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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>No&#235;l</title>
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		<dc:date>2015-12-31T15:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Desingly</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans notre soci&#233;t&#233; marchande, m&#234;me si le p&#232;re No&#235;l porte toujours sa longue barbe blanche, ses habits rouges et se trouve accompagn&#233; de Rodolphe son petit renne au nez rouge, il faut en convenir, No&#235;l n'a plus le m&#234;me sens que celui de notre enfance. &lt;br class='autobr' /&gt; Certes le 25 D&#233;cembre reste et restera la date de la renaissance de la lumi&#232;re, la f&#234;te chr&#233;tienne de la Nativit&#233;, le jour du don, des &#233;changes, des retrouvailles pour certains adultes, le jour du r&#234;ve et de la magie pour les enfants. Aujourd'hui, tout (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans notre soci&#233;t&#233; marchande, m&#234;me si le p&#232;re No&#235;l porte toujours sa longue barbe blanche, ses habits rouges et se trouve accompagn&#233; de Rodolphe son petit renne au nez rouge, il faut en convenir, No&#235;l n'a plus le m&#234;me sens que celui de notre enfance.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Certes le 25 D&#233;cembre reste et restera la date de la renaissance de la lumi&#232;re, la f&#234;te chr&#233;tienne de la Nativit&#233;, le jour du don, des &#233;changes, des retrouvailles pour certains adultes, le jour du r&#234;ve et de la magie pour les enfants. Aujourd'hui, tout change. Le r&#233;veillon n'est plus, au grand dam de beaucoup, entrecoup&#233; par la messe de minuit, remise &#224; 18 heures, bien souvent par commodit&#233;, la b&#251;che n'est plus choisie au premier dimanche de l'Avent pour &#233;clairer cette veill&#233;e, le symbole des 4 bougies pour rappeler les 4 dimanches pr&#233;c&#233;dents No&#235;l a &#233;t&#233; oubli&#233;, les bonbons ont remplac&#233; les phrases de l'&#233;vangile dans le calendrier de l'Avent, le b&#339;uf et l'&#226;ne manquent quelquefois dans les cr&#232;ches, quel dommage pour la tradition !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour les enfants, le cadeau attendu, r&#234;v&#233;, a &#233;t&#233; remplac&#233; par une avalanche de cadeaux qui banalise en soi l'acte, de la tablette &#224; la 4G, voire davantage, il n'y a plus de limites... le toujours plus est en marche, seul point positif, les marchands de jouets r&#233;alisent leur chiffre d'affaires.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A table, la dinde aux marrons cuite par le boulanger du coin s'&#233;loigne au profit des fruits de mer, du foie gras, des vins fins, des fruits exotiques ; certes, pourquoi pas, mais l'assiette du pauvre, &#171; le partage &#187; ne pr&#233;occupe plus personne.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Chez les particuliers on assiste &#224; une course effr&#233;n&#233;e pour les d&#233;corations quelquefois les familles s'endettent pour suivre le mouvement, des concours s'organisent, encourag&#233;s bien souvent par les collectivit&#233;s, les march&#233;s de No&#235;l se multiplient, la d&#233;co par le gui et le houx deviennent des id&#233;es moyen&#226;geuses. Incontestablement No&#235;l est devenu un acte commercial et les marques s'y invitent.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les &#233;conomies d'&#233;nergie ne sont plus momentan&#233;ment de circonstance. A la veill&#233;e, je ne sais pas si on chante le No&#235;l du doyenn&#233; de Sainte-M&#233;nehould compos&#233; par monsieur l'Abb&#233; H&#233;risson, originaire de Court&#233;mont, comme j'ai pu l'entendre &#224; r&#233;p&#233;tition lors de mon enfance, comme le &#171; Naou&#233; &#187; de Moiremont, j'en doute et cela est bien dommage encore une fois pour la tradition.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;N&#233;anmoins, ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, No&#235;l reste un &#233;v&#233;nement important et incontournable en Argonne. C'est une f&#234;te partag&#233;e, et, dans la douce chaleur de cette f&#234;te, osons la g&#233;n&#233;rosit&#233; et la solidarit&#233;. Alors, croyant ou non, que No&#235;l ne laisse personne au bord du chemin.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Bon No&#235;l et bonne lecture du n&#176;69.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:350px;'&gt; &lt;/span&gt;Patrick Desingly&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La page du photographe</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article950</link>
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		<dc:date>2015-12-30T10:32:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yves Garand</dc:creator>


		<dc:subject>Page</dc:subject>
		<dc:subject>Photographe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Yves Garand aime la photo ; Yves Garand est directeur technique &#224; l'usine Alb&#233;a, mais il est aussi un photographe &#233;m&#233;rite, innovant, passionn&#233; ; grand voyageur de par son m&#233;tier, il saisit les instants de la vie. Il photographie la nature, les paysages, les portraits, et en grand professionnel sans complexe, il s'est mis &#224; la photo du &#171; nu &#187;.
&lt;br class='autobr' /&gt; C'est aujourd'hui sur les sites de la Grande Guerre que Yves Garand a fix&#233; son objectif. Pour la municipalit&#233;, il a r&#233;alis&#233; des photos de ces sites de guerre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Page&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot55" rel="tag"&gt;Photographe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Yves Garand aime la photo ; Yves Garand est directeur technique &#224; l'usine Alb&#233;a, mais il est aussi un photographe &#233;m&#233;rite, innovant, passionn&#233; ; grand voyageur de par son m&#233;tier, il saisit les instants de la vie. Il photographie la nature, les paysages, les portraits, et en grand professionnel sans complexe, il s'est mis &#224; la photo du &#171; nu &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est aujourd'hui sur les sites de la Grande Guerre que Yves Garand a fix&#233; son objectif. Pour la municipalit&#233;, il a r&#233;alis&#233; des photos de ces sites de guerre argonnais, en choisissant, pour plus de sinc&#233;rit&#233; et pour cr&#233;er plus d'&#233;motion, le noir et blanc ; le r&#233;sultat est saisissant. L'artiste nous a confi&#233; deux de ses photos.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3349 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH661/photographe_n69-907b2.jpg?1773466027' width='500' height='661' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Adoptions et aides aux Villages du canton de Sainte-M&#233;nehould.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article951</link>
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		<dc:date>2015-12-29T12:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delacour</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme indiqu&#233; dans un article du num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent, les villages du canton de Ville-sur-Tourbe ont subi des destructions presque totales suite &#224; la guerre 1914-1918. Vu sous cet angle les choses sont claires et il y a peu de cas particuliers. &lt;br class='autobr' /&gt; Par contre, dans le canton de Sainte-M&#233;nehould, les villages sont plus ou moins touch&#233;s, voire m&#234;me pas du tout. Ceux se trouvant &#224; moins de vingt kilom&#232;tres du front, soit environ jusqu'&#224; la R.D. n&#176;3 Ch&#226;lons-Sainte-M&#233;nehould, sont expos&#233;s aux tirs d'artillerie (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;1914-1918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Comme indiqu&#233; dans un article du num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent, les villages du canton de Ville-sur-Tourbe ont subi des destructions presque totales suite &#224; la guerre 1914-1918. Vu sous cet angle les choses sont claires et il y a peu de cas particuliers.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Par contre, dans le canton de Sainte-M&#233;nehould, les villages sont plus ou moins touch&#233;s, voire m&#234;me pas du tout. Ceux se trouvant &#224; moins de vingt kilom&#232;tres du front, soit environ jusqu'&#224; la R.D. n&#176;3 Ch&#226;lons-Sainte-M&#233;nehould, sont expos&#233;s aux tirs d'artillerie tout au long du conflit. L'aviation occasionne &#233;galement des d&#233;g&#226;ts l&#224; o&#249; sont &#233;tablies des infrastructures telles que terrain d'aviation, voie ferr&#233;e, gare, h&#244;pital, etc...&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D&#232;s septembre 1914, lors de l'invasion ennemie jusqu'au sud du d&#233;partement de la Marne et aux portes de Paris, deux villages de l'arrondissement de Sainte-M&#233;nehould sont incendi&#233;s. Le 4 septembre, d&#232;s leur arriv&#233;e, les Allemands mettent le feu &#224; Somme-Tourbe sans motif connu. Seules l'&#233;glise et une maison sont &#233;pargn&#233;es. Le 6 septembre, soit deux jours apr&#232;s l'invasion, ce fut au tour de Auve, village du canton de Givry-en-Argonne, d'&#234;tre presque enti&#232;rement ray&#233; de la carte. Les explications vont suivre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Comme dans le canton de Ville-sur-Tourbe, certains villages sont adopt&#233;s par des localit&#233;s du d&#233;partement d'Alger suivant des directives mises en place par les pr&#233;fectures et les d&#233;partements. Pour comprendre pourquoi tel village a &#233;t&#233; adopt&#233; et aid&#233; et pas un autre, il faut conna&#238;tre l'&#233;tat des lieux, essayer d'&#233;valuer le degr&#233; de destruction et analyser tous les cas particuliers.&lt;span class='spip_document_3350 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH314/adoption1_n69-51fd2.jpg?1773466027' width='500' height='314' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Voici les sources et les pistes pour arriver &#224; ce r&#233;sultat :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Les archives d&#233;partementales poss&#232;dent des donn&#233;es en ce qui concerne les aides et les adoptions. Mais pour l'&#233;tat des lieux, village par village, il faudrait consulter un grand nombre de documents dont les journaux d'&#233;poque. Travail &#233;norme pour des r&#233;sultats modestes.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Les archives municipales apportent tr&#232;s peu de r&#233;ponses, voire pas du tout.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Les t&#233;moignages oraux transmis sont bien s&#251;r indispensables mais sont clairsem&#233;s et parfois contradictoires.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Les livres r&#233;gionaux apportent quelques informations mais il faut les recouper, les v&#233;rifier et parfois les corriger. Un exemple, certes peu courant : le livre &#171; &lt;i&gt;La guerre en Champagne au dioc&#232;se de Ch&#226;lons&lt;/i&gt; &#187; sous la direction de Monseigneur Tissier, alors &#233;v&#234;que de Ch&#226;lons, donne deux versions sur les d&#233;g&#226;ts inflig&#233;s &#224; Saint-Jean-sur-Tourbe avant ao&#251;t 1915. Sur un article sign&#233; L.R., il est peu endommag&#233; et plus loin, un autre article non sign&#233;, voit le village presque d&#233;truit. Il y a eu probablement confusion avec Somme-Tourbe.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Internet n'est pas tr&#232;s loquace en ce qui concerne ces recherches.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Les Croix de guerre sont de bons indicateurs. En effet, les villages ayant subi des destructions allant de faibles &#224; totales l'ont re&#231;ue. Mais cette croix est remise aussi &#224; quelques villages n'ayant apparemment pas &#233;t&#233; touch&#233;s. Cela pose la question des crit&#232;res d'attribution. Il faut savoir que beaucoup de villages &#224; l'arri&#232;re ont log&#233; des troupes allant ou revenant du front tout au long du conflit. Cela a g&#233;n&#233;r&#233; beaucoup de nuisances et des d&#233;gradations. C'est peut-&#234;tre une des raisons des Croix de guerre accord&#233;es &#224; des villages non touch&#233;s directement par l'ennemi.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Enfin les cartes postales de cette &#233;poque sont une source de donn&#233;es forc&#233;ment fiables et elles apportent d'int&#233;ressantes r&#233;ponses.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3351 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH313/adoption3_n69-4eda6.jpg?1773466027' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3352 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH325/adoption2_n69-4fb06.jpg?1773466027' width='500' height='325' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Localit&#233;s du d&#233;partement d'Alger ayant aid&#233; des villages des deux autres cantons&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Canton de Sainte-M&#233;nehould et de Givry-en-Argonne&lt;br&gt; Villages donateurs du d&#233;partement d'Alger&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3346 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH436/tableau1_n69-4867a.jpg?1773466027' width='500' height='436' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3353 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH309/adoption4_n69-e41cd.jpg?1773466027' width='500' height='309' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;(1)	&#8220; Si le village est soulign&#233;, il a re&#231;u la Croix de guerre.&lt;br&gt;
(2)	&#8220; Les pourcentages de destruction &#233;valu&#233;s d'apr&#232;s les renseignements sont approximatifs.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Autres villages du canton de Sainte-M&#233;nehould plus ou moins touch&#233;s et aid&#233;s&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3347 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH653/tableau2_n69-c331e.jpg?1773466027' width='500' height='653' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;(1)	&#8220; Si le village est soulign&#233;, il a re&#231;u la Croix de guerre.&lt;br&gt;
(2)	&#8220; Le 26/03/1922, le maire Francart envoie une lettre au sous-pr&#233;fet de Sainte-M&#233;nehould pour demander de l'aide.&lt;br&gt;
(3)	&#8220; Ces deux villages ont eu leur nom inscrit &#224; part sur une liste de villages aid&#233;s mais il n'y a pas de trace &#233;crite de don.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Court&#233;mont&lt;/u&gt; :&lt;/b&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le village a subi peu de d&#233;g&#226;ts pendant cette guerre. Cependant 4 villages du d&#233;partement d'Alger l'ont adopt&#233;. Pourquoi ?&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Georges Caquot, l'ancien maire, dans un article du journal L'Union dat&#233; du 29/07/2002, rapporte ceci : &#171; &lt;i&gt;Je pense que c'est &#224; &lt;span class='spip_document_3354 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L160xH267/adoption5_n69-0b226.jpg?1773466027' width='160' height='267' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;cause des nombreux tu&#233;s dans les r&#233;giments de la coloniale o&#249; figuraient antre autres des Fran&#231;ais musulmans d'Alg&#233;rie&lt;/i&gt; &#187;. En effet, des r&#233;giments coloniaux, dont le 22&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; et le 24&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt;, ont eu leur base arri&#232;re &#224; Court&#233;mont pendant la guerre. Il est probable que les contacts entre des populations fran&#231;aises d'origines diff&#233;rentes aient cr&#233;&#233; des liens amenant des adoptions encourag&#233;es en haut lieu. Il peut y avoir aussi d'autres raisons qui nous &#233;chappent.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Court&#233;mont, en signe de reconnaissance, a baptis&#233; 4 rues du nom des 4 localit&#233;s donatrices. Bien plus tard, dans les ann&#233;es &lt;span class='spip_document_3355 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L230xH167/adoption6_n69-102dd.jpg?1773466027' width='230' height='167' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;1990, les souvenirs s'&#233;tant progressivement effac&#233;s, ces noms &#224; consonance arabe ont &#233;t&#233; remis en cause. Plusieurs ann&#233;es de palabres, de discussions anim&#233;es et contradictoires ont amen&#233; le Conseil municipal &#224; changer le nom de ces rues en septembre 1998. Cela a &#233;t&#233; fait &#224; une &#233;poque o&#249; les communes &#233;taient invit&#233;es &#224; donner un nom aux rues et &#224; num&#233;roter les maisons pour faciliter les rencontres et la distribution du courrier.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:25px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;u&gt;Nom donn&#233; dans les ann&#233;es 1920&lt;/u&gt; :&lt;span style='margin-left:140px;'&gt;&lt;/span&gt;&lt;u&gt;Nom &#224; partir de 1998&lt;/u&gt; :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:65px;'&gt;&lt;/span&gt;Rue Oued Fodda&lt;span style='margin-left:230px;'&gt;&lt;/span&gt;Rue de la Mairie.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:65px;'&gt;&lt;/span&gt;Rue Dra el Mizan&lt;span style='margin-left:230px;'&gt;&lt;/span&gt;Rue de l'&#233;glise.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt;&lt;/span&gt;Rue de Camp du Mar&#233;chal&lt;span style='margin-left:200px;'&gt;&lt;/span&gt;Grande rue.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:55px;'&gt;&lt;/span&gt;Rue Oued el Alleug&lt;span style='margin-left:200px;'&gt;&lt;/span&gt;Impasse des marronniers.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3356 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH312/adoption8_n69-67eea.jpg?1773466027' width='500' height='312' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Auve&lt;/u&gt; :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Auve a &#233;t&#233; envahi le 4 septembre 1914 par les Uhlans. Le 6 septembre d'autres Allemands, occupant des villages de la vall&#233;e de l'Auve, sont venus y mettre le feu, timidement emp&#234;ch&#233;s par ceux bas&#233;s au village depuis 2 jours. Pourquoi ? On a parl&#233; de vengeance pour des faits ant&#233;rieurs au conflit : des gendarmes de Auve auraient &#233;t&#233; un peu trop z&#233;l&#233;s et s&#233;v&#232;res envers des Allemands conduisant des troupeaux d'ovins vers l'abattoir de La Villette &#224; Paris avant la guerre. Mais, sans preuves vraiment solides, cet incendie reste une &#233;nigme.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D'ailleurs pendant les conflits beaucoup de forfaits ont &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233;s par des chefs locaux, de leur propre initiative. Les maisons de la route vers Sainte-M&#233;nehould o&#249; les Allemands &#233;taient d&#233;j&#224; install&#233;s ont &#233;t&#233; pr&#233;serv&#233;es, ainsi que la boulangerie, le p&#226;t&#233; de trois maisons o&#249; leur central t&#233;l&#233;phonique &#233;tait install&#233; et les maisons aux extr&#233;mit&#233;s des rues pour servir de guet.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les besoins essentiels des villages d&#233;truits &#233;tant pris en charge par les dommages de guerre, le Conseil municipal d'Auve a d&#251; chercher pour trouver une affectation &#224; ces dons. Ils ont d&#233;cid&#233; l'achat d'un compendium et d'une carabine pour tir scolaire. La rente de la somme allou&#233;e servira &#224; couvrir 2 livrets de Caisse d'&#233;pargne et une partie de la rente r&#233;compensera les &#233;l&#232;ves ayant eu le certificat d'&#233;tudes ? Cela s'est fait jusqu'en 1948.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une place publique sera am&#233;nag&#233;e et prendra le nom de &#171; Place de l'Arba &#187;, inscrit sur une plaque de fonte. Elle est toujours l&#224; sur un battant du porte-rue au 17 rue de la Mairie.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il est clair que ces dons venant de r&#233;gions avec une partie de la population dans le besoin, voire dans la mis&#232;re, ont servi &#224; des r&#233;alisations secondaires dans le contexte de l'&#233;poque. En a-t-il &#233;t&#233; de m&#234;me pour d'autres villages ? Chaque cas est particulier mais doit avoir des ressemblances avec la situation relat&#233;e &#224; Auve.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3357 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH316/adoption7_n69-cc55f.jpg?1773466027' width='500' height='316' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;u&gt;Daucourt&lt;/u&gt; :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Trois localit&#233;s ont adopt&#233; Daucourt. Pourtant, visuellement et d'apr&#232;s les quelques renseignements collect&#233;s, ce village n'a pas &#233;t&#233; touch&#233; pendant le conflit. D'ailleurs c'est le seul village &#224; avoir &#233;t&#233; adopt&#233; sans avoir re&#231;u la Croix de guerre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La carte ci-dessous situe trois structures qui ont eu un r&#244;le important tout au long de la guerre : la ligne de chemin de fer n&#176;4 bis, cr&#233;&#233;e en 1915 pour les besoins de l'arri&#232;re front et rejoignant la ligne principale et surtout l'h&#244;pital et le terrain d'aviation d&#233;nomm&#233;s &#171; de Villers-Daucourt &#187;. Ont-elles subi des d&#233;g&#226;ts caus&#233;s par l'aviation ennemie ? Pas de r&#233;ponse...&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D'autre part l'activit&#233; li&#233;e &#224; ces implantations, favorisant les contacts entre population locale et troupes militaires, peut donner des r&#233;ponses similaires &#224; la situation de Court&#233;mont adopt&#233; par 4 villes alg&#233;riennes, fran&#231;aises &#224; cette &#233;poque.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3358 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH339/adoption9_n69-12912.jpg?1773466027' width='500' height='339' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;u&gt;&lt;i&gt;Sources&lt;/u&gt; : Archives d&#233;partementales de Ch&#226;lons, s&#233;rie 4 Z 224 et 4 Z 225.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;u&gt;&lt;i&gt;Remerciements &#224;&lt;/u&gt; :&lt;br&gt;
Jean Maigret et Dominique Bourelle pour la mise en page.&lt;br&gt;
Serge Franc, r&#233;alisateur des trois cartes des n&#176; 68 et 69.&lt;br&gt;
Guy Zancan qui a cherch&#233; dans les archives communales du canton de Ville-sur-Tourbe, malheureusement tr&#232;s peu renseign&#233;es.&lt;br&gt;
Florence Hussenet qui a palli&#233; &#224; mes carences en informatique.&lt;br&gt;
Daniel Piot, Gabriel Dez, Jean-Pierre Thirion et Marie-Jo Guyot pour les clich&#233;s et informations diverses... et &#224; tous ceux qui ont r&#233;pondu &#224; mes demandes et communiqu&#233; des informations ; merci.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;Dominique Delacour&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/adoptions-et-aides-aux-villages-du-canton-de-sainte_a951.pdf" length="484148" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Passage de Saint-Nicolas.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article952</link>
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		<dc:date>2015-12-28T13:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole G&#233;rardot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Marie-Paule Dutartre vit aux Islettes dans la maison familiale qu'elle n'a pas quitt&#233;e. Ses parents &#233;taient ce que l'on appelle &#171; des gens de maison &#187;. Ils ont travaill&#233; d'abord chez Lanson &#224; Reims puis &#224; Paris chez la comtesse de Caraban. Marie- Paule a donc &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e par ses grands-parents comme son fr&#232;re et sa s&#339;ur. Elle ne voyait ses parents qu'une fois par an. Durant les longues soir&#233;es d'hiver, la grand-m&#232;re leur racontait la vie d'autrefois C'est ainsi que Marie-Paule, m&#234;lant ce qu'on lui avait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Marie-Paule Dutartre vit aux Islettes dans la maison familiale qu'elle n'a pas quitt&#233;e. Ses parents &#233;taient ce que l'on appelle &#171; des gens de maison &#187;. Ils ont travaill&#233; d'abord chez Lanson &#224; Reims puis &#224; Paris chez la comtesse de Caraban. Marie- Paule a donc &#233;t&#233; &#233;lev&#233;e par ses grands-parents comme son fr&#232;re et sa s&#339;ur. Elle ne voyait ses parents qu'une fois par an. Durant les longues soir&#233;es d'hiver, la grand-m&#232;re leur racontait la vie d'autrefois C'est ainsi que Marie-Paule, m&#234;lant ce qu'on lui avait racont&#233; et ses propres souvenirs, &#233;crivit des histoires.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Avant l'arriv&#233;e du P&#232;re No&#235;l, c'&#233;tait Saint Nicolas qui apportait des cadeaux aux enfants. Cadeaux bien souvent tr&#232;s modestes et qui consistaient en quelques friandises mais toujours attendues avec joie. Cette coutume a disparu dans nos villages argonnais mais perdure encore chez nos voisins meusiens, dans toute la Lorraine, en Alsace et dans de nombreux pays.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3359 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L200xH530/nicolas1_n69-c63c6.jpg?1773466027' width='200' height='530' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:200px;'&gt; &lt;/span&gt;Nicole G&#233;rardot&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;-------------------------------------------&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Assise &#224; son bureau, madame Marie-Louise triait ses bons points, rempla&#231;ant les ab&#238;m&#233;s en raison de leur passage dans de nombreuses petites mains, par de jolis bons points tout neufs qu'elle sortait de son tiroir.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il &#233;tait la demie de trois heures et la classe &#233;tait d&#233;j&#224; dans la p&#233;nombre. On dit toujours en Argonne :&lt;b&gt; &#171; A la Saint-Nicolas, les jours sont bas &#187;.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On &#233;tait le 5 d&#233;cembre. Le bon Saint Nicolas &#233;tait en route, accompagn&#233; de son inqui&#233;tant compagnon, le p&#232;re Fouettard, portant sa botte de triques. Le petit &#226;ne marchait pr&#232;s d'eux, une hotte pleine de cadeaux et de jouets fix&#233;e sur son dos. Depuis des lustres, au c&#339;ur des brumeuses nuits d'hiver ou par des nuits &#233;toil&#233;es o&#249; souffle la bise, ils passaient de logis en logis pour r&#233;compenser les enfants sages. Ceux qui ne l'&#233;taient pas trouvaient la trique d'osier dans leurs souliers.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Madame Marie-Louise descendit de son estrade pour tourner le commutateur. Les petites &#233;l&#232;ves lev&#232;rent la t&#234;te. Toutes &#233;taient extraordinairement sages. La raison de cette sagesse ne lui &#233;chappait pas... Le gros po&#234;le ronflait doucement, il d&#233;gageait une douce chaleur et son couvercle rougissait.&lt;br&gt;
&#171; Aimez-vous la saison d'hiver ? Pourquoi ? &#187;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Quel agr&#233;able devoir de fran&#231;ais ! Comme toujours Aline avait r&#233;pondu la premi&#232;re. Devant toute la classe, elle avait d&#233;peint la beaut&#233; des fleurs de givre cisel&#233;es sur les carreaux par le gel, alors qu'on se r&#233;veille dans la douce chaleur des &#233;dredons de plumes, tandis que des vapeurs l&#233;g&#232;res s'envolent des bouches entrouvertes vers l'air froid de la chambre ; les glissades sur les caniveaux gel&#233;s ; les descentes sur une luge de fortune, faite de quelques planches ; la beaut&#233; du paysage sous son manteau immacul&#233; ; la sortie en for&#234;t avec grand-p&#232;re Jean-Marie, quelques jours avant No&#235;l, pour chercher la mousse, le houx, le lierre et choisir un sapin que grand-p&#232;re reviendrait couper dans la soir&#233;e, entre chien et loup, &#224; la barbe du garde forestier ; la joie d'assister &#224; la messe de minuit et surtout...surtout le passage du cher Saint-Nicolas, tant aim&#233;. Madame Marie-Louise avait fait courir sa craie sur le tableau noir, ordonnant tout cela afin d'en faire un joli r&#233;sum&#233; que les petits recopiaient sur leur cahier du jour.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Elle se reprocha d'avoir laiss&#233; tout le temps la parole &#224; Aline. La prochaine fois, elle ne se laisserait pas charmer. On fermait les cahiers, c'&#233;tait termin&#233;. La pendule marquait quatre heures ; la ma&#238;tresse frappa dans ses mains, c'&#233;tait le signal du d&#233;part. En quelques instants, les petites s'envol&#232;rent comme une nu&#233;e de moineaux.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Aline n'&#233;tait pas de service. Pas de tableau &#224; effacer, ni de corbeille &#224; vider. Les encriers &#233;taient remplis de la veille. Elle rejoignit la joyeuse bande qui chantait : &lt;b&gt;&lt;i&gt;&#171; Saint-Nicolas, mon bon patron, apportez-moi des macarons, des coups d'b&#226;tons pour les gar&#231;ons, des mirabelles pour les d'moiselles, trin, trin, Sainte Catherine, tralala, Saint-Nicolas &#187;...&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; Le ciel &#233;tait de plus en plus bas. De l&#233;gers flocons voletaient. Vite, elle entra chez grand-m&#232;re Gabrielle et grand-p&#232;re Jean-Marie.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Apr&#232;s avoir go&#251;t&#233; et fait ses devoirs, elle commen&#231;a ses pr&#233;paratifs. Une bougie &#224; la main, elle s'en fut &#224; la cave (malgr&#233; sa peur du noir et des araign&#233;es) chercher quelques belles carottes, puis dans la cabane &#224; lapins remplir une mesure d'avoine pour le petit &#226;ne qui aurait bien besoin de se r&#233;conforter. Deux petits verres de rhum attendraient Saint-Nicolas et son ami. Il lui restait &#224; cirer ses chaussures, ce qu'elle fit en y &#233;talant un peu trop de cirage et grand-m&#232;re la rappela &#224; l'ordre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La soupi&#232;re fumante &#233;tait sur la table. Grand-m&#232;re les servit. Elle n'&#233;tait gu&#232;re loquace... C'est s&#251;r, elle &#233;tait encore en soucis et on se coucha tr&#232;s t&#244;t. Aline luttait pour ne pas s'endormir. Par la fente du volet disjoint, elle esp&#233;rait voir la lueur de la lanterne des voyageurs. Pourvu qu'il n'y ait pas trop de neige ! Le petit &#226;ne, comme l'an pass&#233;, allait-il laisser des traces malodorantes dans la cuisine ? Et puis il y avait cette inqui&#233;tude qui la tourmentait... Grand-m&#232;re, lasse de tresser des nattes aussit&#244;t d&#233;faites, avait coup&#233; ses cheveux ch&#226;tains si brillants. Sa nouvelle coiffure n'&#233;tait pas une r&#233;ussite. A force de rectifier, d'&#233;galiser, les cheveux &#233;taient de plus en plus courts ! Lorsqu'elle s'&#233;tait regard&#233;e dans le miroir, sa stup&#233;faction s'&#233;tait chang&#233;e en d&#233;sespoir. Qu'allaient dire ses camarades et surtout son cher Fran&#231;ois ? Elle ne serait plus sa grande amie !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La col&#232;re &#233;tait mont&#233;e en elle. Son cahier du soir en avait fait les frais, ce qui lui avait valu une s&#233;v&#232;re punition. Ce n'&#233;tait pas tout ! Il y avait eu l'histoire des lunettes...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Parrain jules l'avait emmen&#233;e &#224; Bar-le-Duc consulter un bon oculiste car sa vue avait besoin d'&#234;tre corrig&#233;e. Lorsqu'elle portait ses nattes, elle se trouvait jolie. Ses lunettes lui donnaient un air d'&#233;coli&#232;re studieuse qui lui plaisait bien. Avec cette coupe au bol, il lui semblait sortir tout droit d'un film de Charlot, et ses lunettes &#233;taient plus souvent dans sa main que sur son nez ; ce qui devait arriver arriva : ses lunettes cass&#232;rent. Comment le dire &#224; grand-m&#232;re ? Comment allait-elle r&#233;agir &#224; cette mauvaise nouvelle ?&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Comme elle s'&#233;tait sentie coupable ! Elle aurait fait n'importe quoi pour se faire pardonner. Pour l'instant, on n'en parlait plus, mais elle &#233;tait sans lunettes. Enfin, elle s'endormit jusqu'au petit matin.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A son r&#233;veil, elle sauta du lit, chaussa ses pantoufles coup&#233;es dans un vieux manteau et cousues par tante Adrienne et se pr&#233;cipita dans la cuisine. Les carottes et l'avoine avaient disparu. Les verres de rhum &#233;taient vides. Quelques crottins parsemaient le sac o&#249; l'on s'essuyait les pieds.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_3360 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH360/nicolas2_n69-c3045.jpg?1773466027' width='250' height='360' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Elle avan&#231;a les yeux ferm&#233;s jusqu'&#224; ses chaussures, tendit les mains et constata qu'elles &#233;taient vides. Ouvrant les yeux tout grands, elle aper&#231;ut un papier pli&#233; contenant un billet de cinquante francs, sur lequel &#233;tait &#233;crit &lt;b&gt;&#171; Pour les lunettes d'Aline &#187;&lt;/b&gt;. Sans une parole, elle posa le billet et l'argent sur la table. S'habillant vivement et chaussant ses bottines, elle ouvrit la porte et en quelques sauts elle fut chez Lucien et Pauline, les grands-parents de Fran&#231;ois. Eux aussi &#233;levaient leur unique petit-fils, leurs enfants occupant un poste &#224; Verdun.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Elle entra en trombe dans la cuisine et vit son ami assis dans une superbe voiture &#224; p&#233;dales. Autour de lui, des chocolats, des pains d'&#233;pice &#224; l'effigie de Saint-Nicolas. Faisantvolte-face, elle retourna chez sa grand-m&#232;re qui, occup&#233;e &#224; pr&#233;parer le petit d&#233;jeuner, ne leva pas les yeux. La vieille femme laissa Aline crier sa ranc&#339;ur contre Saint-Nicolas qui &#233;tait menteur et injuste, favorisant les riches et les privil&#233;gi&#233;s. Et Dieu dans tout &#231;a ? Il &#233;tait d'accord puisqu'il donnait sa b&#233;n&#233;diction ! Elle avait &#233;t&#233; d&#233;sob&#233;issante, col&#233;reuse parfois. Elle avait cass&#233; ses lunettes ! Mais de l&#224; &#224; &#234;tre &#224; ce point oubli&#233;e !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Grand-m&#232;re leva la t&#234;te, la regarda et dit : &lt;b&gt;&#171; Ecoute-moi bien, Saint-Nicolas, c'est moi ! &#187;&lt;/b&gt; Stup&#233;faite, Aline resta la bouche ouverte, les yeux incr&#233;dules et puis elle comprit tout. Les cadeaux venaient des parents. Leur importance variait avec leurs moyens, Saint-Nicolas n'&#233;tait pour rien dans sa d&#233;ception.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La pauvre grand-m&#232;re la regarda avec chagrin : &#171; Pardonne-moi... &#187;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Alors Aline lui sauta au cou. Elle aussi dit pardon. Elle comprenait toute la peine que se donnaient ses grands-parents, leurs privations, les travaux chez les voisins pour am&#233;liorer l'ordinaire et qu'elle ne manque de rien. Sa petite enfance avait pris fin. En quelques minutes elle &#233;tait devenue une petite fille d&#233;j&#224; m&#251;re. Qu'importaient tous les cadeaux du monde puisqu'elle avait tout leur amour.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Elle serra ses bras bien fort autour du cou de grand-m&#232;re et l'embrassa tendrement, puis cherchant son cartable, elle prit r&#233;solument le chemin de l'&#233;cole.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tout &#224; l'heure, madame Marie-Louise demandera &#224; chacune de ses petites &#233;l&#232;ves ce qu'elles ont re&#231;u de saint Nicolas. Elle, Aline, r&#233;pondra fi&#232;rement et sans expliquer d'avantage :&lt;b&gt;&#171; J'ai tout re&#231;u, tout ! &#187;&lt;/b&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_3361 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH514/nicolas3_n69-71cd0.jpg?1773466027' width='500' height='514' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Le Chemin : tableau de Saint-Nicolas dans l'&#233;glise&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/b&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;------------------------------------&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;b&gt;La complainte de Saint-Nicolas&lt;br&gt;
Recueillie par G&#233;rard De Nerval en 1842&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;table width=&#034;550&#034; border=&#034;0&#034;&gt; &lt;tr&gt; &lt;td width=&#034;250&#034; align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Il &#233;tait trois petits enfants&lt;br&gt;
Qui s'en allaient glaner aux champs.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
S'en vont un soir chez un boucher&lt;br&gt; &#034;Boucher, voudrais-tu nous loger ?&lt;br&gt; Entrez, entrez, petits enfants,&lt;br&gt; Il y a de la place assur&#233;ment.&#034;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Ils n'&#233;taient pas sit&#244;t entr&#233;s, &lt;br&gt;
Que le boucher les a tu&#233;s.&lt;br&gt; Les a coup&#233;s en petits morceaux, mis &lt;br&gt;
Au saloir comme des pourceaux.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Saint-Nicolas au bout d'sept ans, &lt;br&gt;
Saint-Nicolas vint dans ce champ.&lt;br&gt; Il s'en alla chez le boucher : &lt;br&gt;
&#171; Boucher, voudrais-tu me loger ? &#187;
&lt;br&gt;
&#034;Entrez, entrez, saint Nicolas,&lt;br&gt; Il y a d'la place, il n'en manque pas.&#034; &lt;br&gt;
Il n'&#233;tait pas sit&#244;t entr&#233;,&lt;br&gt; Qu'il a demand&#233; &#224; souper.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&#034;Voulez-vous un morceau d'jambon ?&lt;br&gt; Je n'en veux pas, il n'est pas bon.&lt;br&gt; Voulez-vous un morceau de veau ?&lt;br&gt; Je n'en veux pas, il n'est pas beau.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Du p'tit sal&#233; je veux avoir, &lt;br&gt;
Qu'il y a sept ans qu'est dans l'saloir !&#034; Quand le boucher entendit cela,&lt;br&gt; Hors de sa porte il s'enfuya.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&#034;Boucher, boucher, ne t'enfuis pas, &lt;br&gt;
Repens-toi, Dieu te pardonn'ra.&#034;&lt;br&gt; Saint-Nicolas posa trois doigts&lt;br&gt; Dessus le bord de ce saloir.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le premier dit : &#171; J'ai bien dormi ! &#187;&lt;br&gt; Le second dit : &#171; Et moi aussi ! &#187;&lt;br&gt; Et le troisi&#232;me r&#233;pondit :&lt;br&gt; &#171; Je me croyais &#234;tre au paradis ! &#187;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;/td&gt; &lt;td width=&#034;300&#034; align=&#034;center&#034;&gt;&lt;span class='spip_document_3365 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L295xH727/complainte_n69-1f561.jpg?1773466027' width='295' height='727' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Poilu de Menou.</title>
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		<dc:date>2015-12-27T14:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le n&#176; 65 de d&#233;cembre de notre revue, nous avons &#233;voqu&#233; la vie de Michel de Tarnowski, le sculpteur ni&#231;ois &#224; qui l'on doit notre monument aux morts. Cependant une erreur s'est gliss&#233;e dans la liste des 5 monuments r&#233;alis&#233;s par l'artiste, car en effet Cimiez et Nice ne font qu'un. Cimiez &#233;tant un quartier de Nice ; et il manque Saint-Marcellin. Fran&#231;oise de Tarnowski, la fille de l'artiste, a bien voulu nous donner la liste des 5 &#339;uvres de son p&#232;re et r&#233;pondre &#224; une interrogation : &#171; Qu'est-ce qui a (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot30" rel="tag"&gt;1914-1918&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3366 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH812/poilu_menou_n69-ae876.jpg?1773466027' width='500' height='812' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans le n&#176; 65 de d&#233;cembre de notre revue, nous avons &#233;voqu&#233; la vie de Michel de Tarnowski, le sculpteur ni&#231;ois &#224; qui l'on doit notre monument aux morts. Cependant une erreur s'est gliss&#233;e dans la liste des 5 monuments r&#233;alis&#233;s par l'artiste, car en effet Cimiez et Nice ne font qu'un. Cimiez &#233;tant un quartier de Nice ; et il manque Saint-Marcellin. Fran&#231;oise de Tarnowski, la fille de l'artiste, a bien voulu nous donner la liste des 5 &#339;uvres de son p&#232;re et r&#233;pondre &#224; une interrogation : &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qui a inspir&#233; l'auteur ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il faut savoir que l'artiste &#233;tait toujours libre de proposer un th&#232;me qui a s&#233;duit les comit&#233;s et les communes, en sachant qu'&#224; Cannes o&#249; le sujet &#233;tait impos&#233;, l'artiste n'a pas &#233;t&#233; retenu. Par contre, les 5 monuments de Michel de Tarnowski sont tous diff&#233;rents ; alors pourquoi ce veilleur dans la for&#234;t &#224; Menou ? Sa fille nous r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; J'ignore ce qui a motiv&#233; le choix du Poilu pour le monument de Sainte-M&#233;nehould, mais tout me donne &#224; penser que nous avons la traduction des souvenirs des moments v&#233;cus au front ; le croquis d'un poilu montant la garde figurant parmi les dessins nous conforte dans cette id&#233;e &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On l'a &#233;crit, Michel de Tarnowski fut, pendant la Grande Guerre, officier interpr&#232;te aupr&#232;s des arm&#233;es britanniques. On peut donc imaginer qu'il a vu &#171; ce poilu &#187; en vrai et l'a croqu&#233; sur ses carnets.&lt;br&gt;
&lt;u&gt;Voici les quatre autres monuments aux morts r&#233;alis&#233;s par l'artiste&lt;/u&gt; :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Cimiez, quartier de Nice en 1922 : &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:75px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le coq terrassant un aigle&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;- Moirans (Is&#232;re) en 1923 :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:75px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Poilu pr&#233;sentant la liste des morts au combat.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Cannes (Coll&#232;ge Stanislas), 1921, groupe bronze :&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:75px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Victoire ail&#233;e accompagn&#233;e d'un jeune enfant.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Saint-Marcellin, 1921, monument double face en pierre :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:75px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La douleur (pleureuse aux longs cheveux, figure f&#233;minine : la France soutenant la liste des 113 morts de la commune, surmont&#233;e par le m&#233;daillon de 2 soldats casqu&#233;s, l'un tr&#232;s jeune, l'autre d'&#226;ge m&#251;r.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On le constate en regardant les photos, que les monuments ne se ressemblent pas et que Michel de Tarnowski ne manquait pas d'inspiration. A noter que l'artiste a sculpt&#233; deux poilus : un &#224; Moirans et un &#224; Sainte-M&#233;nehould.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le poilu de Menou.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article954</link>
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		<dc:date>2015-12-26T17:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emile Baillon</dc:creator>


		<dc:subject>po&#232;te</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;me</dc:subject>
		<dc:subject>po&#232;sie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le po&#232;me a &#233;t&#233; &#233;crit par Emile Baillon &#224; la gloire du poilu de Menou, c'est &#224; dire le soldat de notre monument aux morts. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'avez-vous regard&#233; ? C'est vraiment un des mieux &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les monuments de nos Morts glorieux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est calme, pensif, sur son socle &#233;lev&#233;, &lt;br class='autobr' /&gt;
Du froid &#226;pre et mordant par son col pr&#233;serv&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
De son poste d'&#233;coute, alors qu'on entend &lt;br class='autobr' /&gt;
Le bruit de nos canons, le chahut des obus, Quand aussi le soir tombe en un calme infini Et s'&#233;tend lentement sur le front aplani, &lt;br class='autobr' /&gt;
Il veille dans la nuit, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;po&#232;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot12" rel="tag"&gt;po&#232;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot13" rel="tag"&gt;po&#232;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le po&#232;me a &#233;t&#233; &#233;crit par Emile Baillon &#224; la gloire du poilu de Menou, c'est &#224; dire le soldat de notre monument aux morts.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;L'avez-vous regard&#233; ? C'est vraiment un des mieux&lt;br&gt;
Parmi les monuments de nos Morts glorieux.&lt;br&gt;
Il est calme, pensif, sur son socle &#233;lev&#233;,&lt;br&gt;
Du froid &#226;pre et mordant par son col pr&#233;serv&#233;.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3367 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L230xH275/poilu_menou2_n69-6b960.jpg?1773466027' width='230' height='275' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;De son poste d'&#233;coute, alors qu'on entend&lt;br&gt;
Le bruit de nos canons, le chahut des obus,&lt;br&gt; Quand aussi le soir tombe en un calme infini&lt;br&gt; Et s'&#233;tend lentement sur le front aplani, &lt;br&gt;
Il veille dans la nuit, l'air ferme et r&#233;solu,&lt;br&gt; De Menou le brave Poilu.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Tr&#232;s fid&#232;le &#224; ses pieds, vers l'avant bien tendu,&lt;br&gt;
Son chien au long museau, d'un regard assidu,&lt;br&gt;
Para&#238;t entendre au loin les pas de l'ennemi.&lt;br&gt; Qui ne r&#233;agit plus, semblant m&#234;me endormi.&lt;br&gt; Comme chez les poilus il reste dans ses yeux&lt;br&gt;
O dure vision ! Les bois de nos a&#239;eux&lt;br&gt; Par des coups de g&#233;ants hach&#233;s, d&#233;chiquet&#233;s,&lt;br&gt; Prenant l'aspect &#233;trange, avec leurs troncs rest&#233;s,&lt;br&gt;
De squelettes humains... Seul, toujours r&#233;solu,&lt;br&gt;
Il est l&#224; notre vieux Poilu.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le silence des nuits, au milieu de la plaine,&lt;br&gt;
L&#224;, semble le fixer en une ombre incertaine.&lt;br&gt;
Il songe... Et soudain voit des formes s'estomper,&lt;br&gt;
Semblant se rapprocher et m&#234;me se grouper...&lt;br&gt;
...Sa m&#232;re, son Epouse, et son petit Enfant&lt;br&gt;
Aux gestes maladroits, arrivent triomphants.&lt;br&gt;
Ils sont l&#224;, ses aim&#233;s, le seul but de sa vie,&lt;br&gt;
Pour lui donner ce soir, en leur &#226;me ravie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Un, deux, trois doux baisers... Il r&#234;ve tr&#232;s &#233;mu,&lt;br&gt;
De Menou le brave Poilu.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;E. Baillon&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Emile Baillon &#233;tait pharmacien, sa pharmacie &#233;tait situ&#233;e place d'Austerlitz (aujourd'hui pharmacie de l'Argonne). Il aimait &#233;crire, (on conna&#238;t tous son livre d'histoire locale), et il aimait &#233;galement la po&#233;sie.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il avait &#233;t&#233; un poilu de 14-18, en tant que capitaine pharmacien, de Tahure &#224; la Somme et jusqu'&#224; Verdun. Le monument aux morts avec son poilu plus vrai que nature sur le socle de pierre devait lui rappeler bien des souvenirs qu'il traduisit en &#233;crivant : &#171; Les bois de nos a&#239;eux par des coups de g&#233;ants hach&#233;s, d&#233;chiquet&#233;s... &#187;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il a &#233;crit ce po&#232;me en le d&#233;diant &#224; son fils, Fran&#231;ois Baillon, qui habite toujours notre ville, pour que celui-ci n'oublie pas, pour que tous on se souvienne de cette guerre qui a meurtri profond&#233;ment l'Argonne.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Merci &#224; Fran&#231;ois et Christian Baillon pour leur aide pr&#233;cieuse. John Jussy&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le ch&#226;teau de Villers-en-Argonne.</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article955</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article955</guid>
		<dc:date>2015-12-25T17:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Continuons la pr&#233;sentation des demeures d'exception de notre pays d'Argonne. Apr&#232;s le ch&#226;teau de Vaux, la maison Mettetal, les maisons Florion &#233;voqu&#233;s dans de pr&#233;c&#233;dents num&#233;ros de la revue, d&#233;couvrons aujourd'hui le ch&#226;teau de Villers-en-Argonne, dont le propri&#233;taire, Johannes Landman, ancien ambassadeur des Pays-Bas, a bien voulu nous ouvrir les portes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un modeste ch&#226;teau qui r&#233;siste au temps : &lt;br class='autobr' /&gt;
Discr&#232;tement, le ch&#226;teau se niche dans les frondaisons qui couvrent la butte surplombant l'entr&#233;e du village. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Continuons la pr&#233;sentation des demeures d'exception de notre pays d'Argonne. Apr&#232;s le ch&#226;teau de Vaux, la maison Mettetal, les maisons Florion &#233;voqu&#233;s dans de pr&#233;c&#233;dents num&#233;ros de la revue, d&#233;couvrons aujourd'hui le ch&#226;teau de Villers-en-Argonne, dont le propri&#233;taire, Johannes Landman, ancien ambassadeur des Pays-Bas, a bien voulu nous ouvrir les portes.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Un modeste ch&#226;teau qui r&#233;siste au temps :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Discr&#232;tement, le ch&#226;teau se niche dans les frondaisons qui couvrent la butte surplombant l'entr&#233;e du village. Une petite route m&#232;ne &#224; l'entr&#233;e gard&#233;e par deux sangliers, en pierre, d'o&#249; l'on d&#233;couvre &#224; la fois le ch&#226;teau et un bien agr&#233;able parc. La b&#226;tisse est marqu&#233;e par de nombreux remaniements qui lui ont &#244;t&#233; un caract&#232;re architectural authentique.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3368 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH353/villers1_n69-6b1c9.jpg?1773466027' width='250' height='353' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le corps principal, avec son joli portail renaissance, date probablement du 16&#232;me si&#232;cle. Il se trouve sur une butte et sa cave montre qu'il fut en partie &#233;difi&#233; sur une construction plus ancienne. A la R&#233;volution, il &#233;tait d&#233;crit comme &#171; un b&#226;timent consistant en corps de logis et basse-cour appel&#233; ch&#226;teau &#187;, ch&#226;teau bien modeste estim&#233; &#224; 4 000 livres alors que le ch&#226;teau voisin, situ&#233; &#224; Ante, est estim&#233; lui &#224; 59 000 livres. De 1853 &#224; 1856, sous Napol&#233;on III, les propri&#233;taires b&#233;n&#233;fici&#232;rent d'une compensation financi&#232;re suite aux d&#233;g&#226;ts occasionn&#233;s par la R&#233;volution. Ils construisirent une nouvelle partie, appel&#233;e le &#171; Nouveau Pavillon &#187;, accol&#233;e au ch&#226;teau. C'est alors que la maison prit le caract&#232;re d'une construction du 18&#232;me si&#232;cle. Durant la seconde guerre mondiale, village et ch&#226;teau furent lourdement endommag&#233;s. Les dommages de guerre permirent une restauration pas tr&#232;s soign&#233;e, que les nouveaux propri&#233;taires s'empress&#232;rent de corriger.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Et l'on reparle des De Chamisso :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Quatre familles furent seigneurs de Villers avant la R&#233;volution ; les Godet, les Beauvau, les Cabaret et les De Chamisso. Villers est entr&#233; dans la famille De Chamisso en 1726 par le mariage d'une demoiselle Cabaret avec Louis Charles de Chamisso. Ainsi se constituait la troisi&#232;me branche de la famille, la plus modeste qui s'installe &#224; Villers en 1755. Modeste quant &#224; la valeur du ch&#226;teau comme nous l'avons vu, mais aussi quant au nombre de domestiques : un seul alors que le ch&#226;teau de Boncourt &#224; Ante en compte sept. Ce ch&#226;teau de Ante appartenait &#224; une branche De Chamisso qui conna&#238;tra la c&#233;l&#233;brit&#233;, due au jeune Adelbert n&#233; en 1781. Il devint en Allemagne un &#233;crivain c&#233;l&#232;bre. Son fr&#232;re a&#238;n&#233;, Charles Louis, n&#233; lui aussi au ch&#226;teau de Boncourt en 1874 fut un sous pr&#233;fet de Sainte-M&#233;nehould qui s'acharna, en vain, &#224; capturer Jean-Baptiste Drouet lors de la Restauration. Ces deux branches se c&#244;toyaient et Adelbert eut pour marraine une dame De Chamisso de Villers. La R&#233;volution venue tout ce beau monde &#233;migra et se retrouva dans l'arm&#233;e des &#233;migr&#233;s qui vint jusqu'&#224; Valmy combattre l'arm&#233;e fran&#231;aise. Marc Antoine, le seigneur de l'&#233;poque qui avait succ&#233;d&#233; &#224; son p&#232;re eut la bonne id&#233;e de mourir 17 jours apr&#232;s la bataille de Valmy. Bonne id&#233;e car son &#233;pouse, rest&#233;e en France, devint propri&#233;taire et le ch&#226;teau ne fut pas vendu comme bien national. C'est le sort qui fut r&#233;serv&#233; au ch&#226;teau de Boncourt, vendu puis ras&#233;. Un fils, de retour d'immigration, reprit le ch&#226;teau et fut &#233;lu maire de Villers en 1808. Rest&#233; dans la famille jusqu'en 1904, il perdit un peu de son &#233;clat quelques ann&#233;es plus tard lorsqu'il devint maison de vacances des nouveaux propri&#233;taires.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;La seconde naissance du ch&#226;teau :&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On la doit au propri&#233;taire actuel, diplomate natif de La Haye et profond&#233;ment francophile. Avec son &#233;pouse fran&#231;aise et ses enfants, il a su rendre au ch&#226;teau son lustre d'antan. Son int&#233;r&#234;t pour la famille De Chamisso dont il s'efforce de retracer l'histoire, consolida son attachement au ch&#226;teau et &#224; son histoire. Propri&#233;taire depuis 1994 et r&#233;sidant d&#233;finitif depuis 2009, le couple va progressivement enrichir &lt;span class='spip_document_3369 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH359/villers2_n69-9c6d9.jpg?1773466027' width='500' height='359' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;la d&#233;coration int&#233;rieure et aussi porter son int&#233;r&#234;t sur le parc, parmi les plus beaux de la r&#233;gion, qui a eu l'honneur de recevoir un concert de l'itin&#233;raire musical d&#233;partemental. Un des &#233;l&#233;ments le plus int&#233;ressant est le pigeonnier restant du privil&#232;ge, aboli par la R&#233;volution, qui permettait aux oiseaux du &#171; ma&#238;tre &#187; de se nourrir au d&#233;triment des paysans. Original parce que construit en bois, &#233;l&#233;gant car sur&#233;lev&#233; certainement pour se prot&#233;ger des nuisibles, il comporte 400 cases dont certaines accueillent aujourd'hui des chouettes chev&#234;ches.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La seconde guerre mondiale et la temp&#234;te de 1999 ont &#233;reint&#233; le parc mais les plus vieux arbres ont surv&#233;cu. Ainsi l'on peut admirer deux incroyables h&#234;tres tortillards qui peuvent rendre malades de jalousie les maigrelets faux de Verzy, un charme, un h&#234;tre et un marronnier, trois arbres remarquables par leur &#226;ge et leur taille.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour qui a le privil&#232;ge d'&#234;tre accueilli par les propri&#233;taires ressent leur passion pour ce lieu, passion qu'ils aiment faire partager, et aussi, de la reconnaissance pour leur action au service du patrimoine local.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;Fran&#231;ois Duboisy.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;u&gt;Sources&lt;/u&gt; : - Le ch&#226;teau de Villers et son parc, J. Landman, notes r&#233;dig&#233;es &#224; l'attention des visiteurs.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - &lt;i&gt;Le site web : Ch&#226;teau de Villers-en-Argonne.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; - Demeure d'exception, St&#233;phanie Verger, L'Union du 30/07/2012.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;u&gt;Photos&lt;/u&gt; : J. Landman.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3370 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH279/villers3_n69-359d0.jpg?1773466027' width='500' height='279' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La tombe de Paul Simon de La Neuville-au-Pont.</title>
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		<dc:date>2015-12-23T17:56:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 80, le Ch&#226;lonnais Jacques Fontugne arpentait les cimeti&#232;res de la r&#233;gion &#224; la recherche de tombes, surtout celles de soldats de l'&#233;pop&#233;e napol&#233;onienne. Il grattait, d&#233;chiffrait, inscrivait... Il m'a donn&#233; bon nombre de ses &#233;crits, et parmi ceux-ci se trouve la description des tombes de soldats bless&#233;s &#224; Passavant. &lt;br class='autobr' /&gt; Le massacre des mobiles de Passavant, en ce 28 ao&#251;t 1870, fut un &#233;pisode tragique de cette guerre du second empire. Beaucoup de ces jeunes soldats furent tu&#233;s, d'autres furent (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3371 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH801/tombes1_n69-7077f.jpg?1773466027' width='500' height='801' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Dans les ann&#233;es 80, le Ch&#226;lonnais Jacques Fontugne arpentait les cimeti&#232;res de la r&#233;gion &#224; la recherche de tombes, surtout celles de soldats de l'&#233;pop&#233;e napol&#233;onienne. Il grattait, d&#233;chiffrait, inscrivait... Il m'a donn&#233; bon nombre de ses &#233;crits, et parmi ceux-ci se trouve la description des tombes de soldats bless&#233;s &#224; Passavant.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le massacre des mobiles de Passavant, en ce 28 ao&#251;t 1870, fut un &#233;pisode tragique de cette guerre du second empire. Beaucoup de ces jeunes soldats furent tu&#233;s, d'autres furent bless&#233;s, prisonniers. On retrouve l'histoire de ces jeunes dans le cimeti&#232;re de La Neuville-au-Pont.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;----------------------------------&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3372 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L250xH231/tombes2_n69-1cbf7.jpg?1773466027' width='250' height='231' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Paul Julien Simon &#233;tait n&#233; le 6 avril 1848 &#224; La Neuville-au-Pont ; il fut un des bless&#233;s du massacre de Passavant. Il avait, lors du tirage au sort, &#233;chapp&#233; au service militaire mais devait, comme tous les jeunes dans son cas, faire partie de ce que l'on devait appeler des gardes mobiles, des unit&#233;s cr&#233;&#233;es en 1888. Le d&#233;but de la guerre de 70 fut un d&#233;sastre et on appela les gardes mobiles pour d&#233;fendre la patrie. Apr&#232;s la parution du d&#233;cret du 16 juillet 1870, Paul Simon a d&#251; recevoir l'ordre de gagner Vitry-le-Fran&#231;ois pour former la 1&#232;re batterie d'artillerie de la Marne. Ces hommes n'avaient pas re&#231;u, par faute de temps, comme signe distinctif une cocarde tricolore orn&#233;e d'un filet rouge ou dor&#233;. Paul Simon avait 22 ans...&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Devant l'avance allemande, il fut d&#233;cid&#233; ce 23 ao&#251;t, d'&#233;vacuer Vitry-le-Fran&#231;ois et de d&#233;truire tout mat&#233;riel utile &#224; l'ennemi. Le 25 ao&#251;t les mobiles quittaient la place : 1500 hommes n'emportant que leur fusil et 12 cartouches. C'est la route de Sainte-M&#233;nehould que le groupe devait emprunter et c'est &#224; la ferme de La Basse, entre Dampierre-le-Ch&#226;teau et Sivry-Ante, que les mobiles rencontr&#232;rent les Allemands. Le combat fut un d&#233;sastre ; de nombreux mobiles furent tu&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title=': Parmi les tu&#233;s de la Basse figure L&#233;on Soudant de La Neuville-au-Pont.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les prisonniers furent emmen&#233;s en colonnes sous bonne escorte, les bless&#233;s transport&#233;s dans une charrette ; on se dirigea vers Villers-en-Argonne et Passavant.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les prisonniers avaient quitt&#233; les derni&#232;res granges de Passavant quand le massacre commen&#231;a. Il &#233;tait plus de 17 heures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'arriva-t-il &#224; Paul Simon ? Fut-il dans ce groupe sur lequel les Allemands tiraient sans cesse ? Par chance le livre d'Alain Patoux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title=': Le massacre des mobiles de la Marne &#224; Passavant de A. Patoux, monographies (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; va nous donner la r&#233;ponse. A la page 67, nous pouvons lire le t&#233;moignage de ... Paul Simon justement : &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais sur la fin du pays quand les coups de feu tomb&#232;rent drus comme gr&#234;le &#187; &lt;/i&gt; ; c'&#233;tait le massacre qui avait commenc&#233;, un peu plus loin. Paul Simon s'abrita sous des chariots le long de la route et vit un de ses camarades qui avait essay&#233; de fuir ramen&#233; &#224; la colonne. Paul Simon remontait le talus de la route quand un cavalier lui lan&#231;a un coup de sabre sur la t&#234;te et l'&#233;tourdit. La pauvre re&#231;ut encore un coup de crosse &#224; la figure.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Paul Simon fut alors sauv&#233; par l'instituteur qui le &#171; ramassa &#187;, car tous les habitants du village essayaient tant bien que mal de secourir les mobiles, de leur donner &#224; boire et &#224; manger. &lt;i&gt;&#171; Un chirurgien allemand vint sur place me recoudre mes blessures &#187;&lt;/i&gt; &#233;crira encore le mobile de La Neuville-au-pont. Puis il fut reconduit &#224; la mairie o&#249; il re&#231;ut des soins de l'instituteur et de la population.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Qu'arriva-t-il ensuite ? Les prisonniers partirent vers Triaucourt, Saint-Mihiel, Remilly et durent monter dans des wagons &#224; bestiaux avec comme destination l'Allemagne, Berlin ou Glogau :&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Glogau, aujourd'hui Glogow, est une ville de Pologne, province de Basse (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; o&#249; &#233;tait le camp qui les attendait.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Paul Simon est-il all&#233; dans ce camp ? La guerre ne dura pas et les prisonniers revinrent en France d&#232;s avril 1871. L'inscription fun&#233;raire de la tombe de Paul Simon nous dit simplement qu'il est d&#233;c&#233;d&#233; en 1931, &#224; l'&#226;ge de 83 ans. Il &#233;tait donc retourn&#233; &#224; La Neuville-au-Pont, &lt;span class='spip_document_3373 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L210xH394/tombes3_n69-0ec04.jpg?1773466027' width='210' height='394' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;d&#233;cor&#233; de la m&#233;daille militaire, vivre sa vie : il se maria en 1874 avec Marie Louise Virginie Gesson, de 4 ans sa cadette, et eut des enfants.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La Neuville-au-Pont &#233;tait alors un gros village avec plus de 1200 habitants, la troisi&#232;me plus grosse commune (apr&#232;s Vienne-le-ch&#226;teau) de l'arrondissement quand Sainte-M&#233;nehould comptait... 4300 M&#233;n&#233;hildiens.&lt;br class='autobr' /&gt;
A la Grande Guerre, Paul Simon avait plus de 60 ans, mais, malgr&#233; l'atrocit&#233; du conflit, il n'avait pas oubli&#233; la trag&#233;die de Passavant. En 1928, alors que partout on &#233;levait des monuments en hommage aux morts de la Grande Guerre, Paul Simon fit faire, avec Jules Courbet et Emile Martin, eux aussi rescap&#233;s du massacre des mobiles, et Charles Letache, un monument, simple ob&#233;lisque de pierre, en souvenir des Fran&#231;ais morts au cours des diff&#233;rents conflits ant&#233;rieurs &#224; la guerre de 14-18. Toute l'histoire de France se d&#233;roule sur la pierre : Alg&#233;rie 1840, guerre de Crim&#233;e, campagne d'Italie en 1859 o&#249; Valentin Letache fut tu&#233; &#224; Solf&#233;rino &#224; l'&#226;ge de 19 ans, Cochinchine et pour finir la guerre de 1970 avec jules charbonnier, tu&#233; &#224; Gravelotte. Gravelotte, c'&#233;tait apr&#232;s la victoire de Mars-la-Tour une bataille qui fut, ce 18 ao&#251;t, une terrible d&#233;faite fran&#231;aise.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tout en haut de La Neuville-au-pont, le cimeti&#232;re avec ses grands monuments d'un autre &#226;ge raconte toutes ces histoires. Les tombes sont toujours l&#224;, m&#234;me si depuis le passage de Jacques Fontugne le monument de la famille Simon-Gesson a perdu sa croix. Mais personne n'a oubli&#233; ces trag&#233;dies et, en 1931, on a &#233;crit sur le monument de Paul Simon : &#171; Bless&#233; en 1870 &#224; Passavant &#187;, une inscription dont Jacques Fontugne a dit : &lt;i&gt;&#171; Comme un titre de gloire bien l&#233;gitime &#187;&lt;/i&gt;. C'&#233;tait 61 ans apr&#232;s, et malgr&#233; les atrocit&#233;s de la Guerre 14-18, personne n'avait oubli&#233;...&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;John Jussy&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; : Parmi les tu&#233;s de la Basse figure L&#233;on Soudant de La Neuville-au-Pont.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; : Le massacre des mobiles de la Marne &#224; Passavant de A. Patoux, monographies des villes et villages de France, 2003. &lt;i&gt;(R&#233;&#233;dition &#224; l'initiative de la Bouquinerie de l'Argonne)&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Glogau, aujourd'hui Glogow, est une ville de Pologne, province de Basse Sil&#233;sie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Guerre de 1870 &#224; Sainte-M&#233;nehould</title>
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		<dc:date>2015-12-22T18:21:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Hochedez</dc:creator>


		<dc:subject>1870</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

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&lt;p&gt;Premi&#232;re partie : La guerre &lt;br class='autobr' /&gt; Le 8 mai 1870, l'arrondissement de Sainte-M&#233;nehould a pl&#233;biscit&#233; Napol&#233;on III, avec 96,4% de oui, plus massivement que l'ensemble du pays (82,6%) et la d&#233;claration de guerre &#224; la Prusse, le 19 juillet, semble avoir &#233;t&#233; accueillie avec enthousiasme dans l'Argonne marnaise. Ainsi, le 16 juillet, le maire de Vienne-le-Ch&#226;teau rapportait au sous-pr&#233;fet : &#171; La nouvelle d'une guerre avec la Prusse a &#233;t&#233; re&#231;ue par la population avec enthousiasme. Des groupes assez nombreux se sont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique83" rel="directory"&gt;Revue N&#176;69&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot56" rel="tag"&gt;1870&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot57" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;b&gt;Premi&#232;re partie : La guerre&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 8 mai 1870, l'arrondissement de Sainte-M&#233;nehould a pl&#233;biscit&#233; Napol&#233;on III, avec 96,4% de oui, plus massivement que l'ensemble du pays (82,6%) et la d&#233;claration de guerre &#224; la Prusse, le 19 juillet, semble avoir &#233;t&#233; accueillie avec enthousiasme dans l'Argonne marnaise. Ainsi, le 16 juillet, le maire de Vienne-le-Ch&#226;teau rapportait au sous-pr&#233;fet : &lt;i&gt;&#171; La nouvelle d'une guerre avec la Prusse a &#233;t&#233; re&#231;ue par la population avec enthousiasme. Des groupes assez nombreux se sont form&#233;s dans les rues o&#249; l'on lisait la d&#233;claration du Ministre des affaires &#233;trang&#232;res qui a &#233;t&#233; applaudie par les cris de &#187;Vive la France&#171; &lt;/i&gt;, &lt;i&gt; &#187;Vive l'Empereur&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;L'invasion, ao&#251;t 1870.&lt;/b&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'offensive prusso-allemande est rapide : les troupes de Mac-Mahon sont&lt;span class='spip_document_3374 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L170xH277/guerre70_1_n69-8e003.jpg?1773453845' width='170' height='277' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; d&#233;faites le 6 ao&#251;t en Alsace et refluent sur le camp de Ch&#226;lons ; celles de Bazaine battent en retraite et s'enferment dans Metz. L'ennemi s'avance vers l'Argonne. L'&#233;tat de si&#232;ge est d&#233;cr&#233;t&#233; le 8 ao&#251;t dans la Marne et les populations redoutent l'invasion. D&#232;s le 11 ao&#251;t, le maire de Sainte-M&#233;nehould rapporte au pr&#233;fet que &#171; partout dans la commune on refuse les billets de banque &#187;. Le correspondant du Journal des d&#233;bats, qui se hasarde le 21 ao&#251;t &#224; la Grange-aux-Bois, trouve les &#171; maisonnettes &#187; d&#233;sert&#233;es et ne rencontre plus gu&#232;re que &#171; 2 ou 3 vieux paysans &#187;. Sainte-M&#233;nehould est tenue jusqu'au 21 ao&#251;t par les 2 000 chasseurs d'Afrique du g&#233;n&#233;ral Margueritte.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ce	jour-l&#224;, un impressionnant convoi de ravitaillement fran&#231;ais traverse la ville : 575 voitures portant un million de rations et occupant 7 kilom&#232;tres de route, suivies de 1 700 b&#339;ufs. Parti de Verdun le 20 ao&#251;t, il parvient &#224; rallier Reims, traversant une Argonne d&#233;j&#224; infest&#233;e de patrouilles ennemies, une troupe de Uhlans &#233;tant signal&#233; &#224; Verri&#232;res au moment m&#234;me o&#249; le convoi double Valmy. Le 22 ao&#251;t au matin, les liaisons t&#233;l&#233;graphiques sont interrompues entre Clermont et Sainte-M&#233;nehould.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Derri&#232;re les patrouilles de cavalerie, 210 000 allemands marchent sur Paris, &#224; la rencontre de notre arm&#233;e de secours : nos 100 000 hommes rassembl&#233;s &#224; Ch&#226;lons, bivouaquent le 23 ao&#251;t sur la Suippe, sous une pluie battante qui persistera sur la r&#233;gion jusqu'&#224; fin ao&#251;t. Cette arm&#233;e infl&#233;chit ensuite sa route vers le Nord-est.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 25 ao&#251;t, le centre et le sud argonnais sont investis par l'ennemi : en avant-garde, leur 5&#232;me division de cavalerie gagne Sainte-M&#233;nehould et progresse jusqu'&#224; Dommartin-sous-Hans ; la 6&#232;me, dont un d&#233;tachement a &#233;t&#233; impliqu&#233; dans le massacre de Passavant, cantonne au Vieil-Dampierre. L'arm&#233;e allemande se d&#233;tourne alors de sa route vers Paris pour venir &#224; la rencontre des n&#244;tres et remonte l'Argonne plein Nord. Trois corps d'arm&#233;e prussiens et un corps wurtembergeois marchent sur l'axe Vitry-Sainte-M&#233;nehould. Plusieurs dizaines de milliers d'hommes traversent la r&#233;gion sans discontinuer du 26 au 29 ao&#251;t.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 30 ao&#251;t, nos troupes sont d&#233;faites &#224; Beaumont au nord de l'Argonne, en pr&#233;lude au d&#233;sastre de Sedan, o&#249; Napol&#233;on III capitule le 2 septembre. A l'approche de l'ennemi, des volontaires se pr&#233;sentent dans les mairies, mais il est trop tard. Ainsi, &#224; Sainte-M&#233;nehould, le maire, Camille Margaine, &#224; d&#233;faut de pouvoir &#233;quiper des compagnies qu'il avait lui-m&#234;me appel&#233; &#224; constituer et craignant de s&#233;v&#232;res repr&#233;sailles sur les populations, invite les volontaires &#224; s'engager dans l'arm&#233;e et la garde mobile. Quant &#224; l'ennemi, il succombe &#224; la psychose des francs-tireurs. Le prince royal de Prusse Fr&#233;d&#233;ric, dont le quartier g&#233;n&#233;ral est alors &#233;tabli &#224; Sainte-M&#233;nehould, note le 29 ao&#251;t : &lt;i&gt;&#171; Les paysans de cette r&#233;gion sont de plus en plus pourvus d'armes ; nous sommes oblig&#233;s de prendre des mesures les plus &#233;nergiques pour le faire livrer. Des coups de feu isol&#233;s, la plupart du temps tir&#233;s &#224; l'aff&#251;t, l&#226;chement, atteignent partout nos patrouilles : il ne nous reste d'autre moyen que d'incendier les maisons d'o&#249; sont partis les coups de feu, ou d'exercer des repr&#233;sailles en prenant des otages, ou en imposant des contributions de guerre &#187;&lt;/i&gt;. Il rapporte &#233;galement que peu de temps apr&#232;s qu'il eut re&#231;u le maire et une d&#233;putation de la ville, auxquels il a tenu des propos apaisants, le feu a pris aux toits de la maison o&#249; il &#233;tait log&#233;. Il a d'abord cru &#224; un attentat ; en fait l'incendie &#233;tait d&#251; &#224; une imprudence des ordonnances qui avaient allum&#233; un feu pour s&#233;cher des effets mouill&#233;e...&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3375 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L170xH298/guerre70_2_n69-92555.jpg?1773453845' width='170' height='298' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le passage des troupes allemandes en Argonne pendant ces br&#232;ves op&#233;rations de la deuxi&#232;me quinzaine d'ao&#251;t 1870 laissera de bien mauvais souvenirs. A la diff&#233;rence de l'arm&#233;e fran&#231;aise qui bivouaque, l'arm&#233;e allemande privil&#233;gie le logement chez l'habitant, humiliant les gens et donc source de tensions. R&#233;quisitions, pillages, destructions sont monnaie courante. Les archives de la Marne conservent les m&#233;moires &#233;tablis par les habitants de Sainte-M&#233;nehould d&#233;crivant les pertes subies pendant l'invasion. On voudra bien pardonner &#224; l'auteur de s'attarder quelques instants sur le m&#233;moire d'un M&#233;n&#233;hildien nomm&#233; Louis Hochedez, qui n'est pas son a&#239;eul en ligne directe, mais appartient &#224; son lignage : fin ao&#251;t 1870, il a nourri 60 hommes et fourni 1 000 kg de foin ; on lui a enlev&#233; un porc &#226;g&#233; de 10 mois, 30 boisseaux d'avoine et 100 bottes de paille ; enfin les soldats ont enfonc&#233; la porte de sa cave et bu ou g&#226;ch&#233; 100 litres de vin ; l'addition est de 431 F. Quant au chef de gare de Menou, Guiot, sa maison a &#233;t&#233; litt&#233;ralement d&#233;valis&#233;e : v&#233;ritable inventaire &#224; la Pr&#233;vert, son m&#233;moire, arr&#234;t&#233; &#224; 1 391,20 F, ne recense pas moins de 71 objets, de la carafe en cristal &#224; ... la canne &#224; p&#234;che, en passant par les bouteilles de conserves de petits pois et les fers &#224; repasser, sans oublier la bassinoire en cuivre et, pour finir, &#171; un carton contenant des objets de deuil, un chapeau en velours, des voilettes, cols en guipure et une couronne de jeune fille &#187;, objets bien utiles &#224; une arm&#233;e en campagne. Le bilan global est lourd : 275 201 F pour le canton de Sainte-M&#233;nehould, dont 168 173 F pour la ville elle-m&#234;me.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;L'occupation de guerre, septembre 1870-mars 1871.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Apr&#232;s les combats de la fin ao&#251;t et du d&#233;but septembre, l'Argonne joue un r&#244;le important pour la logistique de l'ennemi, qui met en place une administration d'occupation. La pr&#233;sence militaire stricto sensu est le plus souvent discontinue : bourgs et villages doivent h&#233;berger par intermittence des colonnes en d&#233;placement ou des d&#233;tachements assurant les communications. Les r&#233;quisitions s'alourdissent pour subvenir aux besoins des troupes prusso-allemandes assi&#233;geant Paris et des arm&#233;es en campagne. A la mi-novembre, les enfants reprennent le chemin de l'&#233;cole primaire, l'occupant ayant prescrit la rentr&#233;e des classes par d&#233;cision du 9 novembre 1870.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les forces allemandes stationn&#233;es en Argonne sont, en fait, peu nombreuses. A Sainte-M&#233;nehould, on compte seulement un peloton d'une dizaine de cavaliers qui surveillent la station du t&#233;l&#233;graphe. Nos francs-tireurs mettent &#224; profit cette faiblesse du dispositif ennemi : le 29 octobre, 150 &#224; 200 hommes attaquent la station. Le maire, Camille Margaine, prend sous sa protection les employ&#233;s allemands et obtient qu'ils soient rel&#226;ch&#233;s sur parole. Le commandant allemand d'&#233;tape de Clermont rallie alors 50 fantassins venus de Ch&#226;lons en charrette, un peloton de Uhlans, puis la compagnie de Suippes, enfin sa propre &lt;span class='spip_document_3376 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L230xH285/guerre70_3_n69-144b4.jpg?1773453845' width='230' height='285' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;compagnie, investit Menou, r&#233;tablit le t&#233;l&#233;graphe, inflige &#224; la commune une forte amende et emm&#232;ne le maire et son adjoint en otages &#224; Clermont.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;A la suite d'une s&#233;rie d'accrochages dont celui de Sainte-M&#233;nehould est le plus spectaculaire, le commandant d'&#233;tape allemand de Clermont demande instamment des troupes pour occuper Sainte-M&#233;nehould et pour &#171; purger la for&#234;t d'Argonne des bandes de partisans qui l'infestent et qui attaquent journellement la poste et les petits d&#233;tachements &#187;. Le 29 octobre, le commandant en chef prussien Moltke d&#233;cide de renforcer les troupes du gouvernement g&#233;n&#233;ral de Reims par quatre bataillons d'infanterie et un bataillon de pionniers venant de Metz, qui a capitul&#233; le 27, et ordonne de &#171; montrer le plus t&#244;t possible des troupes &#224; Clermont et de d&#233;truire compl&#232;tement les partisans signal&#233;s dans cette contr&#233;e et au nord &#187;. Cette colonne a ratiss&#233; la for&#234;t, sans grand succ&#232;s, du 2 au 10 novembre.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;L'armistice, les &#233;lections et le retour &#224; la paix.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 23 janvier 1871, &#224; 23h 30, le sous-pr&#233;fet de Sainte-M&#233;nehould re&#231;oit une d&#233;p&#234;che de la d&#233;l&#233;gation du gouvernement annon&#231;ant l'armistice et la convocation des &#233;lecteurs en vue d'&#233;lire une assembl&#233;e convoqu&#233;e &#224; Bordeaux pour le 15 f&#233;vrier. Ces &#233;lections ont lieu de 8 f&#233;vrier, la consultation comportant deux enjeux. Le premier, imm&#233;diat : guerre ou paix ? Le second en arri&#232;re-plan : r&#233;publique ou monarchie ? On conna&#238;t le r&#233;sultat : une &#233;crasante majorit&#233; pacifiste et monarchiste se d&#233;gage. Pour les huit &#233;lus de la Marne, le seul vote hostile aux pr&#233;liminaires de paix &#233;mane du M&#233;n&#233;hildien Margaine, qui s'&#233;tait signal&#233; par son &#233;nergique r&#233;sistance aux exigences de l'envahisseur et avait &#233;t&#233; le mieux &#233;lu, avec 85,9% des voix sur l'ensemble du d&#233;partement.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le 1er mars, l'Assembl&#233;e accepte les pr&#233;liminaires de paix. L'ennemi, qui a d&#233;ploy&#233; quelque 820 000 hommes en France, commence, &#224; partir de la mi-mars, &#224; &#233;vacuer progressivement le territoire, mouvement qui se poursuivra pendant l'&#233;t&#233; et l'automne 1871, au rythme des paiements correspondant aux deux premiers milliards de francs de l'indemnit&#233; de cinq milliards que la France doit verser &#224; l'Allemagne en application du trait&#233; de Francfort qui met fin &#224; la guerre, le 10 mai 1871.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'&#233;vacuation progressive du territoire entra&#238;ne des passages de troupes consid&#233;rables : en juin 1871, Florent-en-Argonne, alors peupl&#233; de 758 habitants, pourtant &#224; l'&#233;cart des grands axes, doit h&#233;berger un premier contingent de 180 artilleurs saxons avec 148 chevaux du 4 au 6 juin, puis un deuxi&#232;me contingent de 180 hommes de la m&#234;me arme avec 170 chevaux du 7 au 9, 700 fantassins et artilleurs prussiens avec 225 chevaux du 14 au 15, 668 fantassins et artilleurs prussiens avec 274 chevaux du 16 au 18 et enfin 692 fantassins et artilleurs avec 183 chevaux du 18 au 19. Non loin de l&#224;, Chaudefontaine (412 habitants) voit cantonner, du 24 mai au 18 juin, au total pr&#232;s de 2 900 hommes de toutes armes (fantassins, cuirassiers, hussards, artilleurs, ambulanciers et &#233;quipages du train) et de toutes origines (Sil&#233;siens, Prussiens, Hanovriens, Saxons, Hessois) avec plus de 1 100 chevaux. La Neuville-au-pont (1145 habitants), pour sa part, &#171; accueille &#187; successivement, du 2 au 19 juin, plusieurs d&#233;tachements repr&#233;sentant au total 2 068 hommes et 928 chevaux.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Durant cette &#233;vacuation, r&#233;quisitions et voies de fait se poursuivent sporadiquement, m&#234;me apr&#232;s la paix sign&#233;e le 10 mai 1871 &#224; Francfort. Apr&#232;s l'&#233;vacuation du reste du territoire, achev&#233;e fin octobre, le Grand Est, dont la Marne, demeure occup&#233; en garantie du paiement des trois milliards de franc-or restant dus, l'&#233;vacuation du d&#233;partement devant intervenir 15 jours apr&#232;s le paiement du premier demi-milliard, pr&#233;vu le 7 septembre 1872.&lt;br&gt;
Nous verrons dans la deuxi&#232;me partie de cet article ce que fut cette occupation.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;Daniel Hochedez&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/IMG/pdf/la-guerre-de-1870-a-sainte-menehould_a957.pdf" length="210942" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le parler argonnais (fin).</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article958</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article958</guid>
		<dc:date>2015-12-21T18:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicole G&#233;rardot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Mes recherches de mots en patois sont termin&#233;es puisque me voil&#224; arriv&#233;e &#224; la lettre v. Je le regrette car j'avais beaucoup aim&#233; faire ce travail. Il m'a fait retourner au temps de ma jeunesse et m'a rappel&#233; des personnes maintenant disparues. J'esp&#232;re vous avoir amus&#233;s aussi. Comme je n'arrivais pas &#224; tourner la page, j'ai pens&#233; retrouver des expressions d'autrefois. Les livres qui les ont recens&#233;es sont nombreux. J'en ai consult&#233; quelques uns : &#171; 100 expressions &#224; sauver &#187; de Bernard Pivot, &#171; les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mes recherches de mots en patois sont termin&#233;es puisque me voil&#224; arriv&#233;e &#224; la lettre v. Je le regrette car j'avais beaucoup aim&#233; faire ce travail. Il m'a fait retourner au temps de ma jeunesse et m'a rappel&#233; des personnes maintenant disparues. J'esp&#232;re vous avoir amus&#233;s aussi. Comme je n'arrivais pas &#224; tourner la page, j'ai pens&#233; retrouver des expressions d'autrefois. Les livres qui les ont recens&#233;es sont nombreux. J'en ai consult&#233; quelques uns : &#171; 100 expressions &#224; sauver &#187; de Bernard Pivot, &#171; les expressions de nos grands-m&#232;res &#187; de M. Tillier, &#171; 365 expressions expliqu&#233;es &#187; de P. Desalmand et bien d'autres encore.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
Il y en a de tr&#232;s imag&#233;es, d'autres un peu grivoises. Je ne vais citer que mes pr&#233;f&#233;r&#233;es.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;En parlant d'une femme : &lt;/b&gt;Elle pleure comme une madeleine, elle pleure toutes les larmes de son corps, elle porte la culotte, elle fait sa mijaur&#233;e, elle a un air de sainte nitouche, elle a un c&#339;ur d'artichaut, elle fait la mine, elle a son retour d'&#226;ge, elle a le diable au corps, c'est un panier perc&#233;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;En parlant d'un homme :&lt;/b&gt; il est tranquille comme Baptiste, il est menteur comme un arracheur de dents, il travaille du chapeau, il a une araign&#233;e au plafond, il est habill&#233; comme l'as de pique, il est mou comme une chique, c'est une t&#234;te de lard, il n'a pas invent&#233; l'eau ti&#232;de, il est bouch&#233; &#224; l'&#233;meri, il a du sang de navet, il a les bras &#224; la retourne, il parle fran&#231;ais comme une vache espagnole, il sucre les fraises, il se porte comme un charme.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Et quelques-unes encore :&lt;/b&gt; il pleut comme vache qui pisse, on va casser la graine, c'est reparti comme en quatorze, fais un n&#339;ud &#224; ton mouchoir, on a d&#238;n&#233; &#224; la fortune du pot, il fait un vent &#224; d&#233;corner les cocus, il y a de l'eau dans le gaz, les carottes sont cuites, c'est donner de la confiture aux cochons, il y a des coups de pied au cul qui se perdent.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Celles que je pr&#233;f&#232;re ce sont celles que je n'ai pas trouv&#233;es dans les livres mais qui me sont revenues en m&#233;moire.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3382 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L270xH384/parler1_n69-5b1f2.jpg?1773423960' width='270' height='384' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tu repasseras demain, tes culottes s(e)ront faites.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je n'y pense pas plus qu'&#224; ma premi&#232;re chemise.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Allons-y casquette, c'est la foire aux chapeaux !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ea lui va comme un gant.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il y en a plus qu'un &#233;v&#234;que pourrait en en b&#233;nir.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quel grand d&#233;pendeur d'andouilles !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mets &#231;a dans ta poche ton mouchoir par-dessus !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des mercis, j'en ai plein ma poche.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Je boirais la mer et les poissons !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il m'a retir&#233; une fameuse &#233;pine du pied !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Parle &#224; mon cul ma t&#234;te est malade ! Il a couch&#233; &#224; l'h&#244;tel du cul tourn&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Elle a toujours le pied lev&#233;. Il ne partira que les pieds devant.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tu auras de beaux yeux &#224; P&#226;ques. Elle a mis Quasimodo avant P&#226;ques.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quand l'&#233;t&#233;, il tombait une petite pluie fine : Ce sont des pi&#232;ces de cent sous qui tombent !&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ce qu'il a en vert, il ne l'aura pas en sec.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Je repense &#224; ma grand-m&#232;re qui disait souvent : &lt;b&gt;&#171; Il vaut mieux aller &#224; la miche qu'au m&#233;decin &#187;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&#171; il vaut mieux faire envie que piti&#233; &#187;&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;&#171; on dit toujours une belle grosse, on ne dit jamais une belle maigre &#187;&lt;/b&gt; (on ne parlait pourtant pas d'anorexie &#224; cette &#233;poque). Elle disait d'une fille un peu l&#233;g&#232;re : &lt;b&gt;&#171; elle affrontera la Vierge Marie &#187;&lt;/b&gt; et en parlant de l'accouchement : &lt;b&gt;&#171; C'est le mal joli, quand c'est fini on rit &#187;&lt;/b&gt;, encore une qu'elle disait souvent : &lt;b&gt;&#171; Bien chauss&#233;e, bien coiff&#233;e, la femme est &#224; moiti&#233; par&#233;e &#187;&lt;/b&gt;. J'ai gard&#233; la meilleure pour la fin. C'est en termes tr&#232;s imag&#233;s le conseil qu'elle donnait (en confidence) aux jeunes mari&#233;s. &#171; &lt;b&gt;On bat dans la grange et on vanne dehors &#187;&lt;/b&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Cette fois, la page du parler argonnais est d&#233;finitivement close (sauf si vousconnaissez d'autres expressions)...&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:450px;'&gt; &lt;/span&gt;Nicole G&#233;rardot&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_3379 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH313/parler2_n69-238e4.jpg?1773466027' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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