<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>




<item xml:lang="fr">
		<title>Editorial</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article12</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article12</guid>
		<dc:date>2007-05-15T12:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>


		<dc:subject>ferme</dc:subject>
		<dc:subject>annonce</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La France a vot&#233;. Elle s'est dot&#233;e d'un nouveau Pr&#233;sident. Nos concitoyens sont partag&#233;s entre deux sentiments antagonistes. Les gagnants sont remplis d'espoir, les perdants de crainte. &lt;br class='autobr' /&gt; Il est certain que ces deux tendances traversent notre lectorat et notre conseil d'administration, m&#234;me si, fid&#232;les &#224; notre principe de neutralit&#233;, il s'agit l&#224; de questions que nous n'abordons pas. On peut tout de m&#234;me regretter que durant toute cette campagne, il f&#251;t peu question de culture et de patrimoine. &lt;br class='autobr' /&gt; Lors de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;ferme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot20" rel="tag"&gt;annonce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La France a vot&#233;. Elle s'est dot&#233;e d'un nouveau Pr&#233;sident. Nos concitoyens sont partag&#233;s entre deux sentiments antagonistes. Les gagnants sont remplis d'espoir, les perdants de crainte.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il est certain que ces deux tendances traversent notre lectorat et notre conseil d'administration, m&#234;me si, fid&#232;les &#224; notre principe de neutralit&#233;, il s'agit l&#224; de questions que nous n'abordons pas. On peut tout de m&#234;me regretter que durant toute cette campagne, il f&#251;t peu question de culture et de patrimoine.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Lors de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de &#171; Sainte-M&#233;nehould et ses voisins d'Argonne &#187;, on a aussi vot&#233;. Mais l&#224;, pas de joutes oratoires, de promesses mirifiques, tant il est vrai que les b&#233;n&#233;voles ne se pressent pas &#224; la porte des associations. Et c'est &#224; l'unanimit&#233; que nous avons r&#233;&#233;lu Pr&#233;sident, bureau et conseil d'administration.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est l'occasion de constater la solidit&#233; de notre association qui sait affronter les difficult&#233;s et se renouveler, tout en restant fid&#232;le &#224; ses engagements. Depuis 9 ans, nous avons su trouver les hommes et les femmes pour maintenir constante notre activit&#233; : trois Pr&#233;sidents, MOURLET, DELEMOTTE, HAMM, trois tr&#233;soriers,vMOUTON, CHARLES, OUDEA, deux secr&#233;taires affect&#233;s &#224; la revue, ROUBAUD, MAIGRET. Seul votre serviteur, responsable de la revue, est rest&#233; inamovible. Ces renouvellements montrent l'ancrage p&#233;renne de notre d&#233;marche dans notre petite r&#233;gion et prouvent que nous r&#233;pondons &#224; un v&#233;ritable besoin. Mais c'est avec tristesse que nous constatons qu'il n'en est pas toujours ainsi pour des associations amies : Arts et Loisirs et sa chorale appr&#233;ci&#233;e met la clef sous la porte. L'Argonne Athl&#233;tique f&#234;te le m&#234;me jour ses 40 ans et sa disparition !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Force est de reconna&#238;tre que notre ville perd progressivement de sa substance : baisse de la population et des emplois salari&#233;s, fermeture de services publics, de classes C'est l&#224; une tendance lourde qui affecte toutes les zones fragiles de l'hexagone. Et pour tous ceux qui ont au c&#339;ur Menou, l'Argonne et leur pass&#233; prestigieux, cette &#233;volution ne peut laisser indiff&#233;rent&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il leur reste &#224; r&#234;ver d'un avenir meilleur.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/editorial_a12.pdf" length="7507" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A propos des bois des Hauts B&#226;tis.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article81</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article81</guid>
		<dc:date>2007-05-14T18:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude L&#233;ger</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les bois, dits des Hauts B&#226;tis, ont toujours suscit&#233; des proc&#232;s en propri&#233;t&#233;. Le massif forestier est coup&#233; en deux par l'ancien chemin des romains traversant la rivi&#232;re Biesme au pont Verdunois. Les diff&#233;rends sont entre les religieux de l'abbaye de Moiremont et les quatre communes de La Neuville-au-Pont, Florent, Moiremont et Maffr&#233;court, ou en contestation avec la Duchesse d'Elb&#339;uf, Baronne de Vienne le- Ch&#226;teau, &#233;galement contre les communes de Vienne-le-Ch&#226;teau, Vienne-la-Ville et Saint Thomas. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Le plaidoyer pour les sept communes ne fut pas entendu, (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=8&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=8&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les bois, dits des Hauts B&#226;tis, ont toujours suscit&#233; des proc&#232;s en propri&#233;t&#233;. Le massif forestier est coup&#233; en deux par l'ancien chemin des romains traversant la rivi&#232;re Biesme au pont Verdunois. Les diff&#233;rends sont entre les religieux de l'abbaye de Moiremont et les quatre communes de La Neuville-au-Pont, Florent, Moiremont et Maffr&#233;court, ou en contestation avec la Duchesse d'Elb&#339;uf, Baronne de Vienne le-&lt;br class='autobr' /&gt;
Ch&#226;teau, &#233;galement contre les communes de Vienne-le-Ch&#226;teau, Vienne-la-Ville et Saint Thomas. Chacun pr&#233;tend avoir l'usage des bois situ&#233;s au nord et de ceux qui sont situ&#233;s au midi de l'ancienne voie romaine. Les proc&#232;s reprennent apr&#232;s la R&#233;volution.Un jugement est rendu par le tribunal de Sainte M&#233;nehould le douze fructidor an 10 entre ces sept communes et le gouvernement. La partie nord est attribu&#233;e &#224; la Nation en libre propri&#233;t&#233; et &#224; sa jouissance exclusive. Les sept communes n'ont pas eu gain de cause &#224; ce proc&#232;s, elles portent le d&#233;bat devant la cour d'appel de Paris ; un arr&#234;t est rendu le 20 ao&#251;t 1807 entre le Pr&#233;fet de la Marne appelant et les sept communes. Une enqu&#234;te est ouverte.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Apr&#232;s la reconnaissance de toute la for&#234;t des Hauts B&#226;tis, un &#233;tat des lieux fut demand&#233; pour conna&#238;tre les ressources et les besoins des sept communes ainsi que le d&#233;nombrement des m&#233;nages, des habitants, des chevaux et des b&#234;tes &#224; cornes. (les &#226;nes ont &#233;t&#233; &#233;galement recens&#233;s), le tout afin d'&#233;valuer l'&#233;tat des lieux. L'enqu&#234;te a commenc&#233; le 23 avril 1809, les d&#233;nombrements ont &#233;t&#233; inventori&#233;s en d&#233;butant par :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- La Neuville-au-Pont avec trois cent cinquante-deux feux, treize cent trente et un habitants, cent cinquante quatre chevaux, deux cent quatrevingt-dix b&#234;tes &#224; cornes et quatre-vingt-onze &#226;nes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Florent et ses quatre-vingt-neuf feux, sept cent trente habitants, quatre vingts chevaux, cent onze b&#234;tes &#224; cornes et quatre &#226;nes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Moiremont cent sept feux, quatre cent dix-huit habitants, cent seize chevaux et cent soixante-dix b&#234;tes &#224; cornes&lt;br&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Maffr&#233;court avait dix-huit feux, quatre-vingt-trois habitants, cent trois chevaux et quatre-vingt-dix neuf b&#234;tes &#224; cornes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Vienne-le-Ch&#226;teau et les hameaux d&#233;pendants, c'est-&#224;-dire la Placardelle, le Four de Paris, la Haraz&#233;e, le Ronchamp et la Renarde : trois cent quatre-vingt-quatre feux, seize cent cinquante-deux habitants, cent cinquante-neuf chevaux, deux cent soixante-douze b&#234;tes &#224; cornes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Saint-Thomas, cinquante-deux feux, deux cent quatorze habitants,&lt;br class='autobr' /&gt;
soixante-treize chevaux et cent soixante-treize b&#234;tes &#224; cornes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Vienne-la-Ville, cent feux, quatre cent quatre-vingt-deux habitants, cent quatre-vingt-deux chevaux et deux cent trente-sept b&#234;tes &#224; cornes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les dires et observations des maires de ces sept communes font observationqu'il est imp&#233;rieux de pouvoir faire p&#226;turer les 1352 aumailles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='B&#234;te &#224; corne' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, de procurer lechauffage des 1 202 feux ou de leurs 4 910 habitants. En ce qui concerne le bois n&#233;cessaire au chauffage d'une famille de quatre &#224; six personnes, il ne peut &#234;tre fix&#233; annuellement, &#224; moins de sept cordes de bois et de deux cents fagots. L'exclusivit&#233; de poss&#233;der toute la for&#234;t &#233;tait vitale pour la r&#233;habilitation des maisons et des &#233;difices publics, pour l'entretien des lavoirs et surtout pour la restauration de tous les ponts et aqueducs avant qu'il ne soit plus possible de se d&#233;placer pour travailler la terre et de commercialiser des r&#233;coltes. En moyenne un pont ne durait pas plus de 30 ans, son entretien &#233;tait assur&#233; tous les ans d'o&#249; le grand besoin de bois.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les recettes esp&#233;r&#233;es de la vente des bois devaient permettre de r&#233;tablir les puits, les b&#226;timents publics et les &#233;coles , de supporter l'achat de nouveaux presbyt&#232;res, ceux qui existaient ayant &#233;t&#233; vendus comme biens nationaux au profit du gouvernement. Le service pour les incendies a besoin, pour prot&#233;ger promptement toutes les habitations construites en bois, d'acheter seaux, grandes &#233;chelles, crocs et fourches &#224; incendies. L'entretien des pompes et des tuyaux est &#233;galement &#224; la charge des communes. D'autres charges sont la r&#233;mun&#233;ration et le logement des instituteurs. Les ressources doivent permettre l'aide aux afflig&#233;s, d'assister les plus pauvres et de donner &#224; tous les secours de la m&#233;decine.L'hospice de Vienne-le-Ch&#226;teau a ind&#251;ment disparu lors de la p&#233;riode r&#233;volutionnaire. Cette maison de secours ainsi vid&#233;e et &#233;vacu&#233;e fournit un asile &#224; l'officier de sant&#233;, &#224; l'institutrice et &#224; la sage-femme, il conviendrait encore d'y loger quelques pauvres honn&#234;tes.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Le plaidoyer pour les sept communes ne fut pas entendu, (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=8&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=8&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;B&#234;te &#224; corne&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les ex-libris de Marguerite Bousselin</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article82</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article82</guid>
		<dc:date>2007-05-14T10:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Les ex-libris sont des gravures personnalis&#233;es que les bibliophiles collent sur l'int&#233;rieur de la couverture de leurs livres, qui se trouvent ainsi personnalis&#233;s. Cette habitude, me semble-t-il s'est estomp&#233;e. C'est bien dommage, car ces petites vignettes, souvent &#233;l&#233;gantes, parfois v&#233;ritables &#339;uvres d'art, nous donnaient un &#233;clairage sur le propri&#233;taire du livre et sur son environnement. &lt;br class='autobr' /&gt; Madame Guy nous a transmis trois ex-libris de sa m&#232;re qui, comme elle, &#233;tait propri&#233;taire du fameux magasin (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_94 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L200xH280/exlibris1-019be.jpg?1773424994' width='200' height='280' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les ex-libris&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='en latin : des livres' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont des gravures personnalis&#233;es que les bibliophiles collent sur l'int&#233;rieur de la couverture de leurs livres, qui se trouvent ainsi personnalis&#233;s. Cette habitude, me semble-t-il s'est estomp&#233;e. C'est bien dommage, car ces petites vignettes, souvent &#233;l&#233;gantes, parfois v&#233;ritables &#339;uvres d'art, nous donnaient un &#233;clairage sur le propri&#233;taire du livre et sur son environnement.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Madame Guy nous a transmis trois ex-libris de sa m&#232;re qui, comme elle, &#233;tait propri&#233;taire du fameux magasin Philbert et Bousselin. On peut les dater des ann&#233;es 1950, puisque Marguerite Philbert avait perdu son nom de jeune fille.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Celui de droite est bien dans la tradition des ex-libris : il repr&#233;sente Saint-Cr&#233;pin et Saint-Gr&#233;pinien, patrons des cordonniers. Or, Madame Philbert tenait dans ce &#171; grand magasin &#187; le rayon chaussures.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Celui ci-dessous est un bois sculpt&#233; d'apr&#232;s un dessin de Louis Pabst, un autre commer&#231;ant de la ville. Dat&#233; de 1949, il est intitul&#233; &#171; Sainte M&#233;nehould vierge d'Argonne &#187;. Il marque certainement l'attachement de la propri&#233;taire du livre &#224; sa ville et &#224; sa Sainte Patronne.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_95 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L200xH300/exlibris2-fad54.jpg?1773424994' width='200' height='300' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le dernier ne pr&#233;sente pas le m&#234;me int&#233;r&#234;t. Il est beaucoup plus passe-partout. Nous serions heureux de pouvoir publier d'autres ex-libris argonnais.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_96 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L247xH302/exlibris3-81b39.jpg?1773424994' width='247' height='302' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;en latin : des livres&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/les-ex-libris-de-marguerite-bousselin_a82.pdf" length="97645" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bagarre au &#171; parlement &#187;.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article83</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article83</guid>
		<dc:date>2007-05-13T11:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>


		<dc:subject>100 ans</dc:subject>
		<dc:subject>an</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y avait &#224; l'&#233;poque beaucoup de lavoirs sur l'Aisne et sur l'Auve, mais le plus grand et le plus fr&#233;quent&#233; &#233;tait celui qui se trouvait pr&#232;s du Pont de pierre, et quel'on appelait &#171; bateau lavoir &#187; ou encore, et certainement parce que les dames y discutaient toutes les derni&#232;res nouvelles, le &#171; Parlement &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Le grand lavoir avait &#233;t&#233; construit en 1724, lors de la r&#233;&#233;dification de la ville qui faisait suite &#224; l'incendie de 1719, et avec les deniers du roi, comme pour de nombreux de b&#226;timents. &lt;br class='autobr' /&gt; Les dames (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;100 ans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;an&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il y avait &#224; l'&#233;poque beaucoup de lavoirs sur l'Aisne et sur l'Auve, mais le plus grand et le plus fr&#233;quent&#233; &#233;tait celui qui se trouvait pr&#232;s du Pont de pierre, et quel'on appelait &#171; bateau lavoir &#187; ou encore, et certainement parce que les dames y discutaient toutes les derni&#232;res nouvelles, le &#171; Parlement &#187;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le grand lavoir avait &#233;t&#233; construit en 1724, lors de la r&#233;&#233;dification de la ville qui faisait suite &#224; l'incendie de 1719, et avec les deniers du roi, comme pour de nombreux de b&#226;timents.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les dames venaient laver pour elles, ou pour des bourgeois qui les payaient ; on appelait ces derni&#232;res les laveuses, ou comme l'&#233;crira le journal les &#171; blanchisseuses &#187; ou les &#171; lessiveuses &#187;. Dure besogne souvent mal r&#233;tribu&#233;e pources dames qui passaient leur journ&#233;e &#224; genoux dans la bo&#238;te &#224; laver et dont le seul plaisir &#233;tait de parler&lt;br&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et voil&#224; qu'en janvier 1904 une crue de l'Aisne allait engendrer des &#233;v&#232;nements f&#226;cheux et m&#234;me cocasses. Lisons les articles de la &#171; Revue de la Marne &#187;, le journal r&#233;publicain local qui avait d'ailleurs (et c'est ce qui am&#232;nera le 2&#233;me &#233;pisode de l'histoire) ses bureaux tout pr&#232;s du pont et du lavoir (o&#249; est actuellement le &#171; Dom P&#233;rignon &#187; )&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Au pont de pierre o&#249; se trouve le &#171; Parlement &#187;, les laveuses &#233;taient en effervescence et les bords du carnabo ont retenti de leurs &#233;clats de voix.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les dames se chamaillaient parce qu'elles ne pouvaient trouver toutes une place en raison de la crue. Quel tapage, quel vocabulaire, quelles langues ac&#233;r&#233;es.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;De temps en temps les plus enrag&#233;es allaient boire une goutte pour se donner des forces afin de continuer la conversation aux d&#233;pens de leurs concitoyens et concitoyennes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les blanchisseuses s'entendent &#224; merveille &#224; noircir les mauvaises r&#233;putations.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Faute de travailler, on s'alt&#232;re, on trinque et l'on s'&#233;moustille &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On peut penser que cette crue avait rendu les autres lavoirs inutilisables et que toutes les laveuses &#233;taient venues au lavoir le plus fonctionnel de la ville.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et le journaliste, dans un style tr&#232;s alerte et parfois bien ironique, termine ainsi son article :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; La crue fait la cuite, a dit un ironiste. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais l'histoire ne s'arr&#234;te pas l&#224;, et une de ces laveuses ayant eu connaissance de ces paroles moqueuses avait d&#233;cid&#233; de se venger d'une fa&#231;on bien originale. Trois jours plus tard, le journaliste faisait &#233;tat de cette vengeance, tout en pr&#233;cisant que dans son article pr&#233;c&#233;dent il ne visait pas toutes les laveuses : &lt;i&gt;&#171; leur besogne est dure, r&#233;tribu&#233;e tr&#232;s mod&#233;r&#233;ment et nullement attractive &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crivait-il avant d'en venir aux faits :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; L'une de ces derni&#232;res, la plus dessal&#233;e, a pris la mouche et r&#233;solut de se venger.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Lundi, tandis qu'un de nos jeunes employ&#233;s allait puiser de l'eau &#224; la rivi&#232;re, la comm&#232;re accroupie, cote relev&#233;e, d&#233;posait sur le plancher du lavoir le r&#233;sultat copieux de sa digestion.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Se relevant brusquement et d&#233;signant du doigt son &#171; oeuvre &#187;, sa &#171; cr&#233;ation &#187;, qu'elle contemplait d'un oeil ravi, elle dit &#224; l'enfant avec un rire &#233;norme :&lt;br&gt;
&#171; Tiens, porte &#231;a &#224; ton patron pour l'ins&#233;rer dans sa gazette. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gar&#231;onnet, qui trouva le propos un peugras, vint nous en rendre compte. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et le journaliste, dans ses derni&#232;res lignes, allait lui aussi se venger :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; D&#233;sol&#233; ch&#232;re madame, chez nous on ne publie pas de portrait. Gardez pour vous ce que vous faites &#224; votre image. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Et voil&#224; les effets insoup&#231;onn&#233;s d'une banale crue de l'Aisne. Reste &#224; savoir si la dame &#233;tait seule au moment de la vengeance et si le &#171; r&#233;sultat copieux de la digestion &#187; de la dame a bien fini dans l'eau&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le lavoir o&#249; se sont d&#233;roul&#233;s ces &#233;v&#232;nements a &#233;t&#233; d&#233;truit en juin 1940 ; reconstruit, il a connu encore de belles ann&#233;es d'activit&#233;s jusqu'&#224; l'&#232;re de la machine &#224; laver. D&#233;sert&#233;, il fut simplement d&#233;truit, laissant aujourd'hui la place &#224; une &#233;nigmatique plate-forme herbeuse.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tout a une fin en ce bas monde ; n'emp&#234;che, la m&#233;nag&#232;re d'aujourd'hui, seule dans son sous-sol en face de sa machine &#224; laver, ne conna&#238;tra jamais la convivialit&#233; et l'ambiance qui r&#233;gnaient au &#171; parlement &#187;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_97 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH269/jussy1-2-44d55.jpg?1773431434' width='450' height='269' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le Parlement &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/bagarre-au-parlement_a83.pdf" length="35355" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LOUIS de MAROLLES</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article84</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article84</guid>
		<dc:date>2007-05-12T11:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Vuillaume</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Edit de Nantes avait, en 1598, ferm&#233; l'&#232;re des guerres de religion. Sa r&#233;vocation en 1685 provoquera dans la communaut&#233; protestante une forte immigration et le signal de pers&#233;cutions barbares ( massacre de WASSY le 1er mars 1562). &lt;br class='autobr' /&gt; On trouve le symbole de cette trag&#233;die en la personne de Louis de MAROLLES, receveur des consignations au baillage de Sainte-M&#233;nehould, avec le titre de conseiller du Roi. Bien que BUIRETTE parle de Sainte-M&#233;nehould comme de sa ville natale, celui-ci est n&#233; &#224; Heiltz le (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'Edit de Nantes avait, en 1598, ferm&#233; l'&#232;re des guerres de religion. Sa r&#233;vocation en 1685 provoquera dans la communaut&#233; protestante une forte immigration et le signal de pers&#233;cutions barbares ( massacre de WASSY le 1er mars 1562).&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On trouve le symbole de cette trag&#233;die en la personne de Louis de MAROLLES, receveur des consignations au baillage de Sainte-M&#233;nehould, avec le titre de conseiller du Roi. Bien que BUIRETTE parle de Sainte-M&#233;nehould comme de sa ville natale, celui-ci est n&#233; &#224; Heiltz le Maurupt en 1629 o&#249; la communaut&#233; protestante s'&#233;levait &#224; l'&#233;poque &#224; environ 400 personnes. Sa famille, tr&#232;s estim&#233;e dans la ville, jouissait des privil&#232;ges de la noblesse. Il &#233;tait tr&#232;s cultiv&#233;, aimait la musique, la m&#233;decine, la th&#233;ologie et surtout les math&#233;matiques. Il &#233;tait tr&#232;s li&#233; avec le ministre JURIEU&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='JURIEU Pierre, th&#233;ologien, ministre de Louis XIV et opposant &#224; BOSSUET dans (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et plusieurs autres personnalit&#233;s protestantes de Champagne.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ayant essay&#233; de fuir &#224; l'&#233;tranger avec toute sa famille, il fut arr&#234;t&#233; le 7 d&#233;cembre 1685 pr&#232;s de Strasbourg o&#249;, faute d'une demi-heure, il ne p&#251;t franchir le Rhin. A ce propos, Andr&#233; THEURIET dira qu'environ un si&#232;cle plus tard, alors que l'arri&#232;re-petit-fils de ce roi &#171; &#233;tait reconnu &#224; Varennes, par suite lui aussi d'un retard d'une demi-heure &#187; et qui fut pour lui la premi&#232;re &#233;tape vers l'&#233;chafaud : &lt;i&gt;&#171; on ne m'&#244;tera pas de l'esprit que Louis XVI &#224; Varennes a pay&#233; la dette du Grand Roi &#187;.&lt;/i&gt; Louis de Marolles fut condamn&#233; &#171; &#224; servir le Roi &#224; perp&#233;tuit&#233; comme for&#231;at dans les gal&#232;res &#187;, ch&#226;timent appliqu&#233; &#224; l'&#233;poque par d&#233;cision du roi &#224; tous les h&#233;r&#233;tiques.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il fut transf&#233;r&#233; &#224; la prison de la Tournelle &#224; Paris, o&#249; les magistrats essay&#232;rent en vain d'obtenir de lui, sinon une abjuration, du moins la promesse de se laisser convertir par BOSSUET, alors &#233;v&#234;que de Meaux. Son refus lui attira la col&#232;re de Louis XIV qui donna ordre de lui mettre la &#171; cha&#238;ne au cou &#187;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ses correspondances, dat&#233;es de cette m&#234;me prison, relatent toutes les horreurs qu'il a d&#251; subir, gardant malgr&#233; tout une fermet&#233; admirable dans sa foi. Dans une de ses lettres adress&#233;e au Ministre JURIEU devant sa situation au milieu des for&#231;ats entass&#233;s dans une salle de la prison, il &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; voil&#224;, Monsieur l'abr&#233;g&#233; de ma mis&#232;re, et, pour parler plus sereinement de la gloire, car je rends tous les jours gr&#226;ce &#224; Dieu de l'honneur qu'il me fait de ne pas m'estimer indigne de souffrir pour son nom &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cette s&#233;r&#233;nit&#233; n'abandonne pas Louis de MAROLLES pendant son voyage de Paris &#224; Marseille, ni sur les gal&#232;res ou dans les cachots, ayant pour compagnons de captivit&#233; le rebut de la soci&#233;t&#233;, n'entendant que &lt;i&gt;&#171; des paroles impures et des blasph&#232;mes ex&#233;crables &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Lors d'un embarquement, un officier le voyant tr&#232;s mal en point eu piti&#233; de lui et le fit descendre pour le faire soigner. On essaya une nouvelle fois de le convertir en lui promettant des largesses. Sa fid&#233;lit&#233; &#224; sa foi lui attira de nouvelles rigueurs et un emprisonnement dans un cachot de la Citadelle, o&#249; apr&#232;s 5 ans de dure captivit&#233;, il finit ses jours affaibli par la maladie et les privations.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cet homme int&#232;gre, dont le seul crime &#233;tait son invariable attachement aux doctrines de l'Eglise r&#233;form&#233;e, rendit son &#226;me &#224; Dieu le 7 juin 1692.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_98 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH351/vuillaume1-c264c.jpg?1773433570' width='450' height='351' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Quartier du Milanais o&#249; habitaient les protestants M&#233;n&#233;hildiens&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;JURIEU Pierre, th&#233;ologien, ministre de Louis XIV et opposant &#224; BOSSUET dans sa politique religieuse envers les protestants&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/louis-de-marolles_a84.pdf" length="44802" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un argonnais protestant choisit l'exil.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article85</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article85</guid>
		<dc:date>2007-05-11T15:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Delemotte</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les anglais ont d&#233;j&#224; le sens des affaires. &lt;br class='autobr' /&gt; Le XVI&#232;si&#232;cle est marqu&#233; par les guerres de religion. Les communaut&#233;s s'affrontent et souvent pers&#233;cut&#233;s, les protestants doivent s'exiler. Cela explique en partie la pr&#233;sence de verriers fran&#231;ais, et notamment lorrains, en Angleterre. Parmi eux, des gentils-hommes argonnais quittent la vall&#233;e de Biesme. La r&#233;pression n'est pourtant pas s&#233;v&#232;re dans la r&#233;gion et qui se pr&#233;occupe de ces quelques ouvriers perdus dans les bois ? En fait, les ma&#238;tres verriers cherchent (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les anglais ont d&#233;j&#224; le sens des affaires.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le XVI&#232;si&#232;cle est marqu&#233; par les guerres de religion. Les communaut&#233;s s'affrontent et souvent pers&#233;cut&#233;s, les protestants doivent s'exiler. Cela explique en partie la pr&#233;sence de verriers fran&#231;ais, et notamment lorrains, en Angleterre. Parmi eux, des gentils-hommes argonnais quittent la vall&#233;e de Biesme. La r&#233;pression n'est pourtant pas s&#233;v&#232;re dans la r&#233;gion et qui se pr&#233;occupe de ces quelques ouvriers perdus dans les bois ? En fait, les ma&#238;tres verriers cherchent &#224; &#233;chapper aux taxes de plus en plus lourdes et ils entendent l'appel d'un exil&#233;, Jean Carr&#233;. Ce dernier propose un contrat de neuf ans aux artisans qui veulent s'installer en Angleterre. Alors que les maisons nouvellement construites sont plus confortables et comptent de plus en plus de fen&#234;tres, la demande de vitres est en forte augmentation. Or nos verriers argonnais ma&#238;trisent l'art de fabriquer ce verre plat et leur r&#233;putation a d&#233;pass&#233; les fronti&#232;res. De son c&#244;t&#233;, Jean Carr&#233; est un habile n&#233;gociateur. En ao&#251;t 1567, il &#233;crit &#224; Lord Burghley, conseiller de la reine Elizabeth, pour obtenir une patente. Il pr&#233;tend que les mat&#233;riaux utilis&#233;s dans cette industrie ne sont que &#171; foug&#232;re, ronces et cailloux &#187; de peu de valeur. L'espoir de voir fabriquer un produit recherch&#233; &#224; bon march&#233; pousse le gouvernement anglais &#224; accepter le march&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais rapidement les verriers anglais voient d'un mauvais &#339;il l'installation de concurrents &#233;trangers qui ne partagent ni connaissances ni b&#233;n&#233;fices et quiconsomment de grandes quantit&#233;s de bois. La situation devient si tendue qu'en 1574,des maisons de fran&#231;ais sont incendi&#233;es au cours de r&#233;voltes. Dix ans plus tard, Mr Newkener, membre du parlement du Sussex, demande que soit employ&#233; un ouvrier anglais pour deux ouvriers &#233;trangers. Cette proposition aurait permis le d&#233;veloppement de l'espionnage industriel mais, alors que la proposition est ent&#233;rin&#233;e par les deux chambres, la reine refuse de la signer.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La situation tendue des ann&#233;es 1570 ne ralentit pas l'arriv&#233;e de verriers lorrains.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Des verriers argonnais en tirent partie.&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En 1571, la famille du Houx, auparavant &#233;tablie aux Senades et &#224; la Contr&#244;lerie, est not&#233;e sur les registres de l'Eglise Fran&#231;aise de Rye dans le Sussex. Trois ans plus tard, ils sont enregistr&#233;s sous le nom de &#171; Dehowe &#187; &#224; Wilsborough Green in the Weald.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ces protestants ont fuit la France et l'un d'entre eux, Pierre du Houx, &#233;tablit en 1576 un four &#224; Buckholt dans le Hampshire (sud de l'Angleterre)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Des fouilles men&#233;es aux alentours de 1860 prouvent l'existence de ces (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les immigrants protestants devaient prouver leur foi pour &#234;tre admis aux offices &#171; avec attestation &#187; ou &#171; t&#233;moignage &#187;. La Soci&#233;t&#233; huguenote a publi&#233; les registres de l'Eglise Wallone de Southampton. On y rep&#232;re notamment le nom de M. du Houx, &#224; la date du 4 janvier 1579, verrier &#224; Bouque Haut (&#171; Bouque Haut &#187; est vraisemblablement la traduction phon&#233;tique de &#171; Buckholt &#187;). Il peut s'agir de Jean du Houx, recens&#233; en 1580 dans la m&#234;me ville et qui voit son nom transform&#233; en John de la Hooe.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Signe d'int&#233;gration, beaucoup de Lorrains se voient ainsi anglicis&#233;s : &#171; du (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On trouve trace de verriers argonnais en d'autres lieux. Au d&#233;but du XVII&#232;si&#232;cle, les &#171; Bigos &#187; [&#171; Bigots ], &#171; Henzeys &#187; [Hennezel] et &#171; du Houx &#187; s'installent &#224; Eccleshall. Ces derniers sont originaires des Senades, pr&#232;s des Islettes, o&#249; ils sont recens&#233;s en 1582 et 1594. En 1616, la famille d'Isaac du Houx r&#233;side &#224; Stockport, dans le Cheshire, bien que la verrerie d'Isaac du Houx soit construite &#224; Denton pr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
de Manchester, au lieu-dit Haughton Green. Le choix d'Issac du Houx peut s'expliquer par le fait que les pasteurs d'Eccleshall &#233;taient puritains. Il aurait donc pr&#233;f&#233;r&#233; s'&#233;tablir dans cette localit&#233; plut&#244;t que de s'installer dans le sud-ouest du Lancashire, riche en charbon et en sable mais domin&#233; par l'Eglise Catholique Romaine.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La pr&#233;sence de verriers argonnais en Angleterre est donc attest&#233;e d&#232;s le XVI&#232;si&#232;cle. Les g&#233;n&#233;alogistes ont &#233;tudi&#233; la descendance de ces &#233;migr&#233;s, laissant une part importante &#224; la branche anglaise. Reste que si, &#224; l'occasion d'un voyage outremanche, vous croisez un Monsieur Dehowe, il peut s'agir d'un anglais qui a des souches argonnaises&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Un article &#233;voquant la famille du Houx a &#233;t&#233; publi&#233; par notre revue, N&#176;18 de (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Des fouilles men&#233;es aux alentours de 1860 prouvent l'existence de ces activit&#233;s le long du trac&#233; d'une voie romaine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Signe d'int&#233;gration, beaucoup de Lorrains se voient ainsi anglicis&#233;s : &#171; du Tisac &#187; devient &#171; Tysac &#187;,&#171; Vaillant &#187; devient &#171; Valayan &#187;, &#171; Hennezel &#187;devient &#171; Henzey &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Un article &#233;voquant la famille du Houx a &#233;t&#233; publi&#233; par notre revue, N&#176;18 de Janvier 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/un-argonnais-protestant-choisit-l-exil_a85-2.pdf" length="13590" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bernard et sa gaille</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article86</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article86</guid>
		<dc:date>2007-05-10T17:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric Chevalier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voici une histoire semble-t-il authentique qui m'a &#233;t&#233; cont&#233;e par Bernard, un Grangeois aujourd'hui disparu. &lt;br class='autobr' /&gt; C'&#233;tait pendant l'occupation, ou comme on dit plus souvent pendant la guerre. A cette &#233;poque, la Biesme, notre ruisseau interd&#233;partemental, &#233;tait belle et claire, courante. Les truites qui la peuplaient, nombreuses et bonnes. La rivi&#232;re, comme toutes les autres d'ailleurs, &#233;tait surveill&#233;e de pr&#232;s par un garde local que tout le monde connaissait et craignait. Aussi Bernard, pour y pr&#233;lever (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Voici une histoire semble-t-il authentique qui m'a &#233;t&#233; cont&#233;e par Bernard, un Grangeois aujourd'hui disparu.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'&#233;tait pendant l'occupation, ou comme on dit plus souvent pendant la guerre. A cette &#233;poque, la Biesme, notre ruisseau interd&#233;partemental, &#233;tait belle et claire, courante. Les truites qui la peuplaient, nombreuses et bonnes. La rivi&#232;re, comme toutes les autres d'ailleurs, &#233;tait surveill&#233;e de pr&#232;s par un garde local que tout le monde connaissait et craignait. Aussi Bernard, pour y pr&#233;lever quelques truites &#171; &#224; la main &#187; avait mis au point un stratag&#232;me qui a fonctionn&#233; maintes fois. Il partait de&lt;br class='autobr' /&gt;
La Grange au Bois avec sa ch&#232;vre, &#171; sa gaille &#187;, pour parler argonnais, passait &#224; travers bois et descendait &#224; la Biesme par une chav&#233;e (pente encaiss&#233;e &#224; flanc de coteau coupant la pente) &#224; un endroit o&#249; la pente abrupte ne permet pas de couper au court. Mais avant de descendre, il laissait la gaille au milieu de la chav&#233;e, attach&#233;e &#224; un piquet. Si le garde arrivait, elle &#233;tait charg&#233;e de donner l'alarme, et Bernard n'avait qu'&#224; se d&#233;barrasser de ses prises, sortir de l'eau et jouer le promeneur innocent. Le syst&#232;me avait depuis longtemps fait ses preuves quand, un jour, Bernard a vu le garde arriver sur lui et n'a eu que le temps de se &#171; d&#233;biner &#187; avant que celui-ci ne l'appr&#233;hende. Le coteau remont&#233; un peu plus loin, Bernard a constat&#233; que sa gaille &#233;tait toujours au piquet. Il l'a d&#233;tach&#233; et est rentr&#233; &#224; La Grange l'esprit inquiet, plein de questions. Elle qui d'habitude donnait l'alerte au moindre bruit, que s'&#233;tait-il pass&#233; ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Quelques jours plus tard, Bernard emmena sa gaille &#171; au bouc &#187;, aux Islettes. C'&#233;tait le plus beau bouc de la contr&#233;e, celui que tout le monde allait voir, et qui faisait la fiert&#233; de son propri&#233;taire. Mais voil&#224; que notre h&#233;ro&#239;ne, habituellement fort docile, refuse cat&#233;goriquement les approches du g&#233;niteur : &#171; On avait beau la tenir &#224; deux, rien &#224; faire, elle gigotait, elle tournait du cul, &#233; n'im' voulu d&#244; bouc ! &#187;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une fois pass&#233;e la discussion avec le propri&#233;taire du beau m&#226;le qui voulait tout de m&#234;me faire payer la prestation de son prot&#233;g&#233;, Bernard et sa gaille ont remont&#233; la c&#244;te et sont rentr&#233;s &#224; la maison. Tant pis, pas de gaillots.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cependant, au bout de quelque temps, on a commenc&#233; &#224; trouver que la b&#234;te avaient les flancs qui &#233;paississaient, et puis apr&#232;s qu'ils devenaient saillants. Il n'y avait plus de doute possible, elle &#233;tait prise. Par quel prodige ? Les t&#233;moins &#233;taient unanimes, le bouc n'avait pas pu la toucher.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ensuite est venu le moment de la mise-bas : &#171; deux esp&#232;ces de bestiaux, bruns, avec deux raies noires sur le dos &#187; qui faisaient un peu penser .&#224; des chevreuils.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Alors ce fut clair. Pendant ses heures de garde, en haut de la chav&#233;e, attach&#233;e &#224; son piquet, la gaille &#224; Bernard avait eu de la visite ! Un chevreuil qui passait par l&#224; &#233;tait venu lui conter fleurette et &#233;tait parvenu &#224; ses fins. Vous pensez bien que pendant ce temps l&#224;, elle avait bien autre chose &#224; faire qu'&#224; penser &#224; donner l'alerte. Le garde pouvait bien passer !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les jours suivants, sa situation de future maman l'a conduite &#224; refuser les avances du vilain bouc cornu ! C'est la nature, et c'est une tr&#232;s belle histoire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il reste une question que tous les lecteurs doivent se poser. Que sont devenus les &#171; deux bestiaux avec deux raies noires sur le dos ? &#187; Laissons une nouvelle fois parler Bernard : &#171; On les a regard&#233; grandir un peu, en se demandant ce que &#231;a allait donner. Et puis, c'&#233;tait la guerre, on n'avait pas grand chose, on les a bouff&#233;s ! &#187;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/bernard-et-sa-gaille_a86.pdf" length="9503" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ESTAFETTE</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article87</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article87</guid>
		<dc:date>2007-05-09T17:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Desingly</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est en mairie de Moiremont qu'a &#233;t&#233; fond&#233;e le 1er mars 1910, par M. Bardet, une fanfare de trompettes appel&#233;e l' ESTAFETTE ( nom donn&#233; au militaire de l'&#233;poque, charg&#233; de transmettre les d&#233;p&#234;ches). Cette soci&#233;t&#233; avait pour but de d&#233;velopper le go&#251;t de la musique, de vulgariser et d'encourager les exercices et surtout de pr&#233;parer les jeunes adultes &#224; devenir avant leur incorporation, de bons trompettes. L'arm&#233;e, &#224; cette &#233;poque, appr&#233;ciait. C'&#233;tait un gage de s&#233;rieux, voire de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est en mairie de Moiremont qu'a &#233;t&#233; fond&#233;e le 1er mars 1910, par M. Bardet, une fanfare de trompettes appel&#233;e l' ESTAFETTE ( nom donn&#233; au militaire de l'&#233;poque, charg&#233; de transmettre les d&#233;p&#234;ches).&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cette soci&#233;t&#233; avait pour but de d&#233;velopper le go&#251;t de la musique, de vulgariser et d'encourager les exercices et surtout de pr&#233;parer les jeunes adultes &#224; devenir avant leur incorporation, de bons trompettes.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'arm&#233;e, &#224; cette &#233;poque, appr&#233;ciait. C'&#233;tait un gage de s&#233;rieux, voire de patriotisme. Le bureau de cette soci&#233;t&#233;, on dirait aujourd'hui association, &#233;tait compos&#233; d'un pr&#233;sident, d'un vice-pr&#233;sident, d'un conservateur de mat&#233;riel, d'un chef de fanfare, d'un sous-chef de fanfare, d'un secr&#233;taire et d'un tr&#233;sorier. Cette hi&#233;rarchie &#233;tait immuable, quoique les responsabilit&#233;s et le r&#244;le de chacun &#233;taient diff&#233;rents d'aujourd'hui : la police int&#233;rieure, le r&#232;glement &#233;taient l'apanage du chef de fanfare et la signature des dipl&#244;mes, du tr&#233;sorier.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'article 15 pr&#233;voyait qu'il fallait jouir d'une parfaite honorabilit&#233; reconnue par tous, pour &#234;tre admis dans cette soci&#233;t&#233;. Elle &#233;tait largement ouverte &#224; tous, beaucoup d'habitants des villages voisins son devenus soci&#233;taires.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour &#234;tre membre, il fallait &#234;tre &#226;g&#233; de 12 ans minimum et recevoir l'autorisation du p&#232;re ou du tuteur (l'autorisation de la m&#232;re n'avait aucune valeur) et cela de m&#233;moire d'anciens a cr&#233;&#233; de nombreux probl&#232;mes.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le prix de la trompette &#233;tait &#224; l'&#233;poque de 7,90f. L'admission devait &#234;tre &#171; apostill&#233;e &#187; par deux soci&#233;taires, l'engagement devait durer 5 ans minimum. Les admissions devaient &#234;tre affich&#233;es pendant huit jours &#224; la salle des r&#233;p&#233;titions et ce n'est qu'&#224; l'expiration de ce d&#233;lai que le vote intervenait &#224; bulletin secret. Les refus &#233;taient monnaie courante.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les cotisations, deux francs, &#233;taient exigibles le premier dimanche de chaque trimestre. Le tr&#233;sorier n'avait pas le droit de conserver par devers lui plus de 15fs et obligation lui &#233;tait faite de d&#233;poser les fonds sur un compte sur livret r&#233;mun&#233;r&#233; &#224; la Caisse d'Epargne de Sainte M&#233;nehould. Par ailleurs, chaque postulant avait l'obligation de signer le r&#232;glement int&#233;rieur, de l'admettre dans sa totalit&#233;, y compris les sanctions de 25cts pour chaque absence non justifi&#233;e ( &#224; noter que pour les mineurs, c'est le p&#232;re qui devait payer) et les tribunaux pouvaient &#234;tre saisis.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En cas de dissolution, il avait &#233;t&#233; pr&#233;vu que chaque ex&#233;cutant reprenne son instrument, &#224; l'exception des trompettes basses en raison de son co-financement (aide de la soci&#233;t&#233;), que l'avoir financier d&#233;pos&#233; &#224; la Caisse d'Epargne pouvait &#234;tre repris par une autre association similaire, mais aussi sportive (tir) et que le cas &#233;ch&#233;ant, 25 ans apr&#232;s sa dissolution, l'avoir revienne de droit au bureau de bienfaisance de la commune.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A noter que l'acc&#232;s au local des r&#233;p&#233;titions &#233;tait rigoureusement interdit aux personnes prises de boisson, ainsi qu'&#224; tout spectateur qui troublerait le bon ordre, g&#234;nerait les ex&#233;cutants par leurs r&#233;flexions ou leurs attitudes.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On a du mal &#224; imaginer le contraire car nos a&#238;n&#233;s s'accordent &#224; dire que les moqueurs ne manquaient pas.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La guerre 14-18 a mis &#224; mal cette soci&#233;t&#233;, certains membres ont &#233;t&#233; tu&#233;s, beaucoup d'instruments ont &#233;t&#233; d&#233;truits. Elle a n&#233;anmoins re&#231;u 435fs d'indemnit&#233;s au titre des dommages de guerre en 1923.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cette aventure a dur&#233; 22 ans, elle a laiss&#233; dans toute la r&#233;gion beaucoup de souvenirs et les anciens du village en parlent encore avec nostalgie.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_99 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH303/desingly1-44114.jpg?1773433653' width='450' height='303' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/l-estafette_a87.pdf" length="36907" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Raymond AUBIN : un courage &#224; toute &#233;preuve.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article88</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article88</guid>
		<dc:date>2007-05-08T17:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>


		<dc:subject>m&#233;n&#233;hildien</dc:subject>
		<dc:subject>hier</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 22 juin 1952 un professeur du lyc&#233;e Chanzy disparaissait suite &#224; une longue maladie. Triste &#233;v&#233;nement, mais anodin dans la vie d'une petite ville. Pourtant l'&#233;motion fut grande, l'homme &#233;tant encore jeune, cinquante huit ans, c'&#233;tait un ancien combattant de la grande guerre, mais l&#224; ne r&#233;sidait pas la singularit&#233; du disparu. Malvoyant, il avait continu&#233; &#224; assurer ses cours jusqu'&#224; ce que la maladie le terrasse. Aussi toute la communaut&#233; m&#233;n&#233;hildienne se consid&#233;ra en deuil. Ainsi le 26 juin au matin, c'est (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;m&#233;n&#233;hildien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;hier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut1' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Raymond Aubin pendant la premi&#232;re guerre (sous la (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=8&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=8&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_100 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH372/duboisy1-e6007.jpg?1773438141' width='250' height='372' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 22 juin 1952 un professeur du lyc&#233;e Chanzy disparaissait suite &#224; une longue maladie. Triste &#233;v&#233;nement, mais anodin dans la vie d'une petite ville. Pourtant l'&#233;motion fut grande, l'homme &#233;tant encore jeune, cinquante huit ans, c'&#233;tait un ancien combattant de la grande guerre, mais l&#224; ne r&#233;sidait pas la singularit&#233; du disparu. Malvoyant, il avait continu&#233; &#224; assurer ses cours jusqu'&#224; ce que la maladie le terrasse. Aussi toute la communaut&#233; m&#233;n&#233;hildienne se consid&#233;ra en deuil. Ainsi le 26 juin au matin, c'est en pr&#233;sence d'une tr&#232;s nombreuse assistance que&lt;br class='autobr' /&gt;
se sont d&#233;roul&#233;s les obs&#232;ques de Raymond Aubin.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans le cort&#232;ge on remarquait la pr&#233;sence de Messieurs Deleplanque, Sous pr&#233;fet ; Buache, Maire ; Jacquier et Dumont, adjoints ; Eymard, Principal ; les professeurs et les &#233;l&#232;ves du coll&#232;ge, de tr&#232;s nombreux anciens &#233;l&#232;ves ; Madame Mangeot, directrice d'&#233;cole et des membres de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'enseignement ; M. Duval Pr&#233;sident des Anciens Combattants A.G.M.G. ; M. Grabenstaetter, des M&#233;daill&#233;s militaires.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Au cimeti&#232;re, c'est &#224; M. Eymard que revint la t&#226;che de retracer la vie du&lt;br class='autobr' /&gt;
disparu et de souligner ses m&#233;rites exceptionnels. Laissons lui la parole :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#034; Le coll&#232;ge Chanzy est en deuil : la disparition de M. Aubin plonge dans l'affliction les nombreux amis qu'il comptait, tant dans le personnel que parmi les &#233;l&#232;ves et les anciens &#233;l&#232;ves. Nous perdons en lui un collaborateur pr&#233;cieux, de la plus haute tenue morale et universitaire, un coll&#232;gue franc et serviable, un ma&#238;tre aim&#233; dont la discipline grave s'adoucissait d'une parole noble et prenante.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;J'ai la t&#226;che douloureuse de retracer bri&#232;vement une carri&#232;re qui s'est d&#233;roul&#233;e dans des conditions si m&#233;ritoires qu'elle restera pour nous tous un exemple.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;N&#233; &#224; Vanves en 1893, M. Aubin fait la plus grande partie de ses &#233;tudes secondaires au lyc&#233;e Lakanal o&#249; son p&#232;re est surveillant g&#233;n&#233;ral. Il y passe la premi&#232;re partie du baccalaur&#233;at et va faire ses math&#233;matiques &#233;l&#233;mentaires au lyc&#233;e Saint-Louis. Re&#231;u bachelier, sa vocation et ses go&#251;ts le destinent &#224; la m&#233;decine : il r&#234;ve d'entrer un jour &#224; l'Ecole de sant&#233; navale. Il pr&#233;pare &#224; cet effet le P.C.N. &#224; la Sorbonne, puis fait ses deux premi&#232;res ann&#233;es de m&#233;decine &#224; Brest et &#224; Tours, tout en&lt;br class='autobr' /&gt;
assurant dans les lyc&#233;es de ces deux villes les fonctions de surveillant d'internat. Etudiant s&#233;rieux, travailleur acharn&#233;, il se pr&#233;pare un avenir qu'il a choisi et que, en raison des succ&#232;s obtenus chaque ann&#233;e, rien ne semble devoir contrarier.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais nous sommes en ao&#251;t 1914 et notre jeune &#233;tudiant est de la classe 13.Son sursis pour continuation d'&#233;tudes imm&#233;diatement r&#233;sili&#233;, il rejoint ses camarades d&#233;j&#224; sous les drapeaux. D'abord affect&#233; dans les h&#244;pitaux de l'int&#233;rieur, il est vite nomm&#233; m&#233;decin auxiliaire et 1916 le trouve &#224; Verdun, dans les forts de la rive gauche, puis au 173&#232;me R.I. avec lequel il fera 31 mois de front. Il s'y fait remarquer par son sang-froid, son courage &#224; toute &#233;preuve, qui lui valent successivement 4&lt;br class='autobr' /&gt;
citations, la croix de guerre et, apr&#232;s une blessure, la M&#233;daille militaire. H&#233;las, en m&#234;me temps, et &#224; la suite d'une commotion par un obus, un mal sournois, une affection oculaire gagne peu &#224; peu du terrain, si bien qu'&#224; l'armistice, il est &#233;vacu&#233; au Val de Gr&#226;ce, puis r&#233;form&#233;. La c&#233;cit&#233; qui l'atteint ira d&#233;sormais toujours en empirant. Son avenir est bris&#233;, ses &#233;tudes de m&#233;decine d&#233;sormais impossibles. Il aura sacrifi&#233; au salut du pays le r&#234;ve de sa jeunesse studieuse. Mais il ne se d&#233;courage point. Il demande un poste de r&#233;p&#233;titeur et le Recteur Henri Poincar&#233; l'envoie, provisoirement, au coll&#232;ge de Sainte-M&#233;nehould, en attendant de lui trouver un poste double, car sa jeune femme est institutrice &#224; Triaucourt, dans la Meuse. Il est ainsi arriv&#233; au coll&#232;ge Chanzy le 16 d&#233;cembre 1919 et le provisoire a dur&#233; 33 ans.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_101 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH281/duboisy2-616e4.jpg?1773438141' width='450' height='281' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas1' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Raymond Aubin pendant la premi&#232;re guerre (sous la (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=8&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=8&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/raymond-aubin-un-courage-a-toute-epreuve_a88-2.pdf" length="75374" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Electrochoc.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article89</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article89</guid>
		<dc:date>2007-05-07T18:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Mouton</dc:creator>


		<dc:subject>sourire</dc:subject>
		<dc:subject>humour</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En ce printemps de l'ann&#233;e 1918, l'aviation militaire qui n'en &#233;tait qu'&#224; ses premiers balbutiements, jouait cependant un r&#244;le de plus en plus important dans la guerre. Entre les d&#233;faillances du mat&#233;riel et les tirs ennemis, les pertes &#233;taient lourdes, mais, pilotes et m&#233;caniciens arrivaient &#224; garder le moral, gr&#226;ce &#224; une certaine fa&#231;on de vivre qui les aidait &#224; surmonter l'angoisse entre deux missions. En effet, les aviateurs &#233;taient jeunes, turbulents, f&#234;tards, voulant profiter au maximum d'une (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Revue N&#176;35&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;sourire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot18" rel="tag"&gt;humour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En ce printemps de l'ann&#233;e 1918, l'aviation militaire qui n'en &#233;tait qu'&#224; ses premiers balbutiements, jouait cependant un r&#244;le de plus en plus important dans la guerre. Entre les d&#233;faillances du mat&#233;riel et les tirs ennemis, les pertes &#233;taient lourdes, mais, pilotes et m&#233;caniciens arrivaient &#224; garder le moral, gr&#226;ce &#224; une certaine fa&#231;on de vivre qui les aidait &#224; surmonter l'angoisse entre deux missions.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En effet, les aviateurs &#233;taient jeunes, turbulents, f&#234;tards, voulant profiter au maximum d'une vie qui risquait de s'arr&#234;ter brutalement du jour au lendemain.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le sergent-pilote Borelli et ses deux m&#233;canos, La Goupille et File de fer, &#233;taient trois &#233;minents repr&#233;sentants de cette confr&#233;rie : toujours pr&#234;ts &#224; monter un canular, imaginer un tour pendable, voire &#224; construire une machine infernale (rappelez-vous une certaine douche dont je vous ai d&#233;j&#224; relat&#233; l'histoire !), prenant r&#233;solument le contre-pied de tout ce qui &#233;tait routine, savoir vivre, r&#232;glements bref trois redoutables loustics dont la r&#233;putation n'&#233;tait plus &#224; faire, tr&#232;s &#233;loign&#233;s du &#171; politiquement correct &#187; comme on dit aujourd'hui.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A l'oppos&#233;, &#171; Monsieur Carolin &#187;, nettement plus &#226;g&#233;, &#233;tait affect&#233; au bureau de l'escadrille. Digne boursier dans le civil, myope comme une taupe, usant d'un langage ch&#226;ti&#233; excluant toute expression grivoise ou grossi&#232;re, respectueux du r&#232;glement et des usages, habitu&#233; &#224; l'ambiance feutr&#233;e des bureaux de comptabilit&#233;, il faisait figure de parangon de vertu, autrement dit une proie de choix pour les trois farceurs.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Lorsqu'il &#233;tait pris d'une urgente envie d'uriner, au lieu de satisfaire son besoin, comme tout le monde, contre le premier arbre venu, &#171; Monsieur Carolin &#187; allait s'isoler dans un petit abri o&#249; une t&#244;le ondul&#233;e verticale faisait office de brise-jet.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les trois comp&#232;res, qui avaient observ&#233; le man&#232;ge, fix&#232;rent &#224; cette t&#244;le un fil &#233;lectrique reli&#233; &#224; une vieille magn&#233;to d'avion, puis se planqu&#232;rent derri&#232;re l'abri, en attendant la venue de son unique utilisateur, lequel ne tarda pas &#224; arriver.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D&#232;s qu'il entendit un glouglou r&#233;v&#233;lateur, Borelli tourna la manivelle de la &#171; g&#233;g&#232;ne &#187; (nom familier donn&#233; &#224; la dynamo). Les lois de la physique sont rigoureuses et immuables : les liquides sont conducteurs du courant &#233;lectrique, une r&#233;alit&#233; qui se confirma une fois de plus !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On entendit un hurlement et la pauvre victime sortit chancelante en se tenant l'entrejambe, avant de rejoindre en courant la s&#233;curit&#233; de son bureau. Les trois lascars, hilares et ravis de la r&#233;ussite de leur pi&#232;ge all&#232;rent raconter aux copains de l'escadrille, enchant&#233;s du bon tour jou&#233; &#224; un &#171; rampant &#187;, leur dernier exploit en date.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_102 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH587/mouton1-5-402b2.jpg?1773466629' width='450' height='587' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/electrochoc_a89.pdf" length="36533" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
