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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Nos diff&#233;rences enrichissent la culture.</title>
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		<dc:date>2009-12-28T13:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qui s'int&#233;resse &#224; la culture n'a pu rester indiff&#233;rent &#224; la charge qui a &#233;t&#233; men&#233;e contre &#171; notre &#187; ministre ? J'avais en son temps lu son r&#233;cit &#171; La mauvaise vie &#187; et j'en avais d&#233;duit que l'auteur &#233;tait all&#233; chercher ailleurs la satisfaction de son go&#251;t pour les jeunes gar&#231;ons. Aujourd'hui, il nous dit qu'ils &#233;taient tous majeurs ! Mais d&#233;passons cet aspect pour souligner la d&#233;rive qui a permis &#224; certains de stigmatiser l'homosexualit&#233; ! Que deviendrait notre patrimoine culturel si on devait bannir les &#339;uvres de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;font color=&#034;white&#034;&gt;---------&lt;/font&gt;Qui s'int&#233;resse &#224; la culture n'a pu rester indiff&#233;rent &#224; la charge qui a &#233;t&#233; men&#233;e contre &#171; notre &#187; ministre ? J'avais en son temps lu son r&#233;cit &#171; La mauvaise vie &#187; et j'en avais d&#233;duit que l'auteur &#233;tait all&#233; chercher ailleurs la satisfaction de son go&#251;t pour les jeunes gar&#231;ons. Aujourd'hui, il nous dit qu'ils &#233;taient tous majeurs ! Mais d&#233;passons cet aspect pour souligner la d&#233;rive qui a permis &#224; certains de stigmatiser l'homosexualit&#233; ! Que deviendrait notre patrimoine culturel si on devait bannir les &#339;uvres de ceux que l'on montre du doigt : effac&#233;s les po&#232;mes de Rimbaud et Verlaine, la prose de Gide et Yourcenar, le th&#233;&#226;tre de Cocteau et Montherlant, censur&#233;s les films de Pasolini, interdites les chansons de Trenet, Catherine Lara, Elton Jones, Dalida. Quant &#224; la haute couture, elle ne serait qu'un champ de ruines.&lt;br&gt;
&lt;font color=&#034;white&#034;&gt;---------&lt;/font&gt;Cela me rappelle le traitement inflig&#233; par les nazis et la police fran&#231;aise &#224; ces sous-hommes qu'&#233;taient, selon eux, les Juifs, dont les productions culturelles &#233;taient bannies. Si l'on tombait &#224; nouveau dans ce d&#233;lire, la sc&#232;ne fran&#231;aise serait orpheline de Bruel, Boujenah, Kiberlain, R&#233;no, Jaoui, Chabat, Anconina, Souchon,Timsit, Zilberstein. J'arr&#234;te l&#224; l'&#233;num&#233;ration.&lt;br&gt;
&lt;font color=&#034;white&#034;&gt;---------&lt;/font&gt;N'en d&#233;plaise &#224; certains, les homosexuels ont souvent une sensibilit&#233; particuli&#232;re qui les pr&#233;dispose &#224; un engagement artistique. Quant aux familles juives, h&#233;riti&#232;res d'une longue tradition qu'elles savent pr&#233;server, elles ont fait de la culture un pilier de leur existence.&lt;br&gt;
&lt;font color=&#034;white&#034;&gt;---------&lt;/font&gt;Et si l'opprobre devait frapper les francs-ma&#231;ons, ce serait le divin Mozart qui passerait &#224; la trappe pour retrouver L&#233;onard de Vinci poursuivi pour m&#339;urs particuli&#232;res.&lt;br&gt;
&lt;font color=&#034;white&#034;&gt;---------&lt;/font&gt;Pourquoi ces propos que certains trouveront incongrus ? Pourquoi quitter l'Argonne pour parler de tout cela ? Pour rappeler que notre culture est riche de sa diversit&#233;. Si l'on coupe branches et racines, il ne restera qu'un tronc qui ne tardera pas &#224; d&#233;p&#233;rir.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enigme d'initiales.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article477</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article477</guid>
		<dc:date>2009-12-27T17:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude L&#233;ger</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A la lecture de la page 33 du N&#176; 42 dans &#171; un peu de tout &#187; j'ai &#233;mis un doute certain concernant l'affirmation que la maison Margaine &#233;tait bien identifi&#233;e au num&#233;ro 22 de la rue Camille Margaine avec les initiales C et M enlac&#233;es que l'on peut &#233;galement lire M et C. &lt;br class='autobr' /&gt; Les initiales peuvent &#234;tre pass&#233;es l'une dans l'autre comme repr&#233;sent&#233;es au 22 de la rue Camille Margaine, dans ce cas les typographes d&#233;signent l'ensemble de ces lettres sous le terme de &#171; chiffre &#187;. Les initiales (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: R&#233;capitulatif des diff&#233;rents propri&#233;taires du 22 rue (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt;A la lecture de la page 33 du N&#176; 42 dans &#171; un peu de tout &#187; j'ai &#233;mis un doute certain concernant l'affirmation que la maison Margaine &#233;tait bien identifi&#233;e au num&#233;ro 22 de la rue Camille Margaine avec les initiales C et M enlac&#233;es que l'on peut &#233;galement lire M et C.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_834 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L280xH183/initiales-72438.jpg?1773499215' width='280' height='183' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Les initiales peuvent &#234;tre pass&#233;es l'une dans l'autre comme repr&#233;sent&#233;es au 22 de la rue Camille Margaine, dans ce cas les typographes d&#233;signent l'ensemble de ces lettres sous le terme de &#171; chiffre &#187;. Les initiales personnelles juxtapos&#233;es sont appos&#233;es par les contractants au bas de chaque page des actes notari&#233;s, elles se trouvent sur les chevali&#232;res ou bien sont utilis&#233;es comme raccourci par les journalistes pour d&#233;signer une personne ayant une tr&#232;s grande notori&#233;t&#233;, les exemples foisonnent comme PPDA, DSK, MAM et plus proche de nous BBB. Les initiales superpos&#233;es CM de la chapelle sont bien personnelles de &#171; Camille Margaine &#187; le fronton nous le pr&#233;cise clairement. C'est l&#224; qu'est inhum&#233; Henri Camille Margaine. G&#233;n&#233;ralement ce sont les patronymes d'un couple qui sont mentionn&#233;s sur les s&#233;pultures familiales. Le fronton aurait pu &#234;tre grav&#233; des noms Margaine et Simon mais ce n'est pas le cas, bien que Lucile Simon f&#251;t enterr&#233;e &#224; c&#244;t&#233; de son &#233;poux.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Il faut r&#233;soudre l'&#233;nigme des initiales de l'imposte du N&#176; 22 ; en partant du postulat que les initiales entrelac&#233;es sont le r&#233;sultat d'une union, je peux orienter l'enqu&#234;te. La premi&#232;re fois qu'elles seront grav&#233;es et encercl&#233;es ce sera dans un c&#339;ur sur un tronc d'arbre ou sur une pierre tendre, c'est l'Amour. Un couple a de multiples raisons de marquer sur de nombreux supports leurs initiales patronymiques. On les trouve sur les alliances, le linge de maison, les couverts et parfois la vaisselle, ou m&#234;me d'une fa&#231;on plus intime et ind&#233;l&#233;bile par tatouage sur le corps. La propri&#233;t&#233; immobili&#232;re suit cette r&#232;gle d'une mani&#232;re plus ostentatoire et ce n'est pas un vain mot, il faut faire remarquer &#224; quel couple appartient cette demeure. De nombreuses habitations bourgeoises sont marqu&#233;es par cette identification personnalis&#233;e. A La Neuville au Pont les initiales sont grav&#233;es de part et d'autre de la porte d'entr&#233;e, dans un cartouche, un &#233;cusson au-dessus de celle-ci, ou encore superpos&#233;es l'une &#224; l'autre. Naturellement j'ai recherch&#233; les anciens propri&#233;taires : les matrices cadastrales sont consultables en mairie. Ainsi j'ai pu identifier le dernier et l'avant-dernier. Jean-Marie Lequerme que je connaissais de tr&#232;s longue date, m'a donn&#233; de m&#233;moire les deux pr&#233;c&#233;dents. Je progressais sur le parcours du jeu de piste, je pouvais aller vers un autre point de ralliement pour d&#233;couvrir un nouvel indice. Je n'ai pu avoir de contacts avec les descendants de ces derniers propri&#233;taires. Je ne pouvais pour autant me r&#233;soudre &#224; jeter l'&#233;ponge, selon l'adage que tous les chemins m&#232;nent &#224; Rome, il me fallait prendre un autre itin&#233;raire. Je suis donc all&#233; consulter les Archives D&#233;partementales : mon plaisir de pr&#233;dilection. La source fondamentale pour la poursuite de mon investigation sera les recensements de la population de Sainte- M&#233;nehould au 22 de la rue Camille Margaine pour les ann&#233;es 1936, 1931, 1911, 1906, 1896, 1991 et 1886. Ces &#233;tats mentionnent l'identit&#233; des locataires d'un immeuble, mais en aucune fa&#231;on le propri&#233;taire. Avant la guerre de 1940 de nombreuses personnes &#233;taient domicili&#233;es dans la maison dont ils &#233;taient propri&#233;taires, une supposition mais s&#251;rement pas une certitude. D'autres indices peuvent nous &#233;clairer, l'individu est connu par sa situation par rapport au chef de famille, par sa profession et le niveau social, c'est &#224; dire &#171; patron &#187; ou &#171; ouvrier &#187; avec le nom de leur patron. En 1891 des Martin sont domicili&#233;s au 22 de la rue de Royon (ancien nom de la rue Camille Margaine). Je d&#233;tenais peut-&#234;tre une premi&#232;re initiale celle d'une renti&#232;re c&#233;libataire, mademoiselle Charlotte Martin, chef de famille, &#226;g&#233;e de 44 ans, la deuxi&#232;me initiale ne pouvait exister et pour cause. Il me manquait dans ma supposition un couple, les parents de Charlotte Martin. Fort de cette supposition et d'une argumentation s&#233;rieuse concernant les noms de la lign&#233;e des &#233;ventuels propri&#233;taires, je pouvais finaliser mes recherches. La garantie ne pouvait &#234;tre assur&#233;e que par un officier public, il apporte l'authenticit&#233; irr&#233;futable. J'ai sollicit&#233; Ma&#238;tre Reuther qui m'a re&#231;u le 30 avril, je lui ai pr&#233;sent&#233; mes supputations argument&#233;es. Au fur et &#224; mesure qu'il consultait ses archives, mes hypoth&#232;ses se confirmaient pour devenir la r&#233;alit&#233;. Avant la lecture partielle des diff&#233;rents actes notari&#233;s j'indiquais les vendeurs, ce que Ma&#238;tre Reuther confirmait avec un large sourire, jusqu'au dernier de ma connaissance concernant Charlotte Martin. A partir de cette personne, je n'avais aucune proposition &#224; formuler. L'&#233;nigme fut lev&#233;e &#224; l'&#233;nonc&#233; de l'acte de partage fait le 30 mai 1895 entre mademoiselle Charlotte Martin et sa s&#339;ur Mme Selmer suite aux d&#233;c&#232;s des parents, monsieur Anselme Martin, de son vivant ancien conservateur des hypoth&#232;ques du bureau de Sainte M&#233;nehould et de sa femme M&#233;lanie Charinet. Ma&#238;tre Reuther n'avait pas perdu son temps. Nous d&#233;tenions enfin une r&#233;ponse &#224; ces &#233;nigmatiques initiales MC entrelac&#233;es, elles correspondent assur&#233;ment au couple Martin et Charinet. Ces initiales ont un style d&#233;sign&#233; par l'expression &#171; Ecole de Nancy &#187; qui vit son apog&#233;e entre 1895 et 1905. Elle est connue par le travail de ses verriers (Gall&#233;, Daum, Muller) de ses &#233;b&#233;nistes (Majorelle, Vallin). Nous retrouvons le style de l'art d&#233;coratif de ces &#233;b&#233;nistes justement dans l'assemblage de ces deux initiales sculpt&#233;es dans le bois. Il est possible de situer maintenant la p&#233;riode de r&#233;alisation de l'imposte. Elle est ant&#233;rieure &#224; la date du partage du 30 mai 1895 (voir ci-dessous) et post&#233;rieure &#224; 1886 car la famille Martin n'&#233;tait pas encore domicili&#233;e &#224; cette date au 22 rue de Royon. C'&#233;tait la demeure de la famille d'un avou&#233;, celle d'Auguste Jacquot. Le trac&#233; de cette &#339;uvre est une merveille d'harmonie pour ces deux lettres entrelac&#233;es. Il est tr&#232;s probable que l'Ecole de Nancy ait pu inspirer un artiste local maniant avec dext&#233;rit&#233; le ciseau &#224; bois.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: R&#233;capitulatif des diff&#233;rents propri&#233;taires du 22 rue (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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		<title>La vigne &#224; Chaudefontaine.</title>
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		<dc:date>2009-12-26T17:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;J'ai pu consulter le registre des d&#233;lib&#233;rations du conseil municipal de Chaudefontaine, de 1892 &#224; 1934, gr&#226;ce &#224; l'amabilit&#233; du Maire. Je souhaitais savoir comment les grandes mutations de cette &#233;poque &#233;taient &#233;voqu&#233;es dans ces documents officiels. Il faut, au pr&#233;alable, pr&#233;ciser qu'il ne s'agit aucunement des proc&#232;s verbaux des s&#233;ances (cela n'existait pas alors), mais uniquement des d&#233;cisions vot&#233;es avec leurs attendus, ce qui nous prive de la richesse des d&#233;bats. Je compte m'int&#233;resser &#224; la grande guerre, &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut1' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: En 1896, donc douze ans plus t&#244;t, le conseil municipal (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt; J'ai pu consulter le registre des d&#233;lib&#233;rations du conseil municipal de Chaudefontaine, de 1892 &#224; 1934, gr&#226;ce &#224; l'amabilit&#233; du Maire. Je souhaitais savoir comment les grandes mutations de cette &#233;poque &#233;taient &#233;voqu&#233;es dans ces documents officiels. Il faut, au pr&#233;alable, pr&#233;ciser qu'il ne s'agit aucunement des proc&#232;s verbaux des s&#233;ances (cela n'existait pas alors), mais uniquement des d&#233;cisions vot&#233;es avec leurs attendus, ce qui nous prive de la richesse des d&#233;bats. Je compte m'int&#233;resser &#224; la grande guerre, &#224; la la&#239;cisation de l'enseignement et pour aujourd'hui &#224; la vigne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaudefontaine, commune viticole.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Le vin &#233;tait, dans l'ancien temps, tout comme le cidre, une boisson quotidienne appr&#233;ci&#233;e. Les communes d'Argonne, celles des marches de l'ouest qui pr&#233;sentaient des pentes expos&#233;es au sud, avaient d&#233;velopp&#233; un vignoble important. Les territoires en gardent le souvenir dans de nombreuses appellations. Certains propri&#233;taires &#233;taient r&#233;pertori&#233;s comme vignerons, ce qui laisse supposer qu'il s'agissait l&#224; de leur activit&#233; principale, mais certainement pas unique (sinon comment auraient-ils pu manger les ann&#233;es de fortes gel&#233;es tardives ?)&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Si on se r&#233;f&#232;re aux relev&#233;s cadastraux de 1791, Chaudefontaine, avec 49,4 hectares plant&#233;s, venait, pour notre secteur, en troisi&#232;me position derri&#232;re La Neuville au Pont 92 ha, Passavant 84 ha, mais devant Ste-M&#233;nehould 34 ha. Cent ans apr&#232;s, le vignoble est r&#233;duit &#224; 25ha et en 1896 &#224; 10ha. En 1910, il a pratiquement disparu.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Une lente disparition.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Il serait int&#233;ressant de relire ce qu'&#233;crit Jean-Claude L&#233;ger dans son histoire de La Neuville au Pont (&#233;ditions Gu&#233;niot, 2006), car le sort des vignes de Chaudefontaine est bien analogue &#224; celui des deux voisines. Mais revenons &#224; notre village.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Les paysans qui poss&#233;daient des vignes jouissaient d'un certain privil&#232;ge, li&#233; &#224; la place que le vin a toujours eu dans notre civilisation. Aussi arboraient-ils le titre de vigneron, de pr&#233;f&#233;rence &#224; celui de cultivateur, d&#232;s que leur vigne avait quelque importance. Combien &#233;taient-ils &#224; Chaudefontaine ? En se basant sur l'&#233;tat des r&#233;partiteurs qui ont en charge de r&#233;glementer les imp&#244;ts fonciers, on peut dire qu'en 1893, ils sont encore six pour une superficie en forte r&#233;gression, 20ha certainement. Douiller Charles et Ambroise, Drapier Arthur et Andr&#233;, Toublan Adolphe et Lambert Jean-Baptiste.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;En 1894, toujours six, en 1895, cinq et en 1896, lors du renouvellement du cadastre, la superficie n'est plus que dix hectares pour trois vignerons. En 1899, deux vignerons, Douiller Charles et Toublan Adolphe. En 1901, c'est fini, Douiller Charles se d&#233;clare propri&#233;taire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Le phyllox&#233;ra responsable de cette disparition ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Le phyllox&#233;ra est une esp&#232;ce d'insecte, de puceron ravageur de la vigne.&lt;span class='spip_document_835 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L119xH182/phyllo1-35431.jpg?1773499215' width='119' height='182' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; On le pr&#233;sente comme le d&#233;vastateur de tout le vignoble fran&#231;ais &#224; partir de 1863, date &#224; laquelle il appara&#238;t dans le Gard avant d'envahir lentement mais inexorablement toute la France (&#224; l'exception des vins de sable). Originaire de l'est des Etats-Unis, il arrive en France via l'Angleterre. Ce puceron s'attaque aux racines jeunes de la vigne et en trois ans celle-ci meurt.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;On luttera contre le phyllox&#233;ra en arrachant les vignes qui seront remplac&#233;es par des porte-greffes am&#233;ricains, naturellement r&#233;sistants au phyllox&#233;ra. La Champagne, tr&#232;s organis&#233;e, o&#249; les vignes sont bien soign&#233;es et surveill&#233;es, va croire longtemps qu'elle sera &#233;pargn&#233;e. Elle aurait peut-&#234;tre constitu&#233; un barrage pr&#233;servant l'Argonne. Il n'en sera rien.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Les premi&#232;res attaques, fort limit&#233;es, sont constat&#233;es au Mesnil sur Oger en 1892 et mettront six ans pour se g&#233;n&#233;raliser. En 1911, on constate que l'implantation du fl&#233;au est totale. Mais on a d&#233;j&#224; commenc&#233;, depuis dix ans, &#224; reconstituer la vigne en utilisant des plans am&#233;ricains r&#233;sistants.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Regardons tout d'abord les dates.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Il est difficile de pr&#233;ciser le date de l'attaque du vignoble de Chaudefontaine, certainement vers 1908, sur quelques pampres isol&#233;s, car le vignoble proprement dit a disparu.&lt;br&gt; &lt;span class='spip_document_836 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L435xH420/phyllo2-b897a.jpg?1773499215' width='435' height='420' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas1' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: En 1896, donc douze ans plus t&#244;t, le conseil municipal (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vivre ensemble &#224; Menou en 1785.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article479</link>
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		<dc:date>2009-12-24T17:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Nous continuons la pr&#233;sentation du r&#232;glement &#233;dict&#233; en 1785 par les autorit&#233;s comp&#233;tentes afin de maintenir dans la ville biens&#233;ance, honn&#234;tet&#233; et respect envers les diff&#233;rents pouvoirs : &#233;glise, administration et grands de la cit&#233;.
&lt;br class='autobr' /&gt; Aujourd'hui, nous nous int&#233;ressons aux dispositions prises pour que le dimanche soit enti&#232;rement consacr&#233; au culte catholique.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut2' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: &#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Nous continuons la pr&#233;sentation du r&#232;glement &#233;dict&#233; en 1785 par les autorit&#233;s comp&#233;tentes afin de maintenir dans la ville biens&#233;ance, honn&#234;tet&#233; et respect envers les diff&#233;rents pouvoirs : &#233;glise, administration et grands de la cit&#233;.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Aujourd'hui, nous nous int&#233;ressons aux dispositions prises pour que le dimanche soit enti&#232;rement consacr&#233; au culte catholique.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_839 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH497/vivre1-98964.jpg?1773472573' width='500' height='497' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_840 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH71/vivre2-30fb5.jpg?1773472573' width='500' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas2' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: &#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoire d'oies (suite). </title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article480</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article480</guid>
		<dc:date>2009-12-23T18:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole G&#233;rardot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les oies ! Encore les oies ! Mais pourquoi ? &lt;br class='autobr' /&gt; Lorsque j'avais d&#233;couvert l'article &#171; B&#234;te comme une oie &#187; dans un suppl&#233;ment du &#171; Petit Journal &#187; du dimanche 29 ao&#251;t 1898, il &#233;tait aussi question d'un jeu &#171; le tir &#224; l'oie &#187;. Mais ce jeu m'avait paru si cruel que je n'avais pas eu envie d'en parler. Qu'est-ce qu'en effet le tir &#224; l'oie ? &lt;br class='autobr' /&gt; Voil&#224; ce qu'&#233;crivait l'auteur de l'article, Jacques d'Esn&#233;e : &lt;br class='autobr' /&gt; Il est un jeu barbare auquel on a vu souvent des gens (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Les oies ! Encore les oies ! Mais pourquoi ?&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Lorsque j'avais d&#233;couvert l'article &#171; B&#234;te comme une oie &#187; dans un suppl&#233;ment du &#171; Petit Journal &#187; du dimanche 29 ao&#251;t 1898, il &#233;tait aussi question d'un jeu &#171; &lt;strong&gt; le tir &#224; l'oie&lt;/strong&gt; &#187;. Mais ce jeu m'avait paru si cruel que je n'avais pas eu envie d'en parler. Qu'est-ce qu'en effet le tir &#224; l'oie ?&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Voil&#224; ce qu'&#233;crivait l'auteur de l'article, Jacques d'Esn&#233;e :&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Il est un jeu barbare auquel on a vu souvent des gens du peuple s'exercer autrefois dans les guinguettes et les cabarets des barri&#232;res et de la banlieue ; c'est ce qu'on appelait le tir &#224; l'oie.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;On pla&#231;ait le cou d'une oie entre deux b&#226;tons assez rapproch&#233;s pour emp&#234;cher la t&#234;te de passer, et le malheureux oiseau se trouvait ainsi suspendu. Les joueurs, dont chacun avait pay&#233; une certaine somme au gargotier, se pla&#231;aient &#224; vingt-cinq ou trente pas, arm&#233;s de longs b&#226;tons qu'ils lan&#231;aient &#224; la pauvre b&#234;te. Le corps de l'oiseau &#233;tait pr&#233;serv&#233; par des planches et seule sa t&#234;te pouvait &#234;tre atteinte.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Pour gagner l'enjeu, il fallait que cette t&#234;te f&#251;t coup&#233;e par les b&#226;tons auxquels elle servait de but et que l'oie, tomb&#226;t &#224; terre, tout &#224; fait d&#233;capit&#233;e. Il arrivait le plus souvent que l'oie &#233;tait touch&#233;e vingt fois avant de mourir. Plus elle &#233;tait bless&#233;e, plus le jeu prenait d'int&#233;r&#234;t ; les convulsions de son agonie faisaient le bonheur des joueurs, dont elles excitaient l'hilarit&#233;.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Gr&#226;ce &#224; la loi Grammont, gr&#226;ce &#224; la Soci&#233;t&#233; protectrice des animaux qui veille &#224; l'ex&#233;cution de cette loi, le tir &#224; l'oie est devenu heureusement rare.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;J'avais donc d&#233;cid&#233; d'oublier ce jeu cruel, lorsqu'en lisant &#171; l'Almanach Champenois 2009 &#187;, je tombe sur un article &#171; &lt;strong&gt;Le tir &#224; l'oie&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_846 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH184/oie-10b51.jpg?1773499215' width='250' height='184' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Le tir &#224; l'oiseau tend, aujourd'hui &#224; dispara&#238;tre. Il y a une trentaine d'ann&#233;es, ce jeu traditionnel se pratiquait en de nombreux villages. Suivant l'habitude locale, l'oiseau pouvait &#234;tre une oie, un coq ou, m&#234;me un canard. Dans la plupart des cas, l'animal, pr&#233;alablement tu&#233;, est suspendu par les pattes &#224; une perche ou &#224; une potence qui place son cou &#224; hauteur d'homme. Chaque gar&#231;on du village est autoris&#233; &#224; jouer &#224; tour de r&#244;le. On bande les yeux du joueur et on lui lie un vieux sabre &#233;mouss&#233; au poignet. Au signal donn&#233; par un tambour, dans ce qu'il pense &#234;tre la bonne direction puis lorsqu'il juge &#234;tre arriv&#233; &#224; bonne distance, il donne un coup de sabre devant lui. Si son jugement a &#233;t&#233; bon, il frappe le cou de l'oiseau mais ne le coupe pas n&#233;cessairement car, pour corser le jeu, on prend soin d'enrouler ce cou de charpies. Les jeunes filles qui assistent au tir se placent au plus pr&#232;s de l'oiseau en esp&#233;rant en recevoir des gouttes de sang car la croyance ancienne assurait qu'ainsi elles seraient heureuses en m&#233;nage et auraient autant d'enfants que de gouttes re&#231;ues. Lorsque enfin un tireur a r&#233;ussi &#224; couper le cou, l'heureux gagnant le pique &#224; la pointe de son sabre tandis que ses camarades portent le vainqueur en triomphe jusqu'au caf&#233; du village o&#249; l'animal est cuisin&#233; et d&#233;gust&#233; par toute la jeunesse.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;En d'autres villages, l'oiseau est plac&#233; dans une tourie de paille dont le fond a &#233;t&#233; perc&#233; et par o&#249; on laisse passer le cou de l'oie ou du canard, la tourie &#233;tant suspendue. Autrefois, lorsque l'animal n'&#233;tait pas tu&#233; au pr&#233;alable, dans quelques villages on jouait &#224; &#171; l'arrochage du coq &#187;. Ce jeu consistait &#224; placer l'oiseau dans une tourie qu'on pla&#231;ait au sol en laissant passer, par l'orifice, la t&#234;te et le cou du coq. Les joueurs se pla&#231;aient &#224; dix ou vingt pas et devaient abattre la b&#234;te en lan&#231;ant un b&#226;ton d'une longueur de cinquante &#224; soixante centim&#232;tres, le &#171; quinet &#187;.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;L'almanach Champenois ne pr&#233;cise pas dans quels villages se pratiquait ce jeu. Mais je d&#233;cidais de chercher s'il avait lieu chez nous.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Eh, oui ! &lt;strong&gt;A Passavant&lt;/strong&gt;, les moins jeunes se souviennent. J'ai rencontr&#233; Jean et Agn&#232;s D&#233;tente.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Jean se souvient tr&#232;s bien de ce jeu qui se d&#233;roulait le mardi de la f&#234;te au village. La f&#234;te a toujours lieu le dimanche de Pentec&#244;te, mais autrefois, elle durait trois jours. Le dimanche on dansait sur la place du village, le lundi on dansait dans la for&#234;t &#224; Saint Rouin et le mardi &#233;tait &lt;strong&gt;la journ&#233;e de l'oie&lt;/strong&gt;.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Le mardi de la f&#234;te, dans l'apr&#232;s-midi, les gens se rassemblaient sur la place pr&#232;s de l'&#233;glise. Une oie, morte, &#233;tait attach&#233;e, le cou pendant, aux limons lev&#233;s d'une voiture &#224; deux roues. Cette voiture &#233;tait plac&#233;e sur la route pr&#232;s de l'ancienne poste.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Les jeunes gens, les yeux band&#233;s et un sabre &#224; la main, devaient chacun leur tour,&lt;span class='spip_document_845 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L200xH261/galichet-c3fe8.jpg?1773499215' width='200' height='261' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; essayer de couper le cou de l'oie. Ils avaient une centaine de m&#232;tres &#224; parcourir et &#233;taient accompagn&#233;s d'un joueur de tambour. Cela ne devait pas &#234;tre facile. Le public s'amusait et se moquait des participants qui donnaient souvent de grands coups de sabre dans le vide.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;M. Galichet, autre habitant de Passavant, &#226;g&#233; maintenant de quatre-vingt-quatorze ans, a toujours connu cette coutume et se souvient d'avoir coup&#233; deux fois le cou de l'oie.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Les jeunes achetaient l'oie qu'Agn&#232;s leur a fournie de nombreuses ann&#233;es. Elle &#233;tait retenue d'une ann&#233;e sur l'autre, et pr&#233;cise-t-elle, l'oie devait &#234;tre jeune et tendre. Les jeunes la mangeaient le soir m&#234;me au caf&#233;. Comme il y en avait deux &#224; l'&#233;poque dans le village, le repas se faisait une ann&#233;e chez l'un, une ann&#233;e chez l'autre. Cette coutume a disparu dans les ann&#233;es 1960.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Pourquoi cette coutume ? Pas de souvenirs dans d'autres villages. Pourquoi a-elle dur&#233; aussi longtemps &#224; Passavant ?&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La for&#234;t communale de Sainte-M&#233;nehould</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article481</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article481</guid>
		<dc:date>2009-12-22T18:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jeannine Cappy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Carte d'identit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt; Elle fait partie de l'immense massif forestier qu'est l'Argonne et s'&#233;tend &#224; l'est de la ville de Sainte-M&#233;nehould jusqu'&#224; la vall&#233;e de la Biesme, en limite du d&#233;partement de la Meuse. &lt;br class='autobr' /&gt; Sa surface n'a subi que des variations mineures au fil du temps : d'environ 612 ha en 1238, elle n'est plus aujourd'hui que de 597,86 ha. En 1867, par exemple, la ville a c&#233;d&#233; gratuitement des terrains &#224; la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est pour (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut3' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Premi&#232;re page&#034; title=&#034;Premi&#232;re page&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Premi&#232;re page&#034; title=&#034;Premi&#232;re page&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Les pentes orient&#233;es au sud : Elles sont plus (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 3&#160;: &#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=3-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 4&#160;: &#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=4-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 5&#160;: Sur les plateaux , on trouve principalement : h&#234;tre, (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=5-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 6&#160;: Les oiseaux. Un inventaire r&#233;alis&#233; par l'ONF du 10 au 15 (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=6-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-6' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Derni&#232;re page&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=6-6' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Derni&#232;re page&#034; title=&#034;Derni&#232;re page&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Derni&#232;re page&#034; title=&#034;Derni&#232;re page&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_852 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH233/foretmenou-ef610.jpg?1773416556' width='500' height='233' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;font face=&#034;Comic Sans MS&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Carte d'identit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Elle fait partie de l'immense massif forestier qu'est l'Argonne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='50 000 hectares &#224; cheval sur trois d&#233;partements.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et s'&#233;tend &#224; l'est de la ville de Sainte-M&#233;nehould&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Sainte M&#233;nehould : appel&#233;e famili&#232;rement &#171; Menou &#187;.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; jusqu'&#224; la vall&#233;e de la Biesme, en limite du d&#233;partement de la Meuse.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sa surface&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; n'a subi que des variations mineures au fil du temps : d'environ 612 ha en 1238, elle n'est plus aujourd'hui que de 597,86 ha. En 1867, par exemple, la ville a c&#233;d&#233; gratuitement des terrains &#224; la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est pour l'installation de la voie ferr&#233;e Reims-Metz qui traverse la for&#234;t sur une longueur de 2400m et franchit la cr&#234;te d'Argonne par un tunnel de 785m, puis en 1878, pour son &#233;largissement. Plus pr&#232;s de nous, l'emprise de l'A4 a amput&#233; &#224; son tour la for&#234;t.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Son sol et son sous-sol&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; sont form&#233;s d'&#233;l&#233;ments superpos&#233;s, principalement de gaize, roche tr&#232;s riche en silice, typiquement argonnaise, unique en France. Elle recouvre la presque totalit&#233; du massif sur une &#233;paisseur variable, qui peut atteindre localement une centaine de m&#232;tres. L'argile du Gault se situe sous l'assise de gaize et affleure dans la vall&#233;e de la Biesme. Enfin, des limons de couleur ocre, que l'on rencontre particuli&#232;rement sur les plateaux, donnent un sol brun tr&#232;s fertile.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Son relief tourment&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, aux &#233;troits plateaux coup&#233;s de profondes gorges orient&#233;es est-ouest, donne au site un petit air montagnard, bien que son altitude ne soit comprise qu'entre 141 m et 261 m. Des petits ruisseaux temporaires prennent naissance en for&#234;t et se jettent dans l'Aisne &#224; Menou ou dans la Biesme &#224; l'est du massif.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Ces ravins, gorgeons, plateaux, jouant sur l'ensoleillement, les conditions climatiques et la diversit&#233; des sols apportant plus ou moins de fertilit&#233; et d'humidit&#233;, permettent &#224; nombre de cort&#232;ges floristiques diff&#233;rents&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Cort&#232;ge floristique : Ensemble d'arbres, d'arbrisseaux et de v&#233;g&#233;taux divers (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de se d&#233;velopper dans les meilleures conditions et &#224; une faune tout aussi diversifi&#233;e de s'y abriter.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des richesses naturelles&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;La flore par monts et par vaux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;Les pentes orient&#233;es au nord&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; sont propices au h&#234;tre et au ch&#234;ne rouvre (sessile) en m&#233;lange, &lt;span class='spip_document_853 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L157xH247/alisier-cd30f.jpg?1773416556' width='157' height='247' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;accompagn&#233;s d'essences dites &#171; secondaires &#187; comme l'alisier torminal, le charme, le bouleau verruqueux, le sorbier des oiseleurs, et d'arbustes : n&#233;flier, houx, noisetier.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Elles abritent une flore davantage montagnarde. On y note la pr&#233;sence de nombreuses foug&#232;res, dont certaines tr&#232;s rares, par exemple la foug&#232;re &#224; moustaches (Phegopteris connectilis), mais aussi la grande luzule, la v&#233;ronique officinale, l'asp&#233;rule odorante, la canche cespitueuse, le lierre, etc.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas3' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Premi&#232;re page&#034; title=&#034;Premi&#232;re page&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Premi&#232;re page&#034; title=&#034;Premi&#232;re page&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Les pentes orient&#233;es au sud : Elles sont plus (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 3&#160;: &#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=3-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 4&#160;: &#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=4-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 5&#160;: Sur les plateaux , on trouve principalement : h&#234;tre, (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=5-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Page 6&#160;: Les oiseaux. Un inventaire r&#233;alis&#233; par l'ONF du 10 au 15 (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=6-6' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-6' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt; &lt;a title=&#034;Derni&#232;re page&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=6-6' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Derni&#232;re page&#034; title=&#034;Derni&#232;re page&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Derni&#232;re page&#034; title=&#034;Derni&#232;re page&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;50 000 hectares &#224; cheval sur trois d&#233;partements.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sainte M&#233;nehould : appel&#233;e famili&#232;rement &#171; Menou &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cort&#232;ge floristique : Ensemble d'arbres, d'arbrisseaux et de v&#233;g&#233;taux divers ayant les m&#234;mes besoins.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/la-foret-communale-de-sainte-menehould_a481.pdf" length="703976" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un d&#238;ner &#224; Tilloy.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article482</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article482</guid>
		<dc:date>2009-12-20T18:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>A. Renaudin, Luc Delemotte (dessin)</dc:creator>


		<dc:subject>sourire</dc:subject>
		<dc:subject>humour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;nich&#233;e par Dominique Delacour dans le journal de la Marne du 5 mars 1846. Cette po&#233;sie nous raconte comment on accueillait les voyageurs aux portes de l'Argonne. On appr&#233;ciera la qualit&#233; des alexandrins. Qui saurait, aujourd'hui, rimer de la sorte ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Un d&#238;ner &#224; Tilloy. &lt;br class='autobr' /&gt; Adieu voyez Coyon sur son c&#233;l&#233;rif&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#233;pigner et crier tout tremblant de col&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
On part et le cocher, pour calmer son courroux &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur ses pauvres chevaux frappe &#224; terribles coups. &lt;br class='autobr' /&gt;
La voiture c&#233;dant au torrent qui l'entra&#238;ne (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;sourire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot18" rel="tag"&gt;humour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut4' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Quant au vin, je ne sais, quoiqu'assez bon gourmet,&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt; D&#233;nich&#233;e par Dominique Delacour dans le journal de la Marne du 5 mars 1846. Cette po&#233;sie nous raconte comment on accueillait les voyageurs aux portes de l'Argonne. On appr&#233;ciera la qualit&#233; des alexandrins. Qui saurait, aujourd'hui, rimer de la sorte ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Un d&#238;ner &#224; Tilloy.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;- Adieu voyez Coyon sur son c&#233;l&#233;rif&#232;re&lt;br&gt;
Tr&#233;pigner et crier tout tremblant de col&#232;re.&lt;br&gt;
On part et le cocher, pour calmer son courroux&lt;br&gt;
Sur ses pauvres chevaux frappe &#224; terribles coups.&lt;br&gt;
La voiture c&#233;dant au torrent qui l'entra&#238;ne&lt;br&gt;
S'&#233;lance avec fureur et bondit sur l'ar&#232;ne.&lt;br&gt;
Bient&#244;t on aper&#231;oit s'agiter dans les airs&lt;br&gt;
Le plus prompt, le plus s&#251;r courrier de l'univers&lt;br&gt;
Le t&#233;l&#233;graphe, enfin, rival des hirondelles&lt;br&gt;
Qui porte en un clin d'&#339;il, au plus loin les nouvelles&lt;br&gt;
Mais p&#226;le invention pr&#232;s des chemins de fer&lt;br&gt;
De la vapeur qui dompte la terre et la mer !&lt;br&gt;
D&#233;couverte sublime ! O si&#232;cle de la lumi&#232;re !&lt;br&gt;
S'il ne s'arr&#234;te pas au bout de sa carri&#232;re&lt;br&gt;
Nous verrons d&#233;tr&#244;ner notre trop vieux soleil ;&lt;br&gt;
On est en train, dit-on, d'en faire tout un pareil&lt;br&gt;
Et nous pourrons ainsi pour peu que &#231;a nous plaise&lt;br&gt;
Nous promener dans l'air tout &#224; fait &#224; notre aise&lt;br&gt;
Mais nous sommes d&#233;j&#224; pr&#232;s du Saint Monument&lt;br&gt;
Qui de l'Epine a fait un village important ;&lt;br&gt;
C'est un chef d'&#339;uvre d'art, de go&#251;t, de hardiesse ;&lt;br&gt;
Nous en admirons tous la gr&#226;ce, la finesse&lt;br&gt;
Quand le cocher maudit nous lance vers Tilloy ;&lt;br&gt;
C'&#233;tait la f&#234;te Alors tout &#233;tait en &#233;moi.&lt;br&gt;
Allons, amis, en bas ! C'est une bonne aubaine,&lt;br&gt;
Courons &#224; la guinguette H&#233;las ! elle &#233;tait pleine&lt;br&gt; - Prenez un peu piti&#233; de gens mourant de faim ;&lt;br&gt;
De gr&#226;ce, donnez leur part &#224; votre festin.&lt;br&gt;
L'aubergiste, touch&#233; de notre mine bl&#234;me,&lt;br&gt;
Qui prouvait par &#233;crit notre app&#233;tit extr&#234;me :&lt;br&gt;
Fran&#231;ois, s'&#233;cria-t-il, va vite balayer&lt;br&gt;
Pour cette compagnie, une place au grenier.&lt;br&gt; - Grand merci ! Servez-nous lestement un potage.&lt;br&gt; - Vous n'en trouveriez plus un seul dans le village.&lt;br&gt; - Eh bien ! alors du veau, du lapin, des gigots.&lt;br&gt; - En fait de viande, il reste encore des haricots,&lt;br&gt;
Engraiss&#233;s d'une c&#244;telette&lt;br&gt;
Et le tout &#224; la vinaigrette.&lt;br&gt; - Donnez vite D&#233;j&#224; nous d&#233;vorons des yeux&lt;br&gt;
Le mets que l'app&#233;tit rendra d&#233;licieux.&lt;br&gt;
Deux grands morceaux de bois, arrach&#233;s &#224; l'&#233;table&lt;br&gt;
Et mis sur deux tr&#233;teaux, voil&#224; pour notre table.&lt;br&gt;
La nappe est un gros drap en vingt endroits perc&#233;e ;&lt;br&gt;
Sur un plat tout noirci, dix fois rapetass&#233;,&lt;br&gt;
Nageait tout &#224; son aise, au nom de c&#244;telette,&lt;br&gt;
Un os volumineux, sec comme une allumette&lt;br&gt;
Qui trois fois du potage avait fait les frais ;&lt;br&gt;
Il &#233;tait entour&#233; de haricots &#233;pais,&lt;br&gt;
Dont on eut pu sans peine, en place de ferraille,&lt;br&gt;
Se servir, au besoin, pour tirer &#224; mitraille.&lt;br&gt;
On apporte pour deux, un couvert tout rouill&#233;,&lt;br&gt;
Un couteau biscornu, de manche d&#233;pouill&#233;,&lt;br&gt;
Une assiette &#233;corn&#233;e, un vieux restant de verre&lt;br&gt;
O&#249; les doigts se trouvaient inscrits dans la poussi&#232;re ;&lt;br&gt;
Puis du pain arrach&#233;, sans &#234;tre cuit, du four.&lt;br&gt;
Pour essuyer nos mains, nous tirions tour &#224; tour&lt;br&gt;
Le coin du drap en guise de serviettes&lt;br&gt;
Au grand danger du fricot, des assiettes.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas4' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Quant au vin, je ne sais, quoiqu'assez bon gourmet,&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Claude-R&#233;mi Buirette de Verri&#232;res.</title>
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		<dc:date>2009-12-18T18:13:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Stupp</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il est n&#233; &#224; Verri&#232;res le 22 mars 1749 et son nom s'est allong&#233; jusqu'&#224; la r&#233;volution d'une particule mentionnant son village d'origine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une jeunesse en Argonne : &lt;br class='autobr' /&gt; Il a fait ses &#233;tudes secondaires au coll&#232;ge de Sainte-M&#233;nehould. Son p&#232;re, ais&#233;, l'encourage &#224; les poursuivre dans le juridique. Il les termine brillamment &#224; Paris, et participe &#224; un concours ouvert par l'Acad&#233;mie de Rouen qu'il remporte. &lt;br class='autobr' /&gt; Gradu&#233; dans le juridique, il revient &#224; Sainte-M&#233;nehould, met en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut5' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Gouverneur &#224; Anvers :&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Il est n&#233; &#224; Verri&#232;res le 22 mars 1749 et son nom s'est allong&#233; jusqu'&#224; la r&#233;volution d'une particule mentionnant son village d'origine.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Une jeunesse en Argonne&lt;/strong&gt; :&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_848 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L228xH303/Verrieres-31126.jpg?1773499215' width='228' height='303' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt; Il a fait ses &#233;tudes secondaires au coll&#232;ge de Sainte-M&#233;nehould. Son p&#232;re, ais&#233;, l'encourage &#224; les poursuivre dans le juridique. Il les termine brillamment &#224; Paris, et participe &#224; un concours ouvert par l'Acad&#233;mie de Rouen qu'il remporte.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Gradu&#233; dans le juridique, il revient &#224; Sainte-M&#233;nehould, met en oeuvre ses connaissances dans la pratique du droit et des affaires. Il est malheureusement afflig&#233; d'une double gibbosit&#233;, maladie affectant la colonne vert&#233;brale et se manifestant par une double saillie de la cage thoracique. Les habitants de la ville d'Anvers, dont il sera plus tard gouverneur militaire, l'appelaient le Bossu. Ayant intelligemment pris son parti de son &#233;tat physique, il saura en parler avec humour, d&#233;clarant en 1792 : &#171; J'en r&#233;ponds sur mes deux bosses &#187;, pour conforter son point de vue.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Avocat &#224; Ch&#226;lons&lt;/strong&gt; :&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Par la suite, il s'installe comme avocat &#224; Ch&#226;lons, centre d'affaires plus anim&#233; que la capitale de l'Argonne. Historien cultiv&#233;, il aura en plus des contacts litt&#233;raires et artistiques. Il publie des &#233;tudes diverses, &#233;crit sur le tombeau de Saint R&#233;mi, sur les embellissements de Ch&#226;lons, sur les Etats de champagne, entame l'&#233;tude des anales historiques de la ville et du comt&#233; de paierie de Ch&#226;lons.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;La ville lui pla&#238;t. Sous son charme, il loue l'agr&#233;ment qu'il &#233;prouve &#224; y vivre, po&#233;tise sur le Jard implant&#233; dans son centre. Journaliste &#224; son heure, il relate le fait divers de la fille sauvage, une cr&#233;ature &#233;trange apparue &#224; Songy, dans le jardin d'un ch&#226;telain, vivant dans les bois et se nourrissant de b&#234;tes qu'elle tue avec un gros b&#226;ton.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Ch&#226;lons, &#224; cette &#233;poque, foisonne de juridictions, celle de l'&#233;v&#234;que, celles des seigneurs, celle du roi. Son cabinet ne manque pas de clients. On rel&#232;ve enfin son habilet&#233; &#224; se faire bien voir des autorit&#233;s religieuses en d&#233;dica&#231;ant &#224; Mgr Clermont-Tonnerre, &#233;v&#234;que de Ch&#226;lons et pair de France, ses Annales historiques de la ville. M&#234;me coup d'encensoir au pouvoir royal dans sa pr&#233;face des Etats de champagne.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Les coutumes, terme qui d&#233;signe les institutions juridiques locales, l'int&#233;ressent. Celle de Ch&#226;lons, inspir&#233;e pas sa voisine de Paris, donne indiff&#233;remment l'&#233;tat de noblesse par le p&#232;re ou la m&#232;re. Leurs imbrications respectives le choquent. Les conseils sup&#233;rieurs cr&#233;&#233;s se substituent au Parlement de Paris. L'intendance de Ch&#226;lons va disposer de l'un d'eux. Un nombre consid&#233;rable de dossiers vont pouvoir &#234;tre trait&#233;s localement, &#224; la grande satisfaction des membres du barreau local. On peut encore relever, chez cet avocat &#233;clair&#233;, un commentaire regrettable sur le mal que constitue la mendicit&#233; publique, l'encouragement donn&#233; au vagabondage, les asiles ouverts, repaires selon lui d'oisivet&#233; et de fain&#233;antise.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Au service de la R&#233;volution&lt;/strong&gt; :&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Janvier 1789, la fin de la monarchie se profile en m&#234;me temps qu'une disette provenant de r&#233;coltes d&#233;sastreuses. Notre avocat est en contact permanent avec la mar&#233;chauss&#233;e qui intervient dans le monde de l'errance, du vol, de la d&#233;sertion. On lui signale un cur&#233; menac&#233; &#224; Souli&#232;res, un marchand rou&#233; de coups &#224; Etoges. Buirette est d&#233;sormais int&#233;ress&#233; par la politique. Prieur et Charlier sont sur les rangs pour la d&#233;putation et Buirette, par ses &#233;crits, n'appara&#238;t pas comme un homme ouvert aux id&#233;es nouvelles. Il a maintenant 40 ans, il est tent&#233; par la politique. Avec l'aide de Fr&#233;ron, publiciste, il gagne Paris, s'inscrit au barreau de la capitale, Fr&#233;ron le pr&#233;sente &#224; Camille Desmoulins, puis &#224; Marat. Ce dernier &#224; cr&#233;&#233; L'ami du peuple, un journal pamphl&#233;taire des r&#233;volutionnaires qui lui a valu des proc&#232;s. Son avocat sera Buirette.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt; Claude-R&#233;mi est d&#233;sormais membre du club des Cordeliers, le club qui m&#232;ne l'agitation parisienne. Il y rencontre Santerre, un brasseur du faubourg Saint Antoine, chef de la garde nationale de Paris. Il devient son avocat et en m&#234;me temps membre de cette garde. A ce titre, il sera un des responsables de la fusillade du Champ de Mars &#224; Paris. 30 morts y resteront, mais &#171; l'ordre sera r&#233;tabli &#187;, &#224; la demande des autorit&#233;s du moment.&lt;br&gt; &lt;font&gt; &lt;/font&gt;Marat est satisfait de Buirette, lequel le d&#233;fend lors d'une proscription. Il d&#233;fend encore avec succ&#232;s Santerre contre La Fayette. Dans la recherche d'un organisateur de la Garde nationale, r&#233;organisation qui s'impose, ses qualit&#233;s cumul&#233;es de juriste et de chef lui valent d'&#234;tre retenu. A la mort, le 11 ao&#251;t 1790, du Colonel en chef de la gendarmerie, il est nomm&#233; commandant de la Garde de Paris et colonel commandant le corps de la gendarmerie nationale. Il a lev&#233; et mis sur pied un corps de 4000 hommes disciplin&#233;s et arm&#233;s.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas5' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Gouverneur &#224; Anvers :&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La page du po&#232;te</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article484</link>
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		<dc:date>2009-12-16T18:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole G&#233;rardot</dc:creator>


		<dc:subject>po&#232;te</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;me</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;sie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marie-Paule Traversons la Biesme pour aller &#224; la rencontre d'une charmante dame : Marie-Paule. Elle habite aux Islettes une modeste maison et vous accueille avec un sourire malicieux et quelques mots en patois. Si ce n'est une escapade &#224; Paris dans sa jeunesse pour apprendre la couture dans une &#233;cole professionnelle de renom, Marie-Paule a pass&#233; toute sa vie dans son village natal. Elle y a exerc&#233; le m&#233;tier de couturi&#232;re. Elle aimait tout particuli&#232;rement confectionner les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;po&#232;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;po&#232;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;po&#232;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut6' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: La rose de No&#235;l&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Marie-Paule&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Traversons la Biesme pour aller &#224; la rencontre d'une charmante dame : Marie-Paule. Elle habite aux Islettes une modeste maison et vous accueille avec un sourire malicieux et quelques mots en patois. Si ce n'est une escapade &#224; Paris dans sa jeunesse pour apprendre la couture dans une &#233;cole professionnelle de renom, Marie-Paule a pass&#233; toute sa vie dans son village natal. Elle y a exerc&#233; le m&#233;tier de couturi&#232;re. Elle aimait tout particuli&#232;rement confectionner les robes de mari&#233;e et les chapeaux. Durant toutes ces ann&#233;es, elle a &#233;t&#233; tr&#232;s active au sein de la commune et de la paroisse. Si vous parlez &#224; Marie-Paule d'&#171; alexandrins &#187;, de &#171; c&#233;sure &#187; ou d'autres termes pr&#233;cis de po&#233;sie, elle vous r&#233;pond : &#171; ces mots me sont inconnus, je n'ai pas fait d'&#233;tudes secondaires ! &#187; Pourtant, comptez le nombre de pieds de ses vers : &#171; Le compte est bon ! &#187; Marie-Paule aime beaucoup la musique et le chant choral. C'est en mettant des mots sur un air qui lui trotte dans la t&#234;te qu'elle &#233;crit ses po&#232;mes et la magie op&#232;re ! Marie-Paule a aussi &#233;crit des nouvelles qui sont parues dans &#171; Les veill&#233;es des chaumi&#232;res &#187;. Toutes les histoires se passent dans les villages de la vall&#233;e de la Biesme ou dans la for&#234;t d'Argonne car elle est tr&#232;s attach&#233;e &#224; sa r&#233;gion.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Argonne&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Argonne des printemps tu recommences &#224; vivre&lt;br&gt;
Quand avril revenu tu changes tes couleurs&lt;br&gt;
Lorsque la blanche &#233;pine a poudr&#233; tes collines&lt;br&gt;
Argonne des printemps tu fais battre mon c&#339;ur.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Argonne des for&#234;ts au c&#339;ur de tes clairi&#232;res&lt;br&gt;
Fleurit le joli bois et l'odorant muguet.&lt;br&gt;
Le paresseux coucou lance ses notes claires&lt;br&gt;
Les trompettes des grues agitent leurs plumets.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Argonne des &#233;t&#233;s inond&#233;e de lumi&#232;re&lt;br&gt;
Les lourds &#233;pis de bl&#233; m&#251;rissent au grand soleil.&lt;br&gt;
La joyeuse alouette nichant dans la jach&#232;re&lt;br&gt;
Chante son &#171; grisolli &#187; en s'&#233;levant au ciel.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Argonne de l'automne par&#233;e de tes dorures&lt;br&gt;
Au bord de tes &#233;tangs vient bramer le grand cerf.&lt;br&gt;
Les sources et les rus ne sont plus qu'un murmure&lt;br&gt;
Le chemin sous les ch&#234;nes semble une grande nef.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Argonne de novembre et tes grands cimeti&#232;res&lt;br&gt;
O&#249; sonne le clairon aux jours d'anniversaire,&lt;br&gt;
Au d&#233;tour des sentiers, grav&#233;e dedans la pierre&lt;br&gt;
Nous lisons recueillis l'horreur de toute guerre.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Argonne aux nuits d'hiver envelopp&#233;e de bruine&lt;br&gt;
Jusqu'aux beaux jours fig&#233;e par la bise et le gel&lt;br&gt;
O&#249; la lune illumine ton blanc manteau d'hermine&lt;br&gt;
Qui abrite en ses pans &#171; la rose de No&#235;l &#187;.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas6' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: La rose de No&#235;l&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
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		<title>Pierre Cellier, l'enfant de ch&#339;ur.</title>
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		<dc:date>2009-12-15T18:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Desingly</dc:creator>


		<dc:subject>personnage</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans nos villages, il n'existe pas forc&#233;ment que des personnages dont la r&#233;ussite &#233;conomique, la carri&#232;re politique, militaire ou professionnelle attirent l'attention et retiennent la consid&#233;ration. Les petites gens ont aussi leur part. Certes, on en parle plus souvent au Rmi qu'au Lions Club ou au Rotary. Ils ne coupent pas les rubans, ils n'ont pas fait Polytechnique ou l'E.N.A., la politique et l'&#233;conomie ne les int&#233;ressent pas, mais ils existent et sont plus nombreux que l'on croit. Ce sont de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique49" rel="directory"&gt;Revue N&#176;45&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;personnage&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut7' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Quand on sonne les cloches le dimanche, &#231;a sert aussi &#224; (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Dans nos villages, il n'existe pas forc&#233;ment que des personnages dont la r&#233;ussite &#233;conomique, la carri&#232;re politique, militaire ou professionnelle attirent l'attention et retiennent la consid&#233;ration. Les petites gens ont aussi leur part. Certes, on en parle plus souvent au Rmi qu'au Lions Club ou au Rotary. Ils ne coupent pas les rubans, ils n'ont pas fait Polytechnique ou l'E.N.A., la politique et l'&#233;conomie ne les int&#233;ressent pas, mais ils existent et sont plus nombreux que l'on croit. Ce sont de braves gens, simples et d&#233;vou&#233;s. Ils ont toute leur place dans notre soci&#233;t&#233; et m&#233;ritent de temps en temps un coup de chapeau.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Monsieur Pierre Cellier est de ceux-l&#224;. Il est n&#233; le 19 d&#233;cembre 1945 &#224; Moiremont et se trouve &#234;tre le troisi&#232;me enfant d'une famille de petits agriculteurs, catholique et pratiquante. Tr&#232;s t&#244;t, &#224; l'&#233;cole primaire, il travaille &#224; la ferme de ses parents. Il faut des bras, le modernisme agricole n'est pas encore venu frapper &#224; la porte, ici on respecte le rythme des saisons, l'horloge de la cuisine est &#224; la vieille heure, on &#233;coute les infos sur le petit poste et on d&#233;lib&#232;re sur la m&#233;t&#233;o en patois, le plus souvent.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Les loisirs ne sont pas une priorit&#233; et comme le disait sa m&#232;re : &#171; Les loisirs, dans mon temps, &#231;a n'existait pas, &#231;a fait gaspiller des sous et rencontrer des dr&#244;les &#187;. Aussi, tr&#232;s normalement, dans cette famille catholique, il deviendra d&#232;s l'&#226;ge de sept ans enfant de ch&#339;ur, sans pour cela apprendre le manuel de l'abb&#233; Lem&#233;e, et cela durera 43 ans. Ce record de long&#233;vit&#233; ne figure pas dans le livre des records, mais il le m&#233;riterait bien, pas de m&#233;daille, mais que de souvenirs &#224; raconter ! Il faut dire que dans la famille, on vit, tant au propre qu'au figur&#233;, &#224; la porte de l'&#233;glise, leur maison jouxtant le cimeti&#232;re.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Son p&#232;re Pol, ancien maire de Moiremont, sonnait les cloches. Sa m&#232;re Suzanne comptait les qu&#234;tes, assurait le repassage des aubes, des soutanes et des surplis. Son fr&#232;re Robert &#233;tait sacristain. Son fr&#232;re Michel s'occupait du pain b&#233;nit. Mais revenons &#224; l'enfant de ch&#339;ur.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_850 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L234xH383/cellier-11b7f.jpg?1773499215' width='234' height='383' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font&gt; &lt;/font&gt;C'est un plaisir, autour d'un verre, de l'&#233;couter parler avec sa voix gutturale, de son service &#224; l'&#233;glise : -&#034;Enfant de ch&#339;ur, ce n'est pas n'importe quoi, c'est presque une vocation. D'ailleurs le Bon Dieu le sait bien. D&#233;j&#224; quand j'ai commenc&#233;, on &#233;tait six. Il a fallu que j'apprenne le latin, enfin quelques formules pour r&#233;pondre &#224; monsieur le Cur&#233;. On &#233;tait oblig&#233;s car la messe &#233;tait dite en latin. A cette &#233;poque, une fois par semaine, les v&#234;pres, des petites messes en particulier, quelquefois pendant une semaine, avant l'&#233;cole, avec un pr&#234;tre belge, parent de Mr et Mme Van Der Looven, un mariage, un enterrement, un bapt&#234;me, des processions par-ci par-l&#224;, &#231;a faisait du boulot, et pas moyen de se faire remplacer, la direction veillait. Mon Dieu, si j'avais tir&#233; au flanc, je prenais s&#251;r un coup de trique.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;- J'en ai vu passer des enfants de ch&#339;ur et je leur assurais la formation de base. Du reste, la plupart sont rest&#233;s mes amis.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;- Le r&#244;le des habits de monsieur le Cur&#233; avec ses couleurs : blanc pour les f&#234;tes de la Sainte Trinit&#233; ; rouge pour les f&#234;tes de la croix et de la passion ; violet pour la p&#233;nitence ; noir pour le vendredi saint et la messe des d&#233;funts ; vert pour les dimanches ordinaires. Les g&#233;nuflexions &#224; un ou deux genoux ; l'inclination devant la croix des autels ; l'inclination lorsque l'on passe devant le pr&#234;tre assis sur sa banquette et j'en passe&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Quand j'ai vu arriver les filles, je me suis dit, la rel&#232;ve est l&#224;, mais la mode a d&#251; passer La premi&#232;re &#224; Moiremont a &#233;t&#233;, je crois, Delphine Dagas. De tout mon temps d'enfant de ch&#339;ur et de servant, &#224; la date d'aujourd'hui, j'ai eu, pour dire, quatre patrons : Mr l'abb&#233; Cheutin, Mr l'abb&#233; Suey, Mr l'abb&#233; Gandon et Mr l'abb&#233; Colombard. J'ai m&#234;me servi monseigneur Pierrard et j'en suis pas peu fier. J'aime ce que je fais, je le fais honn&#234;tement et sans jamais tricher. Les mauvaises langues disent que j'ai d&#233;j&#224; bu du vin de messe, mais ce n'est pas vrai, il n'aurait pas fallu, mes parents m'auraient tu&#233; et puis d'abord Mr le Cur&#233; le reprenait dans sa valise ou le cachait.&lt;br&gt;
&lt;font&gt; &lt;/font&gt;Quand mon p&#232;re a cess&#233; de sonner les cloches, dans un premier temps, ma m&#232;re l'a remplac&#233;, mais monter au clocher trois fois par jour, elle a &#233;t&#233; vite fatigu&#233;e, alors j'ai pris sa place et ce n'est pas rien. La veille de la Toussaint, par exemple, on sonnait &#224; toute vol&#233;e, en continu, pour la f&#234;te de tous les saints, et le soir de la Toussaint, on tintait pendant plusieurs heures pour les morts. Aussi, le lendemain, la messe des d&#233;funts termin&#233;e, on qu&#234;tait dans le village en guise de remerciements. L'affaire &#233;tait s&#233;rieuse et les habitants g&#233;n&#233;reux.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas7' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Quand on sonne les cloches le dimanche, &#231;a sert aussi &#224; (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=49&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
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