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	<title>Sainte M&#233;nehould et ses Voisins d'Argonne</title>
	<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/</link>
	<description>Ce site publie les &#233;ditions r&#233;guli&#232;res d'un bulletin traitant de l'histoire, des coutumes et de l'actualit&#233; de l'Argonne et de ses environs.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>&#171; Recentr&#233; &#187;</title>
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		<dc:date>2007-02-25T13:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>


		<dc:subject>ferme</dc:subject>
		<dc:subject>annonce</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Non, non, il ne s'agit pas d'une posture politique que notre association se propose d'adopter dans le cadre des d&#233;bats &#233;lectoraux &#224; venir. Tous les abonn&#233;s savent que notre revue, tout en rendant compte des d&#233;bats qui concernent l'histoire locale et le patrimoine, se garde bien de pencher &#224; droite ou &#224; gauche, ni m&#234;me au centre. &lt;br class='autobr' /&gt; Il s'agit d'un recentrage sur les objectifs de notre association, clairement affich&#233;s lors de sa constitution en mai 1998 (bient&#244;t le dixi&#232;me anniversaire !) et que je me (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Revue N&#176;34&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot20" rel="tag"&gt;annonce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Non, non, il ne s'agit pas d'une posture politique que notre association se propose d'adopter dans le cadre des d&#233;bats &#233;lectoraux &#224; venir. Tous les abonn&#233;s savent que notre revue, tout en rendant compte des d&#233;bats qui concernent l'histoire locale et le patrimoine, se garde bien de pencher &#224; droite ou &#224; gauche, ni m&#234;me au centre.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il s'agit d'un recentrage sur les objectifs de notre association, clairement affich&#233;s lors de sa constitution en mai 1998 (bient&#244;t le dixi&#232;me anniversaire !) et que je me permets de rappeler :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;* R&#233;unir une &#233;quipe directionnelle solide, motiv&#233;e, diverse, form&#233;e de locaux dont la passion pour l'histoire est solidement ancr&#233;e.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;* Ne pas &#233;crire pour les &#233;rudits, mais pour Monsieur tout le monde, s'il aime &#224; regarder son pass&#233; !&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;* Privil&#233;gier les articles courts, vari&#233;s, informatifs sans langue de bois, sans propos partisans.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans une r&#233;cente r&#233;union le conseil d'administration a d&#233;cid&#233; de ne pas s'engager dans les d&#233;bats actuels sur le d&#233;placement du monument aux morts ou sur le bien fond&#233; du projet &#171; Valmy &#187;. On y reviendra plus tard certainement, mais on ne souhaite pas, aujourd'hui, alimenter les pol&#233;miques qui, avec les pieds de cochon, sont une sp&#233;cialit&#233; de Sainte M&#233;nehould mais sans assurer ni la renomm&#233;e ni la promotion de la ville.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Que ces propos un peu graves ne nous emp&#234;chent pas de remercier les abonn&#233;s qui nous ont envoy&#233; leurs v&#339;ux pour la nouvelle ann&#233;e. A notre tour, nous formulons bien entendu pour vous, tous les souhaits habituels et n&#233;anmoins sinc&#232;res, et pour &#171; notre Argonne &#187; un bon avancement des travaux du mus&#233;e-biblioth&#232;que, une renaissance du ch&#226;teau de Braux et des rotations des ailes du moulin de Valmy au vent de l'histoire.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des Macas rebelles</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article37</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article37</guid>
		<dc:date>2007-02-24T19:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Claude L&#233;ger</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'abb&#233; Jacques Etienne M&#233;linet avait pris en charge la cure de La Neuville-au-Pont le 6 avril 1803. Sa prestation de serment fut faite le 12 mai 1803, en regard &#224; la loi du 18 germinal an 10 (8 avril 1802) : &#171; de garder ob&#233;issance et fid&#233;lit&#233; au Gouvernement &#233;tabli par la Constitution de la R&#233;publique Fran&#231;aise &#187;. La d&#233;signation des marguilliers de la paroisse, ces la&#239;ques charg&#233;s de l'administration des revenus de la Fabrique, sera impos&#233;e par l'arr&#234;t&#233; du gouvernement le 26 juillet 1803. La liste des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Revue N&#176;34&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'abb&#233; Jacques Etienne M&#233;linet avait pris en charge la cure de La Neuville-au-Pont le 6 avril 1803. Sa prestation de serment fut faite le 12 mai 1803, en regard &#224; la loi du 18 germinal an 10 (8 avril 1802) : &#171; de garder ob&#233;issance et fid&#233;lit&#233; au Gouvernement &#233;tabli par la Constitution de la R&#233;publique Fran&#231;aise &#187;. &lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La d&#233;signation des marguilliers de la paroisse, ces la&#239;ques charg&#233;s de l'administration des revenus de la Fabrique, sera impos&#233;e par l'arr&#234;t&#233; du gouvernement le 26 juillet 1803. La liste des citoyens est &#233;tablie le 20 septembre 1803 par le maire, M. Bertrand Darr&#233;, pr&#233;sident du Conseil de Fabrique et conjointement avec l'abb&#233; M&#233;linet nouvellement install&#233; dans la commune.&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les marguilliers en charge du tarif des bancs &#224; l'&#233;glise avaient r&#233;dig&#233; un bail de location des places en avril 1816. Dans ce dessein, tous les bancs &#233;taient num&#233;rot&#233;s ainsi que l'espace sur le banc. En 1824 L'hiver fut tr&#232;s n&#233;faste : gel&#233;es, gr&#234;les et st&#233;rilit&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'administration de la Fabrique avait d&#251; user de bont&#233; et de condescendance dans ces temps de calamit&#233; publique et n'avait pu mettre en recouvrement la location des bancs, &#224; cette &#233;poque le village &#233;tait compos&#233; de 1300 habitants.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le r&#244;le est en recouvrement depuis 15 mois, les personnes raisonnables se sont acquitt&#233;es de ce qu'elles devaient. Le plus grand nombre s'est laiss&#233; endoctriner par des mutins et refuse ce qu'il doit payer. Il pr&#233;tend que parce que la Fabrique a eu la complaisance d'attendre, elle est d&#233;chue de ses droits.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les marguilliers ont &#233;puis&#233; toutes les voies de douceur et d'appel aux paroissiens tant aux pr&#244;nes &#224; la fin des messes que par son de la caisse, &#224; cette &#233;poque on battait le tambour pour inviter la population a &#233;couter les annonces municipales. A plusieurs reprises les habitants ont &#233;t&#233; rappel&#233;s &#224; leurs obligations envers la Fabrique pour la location de leurs places. Le refus &#233;tait tenace, et m&#234;me l'huissier du juge de paix porta des avertissements &#224; domicile. Le 1er avril 1825, le maire de la commune, Jean Rouyer et le cur&#233; de la paroisse, l'abb&#233; M&#233;linet adressent un courrier au pr&#233;fet de la Marne, le baron de Jessaint, pour &#234;tre autoris&#233;s &#224; user de rigueur envers les retardataires. La requ&#234;te &#233;tait argument&#233;e :&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; la Fabrique a attendu en se privant du n&#233;cessaire, elle a un grand besoin de tout ce qu'il lui est d&#251; pour remplir ses charges, son revenu &#233;tant fond&#233; sur la location des places. Les qu&#234;tes rapportent peu et le revenu casuel aux basses classes d'un petit profit. Comment serait-il possible sans le produit des places de fournir aux frais du culte qui doit, dans une grande Eglise se faire avec Majest&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La poursuite des retardataires ne pouvait &#234;tre autoris&#233;e par le Conseil de pr&#233;fecture sans avoir la connaissance du d&#233;lit exprim&#233; par le Conseil de Fabrique en s&#233;ance extraordinaire. Le 12 avril 1825 l'abb&#233; M&#233;linet expose &#224; Mgr de Prilly, &#233;v&#234;que de Ch&#226;lons, que le Conseil de Fabrique doit manifester son d&#233;sir sur la rentr&#233;e des fonds qui lui sont dus et ne peut acquitter ses charges si elle est priv&#233;e de ses droits. L'&#233;v&#234;que autorisera la r&#233;union, en assembl&#233;e extraordinaire, du Conseil de Fabrique le 9 mars 1825.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Aucune trace de la suite de cette affaire n'a &#233;t&#233; d&#233;couverte &#224; ce jour mais l'on peut supposer que l'abb&#233; M&#233;linet avant son d&#233;c&#232;s, le 29 mars 1928, a obtenu de ses paroissiens r&#233;calcitrants le d&#251; de la location des bancs. On peut conclure qu'en plus d'une grosse t&#234;te les macas don&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Pont Macas don Pont : blason donn&#233; aux habitants de la Neuville-au-Pont. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de cette &#233;poque avaient la t&#234;te dure et l'esprit rebelle.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_66 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L381xH286/leger1-38ab5.jpg?1773441849' width='381' height='286' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_67 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L349xH288/leger2-49422.jpg?1773441849' width='349' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pont Macas don Pont : blason donn&#233; aux habitants de la Neuville-au-Pont.&lt;br&gt;
Macas : poisson &#224; grosse t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Quand les &#233;lections d&#233;cha&#238;naient les passions.</title>
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		<dc:date>2007-02-23T19:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>John Jussy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;lections approchent et c'est alors l'heure des d&#233;bats houleux, des papiers que l'on met dans les bo&#238;tes aux lettres du peuple, ou des articles de presse. En 1907, il y eut les &#233;lections cantonales ; c'&#233;tait le 28 juillet. Et la lecture du journal local, la &#171; Revue de la Marne &#187; va nous montrer combien, &#224; l'&#233;poque, les gens &#233;taient fort passionn&#233;s, voire agressifs. &lt;br class='autobr' /&gt; Le premier article est une lettre de lecteur : &lt;br class='autobr' /&gt; Pas content. On nous &#233;crit d'une des communes du canton : &#171; Un qui n'est pas (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Revue N&#176;34&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Mais la palme va revenir &#224; un article, avec un joli (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les &#233;lections approchent et c'est alors l'heure des d&#233;bats houleux, des papiers que l'on met dans les bo&#238;tes aux lettres du peuple, ou des articles de presse.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;En 1907, il y eut les &#233;lections cantonales ; c'&#233;tait le 28 juillet. Et la lecture du journal local, la &#171; Revue de la Marne &#187; va nous montrer combien, &#224; l'&#233;poque, les gens &#233;taient fort passionn&#233;s, voire agressifs.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le premier article est une lettre de lecteur :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pas content. On nous &#233;crit d'une des communes du canton : &lt;i&gt;&#171; Un qui n'est pas content du tout de l'&#233;lection de M.Gaillemain au Conseil G&#233;n&#233;ral, c'est l'officier de pompiers de la commune. Depuis que l'on a connu le r&#233;sultat d&#233;finitif, il crie, il temp&#234;te, il insulte les personnes qui ont vot&#233; pour notre ami. Il a m&#234;me renvoy&#233; son domestique parce que lui aussi a contribu&#233; &#224; l'&#233;lection de notre concitoyen. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Calmez-vous, M. l'officier, et ne traitez pas de l&#226;ches ceux qui ont cru faire leur devoir en envoyant si&#233;ger au Conseil G&#233;n&#233;ral ce vaillant r&#233;publicain qu'est M. Gaillemain. Nous respectons vos opinions, M. l'officier, t&#226;chez de faire de m&#234;me.&#034;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;M. Gaillemain avait &#233;t&#233; &#233;lu dans le canton de Dommartin sur Y&#232;vre avec 903 voix, sur 1998 inscrits et 1751 votants. Son adversaire, M. Etienne avait obtenu 832 voix.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mais la &#171; Revue de la Marne &#187; n'&#233;tait sans doute pas un journal neutre. Preuve cet article :&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Le brillant succ&#232;s remport&#233; par notre excellent ami M. Charles Gaillemaincontre L&#233;on Etienne, rejaillit quelque peu sur notre r&#233;dacteur en chef, qui ne s'est pas m&#233;nag&#233;, pendant quinze jours, pour assurer la victoire du candidat des R&#233;publicains. Les attaques violentes dont M. Martin-Schmit a &#233;t&#233; l'objet de la part de &#187;La Croix de la Marne&#171; , la &#187;D&#233;p&#234;che de l'Est&#034;&lt;/i&gt; et autreen sont la preuve convaincante.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans le canton de Sainte M&#233;nehould, ce sont trois r&#233;actionnaires qui ont &#233;t&#233; &#233;lus : Lavison (1739 voix), Jesson (1510) et Chevalier (1623). Avec 3587 inscrits et 2967 votants. Un article dont le nom g&#233;n&#233;rique est &#171; fl&#233;chettes &#187; ressemble un peu &#224; ce qui est aujourd'hui le &#171; courrier des lecteurs &#187; ou encore &#171; le coup de gueule &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#034;En place. Repos : Nous avons liquid&#233;, aujourd'hui, les derniers articles pol&#233;miques suscit&#233;s par la r&#233;cente campagne &#233;lectorale. C'est l'&#233;poque des vacances et nous entrons aujourd'hui dans l'&#232;re du repos et de l'accalmie.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Pour employer une expression choisie du Journal de la Marne, nous laisserons hurler, sans y r&#233;pondre, les fam&#233;liques quarante sous de la D&#233;p&#234;che de l'Est et les sectaires haineux de la Croix de la Marne. Nous allons travailler sans bruit, doucement mais combien s&#251;rement, &#224; l'&#233;ducation d&#233;mocratique, agricole, syndicaliste et mutualiste de nos laborieuses populations rurales, alors que, de concert avec nos concitoyens, nous &#233;tudierons toutes les questions se rattachant &#224; la vie municipale et communale.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tout vient &#224; point pour qui sait attendre : nous attendrons patiemment notre heure. Elle sonnera bient&#244;t, mais alors gare au r&#233;veil ! Malheur &#224; ceux qui auront laiss&#233; le corps &#233;lectoral s'enliser dans l'inaction ou la veulerie ! Et malheur aussi &#224; ceux qui ont livr&#233; cet arrondissement, autrefois si r&#233;publicain, aux pires r&#233;acteurs et aux stipendi&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Stipendi&#233; : qui est pay&#233; pour accomplir une action.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de la basse d&#233;magogie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='d&#233;magogie : politique qui flatte la multitude.' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; c&#233;sarienne. Ch, C, S.&#034;&lt;/i&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Apparemment, l'auteur de cet article n'a pas &#233;t&#233; &#233;lu, car si dans les cantons de Somme Y&#232;vre et de Ville sur Tourbe (M. Margaine &#233;lu-1242 voix- contre M. Tilloy-747 voix) ce sont deux R&#233;publicains qui ont &#233;t&#233; &#233;lus. Ce ne fut pas le cas &#224; Sainte M&#233;nehould.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans le journal du 4 ao&#251;t 1907, on peut lire aussi cette surprenante anecdote :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; On nous signale le singulier &#233;tat d'&#226;me d'un sieur Alex P&#233;rot, dont le fils est salari&#233; par le gouvernement de la R&#233;publique, et qui a d&#233;chir&#233; les affiches des candidats r&#233;publicains appos&#233;es sur sa maison, tandis qu'il a laiss&#233; coller, sans mot dire, tous les autres placards des candidats r&#233;actionnaires, ennemis de ce m&#234;me gouvernement qui nourrit son fils. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Mais la palme va revenir &#224; un article, avec un joli (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Stipendi&#233; : qui est pay&#233; pour accomplir une action.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;d&#233;magogie : politique qui flatte la multitude.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Etienne : canton de Dommartin sur Y&#232;vre. Tilloy : canton de Ville sur Tourbe.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;du canton de Sainte M&#233;nehould : Corbillon 1163 voix, Lallement 1304, Raulin 1075 pour 3587 inscrits et 2967 votants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;cette affaire de pi&#232;ces de quarante sous est &#233;voqu&#233;e dans l'article &#171; fl&#233;chettes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Soir de chasse en Argonne</title>
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		<dc:date>2007-02-22T11:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Raymond G&#233;rardot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les derni&#232;res lueurs qui poudroient au couchant s'&#233;teignent peu &#224; peu. La soir&#233;e est douce, enivrante. Le moment cr&#233;pusculaire est magnifique. Sur les frondaisons o&#249; bourdonne encore un essaim de mouches, un reflet rose s'attache quelques instants. Deux ou trois pies se perchent sur la cime des h&#234;tres en jacassant puis disparaissent. Un geai en sentinelle alerte le quartier ; ses voisins lui r&#233;pondent sur le m&#234;me ton aigre. Soudain, une d&#233;tonation, puis deux, puis trois Le silence (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Revue N&#176;34&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les derni&#232;res lueurs qui poudroient au couchant s'&#233;teignent peu &#224; peu. La soir&#233;e est douce, enivrante. Le moment cr&#233;pusculaire est magnifique.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Sur les frondaisons o&#249; bourdonne encore un essaim de mouches, un reflet rose s'attache quelques instants. Deux ou trois pies se perchent sur la cime des h&#234;tres en jacassant puis disparaissent. Un geai en sentinelle alerte le quartier ; ses voisins lui r&#233;pondent sur le m&#234;me ton aigre.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Soudain, une d&#233;tonation, puis deux, puis trois Le silence retombe plus profond pendant une courte minute, un pic-vert cogne ferme, coll&#233; &#224; l'&#233;corce. Un l&#233;ger froissement dans le roncier voisin, un bruit de pas sur les premi&#232;res feuilles mortes que septembre a sem&#233;es &#231;&#224; et l&#224; C'est un brocard qui surgit de nulle part. Il s'arr&#234;te, le corps immobile sur ses longues pattes muscl&#233;es. L'oreille droite, l'&#339;il rond, il &#233;coute l'aboiement du chien de la ferme voisine. Un grand bond &#224; droite et il s'enfonce dans les foug&#232;res laissant derri&#232;re lui l'&#233;clair blanc de son miroir.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les rainettes de l'&#233;tang font un concert pendant que quelques chauves-souris virevoltent dans le jour finissant&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tandis que le brocart immense du ciel miroite et scintille sur les bois qui s'endorment, un glissement d'ailes significatif signale l'arriv&#233;e tardive des canards&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tiens ! J'&#233;tais pourtant venu &#224; la passe ce soir !&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;span class='spip_document_77 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH305/cerfgerardot-2-fc951.jpg?1773549912' width='450' height='305' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le ch&#226;teau de Vaux (suite)</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article71</link>
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		<dc:date>2007-02-21T11:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Duboisy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'article consacr&#233; &#224; ce ch&#226;teau de Chaudefontaine a rencontr&#233; l'int&#233;r&#234;t de plusieurs lecteurs qui nous ont transmis des souvenirs qu'ils tenaient de leurs anc&#234;tres, des documents, des photos. Les zones d'ombre s'estompent etencore un petit effort et l'on saura tout sur ce ch&#226;teau &#224; la grande satisfaction de tous. &lt;br class='autobr' /&gt; Michel LESJEAN nous envoie une photo prise fin 1916 au ch&#226;teau de Vaux o&#249; son grand-p&#232;re &#233;tait jardinier. Mais le grand-p&#232;re n'est pas sur la photo car il avait &#233;t&#233; tu&#233; en septembre &#224; 33 ans dans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Revue N&#176;34&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut1' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Suit la liste des parcelles annexes dont les voisins (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'article consacr&#233; &#224; ce ch&#226;teau de Chaudefontaine a rencontr&#233; l'int&#233;r&#234;t de plusieurs lecteurs qui nous ont transmis des souvenirs qu'ils tenaient de leurs anc&#234;tres, des documents, des photos. Les zones d'ombre s'estompent etencore un petit effort et l'on saura tout sur ce ch&#226;teau &#224; la grande satisfaction de tous.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1068 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L5xH5/carrenoir-019e0.gif?1773424054' width='5' height='5' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Michel LESJEAN&lt;/strong&gt; nous envoie une photo prise fin 1916 au ch&#226;teau de Vaux o&#249; son grand-p&#232;re &#233;tait jardinier. Mais le grand-p&#232;re n'est pas sur la photo car il avait &#233;t&#233; tu&#233; en septembre &#224; 33 ans dans la Somme. On y voit donc la jeune veuve avec ses trois enfants.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1068 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L5xH5/carrenoir-019e0.gif?1773424054' width='5' height='5' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Jean Louis MERY&lt;/strong&gt; nous transmet l'article suivant :&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; Pour compl&#233;ter l'int&#233;ressant article de Fran&#231;ois Duboisy sur le ch&#226;teau de Vaux, &#233;difi&#233; en 1886 par Henri de Chamisso, sur la colline dominant la vall&#233;e de l'Aisne et le village de Chaudefontaine, je voudrais pr&#233;ciser que, parmi les diff&#233;rents propri&#233;taires qui ont poss&#233;d&#233; le ch&#226;teau de Vaux, il y eut nos grands-parents maternels : Jean- Baptiste Bombard et son &#233;pouse, n&#233;e Rosine Mall&#232;ve, entre 1923 et 1928. Ce sont eux qui l'ont c&#233;d&#233; &#224; M. de la Poterie. Ils en avaient fait l'acquisition aupr&#232;s de Mme Cubat, n&#233;e Jos&#233;phine Marie Marguerite Vassard.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une personne de notre famille, n&#233;e en 1918, que j'ai contact&#233; se souvient tr&#232;s bien avoir pass&#233;, entre 1924 et 1927, les vacances d'&#233;t&#233; au domaine de Vaux : Mme Paulette Cuvelette, m&#232;re du docteur Cuvelette, m&#233;decin O.R.L. &#224; Ch&#226;lons en Champagne, elle est cousine germaine de notre m&#232;re : Jeanne Bombard (d&#233;c&#233;d&#233;e en 1977), &#233;pouse de notre p&#232;re : Ren&#233; M&#233;ry (d&#233;c&#233;d&#233; en 1966). Mme Cuvelette est la fille de Paul Mall&#232;vre, fr&#232;re de notre grand-m&#232;re maternelle.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mme Cuvelette se souvient avoir entendu dans quelles conditions nos grands-parents ont acquis le domaine de Vaux. Nos grands-parents tenaient une boucherie &#224; Reims, 111 rue Chanzy. Notre grand-p&#232;re &#233;tait diab&#233;tique, tr&#232;s fatigu&#233;, son docteur lui avait conseill&#233; de changer de m&#233;tier et de partir &#224; la campagne. C'est pourquoi il a vendu sa boucherie et achet&#233; le domaine de Vaux en 1923-1924, &#224; Mme Vassard, veuve de M. Cubat ; Mme Cuvelette dit qu'&#224; l'&#233;poque, on parlait de la comtesse de Cubat, &#233;tait-ce bien la v&#233;rit&#233; ?&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La famille de notre grand-m&#232;re maternelle &#233;tait d'origine agricole. Son p&#232;re, Marie Paul Mall&#232;vre avait &#233;t&#233; fermier dans l'Aisne, &#224; Bassoles-Aulers, puis en Seine et Marne, &#224; Mitry-Mory, o&#249; il avait termin&#233; sa vie professionnelle. Il s'est r&#233;joui de l'acquisition de son gendre, aussi, il est venu passer de longs s&#233;jours &#224; Vaux avec un autre de ses gendres : Eug&#232;ne D&#233;try et sa fille Louise, qui furent en fait les exploitants du domaine.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt; Notre grand-p&#232;re, Jean-Baptiste Bombard, n'avait pas la fibre agricole. C'&#233;tait d'abord un commer&#231;ant, aussi, d&#232;s que sa sant&#233; s'est am&#233;lior&#233;e, il a recherch&#233; ailleurs et, en 1926, il a acquis des parts de mandataires aux halles de Paris. En 1927, il a remis en vente le domaine. Lors de la vente du mat&#233;riel agricole et de divers accessoires, notre p&#232;re est venu acheter des bancs de jardin. C'est l&#224; qu'il a fait connaissance de Jeanne Bombard, notre m&#232;re ; elle est devenue son &#233;pouse le 30 avril 1928 &#224; Enghien-les-Bains, nouveau lieu de r&#233;sidence de la famille Jean-Baptiste Bombard.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Avec ma s&#339;ur Marie-Th&#233;r&#232;se et mon fr&#232;re Michel, nous nous souvenons avoir entendu notre m&#232;re nous dire que la famille Bombard se plaisait bien &#224; la belle saison &#224; Vaux. Elle recevait beaucoup la famille nombreuse des grands-parents Mall&#232;vre, qui ont eu 13 enfants, 7 toujours vivants &#224; cette &#233;poque ; mais l'hiver, la saison leur semblant longue,taient abonn&#233;s au journal r&#233;gional, comme nous l'a confirm&#233; Mme Cuvelette, pour &#234;tre s&#251;rs de voir chaque jourau moins le facteur.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:400px;'&gt; &lt;/span&gt;Jean-Louis M&#233;ry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_1068 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L5xH5/carrenoir-019e0.gif?1773424054' width='5' height='5' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Les documents&lt;/strong&gt; transmis par Jean-Louis M&#233;ry.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;- La vente du ch&#226;teau de Vaux, le 25 novembre 1901, par Fran&#231;ois Bruno Guy, gendre du constructeur. La mauvaise qualit&#233; du document n'en permettant pas la reproduction, nous vous en retranscrivons quelques extraits :&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Par devant Ma&#238;tre Gaston Wiriath, notaire, assist&#233; de Messieurs Achille Fourant, secr&#233;taire de Mairie, et Henri Hecquet, comptable, t&#233;moins instrumentaires,&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;a comparu&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Monsieur Alfred Voisin, principal clerc de notaire, agissant au nom et comme mandataire de Monsieur Fran&#231;ois Marcellin Bruno GUY, propri&#233;taire, et de Madame Alice Marie Caroline DE CHAMISSO son &#233;pouse, demeurant ensemble au ch&#226;teau de Fourneaux en Availles (Ile et Vilaine) par la Guerche.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Lequel d&#233;clare vendre &#224; Monsieur Auguste Joseph Emile FRANCOIS, intendant g&#233;n&#233;ral, pr&#233;sident du comit&#233; technique de l'intendance, demeurant &#224; Paris, rue de Villersexel :&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:100px;'&gt; &lt;/span&gt; - Le domaine de Vaux, sis terroir de Chaudefontaine pr&#232;s Sainte-M&#233;nehould et comprenant :&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:100px;'&gt; &lt;/span&gt;- Un ch&#226;teau, maison d'habitation de construction r&#233;cente,communs.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:100px;'&gt; &lt;/span&gt; - Petite maison de ferme avec b&#226;timents d'habitation et d'exploitation.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:100px;'&gt; &lt;/span&gt; - Jardins potagers et d'agr&#233;ment, parc bois&#233;, &#233;curie, remise, chenil.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span style='margin-left:100px;'&gt; &lt;/span&gt;Le tout d'un seul tenant ferm&#233; de tous c&#244;t&#233;s de haies vives et foss&#233;s, avec une contenance d'environ huit hectares cinquante huit centiares.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas1' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Suit la liste des parcelles annexes dont les voisins (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>DIALOGUE DE TAUPES</title>
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		<dc:date>2007-02-20T12:40:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Mar&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Octobre 1916- Ma compagnie 7/2 de sapeurs est affect&#233;e &#224; la guerre des mines. Il s'agit l&#224; d'un combat qui n'est pas sp&#233;cial au seul secteur d'Argonne. Les entonnoirs de Perthes, de Vimy sont l&#224; pour en t&#233;moigner. Mais, du moins, le secteur d'Argonne est-il, en cette ann&#233;e 1916 le prototype de la guerre souterraine. La Compagnie a h&#233;rit&#233; du sous-secteur de la Mitte. Son activit&#233; va s'exercer tout en haut du ravin Saint-Hubert, qui s'ouvre dans le bois de la Gruerie, entre la Haraz&#233;e et le Four (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut2' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: La chambre de mine avec son puits int&#233;rieur. Le calme (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Octobre 1916&lt;/strong&gt;- Ma compagnie 7/2 de sapeurs est affect&#233;e &#224; la guerre des mines. Il s'agit l&#224; d'un combat qui n'est pas sp&#233;cial au seul secteur d'Argonne. Les entonnoirs de Perthes, de Vimy sont l&#224; pour en t&#233;moigner. Mais, du moins, le secteur d'Argonne est-il, en cette ann&#233;e 1916 le prototype de la guerre souterraine.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La Compagnie a h&#233;rit&#233; du sous-secteur de la Mitte. Son activit&#233; va s'exercer tout en haut du ravin Saint-Hubert, qui s'ouvre dans le bois de la Gruerie, entre la Haraz&#233;e et le Four de Paris.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ravin sinistre, que la guerre de position, avec ses alternatives d'attaques et de contre-attaques, a profond&#233;ment marqu&#233;. Les tranch&#233;es sont imbriqu&#233;es les unes dans les autres. On s'est battu en 1915 pour un entonnoir, pour quelques m&#232;tres de boyauEt puis les combattants &#233;puis&#233;s ont &#233;difi&#233; un barrage de sacs de terre, une gabionnade derri&#232;re laquelle ils sont rest&#233;s quelquefois &#224; quatre-vingt centim&#232;tres les uns des autres. En partant de l'abri de la compagnie, le ravin Saint-Hubert s'ouvre &#224; deux cents m&#232;tres en direction de Lachalade. Les lignes allemandes ou fran&#231;aises sont &#224; cheval sur le sommet. Ainsi &#233;tablis, les ennemis n'ont pas de vues sur le ravin lui-m&#234;me. Le jour il nous est donc possible d'y monter &#224; d&#233;couvert, ce qui nous permet de raccourcir notre trajet. La nuit, ce parcours devient quasi impossible avec les r&#233;seaux dont on ne trouve plus les chicanes, sans compter les multiples emb&#251;ches qui nous guettent. Il nous faut donc prendre les boyaux d&#232;s l'entr&#233;e du ravin.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Plus loin, la tranch&#233;e se tortille en m&#233;andres inconcevables. Partout des barrages de sacs de terre et des gabionnades &#224; n'en plus finir. Au-dessus, sur le parapet, une suite ininterrompue d'obstacles destin&#233;s, en les faisant tomber dans la tranch&#233;e, &#224; freiner une intempestive avance des Allemands. Il y l&#224; des boules de barbel&#233;s, des chevaux de frise des barri&#232;res en &#233;quilibre au-dessus de la tranch&#233;e.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les gars des petits postes, en se retirant, n'ont qu'&#224; tirer sur un fil de fer, et, en principe, tout doit d&#233;gringoler, obstruant le passage. C'est bien la guerre de position dans toute sa splendeur.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Une s&#233;rie de mines s'ouvrent dans la tranch&#233;e Kowalsky, mines toutes de surface, qui s'avancent vers la tranch&#233;e allemande &#224; trois ou quatre m&#232;tres de profondeur. C'est notoirement insuffisant et les torpilles les ont crev&#233;es en maints endroits.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Je fus tout de suite affect&#233; &#224; S3 : mine de mauvaise r&#233;putation. Des bruits circulaient dans le secteur : &#171; S3 est contre-min&#233; ! S3 va sauter d'un jour &#224; l'autre &#187;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les fantassins s'&#233;loignaient du coin avec un compr&#233;hensif empressement : persuad&#233;s que nous n'en avions plus pour longtemps, ils nous consid&#233;raient comme des condamn&#233;s &#224; mort en instance d'ex&#233;cution et ils nous plaignaient !&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Nous descendions dans S3, sit&#244;t en bas, l'un de nous, avec une grosse masse de forgeron frappait trois coups, &#224; toute puissance contre un montant de ch&#226;ssis. Le c&#339;ur battant, nous attendions. Un, deux, trois coups nous r&#233;pondaient, venus on ne sait d'o&#249; &#224; travers la roche d'Argonne. C'&#233;tait Fritz qui accusait r&#233;ception et cela voulait dire : &#171; Ne vous en faites pas, les gars, nous travaillons, nous aussice ne sera pas pour aujourd'hui &#187;.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Les &#233;quipes se mettaient alors au travail. A gauche de la galerie principale s'ouvrait un &#171; rameau de combat &#187;. C'&#233;tait sinistre, ce trou de soixante centim&#232;tres sur quatre-vingts, dans lequel on ne pouvait se glisser qu'en rampant. Et cet effrayant boyau faisait bien une trentaine de m&#232;tres de longueur. En t&#234;te, un &#171; ch'timi &#187; sombre et violent, &#224; grands coups de pic terminait une assez vaste chambre qui devait, un jour prochain, &#234;tre bourr&#233;e d'explosifs pour faire sauter la tranch&#233;e d'en face. Seul, au fond de son trou de cet effrayant rameau, il &#233;tait r&#233;ellement retir&#233; du reste du mondeQue les Allemands fassent sauter, coupent sa retraite, et il &#233;tait froidement condamn&#233; &#224; mourir asphyxi&#233;, seul, impuissant, d&#233;sesp&#233;r&#233;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;19 novembre 1916&lt;/strong&gt; - Il est 6h &#194;&#188;, l'heure du casse-cro&#251;te : notre temps de mine de 2h du matin &#224; 10 heures est en effet coup&#233; par une demie-heure de repos, de 6 heures &#224; 6h 30. Nous avons abandonn&#233; le fond de la mine et sommes remont&#233;s vers la sortie. Une alv&#233;ole s'ouvre l&#224;, que nous appelons la chambre de mine. Tous les poilus s'y sont entass&#233;s et somnolent.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Tac !Un coup sourd, brutal, nous a jet&#233; les uns contre les autres. La terre a comme un fr&#233;missement et aussit&#244;t, le silence total reprend ses droits. Tout est consomm&#233;Tous se sont ru&#233;s vers la sortie. O&#249;-est-ce ?Les appels se croisent dans la nuit. Nous courons vers nos proches voisins de S1 et S2, mais des poilus d&#233;j&#224; en arrivent. Ce n'est pas chez eux. Toute la bande galopante file vers S4Ce n'est pas l&#224; non plus. Allons, s'il y a de la casse, ce ne peut plus &#234;tre maintenant que vers S5, tout l&#224;-bas au bout de notre secteur.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Nous descendons en vitesse la tranch&#233;e de doublement. C'est bien l&#224; en effet. De la mine, un sapeur sort en titubant : &#171; Des draegers ! crie-t-ildes draegers ! on ne peut pas y aller comme &#231;a ! &#187; Seconde d'affolement : on recourt aux draegers, appareils respiratoires qui doivent exister dans chaque entr&#233;e de mine, mais que nous n'entretenions, h&#233;las, qu'avec beaucoup de d&#233;sint&#233;ressement. En voici enfin ! Celui-ci ne fonctionne pas, la bouteille est vide.cet autre a un tuyau d&#233;fectueux. Nos mains f&#233;briles montent et d&#233;montents'&#233;nervent. Enfin, en voil&#224; un qui semble pouvoir aller. Il me revient d'office comme sergent, puisque je suis pour l'instant &#171; le plus ancien dans le grade le plus &#233;lev&#233; &#187;. L'escalier est raide : 45 degr&#233;s, et il faut faire grande attention, la moindre chute pourrait &#234;tre fatale avec un engin aussi vuln&#233;rable.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas2' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: La chambre de mine avec son puits int&#233;rieur. Le calme (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
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		<title>Ma &#171; p'tite Mimi &#187;</title>
		<link>https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?article73</link>
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		<dc:date>2007-02-19T12:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roger Berdold</dc:creator>


		<dc:subject>1914-1918</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Roger Berdold nous transmet cette &#233;tonnante chanson de Th&#233;odore Botrel, &#233;crite le 22 octobre 1915 dans une tranch&#233;e &#224; La Haraz&#233;e, pr&#232;s de Vienne le Ch&#226;teau. Vous trouverez ci-dessous le texte, quant &#224; la musique, c'est l'air de &#171; la petite Tonkinoise &#187;, chanson coloniale cr&#233;&#233;e par Polin en 1906 (paroles de Christin&#233;, musique de Vincent Scotto) et rendue c&#233;l&#232;bre par Jos&#233;phine Baker. Th&#233;odore Botrel, qui a &#233;crit ( certains diraient commis) le texte, est un ancien employ&#233; des chemins de fer (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_78 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L180xH284/Botrel1-7d6ee.jpg?1773461820' width='180' height='284' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Roger Berdold nous transmet cette &#233;tonnante chanson de Th&#233;odore Botrel, &#233;crite le 22 octobre 1915 dans une tranch&#233;e &#224; La Haraz&#233;e, pr&#232;s de Vienne le Ch&#226;teau.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Vous trouverez ci-dessous le texte, quant &#224; la musique, c'est l'air de &#171; la petite Tonkinoise &#187;, chanson coloniale cr&#233;&#233;e par Polin en 1906 (paroles de Christin&#233;, musique de Vincent Scotto) et rendue c&#233;l&#232;bre par Jos&#233;phine Baker.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Th&#233;odore Botrel, qui a &#233;crit ( certains diraient commis) le texte, est un ancien employ&#233; des chemins de fer qui va conna&#238;tre son heure de gloire lorsqu'un soir, dans un caf&#233; chantant, il remplace un chanteur absent et chante au pied lev&#233; quelques-unes de ses &#339;uvres dont &#171; La Paimpolaise &#187;. Ce sera la gloire : Mayol mettra cette chanson &#224; son r&#233;pertoire et lui sera adul&#233;, tant en France qu'au Canada. Il ne manquera pas de d&#233;tracteurs qui souligneront qu'il est originaire de la seule partie de la Bretagne o&#249; l'on ne parle pas Breton, que son &#339;uvre est en Fran&#231;ais et qu'il donne du folklore breton de bazar, profitant de la na&#239;vet&#233; du public.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Lorsqu'&#233;clate la premi&#232;re guerre mondiale, Th&#233;odore Botrel a 46 ans. Ce n'est plus un age pour prendre un fusil, m&#234;me s'il est engag&#233; tout jeune pour 5 ans afin de faire son service militaire au 4&#232;me de ligne &#224; Rennes. Pourtant il va reprendre du service. Il sera d&#233;l&#233;gu&#233; par Millerand, ministre de la guerre (d&#233;cision du 30 ao&#251;t 1914) pour se rendre dans les cantonnements, casernes, ambulances et h&#244;pitaux pour y dire et chanter aux troupes ses po&#232;mes patriotiques et ranimer le moral des troupes.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Ainsi na&#238;t dans les tranch&#233;es l'inoubliable &#171; Ma p'tite Mimi &#187; qui fut reprise par Pierre Desproges, qui voyait en elle le summum de la b&#234;tise. A chacun de se faire son opinion sur ce texte ou abondent les allusions grivoises incitant les tirailleurs &#224; transf&#233;rer les pulsions amoureuses qu'ils avaient vers leur femme ou leur fianc&#233;e sur cette arme meurtri&#232;re.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;On trouve cette chanson sur des C.D. consacr&#233;s aux chants de la grande guerre et on peut l'&#233;couter sur internet : &lt;a href=&#034;http://www.chanson.udenap.org/paroles/ma_mitrailleuse.htm&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;http://www.chanson.udenap.org/paroles/ma_mitrailleuse.htm&lt;/a&gt;&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Il est &#224; noter que Botrel ne manquera pas de courage, puisque, engag&#233; volontaire, chasseur &#224; titre honoraire de premi&#232;re classe au 24&#232;me et 68&#232;me bataillon, il partagera les risques des poilus, risquant sa vie pour leur apporter r&#233;confort. Il sera d&#233;cor&#233; de la Croix de Guerre (3 citations, une blessure) et de la m&#233;daille militaire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Th&#233;odore Botrel est d&#233;c&#233;d&#233; en 1925 &#224; Pont Aven.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_1069 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH317/petitemimi-0f01d.jpg?1773461820' width='500' height='317' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt; &lt;table width=&#034;550&#034; border=&#034;0&#034;&gt; &lt;tr&gt; &lt;td width=&#034;258&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;I&lt;br&gt;
&#034;A la guerre&lt;br&gt;
On n'peut gu&#232;re&lt;br&gt;
Trouver o&#249; placer son c&#339;ur,&lt;br&gt;
Et j'avais du vague &#224; l'&#226;me&lt;br&gt;
De vivre ainsi sans p'tite femme,&lt;br&gt;
Quand, l'aut' s'maine,&lt;br&gt;
J'eus la veine,&lt;br&gt;
D'&#234;tre nomm&#233; mitrailleur.&lt;br&gt;
Ma Mitrailleuse, &#244; bonheur !&lt;br&gt;
Devint pour moi l'Ame s&#339;ur&#034;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Refrain&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&#034;Quand ell' chante &#224; sa mani&#232;re :&lt;br&gt;
Taratata, taratata, taratat&#232;re&lt;br&gt;
Ah ! que son refrain m'enchante ;&lt;br&gt;
C'est comme un z'oiseau qui chante !&lt;br&gt;
Je l'appell' la Glorieuse,&lt;br&gt;
Ma p'tite Mimi, ma p'tit' Mimi, ma Mitrailleuse.&lt;br&gt;
Rosalie me fait les doux yeux,&lt;br&gt;
Mais c'est ell' que j'aim' le mieux !&#034;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
II&lt;br&gt;
&#034;Plein d'adresse,&lt;br&gt; Je la graisse,&lt;br&gt;
Je l'astique et la polis,&lt;br&gt;
De sa culasse jolie&lt;br&gt;
A sa p'tit' gueu-gueul' ch&#233;rie ;&lt;br&gt;
Puis, habile,&lt;br&gt;
J' la d&#233;file&lt;br&gt;
Et, tendrement, je lui dis :&lt;br&gt;
&#034;Jusqu'au bout, restons unis&lt;br&gt;
Pour le salut du pays !&#034;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Refrain&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;br&gt;
&lt;/td&gt; &lt;td width=&#034;20&#034;&gt; &lt;/td&gt; &lt;td width=&#034;259&#034;&gt;&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;III&lt;br&gt;
&#034;Quand les Boches&lt;br&gt;
Nous approchent,&lt;br&gt;
Nous commen&#231;ons le concert :&lt;br&gt;
Apr&#232;s un bon &#171; d&#233;marrage &#187;&lt;br&gt;
Nous pr&#233;cipitons l' &#171; fauchage &#187;.&lt;br&gt;
Comm' des mouches,&lt;br&gt;
Je vous couche&lt;br&gt;
Tous les soldats du Kaiser,&lt;br&gt;
Le nez dans nos fils de fer&lt;br&gt;
Ou les quatre fers en l'air !&#034;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Refrain&lt;/i&gt;
&lt;br&gt;
IV&lt;br&gt;
&#034;Mais tout passe&lt;br&gt;
Et tout lasse,&lt;br&gt;
M&#234;m' la guerreet, l'un d' ces jours,&lt;br&gt;
(Ou bien l'un' de ces ann&#233;es)&lt;br&gt;
Elle sera termin&#233;e ;&lt;br&gt;
Alors, vite,&lt;br&gt;
L'on se quitte&lt;br&gt;
Glorieuse, &#244; mes amours !&lt;br&gt;
Nous devrons, &#224; notre tour,&lt;br&gt;
Nous s&#233;parer pour toujours&#034;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt; Dernier Refrain&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&#034;Apr&#232;s un' salve derni&#232;re :&lt;br&gt;
Taratata, taratata, taratat&#232;re&lt;br&gt;
En te voyant rendormie,&lt;br&gt;
Je te dirai : &#034;Ch&#232;re amie,&lt;br&gt;
Fais dodo, ma Glorieuse,&lt;br&gt;
Ma p'tit' Mimi, ma p'tit' Mimi, ma Mitrailleuse&#034;.&lt;br&gt;
Et des pleurs mouilleront mes yeux&lt;br&gt;
En te faisant mes adieux.&#034;&lt;/div&gt;
&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/table&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;i&gt;(Tranch&#233;e de la Haraz&#233;e, 22 octobre 1915)&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La tombe disparue du lieutenant colonel Beaurepaire</title>
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		<dc:date>2007-02-18T12:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Stupp</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le &#171; pied dans le plat &#187; de l'Union du 23 octobre rappelait le souvenir d'un militaire glorieux de la R&#233;volution enterr&#233; &#224; Ste M&#233;nehould. Un descendant de Nicolas-Joseph Beaurepaire recherchait la tombe de son a&#239;eul dans les cimeti&#232;res militaires de la r&#233;gion. En consultant la litt&#233;rature locale et en faisant appel aux souvenirs des habitants, on peut tenter de donner une r&#233;ponse &#224; cette recherche. &lt;br class='autobr' /&gt; Louis Brouillon en a bien &#233;voqu&#233; le souvenir. Le nom de Beaurepaire est associ&#233; &#224; la capitulation de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Revue N&#176;34&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le &#171; pied dans le plat &#187; de l'Union du 23 octobre rappelait le souvenir d'un militaire glorieux de la R&#233;volution enterr&#233; &#224; Ste M&#233;nehould. Un descendant de Nicolas-Joseph Beaurepaire recherchait la tombe de son a&#239;eul dans les cimeti&#232;res militaires de la r&#233;gion. En consultant la litt&#233;rature locale et en faisant appel aux souvenirs des habitants, on peut tenter de donner une r&#233;ponse &#224; cette recherche.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Louis Brouillon en a bien &#233;voqu&#233; le souvenir. Le nom de Beaurepaire est associ&#233; &#224; la capitulation de Verdun devant les Prussiens dans les derniers jours d'Ao&#251;t 1792. La garnison charg&#233;e de la d&#233;fense de cette ville &#233;tait compos&#233;e des bataillons de Mayenne-et-Loire, de l'Allier, de la Charente inf&#233;rieure et d'Eure-et-Loire. Les bataillons avaient pris la fuite, renon&#231;ant &#224; la d&#233;fense de la ville. Brouillon donne de la retraite pr&#233;cipit&#233;e du bataillon de l'Allier &#171; le spectacle de la plus compl&#232;te anarchie &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le bataillon de Mayenne-et-Loire emportait dans un de ses fourgons un corps, celui de son chef, Nicolas-Joseph Beaurepaire, nomm&#233; r&#233;cemment commandant de la place de Verdun. Il se serait suicid&#233; plut&#244;t que de signer une capitulation. L'assembl&#233;e nationale inform&#233;e avait m&#234;me d&#233;cid&#233; de ramener le corps au Panth&#233;on, &#171; ce qui en raison des circonstances ne put &#234;tre ex&#233;cut&#233; &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La th&#232;se du suicide est mise en doute par certains auteurs. Beaurepaire est mort en sortant du Conseil de Ville venant de voter la reddition et avant que n'arrivent les renforts partis de Paris deux jours plus t&#244;t. &#171; Une autre version est qu'il ait &#233;t&#233; assassin&#233; pour la m&#234;me raison que celle pour laquelle il se serait suicid&#233; &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La c&#233;r&#233;monie fun&#232;bre, au Ch&#226;teau, e&#251;t un t&#233;moin, la veuve Guillaumet qui la raconta au docteur Nidart. Le lieu est estim&#233; : &#171; au dessous de la premi&#232;re ou de la seconde fen&#234;tre de la chapelle Sainte Catherine, laquelle occupait &#224; cet &#233;poque les deux premi&#232;res trav&#233;es &#224; droite du portail nord, ainsi qu'en atteste un plan d&#233;taill&#233; de l'&#233;glise et du cimeti&#232;re, conserv&#233; dans les bureaux de la mairie. &#187;&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Brouillon mentionne encore &#224; ce sujet que les municipalit&#233;s qui se succ&#233;d&#232;rent n&#233;glig&#232;rent de faire une tombe convenable, si bien que l'emplacement pr&#233;cis du corps &#224; l'&#233;poque &#233;tait d&#233;j&#224; inconnu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec les travaux qui ont eu lieu &#224; l'endroit cit&#233;, on ne peut &#224; ce jour que supposer que les ossements de ce h&#233;ros, si on les a retrouv&#233;s, ont rejoint ceux de l'ossuaire mis en place dans l'&#233;glise.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Mieux encore, en septembre 1872, quelques notables locaux m&#233;n&#233;hildiens eurent l'intention d'&#233;riger un vrai monument &#224; ce h&#233;ros de la R&#233;volution. Une maquette vit le jour, r&#233;alis&#233;e par un sculpteur r&#233;mois, Saint Marceaux. Elle repr&#233;sentait Beaurepaire en uniforme &#233;tendu sur une civi&#232;re soutenue par des faisceaux de lances, reposant sur un drapeau dont un pli voilait la face. D&#233;tail anecdotique de valeur, la main droite repli&#233;e sur la poitrine pressait les clefs de la ville de Verdun. Le projet ne vit jamais le jour.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Heureusement pour Beaurepaire, on peut voir une statue &#224; son nom sur le pont de Verdun, un des ponts de la ville d'Angers.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La gloire dont s'&#233;tait couverte le chef avait rejaillit quelque peu sur le bataillon tout entier. Malheureusement, le bataillon en question, apr&#232;s avoir rendu les honneurs &#224; son chef, refusa de faire face &#224; l'ennemi, et imit&#233; par celui de l'Allier, prit la route de Ch&#226;lons.&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Sources&lt;/strong&gt; : Louis Brouillon, histoire de la ville de Sainte M&#233;nehould,&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:115px;'&gt; &lt;/span&gt;Emile Baillon, Sainte M&#233;nehould et ses environs.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_81 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/stupp1-5c02b.jpg?1773475351' width='500' height='375' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;Statue de Beaurepaire sur le pont de Verdun &#224; Angers.&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fontaine des &#171; Bons Malades &#187;</title>
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		<dc:date>2007-02-17T13:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Leb&#232;gue</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Elle s'&#233;tait assoupie le long de la route de Chaudefontaine. Comme &#233;tait loin le temps o&#249; les paysans de ce village s'y d&#233;salt&#233;raient apr&#232;s avoir vendu leurs haricots aux bourgeois, et celui o&#249; les galopins, apr&#232;s une partie de football venaient y faire leurs ablutions. Et puis vint un gentil sorcier qui allait r&#233;veiller la belle endormie. Laissons lui la parole : &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Voici en quelques mots l'origine de la d&#233;cision prise pour la restauration de cette &#187;Fontaine&#171; qui, outre l'eau, sans jeu de mots, fait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Revue N&#176;34&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut3' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Aujourd'hui, chacun peut venir admirer notre vieille (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Elle s'&#233;tait assoupie le long de la route de Chaudefontaine. Comme &#233;tait loin le temps o&#249; les paysans de ce village s'y d&#233;salt&#233;raient apr&#232;s avoir vendu leurs haricots aux bourgeois, et celui o&#249; les galopins, apr&#232;s une partie de football venaient y faire leurs ablutions. Et puis vint un gentil sorcier qui allait r&#233;veiller la belle endormie. Laissons lui la parole :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt; &#171; Voici en quelques mots l'origine de la d&#233;cision prise pour la restauration de cette &#187;Fontaine&#034; qui, outre l'eau, sans jeu de mots, fait couler beaucoup de salive et d'encre apr&#232;s la sueur de nos fronts&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;C'est en voyageant avec un ami &#171; Lions &#187;, lui faisant part de mes intentions, r&#233;fection d'un site, d'une b&#226;tisse communale, d'un monumentque sais-jeque le nom de &#171; notre &#187; fontaine fut &#233;voqu&#233;.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'id&#233;e faisait son chemin la nuit suivante et ma d&#233;cision &#233;tait prise. J'allais sur les lieux envahis par une v&#233;g&#233;tation luxuriante ne permettant aucune &#233;valuation du travail &#224; faire. Nous avons donc tout arrach&#233;, d&#233;racin&#233;, taill&#233;&lt;br&gt; La municipalit&#233;, inform&#233;e de nos intentions, sollicit&#233;e pour l'enl&#232;vement de notre &#171; moisson &#187;, fit intervenir dans les heures suivantes ses services, lib&#233;rant ainsi l'acc&#232;s au chantier, une all&#233;e longue de 30 m&#232;tres, large de 4.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'&#233;tendue du d&#233;sastre d&#233;passait mes craintes. L'id&#233;e de r&#233;fection &#233;voluait par la n&#233;cessit&#233; de d&#233;montage et de reconstruction. Une photographie, un num&#233;rotage des pierres r&#233;utilisables, un dessin de tous ces rep&#232;resce n'&#233;tait que le d&#233;but.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Gr&#226;ce aux services techniques municipaux, nous avons eu un stock de pierres de &#171; Savonni&#232;re &#187; pour le remplacement des manquantes, disparues pour leur maximes religieuses grav&#233;es, d&#233;rangeantes &#224; une certaine &#233;poque. Le crucifix en fonte &#233;tait cass&#233;, seul le socle avait r&#233;sist&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le crucifix remis en place est en pierre de la m&#234;me veine que celles de l'ensemble. La protection du puits art&#233;sien d'o&#249; monte l'eau est assur&#233;e par une grille permettant de voir la Vierge et son Fils blottis sur un socle au fond d'une grotte de briques rouges. Pour la touche finale, un projecteur immerg&#233; dispense une lumi&#232;re douce d&#232;s la tomb&#233;e du jour, mettant en valeur cet ensemble.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;D&#233;pense support&#233;e, environ 600 euroset 400 heures de travail.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;L'inauguration le jour du &#171; Patrimoine &#187;, avec les honneurs des &#233;lus et f&#233;licitations des nombreux t&#233;moins a &#233;t&#233; le r&#233;v&#233;lateur d'une nouvelle d&#233;couverte des &#171; Lions &#187; dans la Cit&#233;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;La copie de l'affiche (1,20X0,60) placard&#233;e par les autorit&#233;s au moment de l'inauguration donne les explications historiques.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&lt;font size=&#034;4&#034;&gt;Cette fontaine dite &#171; des Bons Malades &#187; est en place depuis le 13&#232;me si&#232;cle environ. La source de l'eau qui l'alimente est situ&#233;e sur le plateau de la Haute-Maison o&#249; une l&#233;proserie avait &#233;t&#233; &#233;rig&#233;e &#224; l'&#233;cart de la ville, en haut de cette c&#244;te, sur un terrain entretenu par un certain Monsieur Caraut.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;Les l&#233;preux, m&#234;me des pestif&#233;r&#233;s, &#233;taient recueillis, soign&#233;s, dans cette maladrerie par des religieux, puisant &#224; la fontaine l'eau pure, fra&#238;che, aux vertus th&#233;rapeutiques attribu&#233;es par les utilisateurs.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Par reconnaissance peut-&#234;tre, par d&#233;votion s&#251;rement, une statuette de la Vierge est pos&#233;e sur un socle au fond de la vo&#251;te.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Le temps, la r&#233;volution, la v&#233;g&#233;tation eurent raison de cet &#233;difice, appr&#233;ci&#233; des habitants, qui, nombreux, venaient y qu&#233;rir leur eau de consommation jusque dans les ann&#233;es 1950.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Dans l'esprit de leur devise &#171; Nous servons &#187;, les membres du Lions Club local, &#224; l'instigation de Michel Leb&#232;gue, Pr&#233;sident pour la p&#233;riode 2005-2006, prirent la r&#233;solution de restaurer et rendre cet ensemble &#171; &#224; l'identique &#187; aux M&#233;n&#233;hildiens.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Des pierres grav&#233;es de maximes pieuses sont disparues, mais il est encore possible, difficilement, de lire sur la pierre de clef de vo&#251;te cette inscription : &#171; Vous qui passez, voyez s'il est une douleur semblable &#224; la mienne &#187;.&lt;br&gt;
&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;&#171; Aimons celui qui nous a aim&#233;s jusqu'&#224; mourir sur la croix pour notre salut &#187;.&lt;/font&gt; &lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;div id='decoupe_bas3' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Aujourd'hui, chacun peut venir admirer notre vieille (...)&#034; href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;#38;page=backend&amp;#38;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/plugins/auto/couteau_suisse/v1.14.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Monsieur HEUILLARD, libraire.</title>
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		<dc:date>2007-02-16T18:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Parmentier-Speck</dc:creator>


		<dc:subject>m&#233;n&#233;hildien</dc:subject>
		<dc:subject>c&#233;l&#232;bre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Gaye, Marne, M. HEUILLARD, libraire, 42 rue Chanzy, d&#233;c&#233;dait le 9 f&#233;vrier 1905. D'abord professeur sorti &#224; l'&#226;ge de 16 ans de l'&#233;cole Normale de Ch&#226;lons, cet homme d'action avait su gagner l'estime de ses &#233;l&#232;ves, en m&#234;me temps qu'il r&#233;pandait partout sa science infuse. Il assimilait les langues vivantes avec la m&#234;me facilit&#233; qu'il &#233;tudiait les idiomes locaux. S'il ne resta pas dans cette Universit&#233; o&#249; il aurait pu conqu&#233;rir une brillante carri&#232;re, il ne renon&#231;a pas aux livres et, en venant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?rubrique9" rel="directory"&gt;Revue N&#176;34&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;c&#233;l&#232;bre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;N&#233; &#224; Gaye, Marne, M. HEUILLARD, libraire, 42 rue Chanzy, d&#233;c&#233;dait le 9 f&#233;vrier 1905. D'abord professeur sorti &#224; l'&#226;ge de 16 ans de l'&#233;cole Normale de Ch&#226;lons, cet homme d'action avait su gagner l'estime de ses &#233;l&#232;ves, en m&#234;me temps qu'il r&#233;pandait partout sa science infuse. Il assimilait les langues vivantes avec la m&#234;me facilit&#233; qu'il &#233;tudiait les idiomes locaux.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;S'il ne resta pas dans cette Universit&#233; o&#249; il aurait pu conqu&#233;rir une brillante carri&#232;re, il ne renon&#231;a pas aux livres et, en venant s'&#233;tablir libraire &#224; Sainte M&#233;nehould, il &#233;tait s&#251;r d'y trouver le charme puissant des &#233;tudes s&#233;rieuses et de pouvoir mettre &#224; profit ses multiples connaissances.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Lettr&#233;, il fut un collaborateur pr&#233;cieux pour la Revue de Champagne et de Bris, o&#249; il apporta son &#171; Etude sur le patois de Gaye &#187; que la Soci&#233;t&#233; Acad&#233;mique de la Marne r&#233;compensa d'une m&#233;daille d'or. Il fut pour cette derni&#232;re compagnie, le membre toujours d&#233;vou&#233;, y faisant d'appr&#233;ci&#233;es communications et y &#233;tant surtout connu pour un folkloriste &#233;m&#233;rite. Sa curiosit&#233;, toujours en &#233;veil pour tout ce qui int&#233;resse nos vieilles l&#233;gendes, fit profiter la Revue des Traditions populaires de f&#233;condes &#233;tudes et c'est en savant, en savant modeste, qu'il tint dans le c&#233;nacle des lettres de la r&#233;gion une place pr&#233;pond&#233;rante.&lt;br&gt; &lt;span style='margin-left:45px;'&gt; &lt;/span&gt;Regrett&#233; des chercheurs et des habitants de Sainte M&#233;nehould, qui ne le connurent peut-&#234;tre que comme homme de bien et de labeur professionnel, il fut dans toute sa vie un modeste et un sage. M. HEUILLARD avait &#233;t&#233; nomm&#233; officier d'Acad&#233;mie peu de temps avant sa mort.&lt;br&gt;
&lt;span class='spip_document_86 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/local/cache-vignettes/L450xH315/parmentier1-2-76988.jpg?1773448733' width='450' height='315' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;La rue Chanzy et &#224; droite la librairie Heuillard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;&lt;/div&gt;
		
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