIII&#232;me si&#232;cle, ainsi que l'importance du vignoble&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour en savoir plus sur ce pressoir, voir Alcide LERICHE &#171; sur la trace des (...)' id='nh5-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_442 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH243/pressoir-6d019.jpg?1773485680' width='450' height='243' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pressoir de Beaulieu &#8220; Photo B. UTARD &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Horizon d'Argonne n&#176;22 - 1971' id='nh5-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers le milieu du XIII&#232;me si&#232;cle, le comte Thibault de CHAMPAGNE conc&#233;da des coteaux bien ensoleill&#233;s &#224; essarter&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Essarter : d&#233;broussailler.' id='nh5-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; condition d'y planter de la vigne. Petit &#224; petit, de nombreux villages Argonnais suivirent ce mod&#232;le et cr&#233;&#232;rent leurs vignobles, d'une surface parfois consid&#233;rable pour quelques uns. Par exemple, en 1791 : La Neuville-au-Pont 92ha &#8220; Passavant 84ha4 &#8220; Charmont 88ha9 &#8220; Chaudefontaine 45ha4 &#8220; Sainte-M&#233;nehould 33ha8&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-7' class='spip_note' rel='appendix' title='J. HUSSENET, d&#233;j&#224; cit&#233;.' id='nh5-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre bonne ville, &lt;i&gt;&#171; Le comte Thibault fit d&#233;fricher un long coteau en amphith&#233;&#226;tre, &#224; l'aspect du midi Il y planta de la vigne. Les habitants, par honneur pour le titre du Roi de Navarre que portait Thibault, donn&#232;rent &#224; cette vigne le nom de &#171; c&#244;te l'y Roi &#187;. Ce beau coteau passe pour produire le meilleur vin de Sainte-M&#233;nehould&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-8' class='spip_note' rel='appendix' title='BUIRETTE &#8220; Histoire de Sainte-M&#233;nehould &#8220; p.140.' id='nh5-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au XIV&#232;me si&#232;cle, les vignerons m&#233;h&#233;hildiens qui avaient cr&#233;&#233; la &#171; &lt;i&gt;confr&#233;rie de Notre-Dame des vignerons&lt;/i&gt; &#187;, sous la d&#233;nomination de &#171; &lt;i&gt;Les fr&#232;res de Saint Vincent&lt;/i&gt; &#187; tenaient des registres de leurs d&#233;lib&#233;rations et arr&#234;t&#233;s, dont voici un &#233;chantillon :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Jehan et Barthelemi BARANCEL&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-9' class='spip_note' rel='appendix' title='Fondateurs et bienfaiteurs de la confr&#233;rie.' id='nh5-9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont venu faire ripaille chez nous et toute la vignonnerie. Ces grandes gens ont baill&#233; une belle coupe d'argent blanc dans laquelle tous les venant lamperont tous les ans, venant Saint Vincent et y chanteront avo nous, &#224; torlarigo, la belle r&#234;verie de BARANCEL :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Dieu voulait &#224; ma pri&#232;re,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Changer en vin notre rivi&#232;re,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce changement serait bon !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dedans me jetant &#224; la nage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ferais souvent le plongeon,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un si gentil breuvage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fr&#232;res de Saint-Vincent &#233;taient de bien joyeux lurons !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais h&#233;las ! certaines terres impropres &#224; la viticulture, les ann&#233;es pluvieuses, les maladies, les gels tardifs qui d&#233;truisaient la r&#233;colte une ann&#233;e sur trois, faisaient que la quantit&#233; et la qualit&#233; des vins produits &#233;taient bien in&#233;gales d'une saison &#224; l'autre. Charles REMY&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-10' class='spip_note' rel='appendix' title='Charles REMY : Vice-Secr&#233;taire et archiviste de la soci&#233;t&#233; d'agriculture, (...)' id='nh5-10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dans son Histoire de Charmont (1868) note : &#171; &lt;i&gt; Le vin est la ressource principale des habitants ; on en vend parfois pour d'assez fortes sommes. Aussi, la r&#233;colte des vignes est le thermom&#232;tre de la g&#234;ne ou du bien &#234;tre dans les m&#233;nages.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De trop nombreux d&#233;boires incit&#232;rent les vignerons &#224; arracher les pieds de vigne les moins productifs. De plus, &#224; la fin du XIX&#232;me si&#232;cle, le d&#233;veloppement du chemin de fer a permis d'acheminer partout des vins du midi, bon march&#233; et de meilleure qualit&#233;. Si bien qu'au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle, les deux tiers du vignoble Argonnais avaient disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le phylloxera, apparu dans notre r&#233;gion &#224; cette &#233;poque, n'est pas, contrairement &#224; l'id&#233;e r&#233;pandue, le principal responsable de cette disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Neuville-au-Pont, le dernier &#171; Ban des vendanges &#187; s'est tenu le 28 septembre 1863. Il s'agissait d'une convocation des vignerons par le Maire de la commune, pour les inviter &#224; se rendre dans les vignes, afin de juger la maturit&#233; des raisins et permettre de fixer la date des vendanges, suivant les contr&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-11' class='spip_note' rel='appendix' title='Note de M. LEGER &#8220; La Neuville-au-Pont.' id='nh5-11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s, ce n'&#233;tait plus n&#233;cessaire. En 1882, les vignes n'y couvraient plus que 15 ha et en 1910, elles n'&#233;taient plus qu'un souvenir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle, il restait 55 ha de vignoble dans toute l'Argonne : 9 dans les Ardennes, 37 dans la Marne et 9 dans la Meuse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5-12' class='spip_note' rel='appendix' title='J. HUSSENET.' id='nh5-12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_443 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH181/passavant-52a12.jpg?1773485680' width='450' height='181' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;Au d&#233;but du si&#232;cle, Passavant avait encore 15 hectares de vignes.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A Passavant, on a vendang&#233; jusqu'aux ann&#233;es 1920-1930. Peut-&#234;tre un lecteur aura-t-il plus de pr&#233;cisions sur ces dates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Charmont, quelques vignobles se sont maintenus jusqu'aux ann&#233;es 1950-1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_444 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L300xH192/filles-1524f.jpg?1773485680' width='300' height='192' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;Vendanges &#224; Charmont dans les ann&#233;es 1955-1960&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, &#224; Sainte-M&#233;nehould, on a vendang&#233; la c&#244;te le Roi encore quelques ann&#233;es apr&#232;s la deuxi&#232;me guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'avis g&#233;n&#233;ral, le vin Argonnais &#233;tait d'une qualit&#233; tr&#232;s moyenne. Les crus de Beaulieu et de Passavant &#233;taient les mieux cot&#233;s. Certaines personnes conservent encore un souvenir &#233;mu de la terrine de lapin au vin rouge de Beaulieu que confectionnait Madame Genevi&#232;ve NOEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques vieux ceps survivants de ci de l&#224; t&#233;moignent encore de ce pass&#233;, ainsi que quelques lieux-dits (le plus grand nombre a disparu lors des remembrements !) : La Vignette &#224; Sainte-M&#233;nehould, C&#244;te &#224; vignes &#224; la Neuville-au-Pont, Sous les vignes &#224; Valmy, la grande vigne &#224; Moiremont, la vigne de R&#233;vieval, les vignes du Chef Ch&#226;tel, la vigne des Moines et la vigne la Dame &#224; Charmont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pays natal de DOM PERIGNON verra-t-il un jour les vignes couvrir &#224; nouveau ses c&#244;tes ensoleill&#233;es ? Les hivers sont maintenant moins rudes, les m&#233;thodes de culture et de vinification se sont am&#233;lior&#233;es et, s'il para&#238;t utopique de vouloir y faire du champagne, pourquoi pas un bon petit vin de pays, si la l&#233;gislation le permettait ?&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;span class='spip_document_445 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L225xH346/cle1-9fdcb.jpg?1773485680' width='225' height='346' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;span class='spip_document_446 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L225xH351/cle2-d6449.jpg?1773485680' width='225' height='351' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;i&gt;Cl&#233; de vo&#251;te sculpt&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur une maison de &lt;br class='autobr' /&gt;
La Neuville-au-Pont&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;i&gt;Cl&#233; de vo&#251;te sculpt&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
sur une maison de Valmy&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;BONUM VINUM LACTIFICAT&lt;br class='autobr' /&gt;
COR HOMINIMUM&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;	&lt;i&gt;&#171; Le bon vin rejoint le c&#339;ur de l'homme &#187;&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_447 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH671/mollard-f3c04.jpg?1773485680' width='450' height='671' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb5-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-1' class='spip_note' title='Notes 5-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;L'Union &#8220; 25.06.2003 &#8220; Du champagne en Argonne ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-2' class='spip_note' title='Notes 5-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jacques HUSSENET : Argonne 1630-1980.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-3' class='spip_note' title='Notes 5-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cuveau : petite cuve, baquet en bois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-4' class='spip_note' title='Notes 5-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour en savoir plus sur ce pressoir, voir Alcide LERICHE &#171; sur la trace des moines &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
et Horizons d'Argonne &#8220; n&#176;22 &#8220; 1971.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-5' class='spip_note' title='Notes 5-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Horizon d'Argonne n&#176;22 - 1971&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-6' class='spip_note' title='Notes 5-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Essarter : d&#233;broussailler.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-7' class='spip_note' title='Notes 5-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J. HUSSENET, d&#233;j&#224; cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-8' class='spip_note' title='Notes 5-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;BUIRETTE &#8220; Histoire de Sainte-M&#233;nehould &#8220; p.140.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-9' class='spip_note' title='Notes 5-9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Fondateurs et bienfaiteurs de la confr&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-10' class='spip_note' title='Notes 5-10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Charles REMY : Vice-Secr&#233;taire et archiviste de la soci&#233;t&#233; d'agriculture, commerce&lt;br class='autobr' /&gt;
et arts de la Marne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-11' class='spip_note' title='Notes 5-11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Note de M. LEGER &#8220; La Neuville-au-Pont.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5-12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5-12' class='spip_note' title='Notes 5-12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J. HUSSENET.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>QUE SONT DEVENUES LES CHAUFFERETTES ?</title>
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		<dc:subject>sourire</dc:subject>
		<dc:subject>humour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce fut par un jour froid et ensoleill&#233; de d&#233;cembre que je fis la connaissance de Madame B., une adorable grand-m&#232;re de soixante douze printemps. Elle m'avait mand&#233;, le matin m&#234;me, de passer la voir, ne se sentant pas bien. J'arrivais en fin de matin&#233;e dans ce petit village d'Argonne, dont l'entr&#233;e s'agr&#233;mente d'un &#233;tang dans lequel le soleil se mirait en jouant avec les rives givr&#233;es, dessinant de fins entrelacs de lumi&#232;re iris&#233;e. Madame B. m'ouvrit sa porte et m'expliqua qu'elle avait &#171; la bronchite &#187; et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique31" rel="directory"&gt;Revue N&#176;21&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;sourire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot18" rel="tag"&gt;humour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce fut par un jour froid et ensoleill&#233; de d&#233;cembre que je fis la connaissance de Madame B., une adorable grand-m&#232;re de soixante douze printemps. Elle m'avait mand&#233;, le matin m&#234;me, de passer la voir, ne se sentant pas bien. J'arrivais en fin de matin&#233;e dans ce petit village d'Argonne, dont l'entr&#233;e s'agr&#233;mente d'un &#233;tang dans lequel le soleil se mirait en jouant avec les rives givr&#233;es, dessinant de fins entrelacs de lumi&#232;re iris&#233;e. Madame B. m'ouvrit sa porte et m'expliqua qu'elle avait &#171; &lt;i&gt;la bronchite&lt;/i&gt; &#187; et souffrait du ventre. Je commen&#231;ais mon examen et l'auscultais : &#171; &lt;i&gt;Rien de grave&lt;/i&gt;, lui dis-je, &lt;i&gt;mais je vais vous examiner allong&#233;e&lt;/i&gt;. &#187; Elle se dirigea vers l'alc&#244;ve dans sa cuisine, en tira le rideau, s'allongea et d&#233;couvrit l'objet du d&#233;lit. A peine avais-je pos&#233; les mains qu'elle s'&#233;cria : &#171; &lt;i&gt;que vos mains sont froides&lt;/i&gt; ! &#187; et je lui r&#233;pondis que j'&#233;tais oblig&#233; d'agir de la sorte pour les r&#233;chauffer et pour poser un diagnostic. L'ordonnance r&#233;dig&#233;e, elle me raccompagna jusqu'&#224; sa porte, tout en me promettant de me tenir inform&#233; de l'&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques semaines plus tard, en f&#233;vrier, elle m'appela de nouveau car elle &#233;tait f&#233;brile. Arriv&#233; chez elle, je d&#233;butais l'examen en appliquant mes mains froides sur son dos, en lui faisant dire trente-trois, ainsi que nous l'avaient appris nos ma&#238;tres, pour juger de l'intensit&#233; de sa pneumopathie. L'auscultation r&#233;v&#233;lait &#233;galement de nombreux cr&#233;pi tant en foyer. Je commen&#231;ais ensuite la r&#233;daction de l'ordonnance lorsque je la vis se diriger vers son alc&#244;ve, tirer le rideau, s'allonger et d&#233;couvrir son abdomen. &#171; &lt;i&gt;Vous avez de nouveau des douleurs &#224; ce niveau, comme en d&#233;cembre&lt;/i&gt; ? &#187; luis dis-je.&#171; &lt;i&gt;Non&lt;/i&gt; &#187; me r&#233;pondit-elle, &#171; &lt;i&gt;mais vous avez les mains toujours aussi froides et je pense qu'il vous faut les r&#233;chauffer&lt;/i&gt; ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous part&#238;mes ensuite d'un grand &#233;clat de rire. Depuis, &#224; chaque fois que je lui rendais visite, elle me pr&#233;parait un th&#233; et une tranche de pain grill&#233; enduite de miel de Passavant. &#171; &lt;i&gt;&#231;a provient aussi d'un cur&#233; et c'est aussi bon pour la sant&#233; que la Jouvence d'un autre eccl&#233;siastique&lt;/i&gt; ! &#187; ajoutait-elle malicieusement. Ce devait &#234;tre vrai, car elle v&#233;cut encore vingt ans.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt; Docteur Z.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_449 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH559/chaufferettes-f62ad.jpg?1773443312' width='450' height='559' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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